One Piece - Film 06 - Omatsuri Danshaku to Himitsu no Shima

One Piece - Film 06 - Omatsuri Danshaku to Himitsu no Shima

Informations générales

Staff technique [liste]

Doublage

Mayumi Tanaka (Luffy D. Monkey), Akemi Okamura (Nami), Hiroaki Hirata (Sanji), Kazuya Nakai (Zoro Roronoa), Kappei Yamaguchi (Usopp), Kazuya Nakai (Zoro), Sousuke Ikematsu (DJ Gappa), Takeshi Kusao (Muchigorou), Yuriko Yamaguchi (Nico Robin)

Synopsis

Luffy et son équipage se dirigent à pleine voile vers l'île en fête, tenue par le Baron Fêtard. Arrivés à bon port, ils acceptent le défi lancé par le maître des lieux : ils doivent réussir le test infernal.  
  
Synopsis soumis par Pharaoh

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#Par miflou le 03/07/2011 à 19:00

One Piece 6ème film, une réalisation singulière liée à l'univers One Piece, conséquences ?

Si tu es...
Si tu es...
Un pirate parmi les pirates,
parmi les pirates,
parmi les pirates,
parmi les pirates et...
que tu te sent l'âme d'un chercheur de perles
Alors tu peux regarder ce film
Ce film est...

Une exception. Mais avant de faire ma critique comme il se doit, je me dois de vous avertir de cette (dés)information. Cette œuvre emprunte l'univers One Piece et le réinvente de façon éclatante, tel le reflet limpide d'une émeraude enfouie à jamais dans une gigantesque géode enténébré qui s'appelle source de l'imaginaire. Autrement dit, c'est ce qu'on peut appeler l'étincelle de génie, originaire du néant et source de lumière. Ce One Piece est un One Piece parmi les One Piece, alors passons aux choses un peu plus raisonnables :

Des similitudes avec la série. L'humour, toujours présent. Le scénario, nouvelle île en vue ! Écrit par maître Oda. Les personnages, riches, débiles et inclassables. Le chara-design, différent de la série, qui donne donne une identité graphique au film, et presque comparable à du cel-shading . Presque, car certains décors sont en 3D et puis je ne suis pas vraiment sûr de ce que j'avance, par contre c'est un vrai coup de cœur visuel. Autant par la diversité des personnages créer pour l'occasion que par la singularité esthétique des mugiwara. On a là de très bons ingrédients, alors quant est-il de la réalisation ?

Des caractéristiques nouvelles et originales assignées au phénomène n°1 au Japon. Vous l'aurez déjà compris en plus d'être esthétiquement chouette, les personnages ont une réel profondeur comparée à plusieurs films. On a aussi un scénario qui nous tient au cœur, vous comprendrez ce que je veux dire (j’espère pas) si vous le visionnez pendant ou avant d'avoir vu la saison 7 (l'arc où le film est sorti) pour savourer pleinement la puissance narrative de ce film. Le réalisateur à réussit à créer une ambiance, ce que je n'ai pas constaté ailleurs, tout d'abord typiquement (et plus encore) celle de la série, pour basculer crescendo dans un climat pesant, presque dramatique. Chose vécue lors de rare moments dans la série qui s'évertue à nous faire languir souvent pendant tout un arc pour un dénouement digne de ce nom, ce film y parvient en seulement une heure et demie. Ma foi, cela ne souligne t-il pas, rien qu'à cette pensée, la réussite d'un film ? Enfin, cette capacité à mettre sa griffe sur une œuvre tel que One Piece est selon moi formidable, de plus qu'on constate ce basculement vers un autre genre plus sobre et dense d’excellence.

Des singularités rajoutés à d'autres. Mixage infernal. Qu'obtient-on ? Un chef-d’œuvre.

10/10

#Par Deluxe Fan le 24/08/2010 à 05:17

Cette critique s’inscrit dans un cycle de critiques sur les films One Piece, que je compte tous voir, et vous faire partager mes impressions.


One Piece, le film 6 : Comment transformer du plomb en or.

Comme la série télé, les films One Piece sont des productions de la Toei. Un studio incontournable de l’animation japonaise depuis ses débuts il y a cinquante ans, mais qui n’a jamais vraiment apporté fraîcheur et originalité dans le milieu ces derniers temps (qui a dit Dragon Ball Kai ?). Et avec une licence aussi grand public et grand succès que One Piece, on ne saurait attendre mieux.

Et pourtant…

J’ai tellement de choses à dire sur ce film 6 que je ne sais par où commencer. Commençons par le scénario. Luffy et ses nakama entendent parler d’une « île de la fête » qui serait un lieu de repos et de détente pour pirates. En s’y rendant, les Mugiwaras déchantent vite en se rendant compte que l’île est tenue par un mystérieux Baron Fêtard, qui ne les laissera accéder aux festivités que si l’équipage de Luffy réussit le « test de l’enfer » où des épreuves opposeront l’équipe du Baron à celle de Mugiwara, un peu sur le modèle du Davy Back Fight du tome 33 du manga. Mais au fil du jeu, L’équipage va progressivement avoir affaire aux fourberies du Baron qui use de tous les stratagèmes pour gagner, notamment en divisant l’équipage de Luffy et en faisant ressortir la colère que ses membres retenaient cachée au fond d’eux –mêmes. De plus l’île n’est pas habitée que par l’équipe du Baron mais aussi par d’étranges personnages qui semblent en savoir long sur les secrets de ce parc d’attraction de la terreur…

Je ne peux évidemment pas spoiler, mais je dois avouer que l’histoire est la meilleure de tous les films. Un début comique voire burlesque avec les épreuves du test de l’enfer, puis la tension s’installe, les membres de l’équipage se disputent, et l’île de la fête commence à dévoiler son vrai visage. Puis, l’anime bascule vers un ton vraiment noir, voir horrifique, inédit dans One Piece. Luffy est désespéré de voir ses compagnons s’entre-déchirer puis disparaître pour assouvir les besoins d’un homme fou, qui passa un contrat avec le diable pour continuer à vivre dans le fantasme d’une île festive uniquement en apparence. Je constate d’ailleurs que le film a une histoire si riche en émotion que la fin est très abrupte, à peine Luffy a-t-il le temps de finir le vilain que le générique de fin débute, nous enlevant la petite conclusion, le petit bout d’explication qu’il eut fallu placer pour parfaitement saisir les enjeux de l’histoire. Mais le spectateur attentif aura vite compris de quoi il retournait ; et ce film n’a pas besoin de tenir le spectateur par la main pour qu’il soit transporté.

J’en viens aux graphismes et à la réalisation, la clé de voûte de ma critique. Dès les toutes premières minutes de l’anime vous comprendrez que ce film a une approche tout à fait différente de l’univers de One Piece que tous les autres. Le chara-design est bien moins rond et beaucoup plus anguleux et imprécis que celui d’Oda. A titre de comparaison, imaginez One Piece dessiné par l’auteur de Samurai Champloo. L’effet est immédiat : j’ai vu le film avec mon petit frère et sa première réaction fut « ils ont l’air plus adultes ». Et ça marche, même Robin n’a plus cette tête de Picasso qui me répugne dans le manga (même si j’adore le perso). Au niveau de l’animation, cet anime de 2005 plane à des milles au dessus de la concurrence actuelle. Lors de l’excellente scène de la course de gondoles par exemple, Zoro et Sanji bougent si bien qu’à côté Black Rock Shooter a l’air d’un piquet planté dans le sol (comparaison judicieuse puisqu’elle est carrément anorexique par rapport à Nami ^^). Le combat final de Luffy est génial, sans chichi shônen superflu, et même les personnages secondaires arrivent à exister- le chasseur de poisson rouge, les vieux fous, DJ Kappa…

En un mot comme en cent, ce film est le meilleur de ceux que j’ai vus concernant One Piece, et un des meilleurs films que j’aie vu ces derniers mois. En modifiant un peu les codes du dessin et du scénario, il parvint à me faire voir sous un angle nouveau une série que je croyais maîtriser. Ce film rejoint donc allègrement le palmarès des « meilleurs films adaptés de séries télé elles-mêmes adapltées de mangas », avec les OAV de la jeunesse de Kenshin et le film de xxxholic.

Si vous n’avez rien à faire le week-end prochain, et que vous pataugez encore dans votre vomi après avoir vu le dernier film Bleach et les affreux trailers du futur film Naruto Shippuden, alors n’hésitez pas, je me porte garant.

8/10