Pale Cocoon

Pale Cocoon

Informations générales

Staff technique [liste]

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Pale Cocoon
  • Editeur: Dybex

Synopsis

Ura est chercheur. Il collecte et archive des photos étranges, des photos de prés verts, de ciel bleu, de couchers de soleil. Ura est chercheur, mais plus personne ne semble s'intéresser à ce qu'il fait. Même Riko, son amie et collègue est désabusée par l'inutilité de cette tâche.

Ils sont opposés, pourtant tous les deux regardent en haut.

Synopsis soumis par beber

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#Par Hige le 07/12/2009 à 17:37

Pale Cocoon m'a laissé sur ma faim.

L'idée de départ est pourtant très intéressante, et assez originale il me semble: un futur dans lequel il ne reste de notre présent que quelques bribes, que quelques archivistes tentent de collecter et d'analyser.

Seulement voilà, l'idée de départ ne suffit pas, encore faut-il la développer convenablement.

Et là, le bât blesse. Le scénario privilégie "l'ambiance" mais le résultat n'est pas franchement intéressant. Les éléments factuels nécessaires à la compréhension de l'histoire paraissent assez visiblement plaqués. Et la révélation finale, attendue, n'est pas si passionnante que ça non plus. Ah, bon, d'accord, tout ça pour ça?... (Et puis ce titre de j-pop... argh.)

Ajoutons que graphiquement, enfin, le mélange dessin / images de synthèse donne un résultat inégal, avec des passages réussis et d'autres nettement moins.

Bref: pas la révélation de l'année en ce qui me concerne, loin s'en faut. Je mets la moyenne pour l'idée de départ (le travail des "archivistes" / archéologues du numérique) et le personnage de Riko, plus attachant finalement que celui du "héros".

5/10

#Par El Nounourso le 25/02/2009 à 01:24

Construire une œuvre cohérente et attractive d’une vingtaine de minutes n’a rien d’évident. Yasuhiro Yoshiura a néanmoins relevé le défi en s’attelant à la réalisation de Pale Cocoon, un projet ambitieux qui, s’il prend place dans un futur lointain et glacial, fait pourtant écho à une actualité brûlante. En effet, cette OAV produite par le studio Rikka nous offre la vision d’un avenir où l’humanité a fui la surface d’une Terre devenue invivable. Enterrés dans des villes dont les étages s’enfoncent toujours plus bas, les hommes ont même fini par oublier les causes de la catastrophe.

Avant de se lancer dans l’aventure Pale Cocoon, Yasuhiro Yoshiura s’était déjà fait remarquer en 2002 avec une autre œuvre de science-fiction, Mizu no Kotoba. Cet étonnant petit film de neuf minutes utilisait déjà avec brio les images de synthèse en jouant sur la mobilité de la caméra et sur l’utilisation ingénieuse de la vue subjective. Des qualités que l’on retrouvera dans Pale Cocoon quatre ans plus tard. Après un détour du côté de deux festivals européens de cinéma - le Future Film Festival de Bologne et le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles - la bobine avait finalement bénéficié d’une sortie DVD en 2008 chez Dybex.

Dans Pale Cocoon, les hommes habitent désormais sous terre, à une profondeur indéterminée. Ura est l’un d’entre eux. Il travaille aux archives où il exhume des documents informatiques, des fragments d’images ou de vidéos. Cela fait longtemps que les bureaux voisins du sien sont vides mais qu’importe, il aime son job. Des bribes du passé de l’humanité lui passent sans cesse entre les mains, ce même passé que les gens ont fini par oublier. Lui veut s’en rappeler. Toutes ces étendues de verdure et de ciel bleu, cette faune et cette flore… il veut s’en souvenir. Mais ce qu’il souhaite le plus, c’est de découvrir ce qui est arrivé à la Terre, ce qui a poussé l’humanité à s’enterrer en troquant les rayons du soleil contre la froideur blafarde des néons.

Son amie Riko ne partage pas sa soif de vérité. Quel intérêt de se remémorer la stupidité de l’homme, celle qui l’a poussé à détruire sa propre planète ? Un autre collègue d’Ura va jusqu’à espérer que toutes ces archives soient fausses. Finalement, un évènement particulier va bouleverser le quotidien de notre archiviste collectionneur de souvenirs : la découverte d’un extrait vidéo où une femme apporte enfin une réponse à ses questions. Nous n’en dirons pas plus mais sachez que la conclusion de l’OAV frappe vraiment très fort. Bien plus qu’un simple twist visant à surprendre le spectateur, l’épilogue est d’une beauté stupéfiante.

La belle musique de Pale Cocoon aurait sans doute gagné à être plus discrète pour amplifier l’ambiance déshumanisée et claustrophobique qui s’installe dès les premières minutes. Toutefois, les choix de couleurs très judicieux - gris, verts, marrons – suffisent à pallier ce petit défaut. Seules les images d’archives apportent une alternative à ces teintes métalliques et glacées. Signalons d‘ailleurs le soin extrême apporté à la modélisation des écrans tactiles d’ordinateurs. Quelques décors s’avèrent également très réussis : c’est le cas du fameux escalier soutenu par des plates-formes grillagées où Riko a pris l’habitude de s’allonger. Reste le character-design épuré et tout en courbes qui ne plaira sans doute pas à tout le monde mais qui a le mérite d’être original et personnel.

Les multiples zones d’ombre de l’histoire donnent finalement du charme à cette petite OAV auréolée de mystère. A moins d’être allergique aux images de synthèse et de ne pas supporter les animes qui prennent un peu leur temps, Pale Cocoon constitue une belle expérience que tout amateur curieux de science-fiction se doit de découvrir.

8/10

#Par beber le 31/03/2007 à 13:52

Pale Cocoon, ou l’initiation a un futur technologique glacial et sans fin.

Le thème de l’écologie est une marotte japonaise. Cela s’explique en partie par le respect que cette civilisation éprouve pour l’élément végétal, respect teinté de religion. Le grand fer de lance de la mouvance animé – écologie est bien entendu Miyazaki. Toutefois même s’il semblerait centraliser ce thème à lui seul, de nombreux réalisateur tentent également une incursion dan ce domaine, ce qui est typiquement le cas pour Pale Cocoon.

Qu’en est il alors de ce court OAV de 20 minutes. Arrive-t-il à nous transcender durant le peu de temps de vie qu’il s’est consacré. Ou au contraire est-il dépassé par l’enjeu de faire tenir une histoire en si peu de temps ?

La façon la plus simple d’y parvenir serait d’épurer au maximum l’histoire, ce qui ne veut pas forcément signifier de proposer un scénario tenant sur une page. Mais tout simplement d’aller à l’essentiel.
Et cela, Pale Cocoon y parvient sans problème, et se paye même le luxe d’être efficace en utilisant ce procédé si casse-gueule.
L’histoire va se focaliser sur un chercheur d’archive, collectant des informations, mais en fait en dire plus serait en effet trop dangereux niveau spoil, mais sachez que ça tient bien la route.

Evoquons la réalisation. Elle est à son niveau un exemple. La caméra nous offre des plans et ou des mouvements de toutes beauté. Pour l’une des première fois j’ai eu l’impression qu’il s’agissait vraiment d’une prise de vue d’un caméraman, et que chaque plan était le fait d’un metteur en scène particulièrement ingénieux.
Le dessin quant à lui est efficace, les contrastes sombres justifiant pleinement l’ambiance de ces sous sols sans vie. L’utilisation de la 3D s’intègre parfaitement à l’image et vient en renfort de cette mise en scène évoquée précédemment. Tout juste peut on déplorer que le charadesign n’est pas eu le même traitement de faveur, et que celui-ci soit un peu trop minimaliste.
La bande son quant à elle est de qualité, suffisant amplement à couvrir les images.

Ce n’est pas une œuvre suffisamment volumineuse pour en écrire des tonnes dessus. Toujours est il que pour la durée, ça tient la route, c’est beau, bien réalisé, intéressant, bref c’est bien

8/10

#Par AngelMJ le 25/02/2006 à 11:23

L'animation japonaise réserve parfois de grosses surprises. Loin des séries classiques et standards, voici Pale Cocoon, un OAV à part, véritablement film d'auteur qui mérite une place prévilégiée dans votre animethèque.   
   
Pale Cocoon, c'est l'histoire d'un monde du futur, représenté sous les traits d'une 3D d'une finesse et d'une propreté encore rarement vues dans un OAV de cette catégorie. On peut vraiment dire que c'est du beau travail, ça en est presque dépaysant. Certains plans sont réellement proches du rendu photo. Vu le contexte futuriste, on est aussi étonné par les idées de la production concernant l'évolution du matériel, tel que les ordinateurs ou les livres, qui ont une place importante dans l'histoire.   
   
Pale Cocoon, c'est aussi deux personnages qui, dans ce monde futuriste, nous semblent tellement seuls. Pourtant, on a affaire à deux personnalités opposées qui cohabitent dans ce futur souterrain, l'un voulant connaître le passé, l'autre préférant l'oublier.   
   
Pale Cocoon, c'est enfin une musique, ainsi qu'une chanson. La musique est dans l'ensemble assez discrète, mais met littéralement dans l'ambiance de l'OAV. C'est beau, c'est doux, c'est agréable en tout point.   
   
Je ne m'attarderai pas sur le scénario car il m'est impossible de l'expliquer sans spoiler. Quoi qu'il en soit, cet OAV mérite vraiment une attention particulière car réellement à part face aux productions actuellement. A voir et à conserver, un véritable petit bijou.

9/10