Paradise Kiss

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2005
  • Titre original: Paradise Kiss
  • Licencié: oui
  • Titre français: Paradise Kiss
  • Editeurs: Dybex
  • Nombre d'épisodes: 12
  • Site officiel: http://parakiss.tv/
  • Studio: Madhouse Studios
  • Diffuseur: Fuji TV, Kansai TV, Tokai TV
  • Auteur: Yazawa Ai
  • Directeur: Osamu Kobayashi
  • Character-designers: Nobuteru Yuki
  • Doubleurs: Kenji Hamada (Jouji "George" Koizumi), Yuu Yamada (Yukari "Caroline" Hayasaka), Chiharu Suzuka (Isabella), Marika Matsumoto (Miwako Sakurada), Shunsuke Mizutani (Arashi Nagase)

Synopsis

Yukari est une élève japonaise banale : préoccupée par son avenir et les concours à venir. Soudain, elle est accostée par un garçon qui n'a pas l'air bien fréquentable... Elle ne sait pas encore que cette rencontre va bouleverser sa vie ! Ce garçon fait partie d'un atelier de couture et veut lui demander d'être mannequin pour un défilé. Hors de question pour Yukari qui a bien d'autres choses en tête ! Et puis, elle va bientôt être en examen et puis... et puis pourquoi pas ? Ils ont pas l'air si méchant... Y'a Miwako, le bonbon rose, Georges le prince, Isabella la Lady, Arashi le rockeur... Après tout, pourquoi pas ?

Synopsis soumis par Xaphalys

Par watanuki le 28/11/2006 à 16:05

Fort de nos discussions sur le forum, je vais me lancer, exceptionellement, dans la critique d'une série dont je n'ai vu que la moitié.

Je ne juge pas du scénario, qui m'a paru bien construit, pour ce que j'en ai vu, et, étant quelque peu familier de l'univers de la mangaka, je suppose que comme toujours la justesse des sentiments prime sur le scénario.

Ce que je vais me permettre de critiquer, c'est le rythme de l'anime : en effet, mes sentiments n'ont jamais été aussi mitigés que sur cette série, parce que d'un côté, l'animation est purement splendide, Madhouse s'est dépassé sur ce travail, les couleurs me renversent à chaque plan, les dessins restituent au mieux le trait unique de la mangaka, mais voilà, la lenteur est extrême.
Ce n'est sûrement pas un défaut, mais dans le cas de Paradise Kiss, cela me paraît être un handicap, dans la mesure où rien ne vient combler ce manque de dynamisme : Beck l'a déjà dit, mais la musique est très, trop discrète (et généralement assez mauvaise en ce qui concerne les instrumentaux, il faut le dire), et surtout, la narration fait appel à un gimmick très gênant, quoi que très bien trouvé : afin de faire place à une ellipse, à la fin d'une scène par exemple, on voit très souvent une sorte de "carton" animé recouvrir l'écran afin de faire place à une scène qui arrive plus tard. Ce "carton" est très bien animé, quoi que les fleurs et les espèces de peluches qu'on y voit me semblent assez curieuses, mais cela a pour effet de détruire toute forme de dynamisme, réduisant la série à une succession de saynètes.

Ce défaut de rythme m'a tellement gêné qu'à vrai dire je câle, je ne parviens plus à me motiver pour voir la fin. Je dois dire par ailleurs que le caractère des personnages m'a pris de court, rien à voir avec Nana, car ici j'ai trouvé qu'ils étaient tous relativement déplaisants, surtout les héros, trop égocentriques (Georges, quel horreur ce gars, mais l'héroïne me semble pareillement égoïste : c'est un thème central des mangas, mais là c'est un peu fort). Je dois dire que Yazawa est extrêmement douée pour ce qui est de dépeindre des caractères, et Paradise Kiss n'hésite pas ici aussi à aborder frontalement des questions d'ordre sexuel ou social, sans tomber dans l'optimisme complaisant ou l'idéalisation. Pour autant, je ne dirais pas que ce traitement est totalement crédible, et mes sentiments demeurent mitigés.

Cet anime possède d'indéniables qualités, je ne le déconseille à personne, mais son ambiance originale (et selon moi un peu malsaine, notamment dans le jeu de Georges, atroce envers l'héroïne - mais je n'ai pas vu la fin, je le répète) et ses lenteurs me l'ont fait abandonner, probablement pour toujours, alors même que l'hallucinant générique de début (et de fin, hilarant !)vous donnerait envie d'en voir des centaines d'épisodes : j'ai vraiment éprouvé un sevrage dur lorsque j'ai décidé d'arrêter de voir la série, parce qu'à ce moment je me suis dit que je ne verrais plus son générique.

Et pourtant, pourtant, ce DA vaut largement la moyenne ! et même plus...

4/10

Par Beck le 02/02/2006 à 13:51

Issue de l'oeuvre épynonyme d'Ai Yazawa, reine du shojo, c'est avec un mélange d'appréhension et de curiosité que je me suis lancé dans le visionnage de cette série. Car cette oeuvre fut avant tout pour moi ma première véritable incursion dans ce style encore.

Premier épisode, premières impressions. La lenteur du rythme, l'inégalité du dessin, le manque de présence de la musique, l'ambiance "fleur bleue", tous ces élèments me font alors penser que je n'irai pas jusqu'au bout de cette série. Mais, à ma surprise, il n'en fut rien.

En effet, véritable tranche de vie, je suis finalement tombé sous le charme d'une héroïne aux sentiments torturés, d'un scénario qui m'a agréablement étonné et d'un flot de sentiments qui sonnent juste. Car ce qui fait la force de cet anime, à mon avis, c'est la justesse, résultat du développement d'un aspect réaliste.
Et là où je pensais trouver un tas de sentiments niais et creux, ou une mélancolie trop larmoyante, j'ai découvert une intrigue qui a su toucher mon coeur et mon esprit.

Une courte série qui a donc su m'émouvoir, mais aussi une tranche de vie que j'ai dévorée avec beaucoup de plaisir. Mais surtout une incursion qui m'a réellement donné envie de découvrir un peu plus le doux monde des shôjos.

8/10

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