Perfect Blue

Informations générales
- Format: Film
- Année: 1997
- Titre original: Perfect Blue
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://www.madhouse.co.jp/work...
- AKA:
- - パーフェクト・ブルー
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Madhouse
- Production: Rex Entertainment
- Réalisation: Kon Satoshi
- Supervision: Matsuo Kô
- Chara-design: Eguchi Hisashi, Hamazu Hideki, Kon Satoshi
- Auteur: Takeuchi Yoshikazu
- Musique: Ikumi Masahiro
Version française
Doublage
Junko Iwao (Mima Kirigoe)
Synopsis
Mima est la leader du groupe "Les Chams", alors sur une pente ascendante de leur carrière. Mais elle décide de quitter soudainement ce groupe afin de prendre un tournant dans sa carrière professionnelle, et donc se consacrer à une vie d'actrice. Mais ceci est perçu comme un acte de trahison par certains fans qui souhaitaient qu'elle reste dans le groupe. Ainsi, elle commence à être harcelée...
Synopsis soumis par grabouh
#Par Kanapeach le 03/01/2012 à 12:50
Perfect Blue, du Satoshi Kon, du vrai. J’ai beaucoup entendu parler de Perfect Blue, beaucoup de conseils élogieux, mais vaut-il tout ce tapage ? Autant ne pas tourner autour du pot, la réponse est oui, mais son âge commence à se faire ressentir.
Tout commence doucement, le temps de nous présenter les personnages principaux, avant que l’ensemble ne sombre dans un thriller psychologique des plus réussis et des plus fouillis. Ainsi donc, comme l’explique le synopsis, notre protagoniste principale, Mima, décide de mettre fin à sa carrière d’idole dans le but de percer dans le métier d’actrice. Mais ce choix ne plaît pas à tout le monde et va finir par être traquée par un fan un peu trop impliqué. S’en suit une série de scènes troublantes, parfois dérangeantes, souvent excellentes.
Un scénario qui n’est pas véritablement innovant dans le contenu, des thrillers de ce type, c’est par poignée qu’on en trouve et la fin n’est pas sans rappeler bien des films. Cependant, et ce sera à mes yeux le principal argument de cette production, la narration est pour le moins détonante. Est-on dans un rêve ? Dans la réalité ? Qui est Mima ? Le film ne serait-il pas qu’un prétexte ? La façon dont est traitée l’histoire est tellement ingénieuse qu’on se prend volontiers au jeu du « qui est l’assassin ? ». Reste qu’un passage en particulier est difficile à suivre, je ne l’ai d’ailleurs toujours pas compris.
Les personnages sont dans l’ensemble bien développés, mais le film tournant essentiellement autour de Mima, on a eu vite fait d’oublier tous les seconds rôles qui possèdent pourtant une certaine implication dans l’intrigue. Mima donc, au départ enjouée de ses débuts en tant qu’actrice, finit bien vite par tomber dans une paranoïa aigue qui lui confère un certain réalisme et une psychologie poussée. Elle déraisonne, se questionne, hallucine et ajoute encore un peu à la tension ambiante du film.
Malheureusement, tout n’est pas rose et l’esthétique générale a pris un petit coup de vieux depuis 1997. Outre les couleurs un peu ternes et pardonnables, les décors manquent un peu d’animation et les visages vides de tous détails (public, personnes dans les rues) ajoutent à cette impression d’absence de vie. A noter un chara-design qui ne m’a pas franchement plu, mais encore faut-il rappeler qu’à ce moment Satoshi Kon était encore en train de prendre ses marques et ses œuvres suivantes bénéficient d’une certaine évolution.
Un mot sur la bande-son maintenant. Les doublages sont assez convaincants, pas de surjeu, simplement ce qu’il faut. Les bruitages, dans cette même logique, ont le mérite d’être présents sans forcément que l’on y fasse attention. Enfin, l’aspect musical quant à lui est loin d’être transcendant. Les musiques de J-POP du groupe représentent tout ce que je n’aime pas, et les pistes d’ambiance ne se font quasiment jamais remarquer, à tel point que je n’y ai presque pas porté attention.
En conclusion, un constat mitigé donc. Une ambiance extrêmement étudiée et un scénario bien écrit profitant d’une mise en scène et d’une narration excellente supportent à eux seuls tout l’intérêt du film. Les graphismes surannés et une bande-son oubliable viennent ternir un constat qui aurait pu tenir de l’excellent. Pour autant, c’est film qui a bien assez d’arguments pour être vus, et même revus afin d’en saisir un peu mieux certains de ses passages.
#Par SoulJapanExpress le 16/06/2011 à 16:48
C'est la première fois que je visionne une animation qui maitrise autant le genre thriller. Les éléments : peur, frisson, violence, gore, névrose, hallucination (…) ont bénéficié d’un travail excellent auquel je ne m’attendais pas. La surprise fut donc agréable. Le scénario réussit à emmener le public où il le souhaite. Présentation de l'environement, mise en scène progressive, une atmosphère pesante s'installe au et fur et à mesure que la trame se développe. Comme une machine dont les rouages s'activent lentement puis adoptent une cadence de plus en plus régulière pour finalement accélérer frénétiquement. C'est exactement ce qui fait le succès des thrillers et ce film a su y ajouter d'autres éléments qui le démarquent des autres productions.
Je me suis rappelé de ce film pendant la première partie du visionnage, j'en avais déjà eu un aperçu dans ma lointaine jeunesse mais je ne m'y étais pas intéressé plus que ça malheureusement (l'inconscience de la jeunesse). En gros, seuls des bribes de souvenir me viennent à l'esprit. Pour un film de cette époque, il y'avait déjà quelque chose de fabuleux et de visionnaire dans le concept, une chanteuse qui décide de devenir actrice et qui devient la cible d'harcèlements, je pensais anticiper les dénouements et les phases du scénario mais j'ai été agréablement surprise par la maturité du film.
Visuellement, c’est classique, dynamique et plaisant. (Je parle des couleurs), en terme de chara design c’est plus compliqué, je ne dirais pas que c’est laid car certains plans et certains personnage semblent bénéficier d’un effort pertinent, serait-ce pour mettre l’accent sur la personnalité d'autres personnages ? Peut-être… Ce serait plus plausible.
Ce qui est intéressant, c’est la manière dont les graphismes ont été utilisés pour introduire le thriller. Superposition des plans, flashbacks, accélération du temps, plans de caméras en coupe. Les techniques sont superbement employées afin de donner le meilleur rendu possible. J’ai remarqué aussi un léger portrait d’une société japonaise en plein modernisme brossé à travers certaines séquences et subtilement travaillé. Emancipation de la cinématographie, des genres musicaux, 1997 en plein dans la décennie explosive des Girl’s Band et des difficultés rencontrés par les industries, les reconversions des idoles... On pourra chercher et trouver X défauts à l’animation, mais le but principal de la production aura été atteint avec un succès indéniable:
Captiver, étonner, choquer, fasciner…
#Par illidark58 le 12/08/2010 à 10:33
Je tiens à dire que : "Perfect Blue est destiné avant tout à un public adulte." ne revient pas à dire "Certaines scènes peuvent être très dures" mais plutôt "Déconseillé aux moins de 18 ans"... Tel un GTA, on retrouve limite le slogan "Sexe, sang et violence gratuite", il ne manque plus que les insultes et la drogue et le compte est bon...
J'ai regardé ce film hier avec ma mère car on se fait des soirées cinéma de Miyazaki à Paprika en passant par le Tombeau des lucioles, et je vous le dit tout de suite : elle a détesté Chihiro à cause des parents qui bouffent comme des porcs, du fantôme qui recrache tout ce qu'il avale et compagnie... Et là, ce n'est pas un film qu'elle aurait dû voir...
Tout d'abord, ça commence avec des graphismes horribles, qui ne vont pas s'améliorer avec la suite... Nos trois filles, avec leurs petits tutus roses horribles et un cruel manque de voix vont donc nous ennuyer pendant 8 très longues minutes... On remarque aussi le type de la sécurité, caricaturé à l'extrême... Le début est très moyen, mais ces 8 minutes marquent...
La suite est assez lente, c'est dur pour une poupée Barbie sans caractère et vraiment très longue à la détente de changer de milieu... Un film référence avec une héroïne nulle, j'ai commencé à moins y croire...
Ensuite, la seconde scène qui me revient à l'esprit est celle lorsque elle doit jouer un personnage se faisant violer, ce qui va ternir son image d'idole mais montrer ses compétences d'acteur (lol ?). C'est un faux viol, mais c'est long...
Un type monte sur la scène de strip-tease, la fait tomber, la plaque au sol et... COUPEZ ! Et là je me suis dit "la pauvre carrière... Quoi ? ça continue ? Mais on a compris que c'était un viol ! Prise 2 ? Il est trop long à se déshabiller ? Mais bon sang, arrêtez le massacre !"
"Je commençais à me sentir mal à l'aise d'avoir ma mère à coté, qui commençait sérieusement à se lasser, et moi aussi par la même occasion... C'est de l'érotisme qui s'arrête aux frontières du hentaï, les têtes qui cachent rappellent les petits logos "censuré" des comédies ecchi..."
Ensuite me vient la scène avec le photographe pour magazine porno... Une photo, 2, 3, 4, 5, 10... C'est bon, on a compris... Mais non, on en rajoute, jusqu'à ce qu'elle soit totalement nue, et là... On n'arrête pas non plus et ce n'est carrément plus de l'érotisme
"Bon sang, je commence à comprendre pourquoi c'était marqué "destiné principalement à un public adulte...". Je m'attendais à un truc frappant et horrible style tombeau des lucioles, et me voilà avec du TF1-like : beaucoup trop de fan-service."
La suite fût une agréable surprise, j'ai vite compris pourquoi il était classé référence...
Malheureusement, toutes les scènes de meurtres sont profondément sadiques, Elfen Lied, c'est clairement trois niveaux en dessous... "Et vas-y que je te plante un tournevis dans l'œil, puis dans l'estomac, puis dans les burnes, et vas-y que je te transperce de part en part..."
Et c'est reparti pour les scènes de viols, et vas-y que je continue à te planter quelque chose dans l'oeil... Et en fait non, c'était pas un rêve, pour finalement donner une fin incompréhensible pour un individu lambda doté de la même capacité de réflexion que l'héroïne
à la fin du film, on finit par se poser la question : à par des viols et du sadisme, il reste quoi ?
Eh bien je dirais qu'il reste de très belles scènes (belles, et non jolies, hélas) mais voilà...
Le film devient vide, on passe d'1h20 à moins de 50 minutes, montrant les déficiences du scénario : Il ne se passe rien, ou presque... La moitié du film est basé sur du sexe et de la violence purement gratuite, je ne vois pas en quoi ça fait une référence... Si encore toutes les scènes étaient comme celle de l'ascenseur, le film aurait été plus sympa, mais je trouve que trop de fan service ne laisse plus de place au scénario...
De plus, on a une poupée barbie en guise d'héroïne, complètement inintéressante... Une vraie atteinte de schizophrénie aurait été beaucoup plus sympa, car cette maladie est plus complexe que le film laisse penser... Donc, on peut résumer ce film par :
-Une héroïne censée être passive qui manque cruellement de caractère
-Stéréotypé (le photographe est forcément un voyeur, l'impresario est forcément un pourri)
-Du Pur fan-service (violence, sexe & blood)
-Une très belle histoire qui a malheureusement la même importance que le fan-service...
"Pour qui il se prend, ce type, pour nous balancer une critique merdique qui ne fait que spoiler l'histoire et les surprises parce qu'il n'a rien compris au film ?"
Je sais que ma critique n'est pas comme on le voudrait mais pour moi, ce film, c'est comme essayer de manger du caviar entre deux hamburgers et je l'exprime comme je le peux...
Comme me disait ma mère : "Ce film est fait pour plaire mais pour moi, c'est l'indigestion"
Il faut savoir aussi que ma mère est une artiste, donc pour elle les graphismes sont aussi importants que l'histoire... (étonnant, ces gens qui vivent sur la même planète que nous...)
#Par Tiz le 28/01/2009 à 23:31
Perfect Blue est un véritable thriller psychologique mélangeant plusieurs thèmes habilement liés autour de la descente aux enfers d’une idole. Descente aux enfers qui se déroule en plusieurs phases chacune amenant sont lot de péripéties.
La première phase commence à partir du moment où Mima cesse d’être chanteuse. Elle est marquée par l’accroissement du sentiment d’insécurité lié à deux choses : les lettres de menace et l’existence d’un site Internet traitant de sa vie privée. Même si ces deux choses sont vecteurs de sentiments antagonistes : haine pour l’un et affection/ admiration pour l’autre, elles jouent de façon combinée sur les nerfs de la pauvre chanteuse. C’est le mélange du sentiment que quelqu’un lui en veut et ensuite celui que ses moindres gestes sont épiés qui vont l’amener peu à peu à tomber dans la deuxième phase : la paranoïa.
Pour cette phase là, rien de très révolutionnaire dans son mode de traitement : elle croit voir des personnes qui lui en veulent partout et elle se crée un bouc émissaire. L’intérêt va apparaître lorsque effectivement des éléments de sa paranoïa concordent avec des éléments réels. La technique utilisée va être à ce moment là d’embrouiller le spectateur en mélangeant scènes réelles et hallucinations. Excellent procédé puisqu’il nous permet de vraiment comprendre la détresse dans laquelle elle se trouve et sa perte de repères progressif. La tension va alors aller crescendo aussi bien pour elle que pour nous, à tel point que certains moments sont vraiment flippants je trouve. La combinaison d’un troisième facteur va permettre de passer dans la troisième phase : la schizophrénie.
Cette phase arrive assez tôt dans l’histoire, on en voit les premières manifestations dès le début avec l’alternance de scènes de sa vie de star et celles de sa vie privée. De plus tout est orienté dans ce sens jusqu’au titre de la série qu’elle tourne ‘double lien’ ou encore le rôle qu’elle y joue (celui d’une schizophrène). Mais ce qui va être le vrai déclencheur du dédoublement de personnalité, c’est le choix que va faire l’actrice de tourner une scène 'osée'. Ce choix plutôt forcé combiné à sa paranoïa va créer un résultat intéressant : elle va devenir son propre ennemi. D’un côté elle essaie de se convaincre qu’elle fait les bons choix et de l’autre elle se dégoûte elle même et veut retrouver l’image parfaite de l’idole juvénile et innocente. L’histoire va alors prendre une nouvelle dimension mais va aussi devenir beaucoup plus dure et parfois assez difficile à supporter. Je veux bien sûr parler de cette fameuse scène, où on a l’impression à un moment donné qu’elle ne joue même plus la comédie. Le mélange du vrai et du faux, du réel et de la comédie vont peu à peu se confondre et créer un flou complet dans l’esprit de Mima mais aussi dans le notre.
Malgré son aspect un peu brouillon, la façon dont est traitée la psychose est vraiment réussie : elle arrive à nous embrouiller en traitant toutes les théories de façon égale et en mélangeant bien le tout. Quant aux graphismes, à l’animation et à la musique, rien de transcendant mais les expressions des personnages sont très bien rendues.
#Par El Nounourso le 19/11/2007 à 13:16
Ca faisait longtemps que j'avais envie de découvrir le premier Satoshi Kon... c'est désormais chose faite ! Vraiment, nous avons là un très grand film doté de multiples qualités, autant sur le fond que sur la forme.
Pour un film datant de 1997, traiter les dérives d'internet est déjà visionnaire, mais le film se concentre surtout sur les troubles psychologiques d'une chanteuse à succès qui "trahit" ses fans en passant au cinéma. La frontière entre menaces réelles et paranoïa sera de plus en plus indiscernable, et même le spectateur ne sait pas toujours ce qui relève de l'imaginaire ou de la réalité. La schizophrénie progressive de Mima est parfaitement rendue, pour cela le réalisateur joue sur les transitions floues entre réalité et fiction (scènes de cinéma).
En outre l'aspect technique est tout à fait honorable et inventif... L'excellente mise en scène propose un histoire haletante entrecoupée de séquences plus lentes et angoissantes où l'héroïne sombre petit à petit dans la confusion la plus totale. Certains passages très violents m'ont vraiment pris aux tripes, on se sent vraiment impliqué dans la vie riche en émotions de Mima. Le scénario en lui même est plutôt classique mais la fin m'a néanmoins surpris.
De toute façon les évènements s'enchaînent tellement brillamment qu'il serait déplacé de critiquer quoi que ce soit concernant l'histoire. Perfect blue a tout du film culte.
#Par Starrynight le 16/03/2007 à 22:53
Dès Perfect Blue, Satoshi Kon nous montre qu’il affectionne les histoires où réalité, rêves et souvenirs s’entremêlent, caractéristique que l’on retrouvera dans ses réalisations suivantes, comme Millenium Actress ou Paprika. Qu’est-ce qui est simulé, qu’est-ce qui est réel ? Telle scène est-elle un rêve prémonitoire, un complot manigancé contre Mima ou bien représente-t-elle l’angoisse de la jeune femme ou encore son amère désillusion ?
Dans ce film s’ajoutent des touches de folies ou de schizophrénie qui multiplient encore les possibilités. Ce brode un récit de harcèlement, de violence indirecte, de perte de repères, d’hallucinations. La frontière indistincte entre la vraie vie de Mima et son rôle d’actrice brouille davantage le jeu : quelle violence est la plus douloureuse pour elle : celle qu’elle subit dans un rôle sur lequel elle n’a pas d’emprise (voir notamment la scène du viol) ou celle à laquelle elle est confrontée dans sa vie de tous les jours ?
Le réalisateur nous montre ici les dérives de l’affection pour une célébrité qui peuvent pousser un fan à chercher paradoxalement à détruire l’idole qu'il vénère. On y voit aussi, la déception causée par la réalité du métier d’actrice, lequel provoque une déchéance (réelle ou bien simplement pour les besoins d’une scène ?) de cette chanteuse à la mode qui a résolu de tourner la page et qui se raccroche à son nouveau métier en répétant inlassablement « je suis une actrice », comme pour mieux s’en convaincre elle-même. Qui est fou, ceux qui jugent que son vrai rôle est celui de chanteuse et qui sont prêts à tout pour qu’elle y revienne ou bien Mima qui se refuse à voir les choses en face ?
Satoshi Kon livre une histoire dure, âpre, sans concession sur le monde du spectacle et les dérives de la célébrité. Un bon film, appuyé par des graphismes de qualité (malgré un manque d’imagination au niveau des visages qui parfois se ressemblent beaucoup) et une musique entraînante.
#Par TaRaM le 15/06/2005 à 12:33
Perfect Blue est l'un des meilleurs films animes que j'ai vus. Il y a tout dans ce film: un très bon rythme, très beau à regarder, une bonne bande son et surtout, une excellente histoire (qui nous change pour une fois des mondes futurs ou passés où se déroule la plupart des animes). Vraiment regarder cet anime est tout une expérience.
Ce film se distingue surtout par son histoire qui vous transporte dans une intrigue et un suspense dignes d’un film hitchcockien. La réalisation est très bonne avec des cadrages réussis. Le film contient des scènes très osées et qui touchent les valeurs morales de chacun d’entre nous et qui nous laissent réfléchir sur nos limites et nos croyances.
Donc ce film est un excellent choix si vous voulez regarder quelque chose de « bien » et « différent », c’est tout une expérience (je me répète là !), croyez-moi.
#Par grabouh le 10/08/2004 à 14:12
Perfect Blue est un thriller déboussolant, dû à son scénario qui plonge le spectateur dans une réflexion sur l'identité de chacun, mais aussi dû à son montage qui déstabilise la vision correcte de ce film. En effet, à un moment donné, on n'arrive plus à distinguer la réalité du rêve. Satoshi Kon a fait un très bon boulot sur l'application du scénario (plans magnifiques sur des scènes qui doivent être difficiles à cadrer en particulier...).
Dans le dessin général, c'est du joli à regarder, mais c'est tout de ce qu'il y a de plus classique tout de même dans le monde de l'anime... La perspective est très bien utilisée, sans abus.
La bande sonore est correcte, tout dépend si on aime la musique populaire japonaise (en ce qui me concerne, ça passe tout seul...).
Quant à la réalisation, étant donné qu'un film dispose de plus de moyens qu'un anime, il est donc normal de trouver un produit fini d'une meilleure qualité (même si ce trou tend à se combler...). Donc rien à signaler...
Perfect Blue est donc un film que l'on peut regarder sans craindre de mauvaises surprises, et aussi très prenant par la tension ambiante qui y règne.
