Red Garden

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2006
  • Titre original: Red Garden
  • Licencié: oui
  • Titre français: Red Garden
  • Editeurs: Déclic Image
  • Nombre d'épisodes: 22
  • Site officiel: http://anime.excite.co.jp/redg...
  • Studio: GONZO
  • Diffuseur: Sun TV, TV Asahi
  • Auteur: Kirihito Ayamura
  • Directeur: Kou Matsuo
  • Character-designers: Kumi Ishii
  • Musique: Akira Senju
  • Fiches OST: #436
  • Doubleurs: Akira Tomisaka (Kate), Ayumi Tsuji (Rose), Misato Fukuen (Liz), Miyuki Sawashiro (Claire), Ryoko Shintani (Rachel), Rie Tanaka (Lula), Sawa Ishige (Lucy), Shinpachi Tsuji (Claude), Sho Saito (PDG), Takashi Kondo (JC), Takehito Koyasu (Hervé), Youji Ueda (Neil), Daisuke Ono (Nick), Haruka Kimura (Amanda), Megumi Kobayashi (Paula), Mizuki Fujita (Sara), Omi Minami (Susan), Ryoko Nagata (Emma), Sakura Matsumoto (Vanessa), Saori Goto (Jessica), Shuma Shiratori (Sam), Toshinobu Iida (Yuan),Yuuki Masuda (Luke)

Synopsis

La découverte macabre en pleine forêt du corps de Lise, une jeune lycéenne, vient semer le doute et la confusion dans la vie paisible de ses proches amies : Rachel, Kate, Claire et Rose. Ces dernières ont étrangement perdu tout souvenir de la nuit de la mort de leur amie. Leur quête de vérité va les amener à connaitre une réalité à laquelle elles n'étaient pas préparées et va bouleverser leur existence. Quoi qu'il en soit, leur destin est désormais lié et leur association contre les puissances occultes se fera les soirs où apparaissent de nulle part les papillons qui les convoquent ....

Synopsis soumis par suprshinoa
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Par beber le 17/04/2008 à 20:56

Série de Gonzo.

Gonzo.....

Gonzo dont on peut craindre le pire (souvent) mais qui peut aussi etre capable de créer des divertissements avec un talent graphique inégalé. Tel fut le sort réservé à Last Exile, Gankutsuou, à un degré moindre Full Metal Panic, qui doivent soutenir la comparaison avec du Kiddy Grade, du Pumpkins Scissor, du Gate Keeper, du Black Cat, et la liste est encore bien longue.

Cruelle destiné que devra supporter toute nouvelle production. Soit l’étiquette du « Waouh » ou l’etiquette du « beurk ».

Quid de Red Garden ?

Déjà remarquons un chose, Red Garden se distingue très clairement de part un charadesign très particulier. Ce dernier est assez loin du standard Nippon , a savoir des yeux de 30 cm, mais frappe par son coté épuré. Si certains traits de personnages sont assez réussi, il faut reconnaître que l’ensemble est assez loin d’etre de la plus grande beauté. Cependant il est indéniable , que même mal mis en valeur à certains moment, le charadesign donne tout son charme à la série.

Le scénario repose sur un mystère qui voit 2 familles s’affronter depuis des siècles. Il faut savoir que la série se divise assez facilement en deux parties, la première zoomant sur la vie de nos 4 héroïnes, et la seconde sur l’affrontement entre les deux familles maudites. Le premier acte est intéressant sous de nombreux aspects. En effets, tout d’abord, il dégage un je ne sais quoi de nostalgie de mélancolie, ce aidé par la musique.

La musique mérite par ailleurs que l’on s’y arrête quelques lignes. Red Garden bénéficie d’une bande son assez remarquable. Il faut savoir que - et allez savoir pourquoi seulement dans la première partie - le studio prend le risque de faire « chanter » ses personnages . Le risque étant assez aisément identifiable : soit tomber dans le niaiseux , soit dans le WalDisneyisme de bas étage. Ici le dosage fait mouche, c’est surprenant , mais agréable à l’œil et l’oreille. Les thèmes musicaux sont aussi efficace et parvienne à donner à l’ensemble cette sensation de mélancolie dont je parlais précédemment. Par contre, étonnamment, les thèmes sonores et chanté vont disparaître dans la seconde partie, mais j’aurai l’occasion d’y revenir plus tard.

C’est dans cette partie que vont se nouer les divers liens entre les protagonistes, toutes éloignées l’une de l’autre, qu’il s’agisse du milieu sociale ou bien de caractère, mais toutes liées par leur destin, qui bon, ben franchement , est moyennement cool pour ces jeunes demoiselles. C’est assez réussi, et même si l’on doit parfois supporter les habituels émois d’adolescentes (en fin de phase ado d’ailleurs) c’est finalement assez bien traité, pas trop larmoyant . D’autre part la part du mystère autour de Red Garden est encore assez grande pour intriguer jusqu’au 2/3 de la série, ce qui permet d’enchaîner les épisodes avec plaisir.

Là ou ca se gâte, c’est qu’une fois le voile du secret déchiré, une fois toutes les relations entre les différents protagonistes établies, l’on s’aperçoit - et sans doute les scénaristes ont vécu cela également - qu’il reste encore une bonne poignée d’épisodes à réaliser pour finir la saison. Et l’on a la très désagréable impression d’un certains bâclage.

Je m’explique :

Si la série , malgré le coté « super pouvoir » des 4 jeunes filles s’appuyait sur la vie quotidienne , les relations entre personnages, leur psychologie face à la révélation qu’elles devront supporter au premier épisode, et était en ce sens une réussite, la seconde partie va sombrer dans un univers plus shonenistique.

En ce sens très prévisible car, le speech de départ étant basé sur un affrontement entre deux familles, il était assez facilement envisageable que ces dites familles viennent à s’en foutre plein la gueule. Chose qui arrive donc. Et là ben c’est moins bien. Le charme de la première partie s’envole, pour laisser place à un scénario sans trop d’intérêt , qui tend péniblement à aboutir sur une fin.

Cependant celle ci , quoi que très courte, retrouve le parfum de mélancolie du début de la série ni triste ni gaie, ce qui permet de finir sur une touche positive.

Gonzo s’est essayé à un style plutôt inhabituel pour lui, d’habitude plus accès sur des personnages jeunes, et visant un public d’ado. Ici Red Garden ne s’adresse pas en premier lieu à ce public, même si on sent ici et là (la deuxième partie ) une retombée vers certains travers (scénario bâclé). A noter une absence totale de fan service, là ou l’on observe la vie de 4 jeunes femmes, là aussi c’est un exploit pour le studio.

Pour conclure, j’ai clairement été touché par l’ambiance du début, par les thèmes musicaux et par les protagonistes. L’histoire elle aussi partait très bien, et même si le final dessert l’ensemble. Mais l’ensemble des qualités développées ci dessus justifient largement ma note.

7/10

Par kuchiki byakuya le 15/10/2007 à 17:25

Red Garden se classe au rang des déceptions. Doté d'un potentiel certain, l'animé n'a pas exploité les nombreuses possibilités du scénario.

L'histoire commence d'une bien belle facon et même le médiocre chara-design n'a pu m'empêcher de continuer. On commence à entrevoir un scénario bien tordu comme on les aime mais très vite, cette joie se transforme en déception. Alors que l'on connait le secret beaucoup trop vite, la série tente de palier un manque de rebondissement par une psychologie envahissante qui dure plus d'une dizaine d'épisodes. Ok, face à l'horrible vérité, l'aspect psychologique était nécessaire mais pas à cette sur-dose. On s'ennuie ferme devant des cas de conscience qui se répètent sans fin. La fin repartait sur de bonnes bases, là encore gachées. Le dernier épisode m'a fait rire alors que ce n'était pas du tout le but, tout ca à cause d'un dénouement larmoyant à souhait. Je n'ai rien contre ce genre de fin, au contraire, mais cette conclusion ets trop poussive pour nous arracher les larmes.

Les personnages sont à l'image du scénario. Bons au début, ils sombrent dans une dépression énervante car beaucoup trop longue. Seule Claire reste intéressante car elle garde son coté terre à terre qui fait qu'elle ne se laisse pas abattre comme ses camarades. Chacune d'elles vit la situation différemment, ce qui n'était pas dépourvu d'intérêt, mais pas en 24 épisodes. Les derniers épisodes montrent clairement le manque d'idée de l'auteur qui noie le poisson dans des situations qui n'ont rien à voir avec les questions existentielles qu'elles ne cessent de se poser. Rose est la plus significative car son histoire n'intéresse pas vraiment et semble ne plus faire partie du groupe passé la moitié de l'animé. Ca tourne en rond et c'est tout.

La musique n'est pas mauvaise en soi mais le fait qu'on ne suive la série que d'un oeil n'aide pas l'ost à grandir. Je n'ai jamais vu un opening aussi mal choisi, si bien qu'il est difficile de savoir si on l'a aimé ou pas. L'ending est par contre mauvais. Mais mis à part ces 2 chansons, je ne peux pas dire que les thèmes m'ont marqué. J'écouterai l'ost à part pour me faire une idée.

Une déception évidente. La série est trop longue, vu les choix scénaristiques de l'auteur. Trop de psychologie tue la psychologie. C'est dommage car Red Garden pouvait devenir une série phare de la japanimation mais elle ne dépassera jamais le rang de déception. Au final, je n'ai pas trouvé grand chose pour sauver cet animé.

3/10

Par Starrynight le 08/09/2007 à 19:36

Voilà un anime méconnu qui mérite une place de choix dans la filmographie des studios Gonzo. Après plusieurs productions décevantes de ce studio, Red Garden est un oasis d’inventivité et d’originalité en matière de choix artistiques et de scénario.

Tout d’abord, la série soigne son look : bien loin des personnages falots à la bouille esquissée en quelques traits, produits habituellement à la chaîne, Red Garden ose mettre en scène des héros – et principalement des héroïnes – à la figure très travaillée et détaillée, quitte à accentuer certains traits à la limite de la caricature. De plus, on voit nettement qu’un gros travail a été fait pour imprimer une identité forte à chaque protagoniste : coupe et couleur des vêtements, brushings, postures, comportements, manies, voix (où l’on est à cent lieues des voix kawaii, enfantines ou criardes que l’on rencontre trop souvent : les seiyuus choisies ici ont parfois des voix graves, mûres) : chacun(e) est réellement unique et a son style propre. Cette originalité de l’esthétique se pressent dès le générique de début, on y retrouve en effet certains effets de superposition de motifs et de couleurs qui ne sont pas sans rappeler le travail effectué par le studio sur Gankutsuou.

Le décor maintenant : une fois n’est pas coutume, l’histoire se déroule en plein New-York, mais vu du côté habitants blasés (donc vous ne verrez par la Statue de la Liberté ou l’Empire State Building à chaque coin de rue sous prétexte qu’on est à Big Apple). L’ambiance en est plutôt bien retranscrite avec les cafés, les immeubles bon marché et les villas huppées.

Pour que le spectacle soit complet, l’aspect musical est également soigné. Le choix de mélodies douces et lentes permet même d’introduire un décalage avec la tournure dramatique que prend progressivement l’histoire, ce qui rend le tout difficile à cataloguer et donc, à mes yeux, d’autant plus riche. Je ne peux m’empêcher de mentionner ici les scènes où s’opère un brusque arrêt du fil du récit et où tous les personnages présents se mettent à fredonner ensemble une chanson mélancolique. Ce type de mise en scène m’a beaucoup rappelé des passages semblables dans le film On Connaît la Chanson d’Alain Resnais.

Quant à l’histoire en elle-même, c’est un être hybride entre ultra réalisme et surnaturel, chronique de la vie quotidienne d’une poignée d’étudiantes et sombre récit de malédiction, série d’auteur et série d’action. Les combats entre les jeunes filles et les adversaires transformés en bêtes inhumaines lorgnent du côté de Shingetsutan Tsukihime, mais il est intéressant de remarquer que dans Red Garden, le quatuor d’héroïnes peine à remplir son rôle de tueuses salvatrices. On est ici très loin des personnages qui passent en deux temps trois mouvements de quidam banal à héros surpuissant et quasi invincible. Ici, même si les filles comprennent bien qu’elles ne peuvent ménager leur adversaire et malgré la bestialité de ce dernier, l’acte de tuer heurte tellement leurs convictions, leur culture, leur éthique et elles paraissent si faibles, démunies, terrorisées et paniquées que le premier affrontement semble durer une éternité.
Un autre attrait du récit est le statut particulier de Rachelle, Claire, Kate et Rose qui restent inchangées aux yeux de tous mais dont le comportement est profondément ébranlé par les révélations successives qui sont faites à leur sujet. Le fossé se creuse peu à peu entre les attentes et les attitudes de leurs proches et leurs nouvelles préoccupations. Se développe alors un nouveau regard sur leurs existences, leurs avenirs, leurs rapports avec leurs proches – parents, amis, amoureux – et l’importance de leurs souvenirs.

Cependant, je regrette qu’à partir de la moitié de la série à peu près, la série perde une partie de son originalité et dérive vers notamment une systématisation des affrontements, alors que c’est loin d’être le charme principal de cet anime.

De même la fin est un peu trop rapide et, en conséquence, un peu bâclée. Au vu du format original de la série (22 épisodes), celle-ci aurait gagné à s’allonger de quelques épisodes pour développer le dénouement et l’amener plus progressivement. De même un aspect un peu symbolique de cette malédiction (par exemple : un groupe quasi exclusivement féminin contre un groupe quasi exclusivement masculin et qui cherche désespérément un élément féminin capable de surmonter ce clivage pour perpétuer sa race) est à mon sens sous-exploité.

8/10

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