Red Garden

Red Garden

Informations générales

Staff technique [liste]

Plus d'informations

Version française

Doublage

Akira Tomisaka (Kate), Ayumi Tsuji (Rose), Misato Fukuen (Liz), Miyuki Sawashiro (Claire), Ryoko Shintani (Rachel), Rie Tanaka (Lula), Sawa Ishige (Lucy), Shinpachi Tsuji (Claude), Sho Saito (PDG), Takashi Kondo (JC), Takehito Koyasu (Hervé), Youji Ueda (Neil), Daisuke Ono (Nick), Haruka Kimura (Amanda), Megumi Kobayashi (Paula), Mizuki Fujita (Sara), Omi Minami (Susan), Ryoko Nagata (Emma), Sakura Matsumoto (Vanessa), Saori Goto (Jessica), Shuma Shiratori (Sam), Toshinobu Iida (Yuan),Yuuki Masuda (Luke)

Synopsis

La découverte macabre en pleine forêt du corps de Lise, une jeune lycéenne, vient semer le doute et la confusion dans la vie paisible de ses proches amies : Rachel, Kate, Claire et Rose. Ces dernières ont étrangement perdu tout souvenir de la nuit de la mort de leur amie. Leur quête de vérité va les amener à connaitre une réalité à laquelle elles n'étaient pas préparées et va bouleverser leur existence. Quoi qu'il en soit, leur destin est désormais lié et leur association contre les puissances occultes se fera les soirs où apparaissent de nulle part les papillons qui les convoquent ....

Synopsis soumis par suprshinoa

  • Red Garden - Screenshots #1
  • Red Garden - Screenshots #2
  • Red Garden - Screenshots #3
  • Red Garden - Screenshots #4

#Par kevin011092 le 18/08/2009 à 16:41

Que dire de cette nouvelle production de Gonzo que j'ai pu visionner pendant une courte semaine dernièrement ? Que les choses soient claires, je ne suis pas particulièrement difficile en anime, j'apprécie une large palette de genres et je ne m'attache que rarement à des détails comme la cohérence des scénarios, les problèmes de chara-design et autres soucis d'ordre plutôt technique. Tant que l'histoire me fait vibrer et que les personnages sont attachants, j'adhère ! Autre chose à préciser aussi, je ne fais pas parti de la large majorité que j'ai pu rencontrer et qui affirme que Gonzo est capable du meilleur comme du pire. Pour moi, c'est un studio comme les autres, capable de faire de très bonnes choses et des moins bonnes. Je lui dois surtout Gankutsuou et Romeo X Juliet, deux chef-d'oeuvre pour moi. Ce studio aura fait jaillir beaucoup d'encre, allez savoir pourquoi !

Passons maintenant à l'anime en lui même. J'avoue que je l'ai au départ choisi parce qu'il s'agissait d'une production signée GOnzo. Le chara-design n'était pas génial, l'histoire ne m'attirait pas spécialement, juste Gonzo. je voulais voir si j'allais réussir à trouver un gros navet pouvant justifier une telle polémique autour de ce studio. Pourtant, je n'ai pas été déçu du tout ! Mon premier visionnage s'est fait avec les épisodes 1 à 3. Là je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal. Je n'étais pas spécialement motivé, je voulais juste un anime à regarder le soir, je pensais à un petit truc tranquille, je n'avais pas lu de critiques particulières, rien. Les dessins étaient moches, je n'adhérais pas en tout cas. L'histoire quant à elle m'a surpris. Après un épisode 1 introductif on retrouve 4 filles forcées à se battre contre un homme-chien... Des cris par millier, des héroïnes terrorisées qui passent plus leur temps à pleurer qu'à agir... Oula, il vaut peut-être mieux s'arrêter, je n'ai pas demandé un anime à hémoglobine quand même !
Mais non ! J'ai l'habitude de persévérer. J'ai jeté un oeil sur les critiques et j'ai vu qu'à partir de l'épisode 9 ça s'intensifiait, et après tout pourquoi pas. Avec le recul je me rends compte que tous ces défauts que je trouvais étaient en fait des qualités. Nous n'avons pas d'héroïnes idéalisés, courageuses et fortes, mais des personnes normales. Un grand applaudissement pour les seiyuus d'ailleurs pour des cris de très bonne facture. Les épisodes sont souvent accompagnés de musique aussi. Au départ ça me dérangeait, maintenant je me chantonne l'air dans la tête... La musique ne m'inspirait pas trop non plus au départ, pourtant maintenant je suis en train d'écouter l'OST.
Bref, c'est le second visionnage des épisodes 4 à 7 qui m'a fait changer d'avis définitivement sur la série. pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que je trouve que les premiers épisodes ne sont pas du tout représentatif de la série. L'action est bien moins intense tout au long de la série (par action j'entends surtout "combats", etc.) et on a vraiment une approche tranche de vie avec quatre héroïnes avec leurs problèmes, leurs peines, leurs joies, leurs proches... On s'attache rapidement à ces 4 filles pas comme les autres qui sont obligées de vivre avec un terrible fardeau impossible à partager.
Autre élément majeur de cette série, une intrigue très bien menée. Chaque épisode apporte son lot de questions mais aussi son lot de réponses, il y a un renouvellement permanent avec une progression dans l'intrigue. Le final répond tout à faire à mes attentes et je n'ai plus qu'à regarder l'OAV Dead Girls - Red Garden qui est aussi sorti. On verra ce que ça donne. On se plait à suivre l'évolution de ces 4 jeunes filles séparément et ensemble puisque cette aventure va inexorablement les lier.

En définitive, un anime où l'on doit attendre les 3 premiers épisodes avant de pouvoir être pris dans l'intrigue. S'arrêter au début ferait vraiment louper une belle production de Gonzo, touchante, pleine de bons sentiments, avec un OST très correct et un chara-design de qualité (eh oui ! J'ai même finalement trouvé le chara-design sympa avec un peu d'habitude !). A voir !

8/10

#Par AngelMJ le 31/07/2008 à 14:17

Gonzo est un studio qui symbolise à lui seul le mystère de l'être humain : il est capable du meilleur comme du pire. Du coup, lorsque l'on décide de visionner une de ses productions, ici Red Garden, la grande question demeure toujours : est ce pour le meilleur (Last Exile, Chrno Crusade, Gankutsuou...) ou pour le pire (Dragonaut, pour ne citer que lui...)?

De ce point de vue, Red Garden brise, contre tout attente, ce manichéisme souvent trop appuyé. En effet, cette série ne possède pas les atouts nécessaires pour être un blockbuster comme grand frère Gankutsuou, mais a des qualités bien trop visibles pour oser la relier au rang d'un Dragonaut ou d'un Pumpkin Scissors (que j'ai pas vu, mais comme on en dit que du mal...:p). D'une manière générale, Red Garden ne peut pas laisser de glace et n'importe quel type de spectateur en retient forcemment quelque chose.

Déjà et malgré les mauvaises langues, Gonzo a encore fait un boulot remarquable sur la forme. Le charadesign est très original, très éloigné de ce qui se fait et s'est fait en terme d'animation japonaise. Les personnages ont des traits occidentaux très exagérés, voir caricaturaux (surtout au niveau des profils), mais cela leur donne un charme fou. Que l'on aime ou non, Gonzo a pris un sacré risque mais le résultat final est plus que satisfaisant. Les décors sont assez réalistes eux aussi, ainsi que le choix des couleurs et des jeux de lumière, qui retranscrivent bien l'ambiance de New York.
En parrallèle, l'ambiance sonore est là aussi comme gage de qualité de la série. La bande son est très séduisante tout en tapant dans un registre mélancolique mais toujours percutants. Le doublage est quant lui un des énormes points forts de Red Garden, les dialogues étant d'une qualité presque cinématographique. On notera aussi la présence de chansons (!!), chantées par les héroïnes dans la première moitié de la série, qui surprennent agréablement par leur qualité et leur contenu.

Vous me direz : "Ok, Gonzo fait des beaux trucs, mais c'est souvent de la poudre aux yeux. Le scénario, lui, est toujours bien en dessous". Et bien... c'est là qu'il est difficile d'être si tranché. Car Red Garden est loin d'avoir un mauvais scénario. Je dirais que, et c'est bien trop souvent le cas avec nos amis nippons, c'est mal traité.

En fait, pour bien comprendre mon analyse, il faut se poser la question : dans quelle catégorie classeriez-vous Red Garden? Shônen? Seinen? Et bien de mon point de vue, on a à faire avec un Shônen qui a voulu grandir trop vite. Comprenez que dans les grandes lignes, Red Garden possède une trame plus que "shonenistique". Mais les auteurs ont essayé de la remixer de manière plus réaliste, plus adulte.

La première partie témoigne parfaitement de cela. Face à une situation assez difficile à gérer et des pouvoirs particuliers, nous suivons l'évolution de nos 4 héroïnes comme autant de manière d'appréhender la chose. Que ce soit par le déni, la peur, le doute, on essaie de se mettre à la place des jeunes filles pour essayer d'imaginer comment nous réagirions si nous nous retrouvions dans la même situation.
C'est en cela que cette partie est intéressante. Alors que dans un shônen classique, les héros s'accomodent rapidement de leurs pouvoirs (et en usent et abusent), Red Garden présente une autre façon d'aborder le changement de situation. Et je trouve qu'il s'agit là d'une réelle marque de qualité dont les autres studios devraient parfois s'inspirer, histoire de ne pas toujours nous sortir les mêmes comportements.

Dommage par contre que la deuxième partie vienne ternir cette démarche audacieuse. En effet, passé la quinzaine d'épisodes, il faut bien que l'histoire avance et malheureusement, elle avance de manière trop rapide et prévisible. A la vue de la trame, on se doute bien qu'il y allait avoir de l'action. Mais après tout, ce n'est pas tellement ça que l'on recherche dans cette série. Donc lorsque la dite action débarque, on est presque déçu de son arrivée. C'est clairement sur cette aspect que Red Garden dégringoge à la case "shônen" alors qu'elle tentait depuis 15 épisodes à se hisser sur le podium "Seinen". Le pire c'est que cette deuxième partie est loin d'être mauvaise, mais l'écart est trop flagrant et trop vif pour que l'on ne le remarque pas.

Red Garden est donc un rejeton Gonzo qu'il est difficile de caser avec ces grands frères. On est face au dilemne que tout fan d'animation japonaise doit parfois affronter: arriver à faire abstractions de certains défauts flagrants pour apprécier les qualités d'une série. Pour ma part, Red Garden est un anime que je conseille car il a pour moi ce qui faut dans le ventre pour être remarqué et apprécié, et la prise de risque dûes à certains choix (charadesign, chansons) ne peut être que salué. A voir donc, pour le pire comme pour le meilleur...

7/10

#Par beber le 17/04/2008 à 20:56

Série de Gonzo.

Gonzo.....

Gonzo dont on peut craindre le pire (souvent) mais qui peut aussi etre capable de créer des divertissements avec un talent graphique inégalé. Tel fut le sort réservé à Last Exile, Gankutsuou, à un degré moindre Full Metal Panic, qui doivent soutenir la comparaison avec du Kiddy Grade, du Pumpkins Scissor, du Gate Keeper, du Black Cat, et la liste est encore bien longue.

Cruelle destiné que devra supporter toute nouvelle production. Soit l’étiquette du « Waouh » ou l’etiquette du « beurk ».

Quid de Red Garden ?

Déjà remarquons un chose, Red Garden se distingue très clairement de part un charadesign très particulier. Ce dernier est assez loin du standard Nippon , a savoir des yeux de 30 cm, mais frappe par son coté épuré. Si certains traits de personnages sont assez réussi, il faut reconnaître que l’ensemble est assez loin d’etre de la plus grande beauté. Cependant il est indéniable , que même mal mis en valeur à certains moment, le charadesign donne tout son charme à la série.

Le scénario repose sur un mystère qui voit 2 familles s’affronter depuis des siècles. Il faut savoir que la série se divise assez facilement en deux parties, la première zoomant sur la vie de nos 4 héroïnes, et la seconde sur l’affrontement entre les deux familles maudites. Le premier acte est intéressant sous de nombreux aspects. En effets, tout d’abord, il dégage un je ne sais quoi de nostalgie de mélancolie, ce aidé par la musique.

La musique mérite par ailleurs que l’on s’y arrête quelques lignes. Red Garden bénéficie d’une bande son assez remarquable. Il faut savoir que - et allez savoir pourquoi seulement dans la première partie - le studio prend le risque de faire « chanter » ses personnages . Le risque étant assez aisément identifiable : soit tomber dans le niaiseux , soit dans le WalDisneyisme de bas étage. Ici le dosage fait mouche, c’est surprenant , mais agréable à l’œil et l’oreille. Les thèmes musicaux sont aussi efficace et parvienne à donner à l’ensemble cette sensation de mélancolie dont je parlais précédemment. Par contre, étonnamment, les thèmes sonores et chanté vont disparaître dans la seconde partie, mais j’aurai l’occasion d’y revenir plus tard.

C’est dans cette partie que vont se nouer les divers liens entre les protagonistes, toutes éloignées l’une de l’autre, qu’il s’agisse du milieu sociale ou bien de caractère, mais toutes liées par leur destin, qui bon, ben franchement , est moyennement cool pour ces jeunes demoiselles. C’est assez réussi, et même si l’on doit parfois supporter les habituels émois d’adolescentes (en fin de phase ado d’ailleurs) c’est finalement assez bien traité, pas trop larmoyant . D’autre part la part du mystère autour de Red Garden est encore assez grande pour intriguer jusqu’au 2/3 de la série, ce qui permet d’enchaîner les épisodes avec plaisir.

Là ou ca se gâte, c’est qu’une fois le voile du secret déchiré, une fois toutes les relations entre les différents protagonistes établies, l’on s’aperçoit - et sans doute les scénaristes ont vécu cela également - qu’il reste encore une bonne poignée d’épisodes à réaliser pour finir la saison. Et l’on a la très désagréable impression d’un certains bâclage.

Je m’explique :

Si la série , malgré le coté « super pouvoir » des 4 jeunes filles s’appuyait sur la vie quotidienne , les relations entre personnages, leur psychologie face à la révélation qu’elles devront supporter au premier épisode, et était en ce sens une réussite, la seconde partie va sombrer dans un univers plus shonenistique.

En ce sens très prévisible car, le speech de départ étant basé sur un affrontement entre deux familles, il était assez facilement envisageable que ces dites familles viennent à s’en foutre plein la gueule. Chose qui arrive donc. Et là ben c’est moins bien. Le charme de la première partie s’envole, pour laisser place à un scénario sans trop d’intérêt , qui tend péniblement à aboutir sur une fin.

Cependant celle ci , quoi que très courte, retrouve le parfum de mélancolie du début de la série ni triste ni gaie, ce qui permet de finir sur une touche positive.

Gonzo s’est essayé à un style plutôt inhabituel pour lui, d’habitude plus accès sur des personnages jeunes, et visant un public d’ado. Ici Red Garden ne s’adresse pas en premier lieu à ce public, même si on sent ici et là (la deuxième partie ) une retombée vers certains travers (scénario bâclé). A noter une absence totale de fan service, là ou l’on observe la vie de 4 jeunes femmes, là aussi c’est un exploit pour le studio.

Pour conclure, j’ai clairement été touché par l’ambiance du début, par les thèmes musicaux et par les protagonistes. L’histoire elle aussi partait très bien, et même si le final dessert l’ensemble. Mais l’ensemble des qualités développées ci dessus justifient largement ma note.

7/10

#Par kuchiki byakuya le 15/10/2007 à 17:25

Red Garden se classe au rang des déceptions. Doté d'un potentiel certain, l'animé n'a pas exploité les nombreuses possibilités du scénario.

L'histoire commence d'une bien belle facon et même le médiocre chara-design n'a pu m'empêcher de continuer. On commence à entrevoir un scénario bien tordu comme on les aime mais très vite, cette joie se transforme en déception. Alors que l'on connait le secret beaucoup trop vite, la série tente de palier un manque de rebondissement par une psychologie envahissante qui dure plus d'une dizaine d'épisodes. Ok, face à l'horrible vérité, l'aspect psychologique était nécessaire mais pas à cette sur-dose. On s'ennuie ferme devant des cas de conscience qui se répètent sans fin. La fin repartait sur de bonnes bases, là encore gachées. Le dernier épisode m'a fait rire alors que ce n'était pas du tout le but, tout ca à cause d'un dénouement larmoyant à souhait. Je n'ai rien contre ce genre de fin, au contraire, mais cette conclusion ets trop poussive pour nous arracher les larmes.

Les personnages sont à l'image du scénario. Bons au début, ils sombrent dans une dépression énervante car beaucoup trop longue. Seule Claire reste intéressante car elle garde son coté terre à terre qui fait qu'elle ne se laisse pas abattre comme ses camarades. Chacune d'elles vit la situation différemment, ce qui n'était pas dépourvu d'intérêt, mais pas en 24 épisodes. Les derniers épisodes montrent clairement le manque d'idée de l'auteur qui noie le poisson dans des situations qui n'ont rien à voir avec les questions existentielles qu'elles ne cessent de se poser. Rose est la plus significative car son histoire n'intéresse pas vraiment et semble ne plus faire partie du groupe passé la moitié de l'animé. Ca tourne en rond et c'est tout.

La musique n'est pas mauvaise en soi mais le fait qu'on ne suive la série que d'un oeil n'aide pas l'ost à grandir. Je n'ai jamais vu un opening aussi mal choisi, si bien qu'il est difficile de savoir si on l'a aimé ou pas. L'ending est par contre mauvais. Mais mis à part ces 2 chansons, je ne peux pas dire que les thèmes m'ont marqué. J'écouterai l'ost à part pour me faire une idée.

Une déception évidente. La série est trop longue, vu les choix scénaristiques de l'auteur. Trop de psychologie tue la psychologie. C'est dommage car Red Garden pouvait devenir une série phare de la japanimation mais elle ne dépassera jamais le rang de déception. Au final, je n'ai pas trouvé grand chose pour sauver cet animé.

3/10

#Par Starrynight le 08/09/2007 à 19:36

Voilà un anime méconnu qui mérite une place de choix dans la filmographie des studios Gonzo. Après plusieurs productions décevantes de ce studio, Red Garden est un oasis d’inventivité et d’originalité en matière de choix artistiques et de scénario.

Tout d’abord, la série soigne son look : bien loin des personnages falots à la bouille esquissée en quelques traits, produits habituellement à la chaîne, Red Garden ose mettre en scène des héros – et principalement des héroïnes – à la figure très travaillée et détaillée, quitte à accentuer certains traits à la limite de la caricature. De plus, on voit nettement qu’un gros travail a été fait pour imprimer une identité forte à chaque protagoniste : coupe et couleur des vêtements, brushings, postures, comportements, manies, voix (où l’on est à cent lieues des voix kawaii, enfantines ou criardes que l’on rencontre trop souvent : les seiyuus choisies ici ont parfois des voix graves, mûres) : chacun(e) est réellement unique et a son style propre. Cette originalité de l’esthétique se pressent dès le générique de début, on y retrouve en effet certains effets de superposition de motifs et de couleurs qui ne sont pas sans rappeler le travail effectué par le studio sur Gankutsuou.

Le décor maintenant : une fois n’est pas coutume, l’histoire se déroule en plein New-York, mais vu du côté habitants blasés (donc vous ne verrez par la Statue de la Liberté ou l’Empire State Building à chaque coin de rue sous prétexte qu’on est à Big Apple). L’ambiance en est plutôt bien retranscrite avec les cafés, les immeubles bon marché et les villas huppées.

Pour que le spectacle soit complet, l’aspect musical est également soigné. Le choix de mélodies douces et lentes permet même d’introduire un décalage avec la tournure dramatique que prend progressivement l’histoire, ce qui rend le tout difficile à cataloguer et donc, à mes yeux, d’autant plus riche. Je ne peux m’empêcher de mentionner ici les scènes où s’opère un brusque arrêt du fil du récit et où tous les personnages présents se mettent à fredonner ensemble une chanson mélancolique. Ce type de mise en scène m’a beaucoup rappelé des passages semblables dans le film On Connaît la Chanson d’Alain Resnais.

Quant à l’histoire en elle-même, c’est un être hybride entre ultra réalisme et surnaturel, chronique de la vie quotidienne d’une poignée d’étudiantes et sombre récit de malédiction, série d’auteur et série d’action. Les combats entre les jeunes filles et les adversaires transformés en bêtes inhumaines lorgnent du côté de Shingetsutan Tsukihime, mais il est intéressant de remarquer que dans Red Garden, le quatuor d’héroïnes peine à remplir son rôle de tueuses salvatrices. On est ici très loin des personnages qui passent en deux temps trois mouvements de quidam banal à héros surpuissant et quasi invincible. Ici, même si les filles comprennent bien qu’elles ne peuvent ménager leur adversaire et malgré la bestialité de ce dernier, l’acte de tuer heurte tellement leurs convictions, leur culture, leur éthique et elles paraissent si faibles, démunies, terrorisées et paniquées que le premier affrontement semble durer une éternité.
Un autre attrait du récit est le statut particulier de Rachelle, Claire, Kate et Rose qui restent inchangées aux yeux de tous mais dont le comportement est profondément ébranlé par les révélations successives qui sont faites à leur sujet. Le fossé se creuse peu à peu entre les attentes et les attitudes de leurs proches et leurs nouvelles préoccupations. Se développe alors un nouveau regard sur leurs existences, leurs avenirs, leurs rapports avec leurs proches – parents, amis, amoureux – et l’importance de leurs souvenirs.

Cependant, je regrette qu’à partir de la moitié de la série à peu près, la série perde une partie de son originalité et dérive vers notamment une systématisation des affrontements, alors que c’est loin d’être le charme principal de cet anime.

De même la fin est un peu trop rapide et, en conséquence, un peu bâclée. Au vu du format original de la série (22 épisodes), celle-ci aurait gagné à s’allonger de quelques épisodes pour développer le dénouement et l’amener plus progressivement. De même un aspect un peu symbolique de cette malédiction (par exemple : un groupe quasi exclusivement féminin contre un groupe quasi exclusivement masculin et qui cherche désespérément un élément féminin capable de surmonter ce clivage pour perpétuer sa race) est à mon sens sous-exploité.

8/10