Red Line

Red Line

Informations générales

Staff technique [liste]

Plus d'informations

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Red Line
  • Editeur: Kazé

Doublage

Takeshi Aono, Kohsei Hirota, Unsho Ishizuka, Kenta Miyake, Koji Ishii, Cho

Synopsis

A l'époque ou les moteurs anti-gravs sont la norme, et où l'humanité a repoussé les limites de la vitesse, un seul mot est synonyme de défi ultime pour tout les racers et les fous du volants de la galaxie: Redline. Une course illégale où absolument tout est permis, quelles que soient les armes ou le nombre de réacteurs que vous mettrez sur votre engin et où vous jouez votre vie, mais au-dessus, la victoire et la gloire éternelle.

JP, jeune pilote qualifié contre toute attente pour la course ultime, risquera tout pour les remporter, peu importe les ennuis et le manque de moyens !

Synopsis soumis par Zankaze

  • Red Line - Screenshots #1
  • Red Line - Screenshots #2
  • Red Line - Screenshots #3
  • Red Line - Screenshots #4
  • Red Line - Screenshots #5
  • Red Line - Screenshots #6
  • Red Line - Screenshots #7
  • Red Line - Screenshots #8

#Par SoulJapanExpress le 19/04/2012 à 14:19

"[...]Red Line c'est que du visuel technique[...]"

C'est ce que j'aimerais dire, mais je n'ai pas envie de me faire creuser les neurones par une bande de haters punk sur un troll aussi merdique.

Donc je disais, Red Line c'est (que) du visuel technique, c'est flashy, c'est très quali’ et les 5 premières secondes sont plus que bien foutues pour donner envie de continuer. En gros un beau bordel étriqué dans lequel on condense tout ce qui peut faire jouir les rétines, des bolides, une foule space, des effets de vitesse hallucinant, de l'action fluide et détaillée... Ça pour l'ambiance, j’accorde d’entrée de jeu un full score très mérité. C'est cet aspect euphorique dense et perché qu'on m'a vendu et du coup, j'en ai attendu beaucoup plus que ce que j'ai eu au final.

Redline est une classe à part qui fait le choix d’une composition musique/action très originale. La bande originale claque et correspond totalement à l'ambiance du film, là, je ne voit pas où et comment on aurait pu faire mieux.

Avec tout ça, le film part avec une belle plu value très sophistiquée. Pourtant si le visuel et l'audio à eux seul pouvaient tout faire, on pourrait s'arrêter et là, continuer à baver encore et encore sur ce truc ingénieux. Ce qui m'amène à développer le point suivant sur l'absence de ce qui aurait pu véritablement faire la différence.

Le scénario n’est pas difficile à suivre, il n’y en pas. Moi déçue? Naaan... Mais meirde, c'est là où j’attendais quand même un effort de la réalisation. 'Fallait me donner autre chose à bouffer à part des courses folles dans des contrées intergalactiques. Par contre l'amas de plastification de personnages servi sur un plateau et recouvert d'un truc bourrée d’archétypes jusqu’à la moelle, ça c'est de l'or en barre! En fait il n'y a rien, pas de signification complexe, pas de symbolique, pas de dialogues perchés, juste de l'action et une focalisation totale sur la course. Ce qui m'intrigue aussi c'est qu'on atterri dans cet univers sans aucun parachute et au final, on en veut plus du moins moi j'aurais voulu en voir plus.

Je reviens assez vite sur la "symbolique", si il y'en a une, il faut la trouver en analysant toutes les combinaisons possibles, l'envie de vivre, la folie, le fun, ou encore un truc sexuel qu'apparemment un internaute à trouvé dans RedLine et dont il en a fait un article que j'aurais aimé lire. Personnellement, j'ai juste vu deux personnes charismatiques (cliché 1) qui veulent poursuivre leurs rêves (cliché 2) en gagnant une course (cliché 3) et par extension se chopper ensuite (cliché 3').

Après, je voudrais bien juste considérer l'aspect fun du film et le prendre comme un très bon divertissement qui a su atteindre ses objectifs, j'émets quand même une triste réserve sur le fait que tout aille trop vite et que Redline aurait pu gagner sur ce format en une réalisation plus poussée. En définitive on se retrouve avec une animation adrénaline sans aucun temps mort mais qui aurait dû laisser quelques secondes même infimes pour faire rouler un scénario en titane.

6/10

#Par Deluxe Fan le 05/01/2012 à 13:54

RedLine : You're too slow !


C'est en regardant la page Wikipédia de Takeshi Koike que je me suis rendu compte de la renommée du monsieur, qui a travaillé sur bon nombre d'animes qui sont pour moi des références intemporelles. Cela dit, il était jusqu'à présent resté plus ou moins dans l'ombre, offrant son talent au service des autres. Redline est une de ses productions récentes et personnelles. Vaut-il mieux un petit chez soi qu'un grand chez autrui ? Pas sûr.

Le film a bénéficié d'une masse de travail visiblement conséquente en terme de design, de colorisation, de mise en scène et, surtout, d'animation. Le moindre détail d'arrière-plan est animé avec soin, et l'on ressort du film avec les yeux éclatés, repus, larmoyants. Mais si l'on ajoute à cela des couleurs criardes, un chara-design bigarré et des angles de caméra ambigus, on obtient un produit certes beau mais dont on a pas le temps de profiter. Un comble pour un anime traitant de course automobile me direz-vous ; mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Redline montre beaucoup de choses mais ne prend pas le temps de poser quoi que soit.

Ainsi, les personnages se limitent à un caractère stéréotypé (le héros badass, la jolie fille plus forte qu'il y paraît, le rival, le flic, les deux sœurs pétasses, et d'autres dont je ne me souviens pas), l'univers est une vaste blague et le scénario est prévisible depuis la ligne de départ. La fin du film m'a d'ailleurs bien fait marrer, par son côté extrêmement abrupt, symptomatique d'un film qui a trop peur d'aller au-delà de l’esbroufe visuelle et sonore. D’ailleurs en parlant de son, si les musiques du film sont très bien choisies, les doubleurs japonais semblent avoir été trouvés au coin de la rue. Rien de gênant, c'est pas comme s'il avaient des choses passionnantes à raconter.

Redline m'a donné l'impression d'un film qui s'est trompé d'époque. Il aurait été parfaitement à sa place dans les années fin 80 - début 90, entre le Running Man de Yoshiaki Kawajiri et les courses de Motorball de Gunmm. Mais désormais, alors que la japanime tend à se sophistiquer autour des codes qu'elle a construit, Redline appraît comme un relent de nostalgie appréciable mais oubliable.
Redline, c'est la spontaniéité des temps anciens remise au goût d'aujourd'hui. L'immense travail fourni sur la technique m'interdit de lui mettre moins de 7/10 et quatre étoiles, mais au moins vous serez prévenus.


Les plus
- On s'en prend plein les mirettes
- Beaucoup de travail en amont sur le design des persos et méchas
- Direction artistique spéciale mais assumée
- Une bonne dose d'humour

Les moins
- Certaines scènes sont un bordel sans nom
- Scénar et narration digne de série Z

7/10

#Par Kanapeach le 30/12/2011 à 14:53

Red Line, comme quoi l’adrénaline dans un anime, ben c’est possible ! Partant avec certains préjugés, malgré les élogieuses critiques précédant la mienne, la surprise n’a été que plus intense et que meilleure. En effet, si comme moi vous êtes allergiques aux courses automobiles et que les voitures sont loin d’être votre source principale d’intérêt, la seule chose que je peux vous dire est de ne pas vous laisser démonter par l’idée de regarder un film entièrement consacré à celles-ci.

Les premières minutes sont du genre à laisser sans voix. Parce que s’il y a bien une chose qui choque, ou plutôt frappe dans Redline, c’est sa réalisation. Et déjà ici le film partagera ses spectateurs entre ceux qui adhèrent et ceux qui ne supporteront pas, le juste milieu ne saurait exister tant le travail effectué est particulier. C’est résolument vers la bande dessinée et les comics que se sont tournés les personnes aux commandes de l’esthétique bien plus que le traditionnel manga. L’ensemble use et abuse du travail de l’ombre pour un résultat détonant qui m’a simplement subjugué.

Sans parler de toute l’œuvre accomplie autour de l’impression de vitesse qui n’a jamais été aussi bien retranscrite qu’ici (ou tout du moins sur l’ensemble des séries/OAVs/films que j’ai vu jusqu’à maintenant). Les courses sont d’une intensité rare, une intensité si soutenue que les mains en deviennent moites, le front plissé et le cœur battant à cent à l’heure. Le passage final est d’ailleurs juste divin sur ce plan là. Un petit mot enfin sur le chara-design qui s’inscrit parfaitement dans la continuité des décors et bolides étincelants (bagnoles de malade mental et souvent proches du gros nawak en prévision). Ainsi JP, avec sa banane et sa tenue de routard a juste la classe ultime. Quant aux autres protagonistes, on est dans le même état d’esprit avec ce trait un peu fou et qui m’a tellement plu.

Niveau scénario, il n’y a pas grand-chose à relever, encore moins à retenir, mais sérieusement, quelle utilité pour un long-métrage centré sur des courses d’avoir une intrigue ? On a donc droit au minimum syndical et c’est plus que suffisant pour nous embarquer dans une heure trente de vitesses folle. En gros on a bien une histoire de course qui n’a lieu que tous les cinq ans et à laquelle seuls les meilleurs coureurs participent. Seulement voilà, cette fois-ci l’endroit où aura lieu l’épreuve est hautement surveillé et le moment venu, les différents conducteurs devront composer avec un gouvernement bien décidé à les supprimer (à tel point qu’on verse joyeusement dans le bordel le plus complet).

Pas de rebondissements (au sens où je l’entends), pas de complots mais les joutes sont tellement jouissives qu’on oublie sans regret ce défaut. D’autant que la production bénéficie de personnages ultra charismatiques. Entre les gros bras, les détraqués, les bombes sexuelles, les gamins vulgaires, les scénaristes se sont arrangés pour donner naissance à des personnages énormissimes, même le gentil JP qui obtient toute ma sympathie.

La bande-son frôle elle aussi l’excellence. Chaque doubleur a su donner un petit grain de folie au caractère qu’ils incarnent. Ce qui m’a vraiment emballé, outre la réalisation, c’est aussi mais surtout les bruitages sans lesquels rien n’aurait été possible. Ils alimentent chaque seconde du long-métrage et le tout est explosif, c’est le mot. Moteurs vrombissants, missiles en pagaille, pneus crissant et explosions sont au rendez-vous de ce grand bazar, un bazar débordant de vie et de surréalisme. Finalement, le seul point qui me partage un peu, c’est l’OST. Cette dernière présente deux faces assez distinctes. D’un côté on a une partie résolument déjantée et survitaminée utilisée pour les phases de poursuite et qui ne fait qu’amplifier l’immersion déjà bien entamée. De l’autre on a droit à des pistes à sonorités trop techno et d’autres chantées à l’intérêt discutable (hormis la chanson de fin entraînante), et cette partie-là est assez gavante pour ceux qui ne sont pas fans du genre.

Conclusion de cette critique un peu plus longue que d’habitude. Redline est un film que je conseille, que je conseille même vivement, mais c’est un film qui partagera certainement tant chacune de ses partie est très spécifique. Reste qu’au-delà de l’ensemble des bonnes surprises il y a bien un vide scénaristique et une OST sur laquelle je reste mitigé. Ca n’est pas non plus un frein à mon enthousiasme et le 8,5 que je m’apprêtais à donner, c’est bien volontiers que je l’arrondis à 9.

9/10

#Par daisuke01 le 06/11/2011 à 20:11

Si je pouvais dire quelque chose de ce film, c'est qu'on s'attendait pas à une prouesse scénaristique, tant mieux car il n'y a quasiment pas de scénario à part rouler le plus vite possible, montrer qu'on est le plus fort, faire des acrobaties complètement irréalistes.
Voici quelques infos qui vous permettent de voir ce qui vous attends.

Vous vous attendez à rire, ce film n'est pas pour vous, à de bons dialogues non plus car ils sont peut intéressants et comme le scénario est absent on ne peut pas trop en demander, mais si vous vous attendiez à des courses incompréhensibles, déjantées, ah oui ça il y en a même trop ce qui délaisse totalement le scénario (hum scénario je suis gentil).

Bref c'est pas pour ces aspects là ou ces catégorie assez importantes pour un animé qui se respecte, que vous devriez visionner cette animation, mais plus pour l'animation générale, ça bouge de partout, les paysages sont pas beaux mais ils sont bien dessinés et il y a beaucoup de détail dans la ville.
Vraiment à part les qualités excellentes de l'animation des personnages, véhicule... dur de le comparer à d'autre animé qui remplisse mieux les catégories artistique désertées par Redline.
Et puis la fin est aussi intéressante que le scénario du film, ça se finit d'un trait, merci c'est fini rentrer chez vous.

Voila vu les notes je m'attendais limite à un très bon animé, mais belle déception.
Et puis Redline n'a finalement rien de spécial, beaucoup de défauts, d'autre animé déjantés sont plus intéressands que celui ci et au moins... ils ont un sens scénaristique clair et compréhensible.

2/10

#Par dregastar le 20/10/2011 à 19:42

VROOOM BOUM BANG SKREEEETTTCH!

Amis du soir bonsoir et amis de toujours bonjour,

J'ai pas de titre, j'en trouve pas et le mieux que je puisse faire c'est donc de proposer ces onomatopées qui à elles seules résument assez bien les sensations après avoir vu cet anime dont je ne prononcerai pas le nom. Oui je vais feindre l’amnésie. Pas que je veuille l'oublier, n'allez pas vous méprendre mais je veux juste savourer cette découverte et vous en parler comme un débutant. Quoi de plus beau que les sensations d'un novice,d'un néophyte qui n'est pas encore gavé ni rassasié d'émotions fortes, et est donc à même de laisser paraître toute la force et la magie qui en découlent ! Oui car me la jouer vétéran va être de vous parler, de vous décortiquer cet anime et d'user de superlatifs techniques et qualificatifs plus que grotesques pour rationaliser l'irrationnel afin d'expliquer l'inexplicable...

Personnellement je n'en ai pas envie alors oui je le dis : " Mais qu'est ce dont que cette claque visuelle et sonore que je viens de me prendre ?!" O my god dites-moi d'où sort cet anime ?! Comment est-ce possible qu'un truc aussi bateau dans son histoire me fasse monter l’adrénaline jusqu'aux cheveux et ne fasse bouillir mon sang d'otaku en une fraction de secondes pour le faire tourner avec 660 chevaux à 7800 tr/min ?! Comme de passer de 0 à 100 km/h en 2 seconde au démarrage.

C'est beau, c'est fort, c'est du rarement vu et du tout bon pour garder l'espoir en la Japanime chère à mon cœur. Celle à même de me faire rêver, de me surprendre et de me faire m'extasier devant tant de prouesses techniques et visuelles, et de me faire apprécier le voyage. Même avec un semblant de scénario émergeant difficilement ou à peine de la surface de ce cocktail d'actions et de dialogues à tout va.

Bon, pour pouvoir transmettre le message concernant cet anime ou la flamme dans ce monde parfois si obscur, il faut que je respire un coup et que je me pose. Voilà, on est tous bien assis ensembles : moi à écrire, vous à me lire et c'est bonheur. On parle de quel anime déjà ? C'est vous qui me posez la question ? Ha non je n'entends rien. Mes tympans se remettent difficilement des vrombissements et explosions de moteurs à soupapes survitaminés, à tel point que je n'entends pas vos questions. On est là, assis donc devant son écran. Puis, après avoir appuyé play, eh bien c'est la claque car on se retrouve dans un environnement désertique où quelques badauds et spectateurs sont là, pour voir passer leurs idoles aux montures d'acier et de technologie testosteronique-hypersonique pour une courses de folie où tous les coups sont permis.

Oui comme je disais il n'y a que quelques badauds, mais quel plaisir de découvrir ces personnages extra-terrestres avec ce chara-design si particulier: ces physiques et ces look si savamment imaginés et si adroitement mis en couleurs et en animation pour nous ! Ha la la ça remonte à très longtemps et à un anime qui s'appelle "Cobra" cette sensation que j'ai ressentie devant la diversité et le cosmopolitisme surprenant de ces personnages habitant et remplissant les 97mn de pellicule de bonheur de l'anime. Bah oui je m'y croyais là, et je crois que mon goût pour les vies extra-terrestres en anime a ressuscité et s'en trouve grandit. Je ne parlerai plus au passé quant il s'agira au gré d'une conversation de nommer une société extra-terrestre qui m'enchante en Japanimation. Je vais pouvoir laisser reposer ce bon vieux "Cobra" et ses pirates de l'espace pour parler de ce bijou d'imagination et de création datant d'aujourd'hui. Et puis quelles sensations comme ça d'entrée de jeu. A peine après avoir commencé, se retrouver happé dans une course sortant de l'imaginaire et dans laquelle on est mouliné, jeté en l'air et remis dans le sens de la marche pour ne pas en rater une miette. Époustouflantes, ces machines faites pour le challenge tout comme ces gladiateurs du volant se rendant coups pour coups et rivalisant de courage, de vice et de vitesse pour ne laisser aucune miette à leurs adversaires et concurrents.

Sincèrement à regarder, c'est comme jouer à un jeu vidéo. Mais au lieu de la manette qui vibre au gré de vos aventures, c'est votre chaise ou votre canapé qui vibre, et pas qu'un peu...

Après ça, on va découvrir nos héros. Et pour le coup, pas de jalousie entre filles et garçons car ce film animé est mixte : on a ainsi une femme dont la beauté et le talent n'égalent que le mystère et la grâce qui l'entourent. Pour nous les mecs on a droit à un homme au look vraiment à la pointe de la ringardise, sublimé par une banane à la Elvis mais fièrement et fraîchement remise au goût du jours. Et ce héros a la classe: des p'tits airs physiques ou des mimiques dignes d'un certain Spike (léger). Bref, c'est juste pour dire qu'il en jette, c'est ce qu'on appelle un vrai mec et il sera agréable de le suivre. Les deux ont soif de victoires car la première course étais un en-cas. Eh oui mesdemoiselles, mesdames et messieurs: la prochaine à ce qu'il parait, c'est celle de l'année, celle de l'univers et celle à laquelle tout participant a eu le droit par son talent, ses relations, par chance ou par la force le droit de disputer. Le devoir de s'imposer est l'unique objectif car il n'y a pas de seconde place, une seule compte et c'est celle de premier. Ainsi est le prix à payer pour avoir la chance d'y participer et chacun donnerait même sa vie pour la remporter.

Calés sur une histoire pareille, on est déjà bien en place, au delà même d'un "Fast and Furious" qui peut se demander pour une fois si une piquette ne vient pas de lui être administrée par nos amis et artistes Japonais. Cette course magique et cette ultime bataille sera agrémentée de tranche de vie (si puis je dire) et de personnages hauts en couleurs, qui feront prendre tout son sens à cette dernière expression.

On naviguera entre mafia, western et science fiction, sans accrocs ni faux pas avec un fond politique qui sera la petite touche scénaristique en plus. Ajoutez à l'histoire celle d'un Graal d'un autre âge et d'un autre univers. Mais la politique et ses dirigeants, je vous laisse le soin de les découvrir car je suis pas là pour vous spoiler ni vous dévoiler les nombreux ingrédients imaginatifs et techniques qui composent cette œuvre. Je suis là pour vous ouvrir la porte, vous montrer la direction en vous donnant la température. Puis d'une légère tape amicale je vous pousse pour que vous y entriez, au cas où vous hésiteriez encore ou si vous êtes d'une nature timide ou méfiante.

A mon humble avis on tient là un chef d’œuvre du divertissement. Un genre de blockbuster ou un show digne du meilleur de nos amis Américains qui laissera vos neurones se détendre et votre cœur ressentir l'émotion du sport, de la vitesse et la découverte d'un univers original et originalement proposé. Pas de morale, pas de philosophie grandiloquente ni de drame passionnel ou intrigue à suspens et retournement de situation imprévu.

L'imprévu réside ici dans la qualité de l’œuvre proposée dans le basique de son histoire, la richesse de ses dessins, de ses personnages, mais surtout de son animation fluide et hypersonique. Une animation qui redonne ses lettres de noblesse et du prestige à ses petites mains qui dans les studios Japonais bossent pour donner vies à ces histoires.
Là, comme je ne souhaite être que l’apôtre du plaisir et un simple débutant aussi ébloui qu'il peut l'être, je pousserai donc le jeu pour vous dire que c'est juste inexplicable, que pour comprendre il faut le voir et là vous comprendrez ce que c'est que de l'animation et saisirez l’essence de mes paroles.

Petite cerise sur le gâteau: on a là une OST vraiment originale, a l'américaine. Eh oui ça chante en Anglais, c'est moderne. Et en y pensant, cette œuvre a un petit coté décomplexé et bien dans sa peau "d'Afro Samurai Résurrection" ou "HighSchool Of the Dead". Ce qui donne de quoi faire jaser ou parler en bien à son sujet. Attention j'ai bien dit un chef d’œuvre du divertissement et un show à l’américaine version anime japonais. Qu'on soit certains de se comprendre et surtout que vous ne me reprochiez pas de faire le job alors que je ne vous donne pas le titre de l'anime. Enfin trêve de plaisanterie car si on est tous là, si vous me lisez, c'est donc que vous savez être sur la page proposant les critique de REDLINE.

Oui REDLINE et rien que ligne rouge ça veut tout dire. On a longtemps dépassé et franchit celle-ci mais pas pour tomber dans le fossé ou le caniveau. Juste pour basculer dans un univers hors du commun où vous aurez en plus le plaisir d'en découvrir la chaine TV Redline et ses chroniqueurs de folie pour mieux vous mettre dans le bain et vous permettre de vous acclimater à ce décalage horaire et total. Car là accrochez vos ceintures et préparez-vous à voyager avec ce bijoux de l'animation d'action aux accents funs et déjantés. Je vous offre un dernier bonus avant de vous quitter en vous annonçant que la VF est de qualité. Vous pouvez vous y risquer sans problème, moi je me suis fait les deux versions et je m'en porte donc humblement et sérieusement garant.

--------------------------------------------------------------------------------------------

On arrive à la fin de cette critique et comme j'ai pu l'entendre une fois (j'avais trouvé ça sympa et assez bien dit pour que je puisse me permettre de vous la ressortir) : "REDLINE Ne lisez pas ce qu'on dit, partez le regarder. Il n'y a rien à décortiquer quand on en vient à REDLINE, c'est juste une claque monumentale du début à la fin." Tout est dit.

Point barre. J'en ai fini avec REDLINE ici et par contre je me le réserve pour une énième séance je ne suis pas encore rassasié. Tant qu'a faire qu'ils nous mettent un deux en préparation, ça sera pas de trop mais avec la barre encore plus haute s'il vous plait. Bon ça c'est une autre histoire et de toute façon seul l'avenir nous le dira. Sur ce profitez bien de celui ci.
Merci à vous et c'est tout pour moi. Je vous souhaite, amateur ou pas du genre 200% action et 1% neurone, une superbe et agréable séance.

PS : L'un des plus beaux plans de ciel étoilé que j'ai vu en Japanime de toute ma vie, se trouve ici dans ce film. Alors en silence et sereinement je sors et lève ma petite ardoise avec écrit dessus a la craie : 10.

10/10

#Par Heain7 le 25/08/2011 à 21:22

Bon je dois dire, avant de commencer cette critique que j'ai été vendu à ce film dès que mes yeux se sont posés sur la bande annonce, ça vous donne une idée de ce qui va venir.

Au départ, ce film ce situe dans un univers ou la vitesse maximale a été atteinte grâce aux moteurs antigrav; et Redline est le nom d'une course intergalactique extrême qui regroupe les meilleurs pilotes de l'univers. Tout les coups y sont permis sauf qu'au départ les engins doivent être terrestres (n'empêche qu'ils peuvent mettre le nombre de réacteurs qu'ils veulent...). Donc dans cette course folle nous suivons un pilote du nom de JP qui rêve de faire partie de la Redline mais qui dois passer la Yellow line (les qualifications) avant d'y être admis, malheureusement son bolide se fait saboter, faute d'une combine de la mafia, et JP ne se fera pas sélectionner. Mais coup de théâtre, les officiels de la course annoncent plus tard que la Redline se tiendra clandestinement sur la planète Roboworld (l'équivalent de notre Corée du Nord actuelle). Pour cette raison plusieurs pilotes préfèrent abandonner plutôt que de risquer leur vie, ce qui amène JP à être accepté comme pilote remplaçant...

L'histoire:
Si vous cherchez une histoire complexe du genre à la Perfect Blue ou à la Akira, et bien vous serez déçu car celle-ci est assez simple: Il y des coureurs, il y a une course et les coureurs veulent gagner la course. Ça résume assez bien la chose. Par contre l'histoire est, pardonnez moi l'anglicisme, "Over the Top". Je m'explique. Chaque événement, chaque accélération, chaque explosion est exagéré au maximum, c'est la meilleure représentation de la vitesse que j'ai vu dans un animé; c'est comme un Speed Racer sur le crack et l'adrénaline en même temps. Est-ce assez explicite comme métaphore? Et le tout, trempe dans une sauce mafieuse et criminelle qui ajoute son piquant à l'histoire.

Les personnages
Les personnages quant à eux, sont tout autre chose, Ils ont chacun une personnalité bien à eux et très bien développée, même si souvent stéréotypée, qui donne à la fin une brochette très variée de tempéraments et d'émotions. Mais leur personnalité est INTENSÉMENT soulignée par leur design graphique qui est une preuve de l'immense créativité dont a fait preuve le chara designer; du géant de métal, en passant par JP le grand maigre et "joe-cool" national jusqu'à un espèce de petit poussin extraterrestre, on en voit vraiment de toutes les formes. En plus d'un design de la mort, chaque personnage est animé de manière à ce qu'ils possèdent chacun et chacune leur propres petits tics nerveux ou mimiques ajoutant à la crédibilité de leur personnalité.

La musique
La musique, écrite par James Shimoji, a été conçue pour être rythmée avec l'animation, ici elle est surtout techno et parfois Rock, mais elle garde toujours sont but premier qui est de donner le rythme au film et ça elle le réussit à merveille. C'est le petit plus qui va vous garder sur le bord de votre siège pendant les courses.

Le visuel
Voici le clou de ce film, là ou toutes les prouesses sont faites, j'ai nommé l'aspect visuel et plus précisément: l'animation. Il fallait s'attendre à quelque chose d'exceptionnel de ce côté là car si mes sources sont fiables, le film a été développé sur une période de 7 années. 7 ans c'est énorme, mais cela a donné, selon moi, la meilleure chose que l'animation japonaise aie jamais produite, une animation d'une excellente qualité qui garde le même haut niveau tout au long du film. Que ce soit au niveau des effets visuels ou des plans de vues complexes et distortionnés, on sent par la qualité et le détail que Takeshi Koike a versé une partie de lui même dans ce projet. L'animation japonaise avait besoin d'un vent de fraîcheur, je pense que ce film représente bien ce renouveau.

Pendant aucun instant je n'ai décroché de ce film, j'ai carrément adhéré à cet univers complètement loufoque et exagéré, ce film a été un des films qui me laisseront une marque profonde et indélébile.
Donc, pour une histoire exaltante et bourrée d'adrénaline, des personnages comiques, attachants et diversifiés, un visuel d'une grande originalité ainsi qu'une animation parfaite; je pense que ce film mérite la meilleure note. 10

10/10