Simoun

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2006
  • Titre original: Simoun
  • Titre français: Simoun
  • Nombre d'épisodes: 26
  • Site officiel: http://simoun.tv/
  • Studio: Studio DEEN
  • Diffuseur: AT-X, TV Aichi, TV Osaka, TV Tokyo
  • Directeur: Junji Nishimura
  • Character-designers: Asako Nishida, Jin Seob Song (mecha)
  • Musique: Toshihiko Sahashi
  • Doubleurs: Michi Niino (Aeru), Rieko Takahashi (Neviriru), Ami Koshimizu (Paraietta), Eri Kitamura (Amuria), Mamiko Noto (Rimone), Manami Uzawa (Furoe), Megumi Toyoguchi (Alti), Michiko Hosogoshi (Kaimu), Mikako Takahashi (Rodoreamon), Nana Mizuki (Morinasu), Rika Morinaga (Maminna), Sakiko Tamagawa (Onasia), Yukana (Dominura)

Synopsis

Simoun prend pour cadre la planète Daikûriku et plus particulierement la nation du Simulacrum la Terre-Sainte. De toute temps, le Simulacrum a dominé la région par l'usage des Simouns. Le dogme pronant le fait qu'il s'agit des chariots des Dieux et que les Sybilla (prétresses) assemblées en chor les utilisent afin d'adresser aux cieux des prieres à Tempus Spatium.

Les nations avoissinantes, l'archipel d'Argentum et les Hautes-Terres de Plumbum vont remettre en cause cette hégemonie du Simulacrum pour des raisons de survie ou de religion. Le Simulacrum devant ce défi n'a plus d'autre choix que d'envoyer les chor Sybilla au front afin de défendre la foi en Tempus Spatium et leur patrie dont le Chor tempest reputé être l'élite de l'élite. Comment ces jeunes pretresses feront elles face à ce destin ?


Synopsis soumis par beragon

Par orieur le 18/05/2008 à 01:59

Après avoir entretenu le suspens pendant 26 épisodes, je peux dire maintenant que le thème principal de ce dessin anime est les relations lesbiennes entre les différentes miko du call tempest. Etant donné leur nombre il y en a pour tous les goûts.
Il y a des baisers obligés à cause du fonctionnement des simoun mais il y a de vrais relations lesbiennes aussi et souvent impliquant plusieurs personnes.

L'anime pose pas mal de mystères et autant vous prévenir tout de suite il y en aura très peu d'éclairci.
On aurait aimé en savoir beaucoup plus sur le passé de l'héroïne principale, sur le dieu, sur les simoun, sur les pays envahisseurs qui auraient a priori des problèmes écologiques...

Les miko qui pilotent les simoun sont des adolescentes qui ne sont pas encore allées à la Source qui leur permet de passer à l'âge adulte soit en devenant une femme adulte plus développée ou soit en devenant un homme.
C'est sûr ce dernier point qu'une autre curiosité du dessin anime vient se glisser.
Le passage de femme à homme se fait très lentement donc beaucoup d'hommes garde des attributs féminins pendant un moment mais même les plus âgés ont des voix de femmes mûres.
Ca fait bizarre.

Simoun n'est pas un mauvais dessin anime mais je le recommande aux gros gourmands qui ont déjà épuisé les autres bons dessins anime disponibles ou à ceux qui sont fortement intéressés par le yuri.

6/10

Par beragon le 17/05/2008 à 18:50

Comment aborder cette critique, sous quel optique la faire. L'anime en lui même est difficilement classifiable tant il aborde divers sujets. Le plus simple étant d'en faire une oeuvre de science fiction, mais il traite des problèmes de la foi et du dogme établi, de la guerre et de la transition de l'adolescence vers l'age adulte. C'est tout cela que le chor Tempest va devoir traverser, ces quatorze jeunes "filles" vont devoir faire face à la guerre et remettre en question les principes inculqués jusque là.

L'anime prend place dans un monde avec un background particulièrement étoffé et cohérent en lui même, entre sa religion et son contexte géopolitique. Dans ce monde de SF, la différenciation sexuelle des individus ne se fait qu'à partir de seize ans dans le Simulacrum. Jusqu'à cet age là, tous sont de sexe féminin apparent. Les individus pour devenir adulte doivent aller à la source, là bas, ils choisiront leur sexe. Dans l'archipel, la médecine y pourvoit (avec opérations et hormones).

Je vais aborder un des points chauds de Simoun, après tout, cela signifie littéralement vent chaud du désert, Sa mamelle principale est il le fan service éhonté prétexte à des scènes lesbiennes (Yuri) ?
Et oui car les Sybilla doivent s'embrasser afin de communier avec le Simoun et de s'envoler prier... facilité scénaristique afin d'attirer le chaland ?

Oui et non, de prime abord, c'est facile mais cela relève en fait que d'un point du background assez déstabilisants (non différenciation sexuelle). Ce n'est qu'un des aspects de l'anime. J'en conviens que cela peut rebuter certains et ce n'est pas forcement à l'honneur de cet anime. Mais le fan-service, le vrai en est absent. D'ailleurs détail cocasse, on ne peut parler de scène lesbienne vu que sexuellement les personnages principaux ne sont pas encore différenciés. Les romances mises en scènes ne sont donc pas forcement homosexuelles. Pour certaines, ce sont ces amourettes qui pèseront sur leur choix ( Je reconnais que c'est néanmoins prétexte facile pour du pseudo-Yuri enfin bref).

Passons outre ce point, l'histoire est rythmée (on conserve le fil en permanence), plus elle avance plus la difficulté se fera jour pour les sybillas qui se retrouvent sur le front. Les aventures et mésaventures de ce chor d'élite déchu qui va regagner son prestige sont dignes d'intérêts dans l'ensemble. Elles vont se retrouver engagées dans une guerre qu'elles n'ont pas voulue mais elles doivent faire leur devoir de Sybilla. Elles doivent défendre le dogme établi et leurs patries, sur ce point là, beaucoup d'entre elles réfléchiront et assumeront leur point de vue et actions, notamment la Sybilla Neviril, la Regina (leader) du Chor Tempest, prise dans la lutte entre les politiques et leur clergé.

Certains points du scénario sont intéressants car ce ne sont que des adolescentes qui doivent se battre et tuer, l'une d'entre elles dit d'ailleurs, "ne les regarde pas, si tu les regardes tu ne pourras plus les tuer" rappelant âprement qu'il faut déshumaniser l'ennemi afin de le tuer. Il y a néanmoins quelques longueurs et passages inutiles, notamment l'apathie et le trop long deuil de la sybilla Regina. Le chor Tempest regroupe quatorze personnages en son sein, il est donc évidents vu le nombre que l'on n' évitera pas les perso clichés et que la plupart ne seront pas traités en profondeurs. Ils ne seront néanmoins pas ignorés (je ne dis pas qu'ils servent tous à quelque chose) mais on s'y attache comme même à ces prêtresses. Les thèmes sont multiples et quelques romances en feront partis (cet aspect n'est pas le prédominant de l'anime à mon sens), chacun pourra voir l'histoire suivant un ou plusieurs angles.

Passons maintenant à la réalisation, le ton des couleurs est très pastel surtout au niveau des paysages, découpage classique dans les plans. Le chara-design ne fera probablement pas l'unanimité surtout vu l'aspect poupée de la Sybilla Regina et le design très efféminé des personnages masculins (en même temps, cela demeure cohérent avec un des points de base du BG). L'animation est correcte, minimum syndical. Les passages aériens sont chorégraphiés correctement et les Simouns en 3D bien intégrés. Bémol, il y a énormément de répétitions d'un épisode à l'autre des séquences de combats aériens, il est flagrant que la réalisation a cherché à économiser.

Bande son, très très peu variée tout au long de l'anime, trois thèmes musicaux se battent en duel mais ils sont de qualité honnête. Chose étrange, pas un seul doubleur masculins, il n'y a que des femmes, ce qui donne des choses assez étrange pour les personnages dits "masculins" présents (on va dire qu'ils n'ont pas fini leur différenciations sexuelles ou que les voies graves sont extra-terrestres dans ce contexte).

Au final, c'est plus le souvenir global, l'originalité du scénario et la fin particulière de l'anime que je retiendrai. Tout considéré, nous avons là une histoire atypique traitant avec plus ou moins de brio de plusieurs thématiques. Objectivement je devrai attribuer un 7 mais l'originalité du scénario et le coup de coeur vis à vis de cette histoire font que je lui attribue un 8.

8/10

Recherche