Slam Dunk, un shonen sur le basket comme on en voit rarement de nos jours. Adapté du manga de Inoue, la série fleuve (101 épisodes) a éssayé tant bien que mal de tenir compte de l'oeuvre du mangaka. Quel est le résultat ?
La diffusion télévisée débute en 1993, on a droit au schéma classique de l'adaptation d'un shonen à gros succès. C'est-à-dire, un chara-design inégale selon les épisodes et pas très respectueux du manga, une animation qui casse pas deux briques et bien sûr les fameux rallonges d'épisodes, flashbacks et autres combines pour ne pas rattraper la publication du manga. Cependant, force est de constater qu'au vue du budget et les contraintes de temps, le résultat reste plus que correct. De plus, le trait du mangaka n'est pas facile à reproduire lorsque l'on est préssé par le temps et le manque d'argent. En effet, le chara-design est certes irrégulier selon les épisodes voir les scènes, mais il est a contrario des autres shonens plutôt orienté vers un certain réalisme, ce qui n'est pas pour nous déplaire.
Ainsi, l'anime se distingue de ses homologues car il échappe au scénario ultra basique et manichéen du shonen type. Les équipes s'affrontent, dans un but sportif et non pour défendre des valeurs ou autres idéeaux stéréotypés. Bien que l'on peut de prime abord constater une mievrerie ambiante, c'est-à-dire qu'on retrouve plein de bons sentiments, effectivement il n'y a pas de "méchant". Le mangaka lui même a déclaré dans une interview que dans son manga, il a voulu faire transparaître les bons côtés de l'homme. On sent la passion des personnages à travers des matchs très disputés et la rivalité des joueurs. L'aura que dégage l'anime en fait son principal intérêt par-delà sa médiocrité technique, les scènes de jeux sont globalement compréhensible malgré des difficulttés par rapport au drible et au rebond.
C'est le principal défaut de l'anime, c'est sa longueur et la lenteur dans l'avancement de l'histoire, surtout qu'arrivé au dernier quart de la série, on part dans un délire hors manga malheuresement, et surtout que cette partie est particulèrement raté. Malgré tout l'opening et les endings sont de très bonnes qualités tant au niveau de l'animation que l'ambiance dégagée, un opening aux paroles bien niaises mais efficace par son entrain et des endings teintés de mélancolie, un savant mélange pour débuter et conclure un épisode.
En guise de conclusion, une série bien sympathique, on prend une bonne bouffé d'air et on est reparti pour un tour grâce à cette série à la nuance près qu'il ne faut pas être allergique à la lenteur extraordinaire du déroulement d'un épisode.