Yamato Nadesico Shichihenge

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2006
  • Titre original: Yamato Nadeshiko Shichihenge
  • Nombre d'épisodes: 25
  • Site officiel: http://www.at-x.com/program_de...
  • Studio: Nippon Animation
  • Diffuseur: TV Aichi, TV Tokyo
  • Auteur: Tomoko Hayakawa
  • Directeur: Shinichi Watanabe
  • Character-designers: Yasuko Sakuma
  • Musique: Hiromi Mizutani, Yasuharu Takanashi
  • Doubleurs: Hirofumi Nojima (Ranmaru Morii), Shoutarou Morikubo (Kyohei Takano), Tomokazu Sugita (Takenaga Oda), Yukiko Takaguchi (Sunako Nakahara), Yuuya Yamauchi (Yukinojoh Tohyama), Mai Nakahara (Noi Kasahara), Norihisa Mori (Hiroshi), Yuka Komatsu (Sunako's Aunt)

Synopsis

Quatre jeunes et beaux garçons, Kyohei, Ranmaru, Takenaga et Yukinojoh logent dans une grande demeure. Un jour, la propriétaire de cette résidence leur lance un défi. S'ils parviennent à transformer Sunako, sa chère nièce, en une jeune fille respectable, ils gagneront le droit de résider gratuitement dans sa demeure. En cas d'échec, le prix de leur loyer sera triplé. Ayant un sens inné de la séduction, ils acceptent l'offre mais lorsque Sunako arrive, les quatres garçons découvrent que la mission ne sera pas aussi simple qu'ils ne le pensaient ...


Synopsis soumis par The_Fan

Par Nakei1024 le 05/01/2008 à 22:27

Le moins qu'on puisse dire après visualisation de l'intégralité de cette série, c'est qu'elle surfe sur la vague des séries totalement déjantés que l'on voit depuis quelques temps (School Rumble et Ouran High School Host Club pour ne citer que les plus marquantes).

Les gags et l'humour s'enchaînent à 200 à l'heure, pour notre plus grand plaisir et notre amusement. Avec des personnages hauts en couleur quoique peu originaux (exception bien sûr de Sunako), il est clair qu'on n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer, chacun présentant son lot de surprise, même quand on pense avoir plus ou moins fait le tour. En dehors du quatuor de bras cassés auquel on a confié la dure mission de faire d'une jeune fille névrosée et parfaitement asociale une véritable lady, on trouve ainsi un bon nombre d'autres personnages intéressants, mais ceux-ci sont malheureusement largement sous exploités, et au final, on revient systématiquement sur le personnage de Sunako qui est finalement la seule à réellement sortir son épingle du jeu, les quatre jeunes hommes tenant un rôle déjà vu et revu, et les autres personnages (la plupart féminins) donnant plus l'impression de combler certains vides en étant maintenus à un rôle de potiches ou de décor pour tenir la chandelle. Ainsi, même si certains personnages semblent éprouver des sentiments entre eux, leur relation est mise en retrait derrière les apparitions toujours explosives de Sunako. C'est d'autant plus dommage car même dans son cas, il semble qu'en milieu de course, les scénaristes aient oubliés le synopsis de base de l'anime, à savoir il faut en faire une véritable lady. Au final, les derniers épisodes ne sont plus qu'un enchaînement de gags (hilarants il est vrai) sans fil conducteur réel; il a bien sûr été tenté de rattraper cette situation sur les tous derniers épisodes, mais de manière maladroite, et une fois que le mal a été fait.

La réalisation n'est pas mauvaise, mais les décors ont tendance au bout d'un moment à tous se ressembler, et au final, l'action ne se déroule plus que dans quelques lieus spécifiques, ce qui manque de variété. Les personnages bénéficient d'un chara-design de qualité, et d'une psychologie propre à chacun, mais qui manque cruellement d'originalité. De plus, je regrette que les quatre héros aient une apparence si efféminée, le point le plus remarquable étant sans doute leurs lèvres gonflées à l'extrême, qui les enlaidissent quand même sacrément. A la longue, on s'y habitue, mais quand même, le choc est dur à encaisser quand on commence le premier épisode. Une bonne idée reste cependant l'utilisation des graphismes SD, notamment pour Sunako: et d'une ça l'enlaidit franchement et permet de se figurer plus aisément quelle image elle a d'elle même, d'autre part, ça permet d'introduire bon nombre de gags (souvent avec des références aux films d'horreur Japonais: Ring étant le plus facilement identifiable).
Les seuls thèmes musicaux que j'ai retenus sont ceux joués lorsque Sunako révèle son vrai visage, et commence à causer la pagaille dans son entourage. On ne peut donc pas dire que ce soir Byzance de ce côté-ci.

Attardons-nous maintenant sur le message que véhicule cet anime (pour peu qu'il y en ait un) : dans une société comme celle du Japon, où tout est normalisé et standardisé, une personne comme Sunako, avec des goûts finalement peu en accord avec ceux de ses pairs a toutes les chances de se retrouver isolée. On se rend vite compte à travers l'anime que le concept de beauté vu par les Japonais et tel qu'il est présenté, est finalement assez matérialiste, et a tendance à enfermer ceux qui s'y soumettent dans une spirale infinie. Sunako semble être la seule qui se révolte face à ce phénomène, et en paie le prix fort sous la forme d'un isolement draconien par rapport à son entourage, alors qu'à bien y regarder, elle possède son propre charme, mais celui-ci est malheureusement inacceptable dans une société où tout est codifié à l'excès. A l'opposé, les personnages présentés comme beau n'ont que ce seul avantage (en début de série du moins, au fur et à mesure des épisodes, les différents comportements changent): après tout, nos quatre compères sont incapables de faire la moindre tâche ménagère (c'est toujours Sunako qui s'en charge), ils sont particulièrement lâches et prétentieux et passent leur temps libre à ne rien faire d'autre que de se soucier de leur physique, alors qu'ils en souffrent également (même si l'anime présente cela d'une manière assez extravagante). Les personnages féminins ne sont pas mieux lotis, puisqu'en dehors des produits de beautés ou de la manière de plaire aux garçons, elles ne semblent pas savoir faire grand chose. Sunako rappelle d'ailleurs régulièrement qu'elle ne comprend pas comment on peut passer autant de temps à dépenser des fortunes dans des produits qui n'amènent qu'un résultat finalement discutable...

En conclusion, cette série bien que présentant un humour assez efficace pâtit de nombreux défauts qu'il s'agisse de l'animation et du scénario. Néanmoins, si on réussit à oublier ces détails, on passe un bon moment à rire devant les pitreries des différents personnages.
Même si c'est moins visible (et moins crédible), en prenant la peine de réfléchir sur les actions des différents personnages, on pourra voir dans cette série une critique humoristique et déjantée de la société Japonais et des ses codes, notamment dans le domaine de la mode.

7/10

Par deedee le 03/01/2008 à 20:19

Un anime pour le moins... surprenant, qui, durant les 25 épisodes, oscille entre deux genres proches mais différents : l'humour (à répétition) et la parodie.

L'histoire, en elle-même, ne casse absolument pas des briques. Quatre beaux garçons (ou censés l'être), sans parents chez qui habiter, logent dans un luxueux manoir, où une fille - leur parfait contraire - vient les rejoindre. On pourrait croire à une banale série harem.
Mais là où Yamato Nadeshiko Shichi Henge fait fort, c'est dans la façon dont elle présente les choses. Il y a pour une fois une raison à l'entrée subite de la jeune fille - cette raison passe vite au second plan, mais un certain personnage se charge de le rappeler à chaque épisode -, et, par dessus tout, cette jeune fille est le sosie de l'héroïne d'un certain film d'horreur.
On l'aura compris, c'est une sacrée parodie qu'on nous propose là.

Passons aux personnages. Sans même avoir besoin de compter les quelques filles, on a une belle panoplie de genres : le "bad boy" Kyohei, égoïste et au mauvais caractère, le séducteur Ranmaru dont l'ambition semble être d'avoir toutes les dames du pays à ses pieds, le "beau ténébreux timide" Takenaga, et enfin, le traditionnel bébé tout mignon très "fille", Yuki.
Pas mal de clichés donc, qui plus est tous rassemblés en un même endroit. Mais le pire dans tout ça, est sans doute leur beauté. Ces quatre garçons passent leur vie à se faire courser par d'innombrables groupies, sans aucun répit (et surtout pas le 14 Février). Deux problèmes : de un, ils ne sont vraiment pas beaux, et de deux, ils restent terriblement plats. Yuki est plus pathétique que mignon, pour ne citer que lui. Même le côté sombre de Kyohei (je n'en dis pas plus, halte au spoil !) ne parvient pas à le rendre moins ennuyeux.
Heureusement, certains personnages viennent relever le niveau : Nakahara Sunako, par exemple. Un cas à part, l'un des seuls personnages véritablement intéressants de la série. Sunako est en effet une adepte de films d'horreur, de sang, de gore, de tout ce qui fait peur et qui fait fuir les gens, et surtout, d'immondes mannequins anatomiques auxquels elle voue une véritable passion (!).
Par ailleurs, Hiroshi, un modèle (son préféré) auquel il manque plusieurs organes (notamment son estomac), est LE véritable personnage fort de la série. Il apparaît à chaque début d'épisode pour se plaindre du non-avancement de la mission, prendre des poses ridicules, ou même seulement... résumer l'épisode précédent. Il lui arrive toujours des choses abominables qui font bondir Sunako au plafond : enlèvements, bondage en public (!²), et j'en passe.
D'autres personnages secondaires passent et repassent à intervalles réguliers, comme le gang des Goth-Loli, Noi-chi, et la foule de groupies, mais ne sont pas spécialement marquants, à l'image des principaux.

Les musiques ne sont pas spécialement marquantes, peut-être auraient-elles gagné à être plus présentes. Les endings sont terriblement déjantés, et représentent Hiroshi au sens propre comme au figuré, alors que les openings - surtout le second - sont tout ce qu'il y a de plus osé, comme justement les quatre personnages principaux.

Le chara-design est assez étonnant, avec une certaine conception de la beauté qui conduit à rendre Kyohei et compagnie presque repoussants. Mais il ne faut pas oublier que cette série est tirée d'un manga, et que par conséquent, il serait difficile de changer l'aspect des personnages. L'adaptation a d'ailleurs vraiment bien respecté le style du manga.

L'humour, maintenant. Que dire, à part que c'est gras, lourd et répétitif. Lorsque les mêmes scènes sont reprises trois ou quatre fois de suite, c'est plus lassant qu'amusant. Quant aux saignements de nez de Sunako, ça passe les quinze premiers épisodes, mais après, moins facilement.
Point positif toutefois, qui se démarque un peu à cause du fait qu'il n'est utilisé que par un personnage : l'humour noir. Malheureusement, il n'est pas assez présent, et les scènes comme celle de la découpe du poisson sont bien trop rares.

Comment conclure ? On a là un anime qui avait énormément de possibilités, mais qui ne les a pas assez exploitées. Quelques points ressortent agréablement, comme la tendance gore, mais sont noyés sous l'avalanche de "Kyoheiiii-kuuuuun". Dommage !

7/10

Par kuchiki byakuya le 26/12/2007 à 23:22

Voilà la grande déception du moment. Tout était là pour passer de bons moments mais il s'avère que l'animé est vide d'intéret.

Changer une femme des ténébres en lady, voilà un pari bien original, qui laissait paraitre quelques situations comiques. Pour le comique, la dose est présente mais de mauvaise qualité. L'humour est bancal, pas toujours drole. L'explication est simple: tout est trop poussé à l'extréme ce qui finit, non seulement par ne plus être drole, mais en plus devenir énervant, même si quelques scènes sont rigolotes, sans plus. De plus, les résumés facon théatre qui expliquent comment devenir une lady sont grossiers et exaspérants à force car on y a droit durant 25 épisodes (et parfois plusieurs par épisode).
Mais le pire de tout c'est que l'on finit par oublier le but de la série, à savoir transformer une fille ténébreuse en jeune femme bien élevée. Tout le milieu de l'animé n'est qu'une succession de blagues lourdes à l'intéret inexistant. Il est évident que 13 épisodes auraient été suffisant, au vue de la réalisation.

La déception est d'autant plus grande quand on voit la médiocrité technique, surtout au niveau des personnages. Marrant au début, le style déformé, laid finit par lasser (4 "beaux gosses" qui sont finalement laids, c'est pas cohérent). Il n'y a qu'à prendre Sunako. Son look et son style de vie particuliers en ont fait une terrreur sur patte alors que le peu de fois où elle est "normale", on devine un certain charme. Quel besoin alors de la dessiner 90% du temps en bonhomme michelin, vu par un enfant de 10 ans? Pour faire oublier le scénario car le réalisateur n'avait plus d'idée? Surement, en tout cas, je ne vois que ca comme explication. Un gachis sur toute la ligne.

Pourtant, on ne peut pas s'empécher de regarder et d'attendre chaque épisode, comme hypnotisé (non pas grace à la musique qui est navrante de banalité). Il y a énormément de points négatifs, pourtant, certains aspects n'étaient pas mauvais comme la difficulté de vivre en étant trop beau, comme Kyouhei, harcelé et abandonné par sa famille à cause de sa beauté. Sunako est l'exemple type du rejet de la société vis à vis d'une situation qu'elle n'a pas été en mesure de controler. Au lieu d'affronter les difficultés de la vie, elle préfére fuir et se cacher dans un monde où on ne remarque personne. Et le fait de vivre avec 4 "soi-disant" apollons était une bonne idée. 2 mondes s'affrontent ce qui laissait entrevoir de bonnes choses. Malheureseument, ces bonnes idées ne se sont pas concrétisées.

Un point de départ intéresant mais une réalisation médiocre et un scénario plat font de YNSH une déception. Le fond mais pas du tout de forme, ca ne pardonne pas. Aucun élément n'a pu sauver cet animé de la noyade. Quel gachis! Le pire, c'est qu'une 2ème saison semble prévue....

4/10

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