Yamato Nadesico Shichihenge

Yamato Nadesico Shichihenge

Informations générales

Staff technique [liste]

Doublage

Hirofumi Nojima (Ranmaru Morii), Shoutarou Morikubo (Kyohei Takano), Tomokazu Sugita (Takenaga Oda), Yukiko Takaguchi (Sunako Nakahara), Yuuya Yamauchi (Yukinojoh Tohyama), Mai Nakahara (Noi Kasahara), Norihisa Mori (Hiroshi), Yuka Komatsu (Sunako's Aunt)

Synopsis

Quatre jeunes et beaux garçons, Kyohei, Ranmaru, Takenaga et Yukinojoh logent dans une grande demeure. Un jour, la propriétaire de cette résidence leur lance un défi. S'ils parviennent à transformer Sunako, sa chère nièce, en une jeune fille respectable, ils gagneront le droit de résider gratuitement dans sa demeure. En cas d'échec, le prix de leur loyer sera triplé. Ayant un sens inné de la séduction, ils acceptent l'offre mais lorsque Sunako arrive, les quatres garçons découvrent que la mission ne sera pas aussi simple qu'ils ne le pensaient ...

Synopsis soumis par The_Fan

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#Par Serleena le 29/12/2011 à 22:03

Yamato Nadeshico Shichihenge est mon dernier petit coup de coeur. Pourtant l'anime est loin d'être parfait, mais je n'ai pas su résister à son humour mordant et son propos original qui apporte une grande bouffée d'air frais au genre (le shôjo).

En lisant le résumé, je me suis très vite fait le film dans ma tête: une jeune fille effrayante que quatre bishos étincelants (Edward n'a qu'à bien se tenir!) doivent transformer en lady, ça sent le piège à plein nez. Je m'étais déjà imaginé que notre héroïne ne tiendrait pas plus de deux épisodes en mode "cra-cra" et deviendrait vite une princesse courtisée par les quatre damoiseaux, parmi lesquels elle s'éprendra du plus beau, ce qui constituerait finalement la seule vraie intrigue de l'histoire. Mais que nenni! Certes, l'anime aurait pu être plus audacieux encore, mais j'apprécie une chose ici, c'est que transformer la chenille en papillon est un propos finalement assez secondaire, car la chenille se plaît très bien comme elle est et ne compte pas changer! L'anime nous fait très vite comprendre que finalement ce ne sera pas à elle de se transformer et de s'adapter au moule qu'on lui impose, mais à son entourage de l'accepter et de l'apprécier comme elle est.
Oui, le propos peut paraître surfait et naïf, mais pour un shôjo classique, on est bien loin de la norme, assez superficielle il faut le dire, qui veut que nos héros soient toujours beaux et parfaits.

Cependant, on pourra regretter un manque de jusqu'au-boutisme: comme il fallait s'en douter, lorsqu'elle le veut bien (ce qui veut dire tout de même: rarement), Sunako est une vraie beauté. Son chara-design habituel est représenté par une sorte de version "chibi" d'elle-même, souvent simple et mettant en avant son côté effrayant et négligé, mais en conservant un côté "mignon" qui permet sûrement de comprendre comment son entourage la perçoit. Ce n'est qu'en de rares occasions qu'on la verra prendre une forme "normale" et révéler ainsi sa beauté... ça peut être assez déstabilisant, surtout quand sa version miniaturisée est entourée de personnages aux proportions normales (du moins, pour un anime, s'entend), mais finalement on s'y habitue vite.

Puisque j'en parle, je suis restée très mitigée par la qualité visuelle. Il me semble que seuls les personnages féminins bénéficient de traits soignés, notre harem de bishos laissant quant à lui fortement à désirer. Visages féminins à l'excès, lèvres pulpeuses, silhouettes exagérément viriles, je dois avouer que j'ai eu assez de mal avec eux. Ayant jeté un oeil au manga, je ne peux pas reprocher à l'anime un style auquel il a été fidèle, mais en tout cas je n'y ai pas été sensible du tout. Pour le reste, l'animation est fluide, les décors sont beaux, et le mélange de style avec les chibis/SD est plutôt bien vu.

Je suis surprise en revanche par les reproches faits à l'encontre de la musique dans les critiques précédentes. Je l'ai trouvée pour ma part vraiment excellente. L'utilisation de l'orgue et du clavecin est très bien trouvée, et j'ai adoré toutes les pistes avec choeurs, parmi d'autres riffs de guitare franchement excellents qui collaient parfaitement à l'atmosphère de la série. J'ai désespérément cherché à me procurer l'OST, mais si c'est chose facile pour le drama, il semble qu'il n'en existe aucune pour l'anime. Fort dommage, car elle m'a énormément plue: même la musique accompagnant les intermèdes est plaisante!
Les OP en revanche sont passablement mauvais. Musicalement ça se laisse écouter (disons que c'est une question de goût), mais visuellement ça consiste en 90% de bishos dévêtus sur fond d'étoiles et de fleurs, ce qui reflète finalement assez mal le contenu de l'anime à mon sens, quant à l'ending il n'a pas grand intérêt.

L'histoire en elle-même, comme je l'ai dit, se concentre finalement assez peu sur la transformation de Sunako... pour ma part, c'était plutôt une bonne chose, mais nécessairement une question se pose: ça parle de quoi, alors? Et il faut bien le dire, à ce niveau, l'anime manque cruellement de fil rouge, proposant diverses situations où Sunako et Kyohei seront généralement le coeur de l'attention. Pour le dire honnêtement, on pourrait aisément supprimer de cette saison une dizaine d'épisodes qui ne font pas vraiment avancer l'histoire. Encore une fois, difficile d'accuser l'anime qui semble relativement fidèle au manga, lui-même tirant pas mal en longueur, mais il faut bien reconnaître qu'il y a un ventre mou, ce qui est fort dommage. Si vous êtes sensibles à l'humour de la série ou si vous vous attachez aux personnages ou à l'ambiance, aucun épisode ne sera vu en pure perte, mais il faut avouer que ça reste un peu léger...

Au bout du compte, la véritable originalité de cet anime est clairement le personnage principal, car ils n'ont pas lésiné sur sa part de noirceur. Sunako n'est pas une banale gothique introvertie qui écoute des musiques déprimantes et fantasme sur des vampires, non, Sunako partage non seulement une certaine ressemblance physique avec Sadako, l'héroïne de The Ring, mais aime d'amour les squelettes et le sang, collectionne des organes dans du formol, et a pour meilleur ami un mannequin anatomique à qui il manque les intestins. En plus de quoi, la simple vision d'un être beau, trop brillant pour sa noirceur, peut lui faire perdre conscience et créer des saignements du nez intensifs, ce qui rend sa cohabitation avec notre quatuor de beaux mâles particulièrement difficile.
J'ajoute au passage qu'outre son attrait pour le morbide, sa personnalité est elle aussi assez rafraîchissante puisqu'on ne tombe ni dans l'extrême de la tsundere, ni dans celle de la jeune fille timide et larmoyante - Sunako est en fait un personnage assez taciturne et fermé, mais malgré tout attachante à sa façon.

Certes, les personnages secondaires sont quant à eux plus classiques, et certains manquent cruellement de charisme. Kyohei est le beau gosse des beaux gosses, avec la clique de clichés qui s'imposent: c'est le bad boy bagarreur, m'enfoutiste et doté d'un mauvais caractère, mais finalement avec un bon fond - il est celui qui sauve l'héroïne chaque fois qu'il le faut et à qui on a donné une tendance à la gourmandise pour qu'il ne soit pas parfait non plus, mais parce qu'en même temps, la gourmandise c'est pas bien méchant comme défaut. Mais encore une fois, c'est l'aura de Sunako qui donne de l'intérêt à ces personnages: sa relation avec Kyohei est explosive et assez amusante, bien que l'on devine derrière les prémices d'une romance qui ne pointera jamais vraiment le bout de son nez. Et Sunako, justement, n'a pas tellement besoin d'être sauvée (heureusement) et se paie même le luxe de parfois inverser les rôles, ce qui permet de briser les codes. Un peu à la façon d'Ouran High School Host Club, c'est avant tout un petit groupe différent mais très uni qu'on nous met en scène à travers différentes situations.

Les autres bishos sont plus secondaires, et représentent chacun un cliché incontournable du genre: après le bad boy, il nous manque l'intello taciturne et sombre, le dandy coureur de jupons, et le "petit frère kawaii" - avec, du côté des personnages féminins, la veuve excentrique et dévoreuse d'hommes, la jeune innocente qui s'éprend du playboy et la petite amie, fangirl juste ce qu'il faut, au grand coeur, qui défend toujours notre héroïne.

C'est du côté des personnages encore plus secondaires qu'il faudra regarder pour trouver quelques pépites: bien sûr les incontournables Goth Loli sisters, Hiroshi le mannequin anatomique et ses compagnons squelettes et autres personnages moins récurrents et souvent complètement surréalistes.

L'humour est quant à lui explosif et joue sur plusieurs registres, de l'humour noir à un humour plus absurde, parmi certains gags qui deviendront récurrents et qui pourront sembler répétitif si l'on n'y adhère pas, ce qui n'a pas été mon cas et qui représente pour moi l'intérêt majeur de cet anime, en plus de son propos original qui évite de tomber dans certains topoï et ce, jusqu'à la fin, chose que j'apprécie réellement.

Quoiqu'il en soit, peut-être parce que j'ai été très sensible à la personnalité de Sunako et à l'originalité de son univers, j'ai particulièrement apprécié la tonalité et l'ambiance de la série, qui pour moi aurait été vraiment parfaite avec un vrai fil rouge et un meilleur chara-design concernant des personnages dont on vante tant la beauté...

Ma note serait plutôt 7,5.




7/10

#Par SoulJapanExpress le 19/02/2011 à 01:12

Cette anime excelle dans la nullité. Et c'est tout un art!

Expliquons-nous - Le scénario d'abord, on ne va pas dire que c'est nullissime mais bon. Le concept n'offre rien de pertinent et cela se ressent fortement dans la mise en scène. Vouloir transformer un soit disant laideron en lady et 4 bishos pourront se débarrasser de leur loyer. Etant donné que le chara-D n'est pas une merveille en lui-même très original, j'ai eu beaucoup de mal à identifier et à m'accrocher aux personnages.

Les personnages masculins quant à eux ne semblent pas avoir de but significatifs même dans l'humour, ce qui aurait pas mal structuré le tout. Ils sont "beaux" et bêtes. Chaque épisode m'aura donné enve de me cogné la tête pas mal de fois- "Oh elle est dans sa chambre sombre!" / "Aujourd'hui on va essayer d'en faire une lady" (sans nous expliquer que leur conception d'une lady est une jeune fille robot jolie et ennuyeuse - femme de foyer parfaite!) / "argh elle est effrayante!"/ "on fait un truc nouveau"/ "bon bah on laisse tomber on a faim!" / "de toute façon on est beau" / "fin"... Voilà , c'est bâclé, c'est ennuyant et ca aurait pu voler tellement haut.

Qu'est ce que? -Des personnages limités en terme de design (il y'avait tellement de possibilités). Les personnages ne vont sans doute en cours que pour être dragué, passer des examens ou se montrer au festival de sport (d'après "l'originalité du scénario"). Bref c'est énervant, on donnera du crédit aux premiers épisodes. Et pourtant il y' avait tellement d'alternatives à rendre le scénario plus croustillant, limiter les nuées de jeunes filles bourgeons intempestives, les dialogues creux... Les décors et le Chara design sont hideux (des traits durs et grossiers), sans mentionner le caractère androgyne des personnages masculins.

Une perte de temps - Le début était quelque peu sympathique à défaut d'être fascinant, le milieu est totalement hors sujet (trop de passages à vides), la fin plus que étrange. On force trop sur le caractère recluse gothique - d'ailleurs il faut repenser cette définition du mot - mais est-ce que ce n'est pas fait exprès justement? Cette contradiction entre le monde des "créatures lumineuse" et de "la bête noire". L'ensemble est tout de même assez drôle mais la fin nous laisse vraiment sur notre fin.

Espérons seulement que la suite viendra avec quelque chose de mieux. Woué ...

Pathétiquement votre!

4/10

#Par Profi le 12/02/2010 à 15:58

Pour faire court, on rit du début à la fin. Quand j'ai vu le synopsis j'me suis dit "Tiens ça doit être un petit anime sympa". Mais en faites c'est devenue mon anime préféré. L'arrivée de Sunako : Je me roulais par terre de rire. On est dans un decors digne d'un chateau, avec une musique d'aristochrates, des garçons plus beau les uns que les autres, et là tous d'un coup, une bestiole effrayante debarque. Et Sunako, c'est la touche de sombre dans tous ce lumineux.
Quand il disent qu'il doivent la transformer en Lady, au début, On s'attend à une fille toute mignone mais super timide, qui va tout de suite tomber sous le charme du beau bagareur, mais non. C'est une fille que tout le monde prend pour un fantome et qui fait eclater les lampes quand elle passe. Elle essaye même de tuer notre beau bagarur, Kyouhei. Mais parlons des quatres beau garçon.
Takenaga est le plus ennuyeux, c'est un fan du calme et de la traditin
Ranmaru est le Play boy qui fait toujours appelle à ses amies pour se sortir des mauvaises passes.
Yukinojo (Yuki) est le plus peureux. Au début il est carement terrorisé par Sunako et passe son temps à dire "J'ai peur !" ou "Elle est effrayante"
Kyouhei est un goinfre bagareuur qui apparement est tellement beau qu'il se fait harceler depuis qu'il est petit (je le trouve pas specialement beau mais bon...)
Et la, ce qui m'as fait le plus rire ce sont les saignement de nez de Sunako. En effet, mademoiselle saigne du nez dés qu'elle voit une belle personne. Alors elle s'enferme dans sa chambre dans le noir n regardant des film d'horreur avec 2 squelette et un pantin d'anatomie.
Bref je conseille ce manga à absolument tout le monde, et je vous souhaite un bon visionnage !

9/10

#Par bouba le 04/10/2009 à 21:51

Doux jésus, je n'en reviens pas, tellement il était bon cet animé ! Parfois même, il m'arrivait de continuer de rigoler seule devant l'évier de la cuisine pendant que je faisais la vaisselle, simplement en repensant à une scène.
Bon, d'accord, nos héros ont une drôle de tronche. Pour des personnages qui sont sensés être beaux, ils ne sont pas très bien dessinés. Les garçons, surtout, me semblent un peu trop féminins...
Mais passé ce petit désagrément, on plonge avec délice dans la série. Mon personnage préféré ? Notre lady "Sunako". Sa première apparition, quand elle sortie du buisson à la manière de la fille-fantôme dans le film "The Ring" a été la cause de l'un de mes plus grands fous rires. Sunako est l'antithèse même de la belle héroïne, toujours classe, toujours propre, et franchement, ça fait du bien. Tantôt grande et sérieuse, tantôt petite et complètement givrée (un peu comme la version féminine de Mini-Moi), elle est tout simplement extra.
Bien sûr, certains trouveront les épisodes un chouilla répétitif, ainsi que cette façon qu'ont les filles de toujours pisser du nez dès qu'elles sont en présence d'un beau mâââle... Mais croyez-moi, vos zygomatiques restent toujours en action.
A présent, je n'ai qu'une question : à quand la suite ????

8/10

#Par nic la nique le 25/11/2008 à 11:06

Ah oui quand même!
La première chose qui me viens a l'esprit, c'est que l'animation japonaise ça va loin de nos jours! Et dans le bon sens du terme!

Car oui, j'ai été agréablement surpris par cette anime plutôt déroutante à première vue qui finalement est devenue une de mes séries préférées, et à l'annonce d'une deuxième saison, j'en saignais du nez de joie.

Yamato Nadeshiko Shichi Henge, ou l'histoire de quatre jeunes gens radieux qui doivent transformer une jeune fille dite laide, mal dans sa peau et lugubre en une véritable "lady", dans le but de ne pas payer leur loyer!

Oui, le scénario de base laisse perplexe. Mais dès les premières minutes on s'aperçoit que cette série n'est pas normale, c'est une anime où les gags s'enchainent a 300 km/h à la limite du schizophrénique, où les dessinateurs et les scénaristes rivalisent d'originalité, entre exercice de style, conventionnel, minimal et expérimental.

Des personnages hauts en couleurs ,des interludes étranges et des répliques cultes sont au rendez-vous ("trop radieux!""goth goth loli loli" vous comprendrez...)

La bande son, quant à elle, est tout simplement excellente. Il y a beaucoup de travail vu le nombre de thèmes musicaux abordés a la minute!
Du clavecin bien sombre,de l'orgue d'église dans des compositions envoutantes qui ne durent jamais longtemps, ainsi que des morceaux de style black métal qui collent bien avec la série et bien entendu des bruitages exagérés et travaillés tout au long de cette folie.

Je finirais en disant que pour être honnête je ne sais pas trop si cette série était une fresque néo-gothique débile ou un lavage de cerveau génial mais en tout cas ça m'a plu, j'ai ri, et j'attends de pied ferme la deuxième saison.

Attention tout de même,il y a peut être un risque de régression mentale.

GOTH GOTH LOLI LOLI ! ! !

8/10

#Par Nakei1024 le 05/01/2008 à 22:27

Le moins qu'on puisse dire après visualisation de l'intégralité de cette série, c'est qu'elle surfe sur la vague des séries totalement déjantées que l'on voit depuis quelques temps (School Rumble et Ouran High School Host Club pour ne citer que les plus marquantes).

Les gags et l'humour s'enchaînent à 200 à l'heure, pour notre plus grand plaisir et notre amusement. Avec des personnages hauts en couleur quoique peu originaux (exception bien sûr de Sunako), il est clair qu'on n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer, chacun présentant son lot de surprise, même quand on pense avoir plus ou moins fait le tour. En dehors du quatuor de bras cassés auquel on a confié la dure mission de faire d'une jeune fille névrosée et parfaitement asociale une véritable lady, on trouve ainsi un bon nombre d'autres personnages intéressants. Mais ceux-ci sont malheureusement largement sous-exploités. On revient systématiquement sur le personnage de Sunako qui est finalement la seule à réellement sortir son épingle du jeu. Les quatre jeunes hommes tiennent un rôle déjà vu et revu, et les autres personnages (la plupart féminins) donnent plus l'impression de combler certains vides en étant maintenus à un rôle de potiches ou de décor pour tenir la chandelle. Ainsi, même si certains personnages semblent éprouver des sentiments entre eux, leur relation est mise en retrait derrière les apparitions toujours explosives de Sunako. C'est d'autant plus dommage car même dans son cas, il semble qu'en milieu de course, les scénaristes aient oubliés le synopsis de base de l'anime, à savoir il faut en faire une véritable lady. Au final, les derniers épisodes ne sont plus qu'un enchaînement de gags (hilarants il est vrai) sans fil conducteur réel; il a bien sûr été tenté de rattraper cette situation sur les tous derniers épisodes, mais de manière maladroite, et une fois que le mal a été fait.

La réalisation n'est pas mauvaise, mais les décors ont tendance au bout d'un moment à tous se ressembler, et l'action ne se déroule plus que dans quelques lieux spécifiques, ce qui manque de variété. Les personnages bénéficient d'un chara-design de qualité, et d'une psychologie propre à chacun, mais qui manque cruellement d'originalité. De plus, je regrette que les quatre héros aient une apparence si efféminée, le point le plus remarquable étant sans doute leurs lèvres gonflées à l'extrême, qui les enlaidissent quand même sacrément. A la longue, on s'y habitue, mais quand même, le choc est dur à encaisser quand on commence le premier épisode. Une bonne idée reste cependant l'utilisation des graphismes SD, notamment pour Sunako: et d'une ça l'enlaidit franchement et permet de se figurer plus aisément quelle image elle a d'elle même, d'autre part, ça permet d'introduire bon nombre de gags (souvent avec des références aux films d'horreur Japonais: Ring étant le plus facilement identifiable).
Les seuls thèmes musicaux que j'ai retenus sont ceux joués lorsque Sunako révèle son vrai visage, et commence à causer la pagaille dans son entourage. On ne peut donc pas dire que ce soir Byzance de ce côté-ci.

Attardons-nous maintenant sur le message que véhicule cet anime (pour peu qu'il y en ait un) : dans une société comme celle du Japon, où tout est normalisé et standardisé, une personne comme Sunako, avec des goûts finalement peu en accord avec ceux de ses pairs a toutes les chances de se retrouver isolée. On se rend vite compte à travers l'anime que le concept de beauté vu par les Japonais et tel qu'il est présenté, est finalement assez matérialiste, et a tendance à enfermer ceux qui s'y soumettent dans une spirale infinie. Sunako semble être la seule qui se révolte face à ce phénomène, et en paie le prix fort sous la forme d'un isolement draconien par rapport à son entourage. Pourtant qu'à bien y regarder, elle possède son propre charme, mais celui-ci est malheureusement inacceptable dans une société où tout est codifié à l'excès. A l'opposé, les personnages présentés comme beau n'ont que ce seul avantage (en début de série du moins, au fur et à mesure des épisodes, les différents comportements changent). Après tout, nos quatre compères sont incapables de faire la moindre tâche ménagère (c'est toujours Sunako qui s'en charge), ils sont particulièrement lâches et prétentieux et passent leur temps libre à ne rien faire d'autre que de se soucier de leur physique, alors qu'ils en souffrent également (même si l'anime présente cela d'une manière assez extravagante). Les personnages féminins ne sont pas mieux lotis, puisqu'en dehors des produits de beautés ou de la manière de plaire aux garçons, elles ne semblent pas savoir faire grand chose. Sunako rappelle d'ailleurs régulièrement qu'elle ne comprend pas comment on peut passer autant de temps à dépenser des fortunes dans des produits qui n'amènent qu'un résultat finalement discutable...

En conclusion, cette série bien que présentant un humour assez efficace pâtit de nombreux défauts qu'il s'agisse de l'animation et du scénario. Néanmoins, si on réussit à oublier ces détails, on passe un bon moment à rire devant les pitreries des différents personnages.
Même si c'est moins visible (et moins crédible), en prenant la peine de réfléchir sur les actions des différents personnages, on pourra voir dans cette série une critique humoristique et déjantée de la société Japonais et des ses codes, notamment dans le domaine de la mode.

7/10

#Par deedee le 03/01/2008 à 20:19

Un anime pour le moins... surprenant, qui, durant les 25 épisodes, oscille entre deux genres proches mais différents : l'humour (à répétition) et la parodie.

L'histoire, en elle-même, ne casse absolument pas des briques. Quatre beaux garçons (ou censés l'être), sans parents chez qui habiter, logent dans un luxueux manoir, où une fille - leur parfait contraire - vient les rejoindre. On pourrait croire à une banale série harem.
Mais là où Yamato Nadeshiko Shichi Henge fait fort, c'est dans la façon dont elle présente les choses. Il y a pour une fois une raison à l'entrée subite de la jeune fille - cette raison passe vite au second plan, mais un certain personnage se charge de le rappeler à chaque épisode -, et, par dessus tout, cette jeune fille est le sosie de l'héroïne d'un certain film d'horreur.
On l'aura compris, c'est une sacrée parodie qu'on nous propose là.

Passons aux personnages. Sans même avoir besoin de compter les quelques filles, on a une belle panoplie de genres : le "bad boy" Kyohei, égoïste et au mauvais caractère, le séducteur Ranmaru dont l'ambition semble être d'avoir toutes les dames du pays à ses pieds, le "beau ténébreux timide" Takenaga, et enfin, le traditionnel bébé tout mignon très "fille", Yuki.
Pas mal de clichés donc, qui plus est tous rassemblés en un même endroit. Mais le pire dans tout ça, est sans doute leur beauté. Ces quatre garçons passent leur vie à se faire courser par d'innombrables groupies, sans aucun répit (et surtout pas le 14 Février). Deux problèmes : de un, ils ne sont vraiment pas beaux, et de deux, ils restent terriblement plats. Yuki est plus pathétique que mignon, pour ne citer que lui. Même le côté sombre de Kyohei (je n'en dis pas plus, halte au spoil !) ne parvient pas à le rendre moins ennuyeux.
Heureusement, certains personnages viennent relever le niveau : Nakahara Sunako, par exemple. Un cas à part, l'un des seuls personnages véritablement intéressants de la série. Sunako est en effet une adepte de films d'horreur, de sang, de gore, de tout ce qui fait peur et qui fait fuir les gens, et surtout, d'immondes mannequins anatomiques auxquels elle voue une véritable passion (!).
Par ailleurs, Hiroshi, un modèle (son préféré) auquel il manque plusieurs organes (notamment son estomac), est LE véritable personnage fort de la série. Il apparaît à chaque début d'épisode pour se plaindre du non-avancement de la mission, prendre des poses ridicules, ou même seulement... résumer l'épisode précédent. Il lui arrive toujours des choses abominables qui font bondir Sunako au plafond : enlèvements, bondage en public (!²), et j'en passe.
D'autres personnages secondaires passent et repassent à intervalles réguliers, comme le gang des Goth-Loli, Noi-chi, et la foule de groupies, mais ne sont pas spécialement marquants, à l'image des principaux.

Les musiques ne sont pas spécialement marquantes, peut-être auraient-elles gagné à être plus présentes. Les endings sont terriblement déjantés, et représentent Hiroshi au sens propre comme au figuré, alors que les openings - surtout le second - sont tout ce qu'il y a de plus osé, comme justement les quatre personnages principaux.

Le chara-design est assez étonnant, avec une certaine conception de la beauté qui conduit à rendre Kyohei et compagnie presque repoussants. Mais il ne faut pas oublier que cette série est tirée d'un manga, et que par conséquent, il serait difficile de changer l'aspect des personnages. L'adaptation a d'ailleurs vraiment bien respecté le style du manga.

L'humour, maintenant. Que dire, à part que c'est gras, lourd et répétitif. Lorsque les mêmes scènes sont reprises trois ou quatre fois de suite, c'est plus lassant qu'amusant. Quant aux saignements de nez de Sunako, ça passe les quinze premiers épisodes, mais après, moins facilement.
Point positif toutefois, qui se démarque un peu à cause du fait qu'il n'est utilisé que par un personnage : l'humour noir. Malheureusement, il n'est pas assez présent, et les scènes comme celle de la découpe du poisson sont bien trop rares.

Comment conclure ? On a là un anime qui avait énormément de possibilités, mais qui ne les a pas assez exploitées. Quelques points ressortent agréablement, comme la tendance gore, mais sont noyés sous l'avalanche de "Kyoheiiii-kuuuuun". Dommage !

7/10

#Par kuchiki byakuya le 26/12/2007 à 23:22

Voilà la grande déception du moment. Tout était là pour passer de bons moments mais il s'avère que l'animé est vide d'intéret.

Changer une femme des ténébres en lady, voilà un pari bien original, qui laissait paraitre quelques situations comiques. Pour le comique, la dose est présente mais de mauvaise qualité. L'humour est bancal, pas toujours drole. L'explication est simple: tout est trop poussé à l'extréme ce qui finit, non seulement par ne plus être drole, mais en plus devenir énervant, même si quelques scènes sont rigolotes, sans plus. De plus, les résumés facon théatre qui expliquent comment devenir une lady sont grossiers et exaspérants à force car on y a droit durant 25 épisodes (et parfois plusieurs par épisode).
Mais le pire de tout c'est que l'on finit par oublier le but de la série, à savoir transformer une fille ténébreuse en jeune femme bien élevée. Tout le milieu de l'animé n'est qu'une succession de blagues lourdes à l'intéret inexistant. Il est évident que 13 épisodes auraient été suffisant, au vue de la réalisation.

La déception est d'autant plus grande quand on voit la médiocrité technique, surtout au niveau des personnages. Marrant au début, le style déformé, laid finit par lasser (4 "beaux gosses" qui sont finalement laids, c'est pas cohérent). Il n'y a qu'à prendre Sunako. Son look et son style de vie particuliers en ont fait une terrreur sur patte alors que le peu de fois où elle est "normale", on devine un certain charme. Quel besoin alors de la dessiner 90% du temps en bonhomme michelin, vu par un enfant de 10 ans? Pour faire oublier le scénario car le réalisateur n'avait plus d'idée? Surement, en tout cas, je ne vois que ca comme explication. Un gachis sur toute la ligne.

Pourtant, on ne peut pas s'empécher de regarder et d'attendre chaque épisode, comme hypnotisé (non pas grace à la musique qui est navrante de banalité). Il y a énormément de points négatifs, pourtant, certains aspects n'étaient pas mauvais comme la difficulté de vivre en étant trop beau, comme Kyouhei, harcelé et abandonné par sa famille à cause de sa beauté. Sunako est l'exemple type du rejet de la société vis à vis d'une situation qu'elle n'a pas été en mesure de controler. Au lieu d'affronter les difficultés de la vie, elle préfére fuir et se cacher dans un monde où on ne remarque personne. Et le fait de vivre avec 4 "soi-disant" apollons était une bonne idée. 2 mondes s'affrontent ce qui laissait entrevoir de bonnes choses. Malheureseument, ces bonnes idées ne se sont pas concrétisées.

Un point de départ intéresant mais une réalisation médiocre et un scénario plat font de YNSH une déception. Le fond mais pas du tout de forme, ca ne pardonne pas. Aucun élément n'a pu sauver cet animé de la noyade. Quel gachis! Le pire, c'est qu'une 2ème saison semble prévue....

4/10