Après avoir lu Blame qui était (qui est toujours) pour moi un chef-d'oeuvre, Abara se trouve être un manga de même envergure même si un peut court.
Commençons donc par le point primordial de tous les mangas de Tsutomu Nihei le dessin ! Eh oui je pense que l'on est tous d'accord c'est sans conteste époustouflant, impressionnant etc....Là Abara ne confirme pas la règle, décors à couper le souffle, on a l'impression qu'ils nous écrasent on se sent tout petit devant ces pages. Toujours en lien avec le dessin, les combats, eh bien ceci sont pour moi bien mieux rythmés que dans Blame! Les kurogauna (monstre noir) qui se déplacent à une vitesse fulgurante en détruisant tout sur leur passage et en combattant les shirogauna (monstre blanc) , est pour moi impeccablement dessiné et sans conteste l'atout majeur de ce manga.
Bon c'est bien jolie tout ça mais le reste, et bien au niveau compréhension c'est bien mieux que Blame! tout est résumé en quelque dialogues, mais il faut quand même lire (pour ma part) plusieurs fois pour tout comprendre.
Je ne pense pas que revenir sur l'originalité soit très important, en bref c'est un des mangas les plus originaux que j'ai lu, même si le plus original reste Blame !
Le seul point négatif de ce manga est la longueur, hé oui 2 mangas ce n'est pas long.
Ce manga s'adresse au fan de combats, d'originalité et d'adrénaline. Même si la longueur laisse un peu à désirer, ne passez pas à coté de ce très bon manga surtout si vous aimez la noirceur des décors et du dessin et si vous avez lu Blame ! Allez-y !!!
N'étant que simple novice dans l'univers de Tsutomu Nihei, j'avoue en être sorti charmé, voire déboussolé par les graphismes.
Abara apparaît comme un chef-d'oeuvre graphique tant l'appelation "décors ultra-détaillé", pompeuse soit dit en passant, prend toute son ampleur planche après planche. C'est notamment les édifices qui donnent cette ambiance surréaliste, mystérieuse et très sombre. Ces bâtiments mêlant toutes sortes d'inspiration du château-fort à la fourmilière, tiraillés entre formes arrondis et formes géométriques, des réminiscences sans doute de la formation d'architecte de l'auteur.
Le noir et le blanc se livre un combat perpétuel, à qui tirera la couverture de son côté, d'ailleurs la trame de fond, l'affrontement monstre blanc vs monstre noir en est la métaphore. Le trait est vif, si rapide que distinguer parfois ne serait-ce qu'un ensemble cohérent relève de l'exploit visuel. Cependant c'est un régal, bien que le chara-design, entre autres, reste curieux, c'est-à-dire déchiré entre réalisme et des visages "style requin-marteau" (comprenne qui pourra).
A moins d'être réfractaire aux dessins non conventionnels ou plutôt venus d'ailleurs, on enfile les deux volumes d'une traite, les dialogues étant relativement rare et le scénario trop vide pour qu'on s'y attarde. A noter une petite nouvelle bonus en fin de volume.