Family Compo

Informations générales
- Auteur: Hôjô Tsukasa
- Origine: Japon
- Année de création: 1997
- Titre original: Family Compo
- Nombre de volumes: 14
- AKA:
- - ファミリー・コンポ
- - F. COMPO
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Family Compo
- Editeur: Panini Manga, Tonkam
Synopsis
Masahiko Yanagiba, orphelin de mère depuis très jeune, s'apprêtait à rentrer à l'université quand son père est à son tour mort dans un accident de voiture. Il songe alors que son avenir est compromis, quand sa tante dont il n'avait jamais entendu parler lui propose de venir vivre avec elle, son mari mangaka et Shion, sa ravissante fille.
Au départ Masahiko se réjouit d'avoir une place dans une vraie famille, à l'intérieur d'une ambiance qu'il n'a jamais connue. Il déchante vite en se rendant compte que son oncle et sa tante constituent un couple un peu spécial puisqu'ils ont inversé leurs rôles : ce sont des travestis.
D'abord rebuté, Masahiko va rapidement se rendre que son oncle et sa tante sont beaucoup mieux dans leur peau ainsi.
Dans une suite d'épisodes de la vie quotidienne, Masahiko doit apprendre à ménager entre sa nouvelle famille, ses amours et le club de ciné de l'université qui lui fait jouer des rôles féminins.
Synopsis soumis par Jacky Choun
#Par kuchiki byakuya le 01/12/2007 à 15:34
Tsukasa Hojo a l'art et la manière de faire des oeuvres à l'esthétique quasi parfaite. Mais il ne faut pas non plus oublier une histoire peu banale qu'il traite légèrement mais intelligemment.
Le pauvre Masahiko vient de perdre son père et est gentiment accueilli par la famille de sa mère. Coup de chance, ce sont des gens adorables même si Shion, leur fille, est plus proche du dragon. Tout va pour le mieux jusqu'à ce que Masahiko découvre leur secret. Et quel secret!! Une famille de travestis, avouez que c'est pas ordinaire. Cependant, ce thème n'est jamais vulgaire et le point de vue du mangaka passe par celui du héros qui, au début surpris et un peu effrayé, finit par plus qu'accepter la situation. Devant le bonheur de ces gens, il hésite parfois sur ce qu'il est, même si l'idée n'est qu'effleurée. Finalement, ce n'est pas un sujet sur les travestis mais plutot sur la tolérance et l'amour. Qu'importe le sexe quand on aime. Cette idée est reprise dans sa relation avec Shion, dont il est amoureux, tout en ignorant si c'est réellement une fille. Petit à petit, il va se rendre compte que son interrogation n'est pas essentielle s'il l'aime vraiment.
Bien évidemment, les antagonistes sont très bons car pour supporter un tel scénario, il fallait des personnages suffisamment solides. Contrat plus que rempli. Seule Yoko est celle que je n'aime pas car son caractère est effacé ce qui la pousse à plus ou moins disparaitre à un moment. Shion est un peu la perfection incarnée car en plus d'être belle, elle a aussi un caractère comme je les aime. Masahiko est un élément soudeur mais c'est aussi un comique. Tantot sérieux, tantot bouffon, il navigue dans un monde bizarre dont il ignore tout, en essayant de ne pas se noyer. Il y réussit bravement mais sera sans doute marqué par cette expérience hors du commun ^^.
Une petit parenthèse sur les personnages. J'ai eu beaucoup de mal au début car leur ressemblance avec eux d'autres mangas de Hojo est saisissante. Exemple: Shion est la copie conforme de Xang-Ying dans Angel Heart. La mère de Masahiko est le sosie de Saeko. En fait, on peut trouvé des ressemblances chez tous les antagonistes. Si j'en parle, c'est vraiment que ce point m'a marqué et que j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans Family Compo à cause de celà. Je crois même que l'on voit Ryo Saeba dans l'un des tomes mais c'est pas sur.
Mais....... mais, il reste un point vraiment noir: la fin. Alors que le reste du manga est géré de main de maitre, la fin n'est pas aussi glorieuse. Tout semble s'arréter trop vite sans conclure quoique ce soit. C'est un peu dommage car on semble deviner où le mangaka veut nous emmener mais on a le sentiement de s'être perdu en chemin. Certaines questions sont soulevées mais n'ont pas de réponse. Je n'ai rien contre les fins ouvertes mais là, c'est un peu trop. On finit le 14ème tome avec un sentiment de frustration, difficile à digérer. Dommage car c'est le seul point négatif.
Mis à part la fin, j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre le quotidien de cette famille spéciale. Le trait unique de Hojo m'a ravi du début à la fin. Voilà un manga qui sort du lot par son originalité et qui mérite d'être plus connu en France. Fans de Tsukasa Hojo, n'hésitez plus.
#Par Luechan le 02/01/2005 à 14:41
Une oeuvre assez récente de Tsukasa Hôjô.
Une histoire plus qu'originale bien loin des histoires plus sombres auquelles il nous avait habitués (car même si City Hunter ou Cat's Eye sont "comiques", leurs univers eux sont sombres) avec toutefois un petit clin d'oeil à Ryo qui apparaît brièvement dans le premier tome.
Ou comment vivre dans une famille de travestis.
Par contre les personnages ont toujours des mimiques propres à Hôjô, on est pas dépaysé de ce côté-ci ! Beaucoup d'humour en perspective, une réflexion sur la tolérence et l'adolescence. Un manga au final plus mature par certains côtés que les autres séries de l'auteur.
Seul problème se posant à vous dès maintenant : la difficulté à trouver tous les tomes car ce manga n'étant pas encore réédité certains volumes sont très difficiles à trouver.
#Par Jacky Choun le 02/01/2005 à 12:52
Sans hésitation, je dirai que Family Compo est le meilleur manga qu'il m'ait été donné de lire (j'ai d'ailleurs bien du le relire une dizaine de fois en y trouvant à chaque fois un intérêt un petit peu différent : signe des nombreux degrés de lecture qu'on peut y trouver.)
On peut difficilement parler du contenu de ce manga sans raconter la fin du film à ceux qui ne l'ont pas vu...
Disons d'abord que ce manga est graphiquement irréprochable. Le maître Hôjô n'a fait que progresser depuis Cat's Eye et City Hunter. Le petit reproche à faire est que d'une série à l'autre, certains personnages se ressamblent beaucoup.
Ensuite, loin des clichés moraux, Family Compo est un hymne sans lourdeurs à la tolérance et à la chaleur de la famille sous toutes ses formes.
Les protagonistes ont tous des personnalités fortes, notamment la sublime Shion (ouah, j'suis amoureux). Comme dans City Hunter, Hôjô montre le quotidien de différents métiers par les personnages qu'il met en scène. On découvre ainsi quelle est la dure vie d'un mangaka, celle des hôtesses de bar, ou celles des étudiants à l'université...
En gros, si vous ne deviez lire qu'un manga dans votre vie, il faudrait que ce soit celui-ci !
(Attention, avis personnel)
