L'Homme qui Marche

  • Auteur: Jirô Taniguchi
  • Origine: Japon
  • Année de création: 1992
  • Titre original: Aruku Hito
  • Licencié: oui
  • Titre français: L' Homme qui Marche
  • Editeurs: Casterman Ecritures
  • Nombre de volumes: 1

Synopsis

"L' homme qui marche" décrit les balades d'un homme ayant atteint une certaine maturité, sagesse, pour enfin s'attarder sur les petites choses du quotidien et les apprécier à leur juste valeur !

Observer la nature, les autres, grimper aux arbres sont des exemples des plaisirs simples qu'affectionne cet homme... qui marche.

Synopsis soumis par mr_anzai

Par Sacrilège le 05/07/2008 à 20:01

Pour ne rien vous cacher, je n’ai pas aimé, mais alors pas du tout.
Alors je m’en fiche que Taniguchi soit connu et reconnu, je vais faire une critique somme toute assez subjective.

Car ce manga, et surtout le style qui le caractérise, plaît ou ne plaît pas. Personnellement il ne m’a pas convaincue du tout et je vais vous expliquer pourquoi, Cela tout en sachant pertinemment que quiconque aimant ce one-shot sera à même de retourner mes arguments en qualités dignes de Taniguchi, et ainsi retracer le parfait opposé de ma vision.

Je sais que ce manga a pour but de nous faire apprécier les vraies valeurs, les vraies beautés de la vie maintenant mises de côté ; je sais que dans une société de plus en plus impatiente et expéditive il est important de savoir se reposer, admirer, prendre son temps ; je sais parfaitement que certaines images valent bien plus que les plus beaux des mots et je sais aussi que ce manga a une morale et pas des plus futiles ; mais quand même … un homme qui passe son temps à regarder des fleurs, marcher dans la rue (quoique « errer » soit plus approprié), ou encore s’émerveiller à la vision d’une ruelle, n’est pas des plus passionnants.
Pourquoi pas après tout ? Il fait ce qu’il veut ce n’est pas le problème, le problème est d’en avoir fait un livre.

On est ici dans l’observation pure et simple, simple et ennuyeuse. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les paysages représentés semblent aussi humains que les protagonistes. C’est une véritable ode à la nature qui serait intéressante si elle n’était pas aussi fade, aussi neutre. Ce manga ne m’a tout simplement fait ressentir aucun sentiment. On agit en observateur dépouillé, on regarde « ce qui ce passe » et ça s’arrête fatalement là.
Pareil pour les croquis, étonnants de neutralité, pour les dialogues, si rares et qui finalement n’ont que peu d’intérêt, ou bien encore pour les figurants présents, émerveillés au vu de tout et vraiment n’importe quoi.

J’ai finalement mis 4 pour les qualités que j’ai citées en premier lieu car même si elles m’ont laissée complètement indifférente, ce serait faire preuve de mauvaise foi que de les ignorer.

4/10

Par El Nounourso le 10/03/2008 à 13:57

L’homme qui marche est une invitation à prendre son temps, à apprécier les petits riens qui peuplent notre quotidien. On ne se sait pas grand-chose du personnage principal, juste qu’il habite avec sa compagne, au cœur d’un quartier résidentiel. Cet homme aime se promener pour le simple plaisir d’observer son environnement, le moindre détail attirant irrémédiablement son attention. Il se laisse guider par le hasard, découvre des endroits peu fréquentés, s’arrête à l’ombre d’un arbre, ramasse une cabane à oiseaux pour la ramener chez lui... Le lecteur se contente de partager ses errances, muettes le plus souvent, de le suivre au fil de ses ballades sans but. Observer cet homme entre deux âges, en paix avec lui-même, a quelque chose de profondément apaisant.

D’une ruelle étroite à une colline boisée, du bord d’une rivière à un simple port de pêche, le lecteur visite tranquillement des décors de la vie de tous les jours, banals mais emprunts d’une certaine poésie. Le graphisme est très réaliste, détaillé et agréable, mais je regrette tout le même le manque (voire l’absence) de nuances de gris sur certains planches, un peu «arides». Le chara-design est très proche de celui de Quartier lointain, un peu impersonnel sans pour autant être moche. Le choix de présenter une suite d’historiettes indépendantes est vraiment judicieux car il offre une grande liberté de narration : chaque «aventure» (c’est un bien grand mot) débute et se termine à sa manière, sans soucis de cohérence avec celle qui précède ou qui suit. Les dialogues sont aussi rares que simples, renforçant ainsi l’ambiance calme et sereine qui se dégage du livre.

J’ai passé un très bon moment de détente aux côtés de l’homme qui marche, une œuvre modeste mais très reposante. Pas de baston, pas de philosophie de comptoir, pas de débordements émotionnels… Taniguchi se contente de nous présenter un quotidien que l’on ne prend plus la peine d’observer.

7/10

Par Gemini no Saga le 22/04/2007 à 16:27

Dans un Japon qu'on décrit comme une gigantesque machine ne s'arrêtant jamais de fonctionner, l'Homme qui marche est un jolie pied-de-nez à cette image. Jirô Taniguchi, auteur de Quartier Lointain, nous livre ici une oeuvre personnelle, empreinte d'une volonté de se laisser aller, presque du vague à l'âme.

S'il y avait un manga qui illustrerait parfaitement "What a wonderful world" de Louis Armstrong, ce serait l'Homme qui marche. Tout est dit dans le titre, on parcourt le Japon de nos jours au côté d'un homme qui se ballade simplement. Très peu de paroles, essentiellement contemplatif.

Adepte de Mushishi vous trouverez dans ce manga, un vent de fraîcheur et de sérénité, à déguster.

7/10

Par mr_anzai le 26/07/2004 à 23:29

S'il y a bien un mot qui qualifie ce manga, c'est "dépaysement". 
Ne cherchez pas d'action, de rebondissements, etc... Ici c'est repos qui est maître-mot!  
 
Personnellemnt j'ai pris du plaisir à lire ce manga, c'est un bol d'air frais dans l'univers du manga! Quand je me sens stressé, tendu, enervé ; je me lis "l'Homme qui marche" (qui se lit rapidement) et tout s'arrange. 
Le dessin est typiquement "taniguchien" donc se prêtant parfaitement au manga. 
 
Quand on lit "l'Homme qui marche", on se balade, se promène à ses côtés et donc on peut finir par s'ennuyer. Et voilà le principal reproche que l'on peut faire à cette oeuvre, en effet si l'on n'adhère pas à cette lenteur, on n'aimera pas et on passera son chemin...

8/10

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