L'Infirmerie après les Cours

L'Infirmerie après les Cours

Informations générales

  • Auteur: Mizushiro Setona
  • Origine: Japon
  • Année de création: 2004
  • Titre original: Hôkago Hokenshitsu
  • Nombre de volumes: 10
  • AKA:
    • - 放課後保健室
    • - After School Nightmare

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: L'Infirmerie après les Cours
  • Editeur: Asuka

Synopsis

Machiro est un lycéen androgyne, mi-fille, mi-garçon qui rêve d'être un homme. Un jour, il se trouve dans une infirmerie inconnue au sous-sol. L'infirmière lui explique que dans cette infirmerie peu ordinaire, il devra suivre un "cours après les cours" qui lui permettra de quitter le lycée et peut-être de réaliser son rêve. Ces cours ont lieu dans des rêves où quelques élèves s'affrontent sous leur véritable apparence. Machiro se trouve confronté à son apparence féminine. Il décide alors fermement de devenir un homme.

Synopsis soumis par Butabaka

#Par Kanapeach le 17/12/2011 à 21:10

L’infirmerie après les cours où le manga à l’impossible classification. Entre Yuri / Yaoi / Shôjo / Psychologique, il est bien difficile de comprendre où veut nous emmener l’auteur est c’est certainement ce qui fait la différence avec bien d’autres histoires. Reste à savoir si cette différence est profitable et si le reste vaut le détour.

Le point qui m’a sans conteste le plus marqué, c’est l’ambiance générale elle-même résultat d’un scénario pour le moins alambiqué. Comme l’explique le synopsis, on nous présente donc un intersexué (plus qu’un androgyne) qui, refusant de reconnaître sa moitié féminine, se montre en tant qu’homme à l’ensemble de son lycée. Puis voilà qu’un jour, ou plutôt un soir, une infirmière que personne n’avait jamais vue propose à notre ami(e) une expérience qui pourrait réaliser son rêve. Une expérience qui réclame d’être plongé dans un rêve où, grâce aux trois vies accordées, chacun de nos adolescents mal dans leur peau vont tenter de trouver la « clef » qui résoudra leurs problèmes.

Vous l’aurez compris, le scénario est pour le moins étrange, et semble tirer ses sources plus du fantastique que des classifications évoquées en introduction de cette critique. Pourtant, c’est bien une histoire de sentiments dont il est ici question, et notre protagoniste principal, Machiro, à la psychologie travaillée, voire torturée par sa spécificité sexuelle, change en permanence d’état d’esprit. Tantôt femme, tantôt homme, on s’approche fortement du concept de la schizophrénie, et c’est ce changement constant de personnalité qui le poussera à essayer différents types de relations. En revanche, je dois bien avouer que la fin m’a un peu perdu. Tout arrive un peu trop vite, les révélations s’enchaînent et j’ai fini par décrocher, dommage.

Une ambiance pesante également provenant des phases de rêves. Ces derniers sont spécialement retors dans leur approche et ranche radicalement des passages IRL. Ici, torture, tentative de viol et meurtres définissent ces moments qui, sans atteindre le niveau d’autres œuvres, sont pour le moins étonnants du fait du genre auquel semble appartenir L’infirmerie après les cours. Des scènes qui m’ont plu et qui, en plus de bien s’intégrer dans l’histoire, arrivent toujours au bon moment scénaristiquement parlant et sont avant tout un moyen de développer l’intrigue du « vrai monde ».

Psychologie, ambiance et scénario sont donc au rendez-vous, cependant le reste est à mon goût loin d’être concluant. Déjà le côté mélodramatique de l’ensemble, s’il reste normal et compréhensible au début, finit par prendre une place bien trop importante sur le reste et la surenchère est de mise dans bien des discussions. Ajoutons des personnages secondaires qui, même s’ils profitent d’un background appréciable, sont loin d’égaler la profondeur de Machiro et on a finalement tendance à ne pas y apporter plus attention que cela. Sou est finalement assez stéréotypé, Kureha fait un peu coquille vide et n’a de cesse de s’inquiéter de se relation amoureuse au point d’en devenir « lourde », mais tout ceci reste très subjectif et je comprends que d’autres personnes pensent autrement.

Enfin, un petit mot des graphismes. Outre des décors vides, peu nombreux et sans vie, le chara-design m’a plus déplu qu’autre chose. Yeux dix fois trop grands, mains disproportionnées, certains personnages vus et revus, peu de choses sont à se mettre sous la dent de ce côté. En revanche, s’il y a bien une chose que je reconnais à Mizushiro Setona, c’est sa capacité à jouer avec le visage de son personnage central qui, avec la même forme, paraîtra féminin par moment et bien plus masculin à d’autres. Un trait qui n’a donc pas su retenir mon attention.

Conclusion, que retenir de ces dix tomes pour le moins insolites ? Alors bien sûr, je ne prétends pas détenir la vérité suprême, d’autant que ce manga a l’air de partager ses lecteurs au vue des précédentes notes, mais voilà ce que j’en tire : pas mal de bons points qui font que cette infirmerie après les cours se détache délibérément des productions shojesques habituelles pour obtenir un tout assez complexe, mais aussi quelques défauts qui ne doivent pas pour autant être occultés. Néanmoins cela ne saurait revenir sur le statut de lecture plus que recommandable que je décerne à cette histoire. Un 7,5 pour ne pas changer, mais un 7,5 amplement mérité.

7/10

#Par Shu-Chan le 03/12/2010 à 13:53

Avec cette série, Dame Setona Mizushiro frappe très très fort. Décidément, la façon qu'a cette mangaka de traiter les sentiments humains d'une justesse sans pareille m'émerveillera et m'épatera encore et encore au fil de toutes ses oeuvres. Le scénario, les personnages, l'univers, ... tout est fait de façon à nous embarquer dans un autre monde et à nous rendre complètement addict, à commencer par les personnages. Entre rêve et réalité, ceux-ci vont s'entrecroiser, s'aider, s'aimer, se haïr, se trahir, se pardonner, se battre, se consoler, se blesser, ... Ils sont d'une rare complexité et leur caractère pour chacun est étudié vraiment en profondeur, les rendant inéluctablement attachants. Il en est de même pour les personnages secondaires, ceux-ci aussi sont très travaillés, même ceux qui n'apparaissent qu'en l'espace d'un tome. J'ai d'ailleurs très amèrement regretté le départ de Shinbashi, un des premiers personnages secondaires dont on fait connaissance. Mais ce qui est encore plus intéressant, c'est de découvrir la véritable nature de chacun, qui parfois n'est révélée que très tardivement ; ce qui les rendent si mystérieux et suscite de gros rebondissements (comme pour Kurosaki Sempaï et So Mizuhashi par exemple). De plus, le chara-design, bien que très spécial, est absolument magnifique, j'en ai toujours été fan. Les visages sont on ne peut plus expressifs, donnant une dimension vraiment unique à la série.

Puis le scénario : le meilleur que j'ai jamais vu à ce jour. Un récit sombre et fantastique (plus josei que shojo à mes yeux) où la nature humaine est mise à nue à travers les rêves, dévoilant tous les travers, les complexes, les frayeurs, les doutes de chacun contenus au plus profond de leur coeur. Long et méandrique sera le chemin pour chacun de mettre fin à tout cela, pour espérer quitter cette école. Mais ce n'est pas tout, le récit est aussi généreusement parsemé de rebondissements dont certains sont pour le moins très inattendus, quand je pense aux révélations du tome 9 qui m'ont tout simplement bluffé, tout autant que la fin très marquante de ce chef d'oeuvre.

10/10

#Par IkutoAndSo le 19/04/2010 à 16:19

Je suis tout à fait d'accord avec BloodRomanceManga !!! J'adore ce manga. Je l'ai même proposé à des personnes qui détestaient les mangas et ils ont tous vraiment apprécié!!!

Il y a du génie dans le scénario je trouve! Ce manga est super car il n'est il propose le style: hétéro-yaoi-yuri ! Un vrai régal
En plus les personnages sont tous très beaux et j'aime les expressions que l'auteur donne à ces personnages
Bien sûr ce manga n'est pas parfait. Ce qui lui manque je trouve c'est un peu plus d'action au niveau des rêves. C'est vrai que l'on est bien plongé dans la romance qu'offre ce manga mais s'il y avait un tout petit plus d'action ou de combats ce serait encore mieux!

Et puis comme dit BloodRomanceManga, dés que l'on a fini un tome on aimerait lire le suivant. Et puis on invente les hypothèses de couple... So et Mashiro? Mashiro et Kuréha? Kuréha et So ? Tout ce suspens est presque insupportable!!! (Oui je suis une romantique lol)...

Finalement je trouve que le manga n'a pas eu le succès qu'il méritait... Mais pour tous ceux qui aiment les mangas combinant magie suspens et amour un seul conseil: achetez le !

Pour moi ce manga c'est 10/10... sans hésiter. ^0^

10/10

#Par BloodRomanceMangas le 17/04/2010 à 11:33

Oulààà ce manga vient d'être démonté par Sirius n.n .... Je vais essayé de remonté la note de ce manga.
Au début rien que le titre ne m'avait pas emballé. "L'infirmerie après les cours...." je ne savait pas trop ce que ça allé donné. Pourtant j'ai littéralement adoré!
Le dessin est assez spécial il est vrai et après c'est une question de goût. Si on aime pas le dessin d'un auteur, on peut être sûr qu'aucun de ses ouvrages ne nous plaira. Si le dessin peut paraître surprenant c'est parce qu'il se détache des style commun des mangas que l'on connaît aujourd'hui. C'est le coup de crayon si spécial de Setona Mizushiro qui fait la richesse de ce manga.
Ensuite autant dire que les personnages sont tout sauf normaux. C'est le seul manga que j'ai lu qui offrait un personnage hermaphrodite, qui ne sait pas réellement qui il est. Il se pose des questions, et est présenté comme un personnage lâche, irresponsable et un peu chiant puisque la réponse à sa question "suis-je un homme ou une femme" change tout le temps (un coup il veut être un homme et protéger la jeune Kuréha, un coup c'est une fille dont le physique sort de la normal et qui aime So Mizuhashi). Mais on ne peut s'empêcher de s'attachez à ce personnage.
De plus les autres personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires sont tous très bien encrés, avec chacun une blessure différente qui explique leurs forces de caractère.
Et puis le triangle amoureux So-Mashiro-Kuréha raviront toutes les fans d'histoire d'amour complexes.
Enfin la touche de fantastique (le rêve, "quitter le lycée", qu'y a t-il derrière la porte?) apporte une petite dose de suspens qui amènera le lecteur à ne vouloir qu'une seule chose... lire la suite ! Bref ce manga est l'un des meilleurs que j'ai pu lire.

Après, chacun a son jugement et peut-être certains d'entre vous trouveront ma critique trop enthousiasme mais je ne peut pas mentir et il est vrai que ce manga que je n'avais pas envie de lire m'as bluffé.

10/10

#Par Sirius le 26/06/2009 à 21:58

J’ai longtemps hésité à rédiger cette critique car le simple fait de parler de ce manga me fait honte quelque part. J’ignore encore maintenant ce qui m’a poussé à tenir jusqu’au bout. L'Infirmerie après les Cours, ça parle donc d’un androgyne… ou d’un hermaphrodite au choix. On va pas cracher sur l’idée : ça existe, il y a des androgynes très célèbres et très sympathiques… Quelqu’un me souffle le nom de Marilyn Manson à l’oreille, hum, passons.

Le paradoxe insurmontable d’une telle histoire, c’est que le (ou la) protagoniste cherche à se libérer du complexe alors que la finalité de ses cauchemars est de lui permettre de choisir entre les deux sexes. On est tiraillé entre deux tendances : celle du compromis et celle du dilemme, ce qui fait qu’au final on ne saisit plus trop l’intérêt du manga qui me paraissait au début devoir donner des armes aux intéresses afin de surmonter ce complexe. Un manga adressé aux androgynes ? Je ne devais pas avoir bien saisi sa finalité ^^’’

Devoir suivre les états d’âme d’une chose qui s’affirme en tant qu’homme mais à laquelle il manque des couilles et qui ne peut s’empêcher de rougir en croisant le regard de son sempai alors qu’il sort avec une mignonne demoiselle… Ça laisse songeur… Surtout quand celle-ci l’aime parce qu’elle est sûre qu’il pourra jamais libérer ses pulsions sur elle… Un tableau tout ce qu’il y a de plus charmant et dire que c’est sensé poser un regard réaliste sur le monde de l’adolescence. D’une génération à l’autre, ils changent beaucoup les ados, croyez-moi.

Mais parlons un peu du dessin. En un mot, c’est l’horreur absolue. Suffit de regarder la physionomie du type de gauche sur la jaquette et vous conviendrez que la tête des personnages ne me revenait pas. Et le style shojo de l’auteur m’a donné envie de gerber par moments je vous dis pas… Ce qui sauve un peu le manga, c’est la touche fantastique qui propose quelques belles planches et relance surtout l’intérêt du récit.

Car oui tout n’est pas noir dans L'Infirmerie après les Cours, enfin presque. Le concept est intéressant en soi : des cauchemars où chacun est représenté de manière spécifique en fonction de ses doutes et de ses problèmes et doit se dépasser pour trouver la clé qui lui permettra d’en sortir…

N’empêche, comment j’ai fait pour lire ce truc ?!

3/10