Nana… je suis en amour depuis le jour où j’ai « rencontré » cette fille aux allures punk, au caractère dur, aux paroles cinglantes…
Je ne voulais pas le lire… un homme à droit à son orgueil, et l’ensemble même semblait très « fi-fille »… mais j’ai essayé le premier tome suite aux recommandation d’une amie du Net…
Je m’en souviendrai toute ma vie, je crois.
J’étais dans le bus, et j’avais, moi, homme pas viril du tout, les yeux plein d’eau, et je me cachais aux regard des autres passager : Nana directement dans les veines, dans le cœur, dans la tête…
Nana, en plus de tout ce que les autres ont dit avant-moi ici, c’est aussi, et il faut le dire, de la rigolade. De la rigolade franchement idiote, très graphique, sans aucun besoin de texte…
Seulement dans le dessin, une expression nous est livrée telle quelle, dans une attitude incongrue mais franchement humaine (et c’est la dessus que repose tout le manga : l’humain et ses complications intérieures) et voila que j’éclate de rire… et que je m’essuie les yeux.
Yazawa nous ébranle de gauche à droite... Elle n’hésite pas à jouer sur ses personnages, de façon dure et ferme, et lorsque l’on se dit « non c’est pas possible elle n’irait pas jusqu’à…» Elle nous écrase à grand coup de marteau comme pour nous dire « ben oui… c’est aussi ça, la vie »…
C’est adulte même si c’est l’histoire de jeunes…
C’est beau, c’est coloré, c’est rigolo, c’est triste…
C’est rose, oui, mais c’est noir aussi…
Nana je t’aime, voilà… ;)
Nana, c'est un peu comme l'intégrale des pièces de Marivaux sur papier bible : une fois terminée, on n'a pas vraiment envie de rouvrir cette oeuvre, mais si pourtant on prend le risque d'essayer, on n'en décroche plus.
Le scénario n'a aucune espèce d'importance, il suffit de savoir que bidule aime machin mais qu'en même temps machin est tellement attiré par truc que... bref, l'imbroglio habituel à tout bon shojo digne de ce nom, et de ce point de vue, on est parfaitement servi.
C'est d'ailleurs le premier coup de génie de Yazawa : celle-ci redouble l'intrigue en nous proposant deux Nana pour le prix d'une, l'une étant l'exact contraire de l'autre. Pareillement, tout est redoublé : Trapnest possède son pendant Blast, et cela donne deux galeries complètes de personnages se renvoyant leur reflet, forcément distordu. Ainsi on aboutit à un double redoublement, c'est compliqué : Nana de Blast possède son pendant scénique, la chanteuse de Trapnest, mais possède aussi son pendant privé, Nana Komatsu, la cruche égocentrique incapable de faire les bons choix. L'imbroglio initial se fond ainsi dans un canevas beaucoup plus grand, et Yazawa possède suffisamment de génie pour établir toutes les connections entre la totalité des personnages, même les plus infimes : c'est ce qui donne cette impression de vie remarquable au manga.
Le second coup de génie de la mangaka est de prendre des objets pour en faire des symboles : dans chaque planche on ne voit que briquets, guitares, habits incroyables, cigarettes et cigarillos, sans oublier les téléphones portables. Ce n'est pas peu dire que Yazawa est une fashion victim, à tel point que chacun de ces objets lui servent véritablement à construire l'identité de son manga, qui se sert de ces accessoires comme d'autant de points de repère : le décor, c'est l'oeuvre.
A partir de là, il n'y a plus qu'à broder, et à la complexité de l'intrigue, l'auteur ajoute un don d'analyse étonnant, qui lui permet toujours de sonner juste, sans forcer le caractère des uns et des autres : ce talent de pouvoir développer à perte de vue une psychologie à la fois dense et "aérée" possède sa contre-partie, et il peut exceptionnellement arriver que l'auteur dilue un peu trop ses pinceaux...
Il n'y a que Yazawa pour nous faire croire à 100% que des gamins pseudo punk et probablement totalement J-pop puissent avoir la psychologie de moines zen centenaires. Peu importe ça marche, et il se dégage de cette oeuvre une douceur et une mélancolie si agréables, si éloignées des tons cataclysmisques et des tonnerres sentimentaux des autres oeuvres du même accabit, que l'on est obligé d'apprécier ce travail.
Ce shojo est probablement l'une des plus grandes réussites du genre.
Un des seuls shojo qui a réussi à me captiver, dans un premier temps Il est vrai que lire un shojo est assez difficile pour
un garçon, mais on arrive assez facillement à s' habituer au style de l'auteure et au fil des tomes, il est vrai qu'il est difficile de ne plus suivre la série.
De plus, le rock et tout cet univers n'était pas trop ma tasse de thé, mais du coup, je me suis même mis a écouter du rock depuis que j' ai entendu la BO de l'anime "Anna tsuchiya". J'adore !! À écouter absolument pour les fans.
En conclusion, ce manga est a essayé, on aime ou on déteste mais en tout cas, cela m'a ouvert sur bien des choses.
Je m'y suis reprise à plusieurs fois pour lire ce manga, du moins le premier volume, j'ai tout de suite trouvé Nana Komatsu trop niaise, beaucoup trop "coeur d'artichaud" à mon goût. Je trouvais aussi Nana Osaki trop, hargneuse ne serait pas le terme exact, je n'arrive pas à exprimer ce que je ressentais à son propos mais je ne l'appréciais vraiment pas. Et puis je me suis forcée à finir ce premier tome et à commencer le suivant (puisque l'on me l'avait prêté et je ne voulais pas le rendre sans l'avoir lu), et là, je n'ai pas compris comment ni pourquoi, mais ce fut la "révélation". A la différence du premier, les deux héroïnes commencent une histoire mutuelle et l'histoire en est devenu (à mon humble avis) plus captivante.
Je suis même plutôt surprise que les deux Nana s'entendent si bien, elles que tout oppose, mais bon, je suppose que sans ça, l'histoire n'aurait aucune raison d'être donc je continue à lire les volumes petit à petit en arrivant à la fin, et je dois dire que je suis contente d'avoir continué malgré ma déception du premier tome.
Nana... un des premiers mangas que j'ai lu, enfin je vais quand même essayer de le critiquer le plus objectivement possible ^_____^.
Le principe de base du manga Nana est l'opposition entre les deux héroïnes: l'une très fière et renfermée, et l'autre "coeur d'artichaud" et naïve (elles ont tout de même le point commun d'être toutes les deux assez égocentriques). Autour d'elles gravitent d'autres personnages (qui sont donc les personnages secondaires) aux personnalités tout aussi... spéciales et affirmées!
Le point fort et l'originalité du manga résident d'ailleurs dans ces caractéristiques marquées et réalistes données aux personnages par Ai Yazawa.
Le dessin est à la mesure de la forte personnalité des personnages, le trait est précis, les vêtements originaux... En revanche les décors sont toujours assez inexistants mais finalement on ne s'y attarde pas.
L'histoire enfin est plutôt intéressante et réaliste sans être trop linéaire (ce qui est en fait assez rare). Les actions et les décisions des différents personnages influent sur leur évolution et sur celle du manga. On regrette pourtant parfois quelques répétitions un peu fatigantes qui freinent le rythme de l'histoire.
Au final, on retient Nana comme une aventure plaisante à lire, les personnages sont attachants, la précision du trait irréprochable. Un manga à lire et à suivre (puisqu'apparement Ai Yazawa compte le continuer encore quelques temps... enfin c'est tant mieux!).