Rosario + Vampire

Rosario + Vampire

Informations générales

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Rosario + Vampire
  • Editeur: Tonkam

Synopsis

Tsukuné Aono a raté ses concours d'entrée pour le lycée. Heureusement, ses parents trouvent une publicité d'un lycée qui accepte tout le monde. Trouvant là une issue de secours, Tsukuné décide de s'inscrire dans ce lycée. Alors qu'il arrive dans un endroit peu accueillant, il est percuté par une jeune fille, Moka Akashiya, dont il tombe tout de suite amoureux. Oui mais voilà, Moka est en réalité un vampire qui est fortement attiré par son sang. C'est alors qu'il comprend que ce lycée n'accueille que les monstres et que les humains sont loin d'être les bienvenus. Pourra-t-il sortir indemne de sa scolarité ?

Synopsis soumis par kuchiki byakuya

#Par Raimaru le 11/07/2010 à 17:16

Pour commencer, Rosario + Vampire est un shônen harem. Le harem est un genre qui évolue peu. Pourtant, j'ai senti dans Rosario une petite originalité, notamment la présence d'une intrigue avec des combats...

Les premiers tomes sont assez ennuyeux quand on connait le genre. Tsukuné, pauvre débile et simple mortel, se voit envoyé par erreur dans une école pour monstres. Jusque là ok. On se dit qu'il y a un peut être un coup à jouer sur cette série. Tsukuné commence par rencontrer Moka, une vampire à double-personnalité, et bien entendu, il en tombe amoureux, et c'est peut-être réciproque. Toujours ok, jusque là pas de surprise, spécialement bonne ou mauvaise. Ensuite, Tsukuné s'intègre dans cette école en se faisant passer pour un monstre sinon la mort l'attends. Et là, la série démarre doucement : Tsukuné aura pour groupe d'amis des femmes monstres : une vampire schizophrène, une succube sexy, une sorcière bisexuelle (à son âge, vous n'avez pas honte !) et une femme des glaces un peu renfermée. Les personnages sont hauts en couleurs, vraiment sympathiques, sans être ultra-recherchés. Les trois dernières se lancent éperdumment dans le concours de celle qui prendra le cœur de Tsukuné, alors que pourtant, Tsukuné n'a pas l'air d'un tombeur. Bien entendu, Tsukuné est amoureux de la moins extravertie au niveau amour, ce qui promet des péripéties sentimentales !
Donc durant la première partie de la série, on assiste à des gags pervers, ainsi qu'à quelques affrontements entre monstres, ce qui par la même occasion, nous ouvre la porte du bestiaire de la série. Mais voilà, la redondance se fait sentir.

Heureusement, cette redondance est relativement courte, puisque la deuxième partie de la saison 1 est dédiée à des combats d'envergures. Tsukuné acquiert quelques capacités, et se bat pour la cohabition humains/monstres. Il ne s'agit pas de combats anodins comme avant, les adversaires sont capables de tuer, et parfois même de violer (ma mémoire me fait peut être défaut, c'est peut être dans la saison 2...).
Seulement voilà, la crédibilité de ce genre d'intrigue dans ce genre de série compte tenu du nombre de volumes est limitée. Ce genre d'arc, qui fait 2-3 volumes ici, aurait mérité entre 5 et 7 volumes de description.

Un mot sur le design. Disons qu'il ne choque pas vraiment par son originalité, mais n'a pas grand chose à se reprocher. On note même une certaine qualité dans les détails vers la fin.

On retiendra donc de Rosario + Vampire une série sympathique qui est loin d'être la bombe du siècle, mais qui a tenté timidement d'innover, et qui n'a pas échoué. J'ai été quand même diverti par cette lecture.

7/10

#Par Nakei1024 le 23/02/2009 à 21:17

Voilà un manga qui, sans révolutionner le genre, avait suffisamment d'éléments pour intéresser le lecteur en proposant une histoire pas forcément originale, mais plutôt bien traitée. C'est en tout cas ce que je disait en débutant cette série. Une dizaine de tomes plus tard (la fin de cette première "saison"), et passablement déçu par l'anime, j'avoue que mon sentiment est beaucoup moins optimiste...

Pourtant, tout partait sur des bonnes bases: un lycéen perdu au beau milieu d'une horde de monstres qui ne manqueraient pas de le réduire en charpie s'ils connaissaient sa véritable identité, un brin de fan service avec une vampire schizophrène au coup de pied dévastateur (idéal pour se rincer l'œil sur sa lingerie), mais surtout tout une galerie de monstres empruntée aux différentes légendes et mythologies de l'ensemble du globe (sirènes, trolls, vampires, sorciers...), chacun décrit de manière simple et concise lors de son apparition, à la manière d'une encyclopédie. Avec de tels ingrédients, sans obtenir un chef d'œuvre, on était néanmoins en droit d'espérer un récit humoristique avec des situations cocasses entrecoupées d'épisodes plus sérieux et peut être même un développement sentimental entre les différents personnages.
Malheureusement, ce fil directeur disparaît rapidement en milieu de série, et les personnages se retrouvent peu à peu englués dans de complots de plus en plus invraisemblables avec des péripéties qui virent rapidement au pathétique et d'importantes séances de larmoiement et de bons sentiments à n'en plus savoir que faire. Les adversaires perdent quant à eux toute originalité et surtout ce quelque chose qui faisait vibrer chez le lecteur la corde de l'imaginaire et du fantastique: exit donc le folklore international et bienvenue aux "barbares" dénués de toute personnalité propre et qui, malgré des capacités parfois surprenantes, n'en demeurent pas moins inintéressants selon moi par rapport à leurs homologues au "sang pur".

Pourtant, au milieu de cet enchaînement de complots, un nouvel élément scénaristique, à savoir la transformation progressive du héros en vampire et ses difficultés de plus en plus importantes à contenir l'agressivité latente à ce nouveau statut me laissaient espérer un regain de souffle dans le rythme de l'histoire. Je serais tenté de répondre oui et non, car si cette évolution est effectivement intéressante, elle est malheureusement reléguée au second plan par le fan service et les séances de crêpage de chignon entre les différentes héroïnes...

Eh oui, voilà bien ce qui plombe en définitive cette production: le fan service encore et toujours et à toutes les sauces. Entre deux catastrophes, nos adolescentes ne pensent finalement qu'à une chose: sortir avec ce veinard de Tsukune qui ne sait très vite plus où donner de la tête entre les avances de son "harem privé". Même si son cœur penche très fortement du côté de Moka, il est difficile à son age de rester de marbre face à une succube avec une poitrine modèle obus de 14-18, une femme des glaces au comportement de stalker (ma préférée), et une gamine d'à peine 13 ans mais déjà très en avance sur les rapports entre adulte (mauvais goût quand tu nous tiens).
Dommage vraiment de voir que les différents protagonistes pourtant intéressants à la base ne servent plus qu'à jouer un rôle de potiche ou de glandu dans une sitcom digne des grandes heures du Club Dorothée.

Bilan: une idée de départ intéressante avec des personnages pas forcément originaux mais auxquels on pouvait s'attacher, dans un univers somme toute classique mais efficace; tout cela disparaît peu à peu sous des tonnes de niaiseries et de dialogues stériles avec un fan service lassant à la longue. Au final, on a l'impression que ce qui aurait pu être un manga sympa avec un côté artisanal devient un produit industriel et chimique, sans aucune saveur, qui disparaît sous les assauts répétés d'un bulldozer, dans le but d'en faire un produit dont le seul but est de se vendre en satisfaisant les fantasmes d'un public adolescents aux hormones surproductives.
Une deuxième saison est déjà en cours et je vais continuer pour voir si l'auteur sera capable de se reprendre, mais j'ai un peu de mal à croire aux miracles.
Je mets malgré tout la moyenne car jusqu’à la moitié de la série et même après, j’ai continué à trouver ça et là des éléments intéressants qui me laissaient espérer mieux que ce qui nous est servi au final.

5/10