Samouraï Deeper Kyo

  • Auteur: Akimine Kamijo
  • Origine: Japon
  • Année de création: 1999
  • Titre original: Samouraï Deeper Kyo
  • Licencié: oui
  • Titre français: Samouraï Deeper Kyo
  • Editeurs: Kana
  • Nombre de volumes: 38

Synopsis

“Japon, année 1604... quatre ans se sont écoulés depuis la terrible bataille de Sekigahara. Cette dernière, représentant une étape incontournable dans l’unification du pays, donna naissance à l’ère Edo, une époque paisible, dans laquelle les samouraïs, ayant perdu la raison même de leur existence, sont devenus des vagabonds errants...”

C’est au cours de cette période historique que l’on fait la connaissance de Kyoshiro Mibu, un jeune homme âgé de 20 ans et qui semble lui aussi avoir goûté aux souffrances de la guerre. S’autoproclamant le “pharmacien de la paix et de l’amour”, il parcourt à présent le pays, proposant ses services à tous ceux qui sont dans le besoin, n’ayant pour seul bagage qu’une boîte à pharmacie accompagné d’un grand katana...

Il va pourtant croiser le chemin de Yuya Shiina, une chasseuse de primes, à la recherche de “Kyo au yeux de démon”, un samouraï légendaire qui s’est notamment illustré durant la grande bataille de Sekigahara où il aurait massacré , à lui tout seul, plus de 1000 personnes. Suite à une petite méprise, la jeune fille et “son compagnon d’infortune” vont se retrouver face à la mort, sous la menace d’une bande de brigands. C’est alors que Kyoshiro dévoilera son terrible secret, marquant ainsi le début d’un long périple, destiné à s’éteindre dans le sang...

Samouraï Deeper Kyo vous propose de suivre l’histoire tragique de deux âmes que tout oppose, contraintes malgré tout de partager le même corps et n’étant motivées que par un désir commun: une liberté retrouvée. Tout cela à travers les yeux de Yuya Shiina, une jeune fille déterminée, à la recherche de son passé...

Par Nakei1024 le 16/05/2008 à 08:27

Bonsoir mesdames, bonsoir mesdemoiselles, bonsoir messieurs et bienvenue au Spécial Manga Poker Tour, qui vient à l’instant de voir la défaite du prétendant au titre de champion, j’ai nommé Kyo aux yeux de démon.

Avant de revenir sur le déroulement particulier de cette partie, attardons nous sur ce joueur peu ordinaire : expert en sabre, grand, cheveux noirs, la vingtaine, et absence totale de pitié pour ses adversaires. Sa plus grande caractéristiques sont ses yeux qu’on dirait injectés de sang, et lui donnent une allure sauvage peu rassurante pour qui ne le connaît pas suffisamment. Autant le dire, avec un personnage aussi charismatique et adroit lorsqu’il s’agit de jouer du katana, nombreux sont ceux qui avaient pariés sur son éclatante victoire (qui lui aurait permis de s’approcher encore plus du rang très envié de manga culte), et commencent déjà à se lamenter en comptabilisant les pertes dues aux investissements qu’ils ont réalisés pour soutenir ce challenger dans la progression fulgurante précédant sa chute.

Tout au long de la première partie, on peut dire que peu d’erreurs ont été commises, le jeu de Kyo présentant un excellent mélange de combats et d’humour, le tout secondé par une ribambelle de personnages (principaux et secondaires) particulièrement intéressants. Les affrontements étaient parfaitement orchestrés, menés de main de maître par cet escrimeur hors-pair qui se permettait même régulièrement d’ajouter une touche personnelle de sadisme pour mieux impressionner et défaire ses adversaires. Parfois même laissait-il certaines connaissances prendre sa place pour leur permettre de mieux se faire connaître, et varier un peu les styles observés… Ainsi l’on pouvait suivre une histoire au scénario original, remplie de mystères, d’interrogations mais également de violence, le tout avec une esthétique pour le moins surnaturelle et des plus convaincantes.
Mais son atout principal (son joker), utilisé d’un bout à l’autre de la partie, et qui lui a permis de le sauver d’une défaite totale fut sans aucun doute son graphisme de grande qualité, ou l’équipe de soutien de Kyo nous a prouvée plus d’une fois qu’elle maîtrisait presque à la perfection l’usage des trames et autres jeux de lumière, tout en s’améliorant à chaque nouveau coup joué.
Ainsi lors de cette première manche, le résultat fut presque un sans faute, qui lui permit de prendre de nombreux points d’avance sur ses concurrents, et de rallier toujours plus de supporters derrière lui.

Puis vint cette terrible seconde manche, peu de temps après son entrée en territoire Mibu, durant laquelle, vraisemblablement avide de faire exploser son score et son record, Kyo perdit le sens de la mesure qui avait jusque là séduit les fans, et tenta un coup de bluff de manière sans doute trop précipitée pour obtenir les résultats escomptés.
A partir de ce moment là, plusieurs failles apparurent dans son jeu, et les erreurs s’accumulèrent peu à peu, lui faisant lentement perdre son avance sur les autres challengers : ainsi l’histoire d’une bonne partie des personnages secondaires fût bâclée (sans doute à cause de leur nombre un peu trop important), entraînant un profond sentiment de frustration parmi les supporters, et les tentatives d’ajout de nouveaux protagonistes devinrent (à quelques exception près) de plus en plus ridicules et insipides aux yeux du public. On vit même le personnage de Yuya (présente depuis le début de la partie et l’un des piliers de la première manche) relégué au simple rang de spectatrice légèrement potiche, n’étant plus capable de sortir que des phrases du genre « C’est donc ça la vraie puissance de Kyo aux yeux de démon », et ce plusieurs fois dans un même tour…
Mais dans son désir d’accroître toujours plus sa maîtrise sur la table, nôtre challenger eut la folie des grandeurs, et misa tout sur des affrontements qui, si ils étaient impressionnants et plutôt recherchés esthétiquement, n’en demeuraient pas moins lassants à la longue. Cela entraîna par la même occasion un allongement de plus en plus excessif de ceux-ci qui duraient parfois plus d’un tour, faisant ainsi perdre au jeu toute sa fluidité et son originalité. Que dire encore de cette stratégie de kamikaze qui permit malheureusement de voir des combattants blessés et totalement épuisés affronter des ennemis qui les surclassaient de loin dans de nombreux domaines, et pourtant les battre à plate couture à cause d’une nouvelle technique secrète et forcément bourrine, faisant ainsi perdre au récit toute crédibilité. Doublé avec des rebondissements et des retournements de situation plus qu’improbables, l’attrait pour la série s’en trouva au final fortement diminué.

Malgré cela, lors des dernières phases de jeu, alors que tout semblait perdu, le joueur Kyo parvint à se ressaisir et à reprendre l’ascendant sur son adversaire, notamment grâce à l’apport des réponses tant attendues sur l’histoire des Mibus. Malheureusement, le mal avait déjà été fait, et cette reprise du jeu ne put que permettre de sauver ce qui pouvait encore l’être, au lieu d’apporter la victoire tant attendue en début de partie.

En conclusion, alors qu’il avait toutes les cartes en main et une stratégie bien pensée en début de partie, nôtre jeune joueur s’est laissé emporter par son succès (et également les acclamations de la foule), ce qui l’a perdu en le faisant basculer dans les travers du manga shonen, dont il n’a été possible de le sortir (de justesse) que lors de la conclusion de cette partie. Son joker (le graphisme et les personnages) lui a également permis de rester en course tout au long de la partie, mais même un tel atout ne peut permettre d’arracher la victoire si le reste ne suit pas.
Plutôt que de chercher à bluffer son adversaire en rallongeant l’action comme cela a été vu, il aurait sans doute été mieux d’aller directement à l’essentiel et à la conclusion, quitte à offrir moins de spectacle et de paillettes. La victoire, sans être aussi écrasante que ce qu’espérait Kyo, aurait été magnifique et il n’aurait pas eut à subir l’humiliation de cette terrible défaite. Gageons toutefois qu’il saura tirer leçon de cette aventure, et nous réapparaîtra sous un meilleur jour dans un avenir proche.

Rappelons au passage qu’un autre champion avait il y a de cela quelques années réussi à remporter la victoire (un fort beau match s’il en est) en partant sur les mêmes bases, mais avait su rester sobre et mesuré dans son jeu : son nom était Kenshin.

5/10

Par kuchiki byakuya le 08/05/2008 à 18:13

Habituellement peu attiré par les histoires de samouraïs, j'ai eu une envie soudaine de tenter le coup malgré les 38 tomes.

Mon premier constat est que c'est trop long pour finalement pas grand chose. Le début démarrait bien avec une bonne entrée en matière qui donnait envie de lire la suite, notamment grace au personnage de Kyo, très charismatique. Malgré quelques éléments banals comme la jeune fille qui se retrouve embarquée dans une aventure énorme mais qui n'a pas grand chose à faire ici. Bon ok, elle a une raison mais elle l'oublie bien vite finalement. Enfin, passé cette période, le manga commence à prendre une tournure moins charmante. D'abord parce que les combats s'enchainent à la vitesse de l'éclair, ensuite parce que des personnages ne cessent de défiler et enfin parce que l'histoire n'avance plus du tout. A chaque fois que l'on avoir un début de fin, il s'avère qu'un nouvel élément arrive, détruisant tout ce qu'il y a eu avant. Par exemple le big boss qui change 3 fois.

Mais ce que je reproche c'est d'aller toujours plus dans le "trop". Kyo est fort, on nous le dit dès le début. Bien évidemment, il rencontre des ennemis toujours plus puissants sinon ca ne serait pas drole. Oui mais voilà le problème. Chacun se dit le plus fort, met à mal le héros mais un toujours plus fort débarque. Ce cercle vicieux porte un coup d'arrêt au manga car ce schéma incessant finit par énerver le lecteur qui se lasse de tout ce petit monde en mal de combat. Bien sur aussi, le héros se fait battre mais trouve de la ressource dans on en sait pas quoi pour redevenir le numéro 1. On assiste également à la formation d'un groupe de plus en plus important qui n'est pas sans rappeler les Dragon Ball Z et autres. Au début c'est marrant, après c'est répétitif, surtout que les alliés suivent le même plan que Kyo (ils se font déglingués, s'énervent et trouvent une puissance mystérieuse).

J'enchaine sur les protagonistes du coup. Ils sont légion, trop même. Arrivé au milieu, on ne sait plus très qui fait quoi et qui est avec qui, surtout que l'auteur semble avoir un penchant pour les trahisons et fausses trahisons. Le héros est charismatique mais les autres ne le sont pas tous. Dans ce domaine Yuya fait plus office de pot de fleur que de véritable personnage essentiel. Il serait long et fastidieux de tous les citer mais je dirai que les proportions sont moitié-moitié. Là encore, on assiste au traditionnel revirement de situation avec des méchants qui s'avèrent être gentils finalement. Ceux- là, on peut les compter à la pelle, tellement il y en a. Je vais quand même parler de Luciole qui est mon préféré. Il apporte une touche comique à des situations tendus par son coté "je-men-foutisme" ou "dans la lune".

Le dessin est assez bon compte tenu du fait qu'il met bien en valeur les "yeux du démon" qui reviennent plusieurs fois. Kyo peut paraitre sympathique mais aussi complètement barjot selon les scènes. Les planches s'affinent au fil des tomes, plus particulièrement autour des yeux (heureusement vu la fin mais pour ca, il faut lire le manga). Un truc que j'ai pas compris: pourquoi Kyo appelle Yuya "planche à pain" alors qu'elle a quelques attributs? Voilà une question qui me hante ^^. Par contre, certains personnages se ressemblent trop, si bien que l'on finit par les confondre. Autre souci, les pages parfois surchargées d'éléments ce qui rend la lecture plus difficile et les combats pas toujours très clairs, surtout pour savoir qui a fait quoi.

Une histoire un peu longue et rafistolée, des personnages un peu nombreux et pas toujours très bons, un dessin dans l'ensemble satisfaisant, le bilan est mitigé. Même si j'ai suivi le manga à un rythme important, c'était plus pour connaitre la fin et les explication (pas toujours réussies d'ailleurs) que par un réel engouement. Un dizaine de tomes en moins aurait surement contribué à tirer la série vers le haut. Ma note serait 6,5 mais je vais mettre 6 car mon bon sentiment du début a disparu vers la moitié et j'adhère moyennement sur la fin. Un manga à l'excès alors qu'un touche de simplicité aurait pu faire de lui l'un de mes préférés.

6/10

Par LeeNilvyfa le 14/04/2008 à 20:33

D'abord, SDK est le premier manga que j'ai lu. Comme beaucoup, j'ai fais une pause, jusqu'à ce qu'on m'achète le volume 14. Et comme beaucoup d'autres, c'est là que je suis devenue accro.
Le graphisme devient de plus en plus stupéfiant, le scénario devient moins anodin et répétitif, il y a une nouvelle tournure des choses.

Les combats ne sont jamais que des sabres " Tac - Bam - T'es mort ", même si l'on dit , et c'est vrai, qu'on retrouve trèèès souvent des: " Alors c'est donc ça , la véritable forçe de ( Nom ) des ( Nom du groupe )??" et les " KYOOOoooo" "Kyo..." " Kyo a gagné? " "Kyo a gagné!! " qui ont fini par simplement me faire rire. Car derrière, on a un fond quand même bien plus attrayant, sachant qu'à chaque combat, on découvre vraiment et on s'attache à un personnage. Mauvais point, vers la fin tous les méchants sont en fait des gentils, mais à près tout un peu de douceur dans ce monde de samouraï ne fait pas de mal.

Je suis accro. Le dernier tome est sorti. Je ne révèle rien, mais j'ai été comblé. C'est une véritable perle. Je cherchais ensuite tout les défauts ( et il y en a ), mais j'étais surtout déçu que ce soit fini. On va dire que 38 tomes suffiront, quand même xD.

Donc, en dehors de l'aspect parfois confus et lassant des choses, c'est un manga à lire, à dévorer même.

J'ai lu des commentaires affreux dans le forum. Le design est sublime, il n'y a pas tant de ressemblances avec Kenshin. Kyo est dans un décor médiéval japonais, mais ce n'était pas ce qu'il voulait a tout prix faire ressortir, sachant que c'est fantaisiste.

Je soutiens ce manga de tout mon coeur.

9/10

Par TITOUAN le 31/01/2008 à 20:41

Commençons par la fin, ce manga est un bon shonen qui mérite d'être lu , je m'explique.

Tout d'abord cette histoire pourrait être divisée en deux parties complètements différentes. La première la moins bonne met en scène les protagonistes, ces treize premiers volumes sont un peu l'incipit du manga.
Ces treize volumes que je qualifierais d'essai pour l'auteur ont pour moi plus de points négatifs que positifs. On suit l'aventure de Kyo depuis sa rencontre avec Yuya jusqu'à la forêt d'Aokigahara. Dans cette mini quête d'introduction on rencontre des combats variés mais finalement très ressemblants, à chaque fois Kyo est dans en mauvaise posture et Yuya crie avec une tête effrayée "le légendaire assassin aux milles victimes, Kyo au yeux de démons pourrait perdre" ou les combattants s'esclaffent "Ha ! je suis le plus fort" ou encore pleins d'autres monologues de même envergure si bien que ça en devient désuet et très, disons-le, soûlant.

Bon dans cette première partie, tous les "méchants" font leur apparition et à chaque présentation, ils sont qualifiés dinvincibles, mais surtout comme dans les monologues pompeux les "méchants" sont soit les dix machins, les cinq trucs, les quatre bidules et sont tous dirigés par un chef extra puissant et là encore c'est soûlant.

Du point de vue graphisme c'est bien mais par la suite Maître Kamijyo nous dévoilera vraiment son vrais talent.
Si je devais mettre une note à cette première partie je mettrais 4, c'est long et très ennuyeux mais il faut persévérer.

A partir du tome 14 c'est le déclic, Kamijyo met la dose !! La psychologie des protagonistes augmente fortement, il n'y a presque plus les monologues qui gâchent tout, le graphisme devient HALLUCINANT de beauté !
La grande innovation est le combat, c'est beau, c'est élaboré, on sent la recherche de l'auteur. Des traits magnifiques c'en est déboussolant . Vraiment chapeau !!!
Mais ce dont j'ai été le plus frugal c'est la philosophie qui apparaît aux alentours du tome 34, bien que ça soit un shonen, là est vraiment le charme de ce manga.

Du point de vue compréhension et cohérence ce n'est pas toujours très clair, Kyo est plus fort à un moment et à un autre ensuite on dit qu'il est encore plus fort alors qu'il n'a rien de plus enfin ce n'est pas un point très important.

Vraiment le point fort de ce manga je le répète encore c'est le graphisme et les combats rien que pour ça il vaut le coup . Allez-y !!!

8/10

Par Juclecia le 21/12/2005 à 23:52

Tout d'abord, dans SDK on a une idée de base et un espace temps assez classiques (le perso schizophrène, l'époque des samourais et le samourai vagabond, etc.) Beaucoup ont vu en Kyo une pâle copie de Kenshin le Vagabond... Soit dit en passant, je lis les 2 et à part le fait que les 2 soient vagabonds et qu'ils aient une fille dans leur cortège je ne vois pas le rapport, les divergences dans le style et dans la quête sont assez énormes...  
 
Bref fermons la parenthèse, voici un manga agréable à lire qui a tout pour accrocher et qui a en plus des personnages d'une immense diversité et dont la créativité est à la fois géniale et délectable, bref un manga très agréable et qui a priori commence plus que bien, mystères et secrets à la clé. Mais mais mais. Il est aussi vrai qu'il y a un côté décousu dans l'action et les intrigues qui déstabilisent un peu (beaucoup) le lecteur, et qu'au bout d'une dizaine de tomes on sent un essoufflement : toujours les mêmes choses dans les combats (Kyo qui fait des sarcasmes au début du genre "ahahahah tu te crois le plus fort? C'est moi qui te tuerai!", Yuya qui frissonne pour la 100ème fois de la force du "regard rouge du démon", Kyo qui domine puis qui se fait dominer, Yuya qui est prise de panique ("Kyooooooo!Arrête je t'en prie il va te tuer!") et lui qui bat finalement le gars) et c'est vraiment ça à chaque fois...  
 
Bref ça n'empêche pas pour certains comme moi d'avoir envie de continuer car les intrigues de départ restent nouées (donc j'veux savoir le secret euu!!!XD) mais enfin, malgré un manga sympathique avec des persos géniaux, on a l'impression d'un léger manque d'expérience du mangaka, qui semble avancer à l'improviste et manquer d'inspiration pour les scènes typiquement shôneniennes (ce qui est problématique pour un dessinateur de shônen :s), en particulier, les combats... Voilà en bref, à lire quand même, pour sa culture mangastique "contemporaine" et pour le graphisme superbe.

7/10

Par Tchen Qin le 09/12/2005 à 21:02

Bon je vais pas mentir j'suis accro à ce manga.  
  
Maintenant si on veut causer objectivement je dirai qu'on pourrait croire que le scénario de Sdk s'essouffle beaucoup à partir du 13ème volume. Pourtant il ne faut pas trop s'y fier. Je dirai que l'auteur met beaucoup sur l'action et le combat dans les volumes (on a vraiment cette impression d'un jeu de rôle bourrin ou une bande de tarés hyper puissants fonce dans la gueule du loup et lui détruit les dents) :D.   
  
Pourtant outre le thème de la double personnalité beaucoup d'autres sont abordés dans ce manga. La prise de pouvoir, l'amitié, et d'autres encore entre en jeux et rendent le manga assez prenant. Même si personnellement je trouve qu'à chaque fin de volume on s'arrête là où on devrait commencer (ce que je trouvre criminel mais ô combien commercial), il y a toujours une bonne dizaine de questions en suspend et quand on répond à certaines, on en remet 5 de plus sur la table.   
  
Bref il est vrai que le scénario pourrait paraître simpliste et bourrin à souhait si on s'arrête à une simple lecture. Si on va un peu plus en profondeur il devient véritablement passionnant et on en décroche plus.  En plus le graphisme est de plus en plus beau, ce qui ne gâche rien. Donc voilà je recommande vivement ce manga. Amateur de combats vous serez servi, et les autres vous y trouverez aussi votre compte.  
  
A prendre.

8/10

Par iza le 14/10/2005 à 00:25

Personnellement j'adore ce manga!
Le graphisme est excellent, les personnages aussi (dû surtout à leur grande diversité). Le scénario est aussi très attrayant et original! 
L'auteur fait très bien passer ses émotions et des messages (comme l'amitié, l'amour, la haine etc...) 
Sdk en étant un manga de combat est aussi rempli d'humour!
Enfin, après tous ces points positifs (du moins pour moi) on peut comme même noter un point négatif:l a pauvreté du dialogue. 
En effet on trouve souvent des répetitions et des phrases assez idiotes du genre "c'est donc ça la vrai force de Kyo" répétées 1500 fois dans le même chapitre... 
Mais bon à part ça c'est quand même un manga excellent...

9/10

Par AngelMJ le 20/08/2005 à 12:34

Alors que tout annonçait ce manga comme une vraie petite perle, le temps a eu raison de lui, de façon positive comme de façon négative.  
  
Parlons d'abord des graphismes. Je pense que tout le monde est d'accord pour dire que c'est sans hésitation le point fort du manga. Plus les tomes défilent, plus l'auteur (et ses assistans, ne les oublions pas) nous fait preuve de prouesses graphiques, tant au niveau des personnages et des décors, qu'au niveau des combats. Il n'y a rien à dire, c'est un vrai plaisir pour les yeux de lire Kyo.  
  
Là où le tableau commence à s'assombrir, c'est bien évidemment au niveau du scénario. Partant d'un contexte historique et d'une idée déjà vue mais toujours aussi efficace (le héros à double personnalité), le scénario tombe comme un soufflet, passée la quinzaine de volume. Si la quête semblait prometteuse, on a vraiment l'impression que l'auteur construit son scénario au fur et à mesure, embrouillant littéralement le lecteur.  
  
Passons maintenant aux personnages. Ils sont nombreux, voire presque trop nombreux. On a d'abord le groupe de Kyo, qui s'agrandit au fur et à mesure des tomes, et face à lui, d'autres groupes aux noms divers à s'emmêler les pinceaux. On a les 12 trucs, les 9 machins, les 4 bidules... Tout ça pour dire que le cerveau du pauvre petit lecteur de base peut vite s'embrouiller face à ses multiples groupes. Pour remonter un peu le niveau, il est important de préciser par contre, que chaque personnage a un chara design qui lui est propre et des plus réussis!  
  
Mais abordons maintenant, ce que je trouve le plus nul, voire ridicule, ce sont les dialogues. Alors là, il ne faut pas chercher midi à quatorze : ça se limite à "Haaa!! Je vais te tuer!!", "Hahaha! Je suis plus fort que toi!!!", "Meurs!!!!". Et ceci n'est pas du tout de la caricature, c'est vraiment le genre de texte qu'on croise à chaque combat. Ajoutez à cela, des phrases du genre "Ham!! Machin est plus fort que truc...", ce qui permet difficilement d'établir le rapport de force entre les différents personnages (prendre pour exemple le combat de Tigre rouge contre Taihaku).  
  
Au final, on se retrouve face à un manga qui n'a pour lui que ses graphismes somptueux et des personnages charismatiques. Mais difficile de se contenter de ça de nos jours...

5/10

Par kisuke urahara le 06/05/2005 à 19:38

Samurai Deeper Kyo entre dans un registre cher au peuple japonais (du moins, vu le nombre de séries sur ce thème) qui est l'histoire de Samourai. Dans le même genre, on retrouve le grand "Kenshin le vagabond" avec lequel on peut permettre de comparer.    
   
Histoire de se mettre dans le bain, le manga nous transporte dans une bataille, la bataille de Sekigahara pour nous situer l'histoire ou plutôt comment va se dérouler le thème (qui est "les samourais" si vous suivez jusqu'ici). S'en suit une rencontre entre Kyoshiro, paisible pharmacien (charlantan) ambulant et la chasseuse de prime Yuya Shiina.    
   
Histoire, plus que banale, que beaucoup de personnes (médisantes?) comparent à du "pompage" de Kenshin (ah, tu t'es reconnu à la JE 2003, ben c'est bien de toi que je parle).    
Eh bien non, quelques ressemblances, que l'on peut attribuer au thème choisi (si si, les samourai, vous vous en souvenez) mais tout diverge. Kyoshiro héberge en lui un double, un tueur qui a fait plus de 1000 victimes...    
En gros, on se retrouve avec un bon démarrage, qui va continuer sur sa lancée juqu'au 13e volume pour stagner et puis ressembler de plus en plus à : Kyo retrouve ses partenaires et va attaquer les méchants avec eux (un peu caricatural, soit). A se demander si finalement les séries qui savent s'arrêter existent...    
   
Au delà du scénario qui part une peu en "live", Akimine Kamijyo sait fidéliser les lecteurs. Je reconnais que les quelques changements apportés à ses héros ne font qu'améliorer le dessin. En plus les interventions entre les chapitres sont plutôt bien placées et bien imaginées. Des combats de plus en plus fluides, qui auraient pû être très catastrophiques si le travail de l'auteur n'était pas si rigoureux (félicitons aussi les assistants pour les décors).    
   
A ce jour, la série est arrivée au volume 20 et mérite le coup d'oeil pour les fan de graphismes. Elle peut permettre aux débutants de se lancer dans l'univers du manga sans trop de mal, mais qu'ils n'oublient pas que dans le thème présent, il existe d'autres mangas qui les passionneront plus par la suite.    
   
Bilan: Un scénario qui s'essouffle au fil des volumes compensé par un graphisme qui s'améliore, SDK obtient une note de 6/10 qui peut gagner un à deux points de plus si vous voulez vous initier au manga.

6/10

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