Quand on est K-ON! on est K-ON!!
Après une première saison que j’avais déjà commentée ici, et, où suite à quelques mots, le webzine a failli brûler sous ma colère contenue : voici le retour de la surexcitée vengeresse. Il faut dire qu’apparemment je ne comprends pas les fans irréductibles de KyoAni et qu’eux-mêmes ne nous comprennent pas, moi et mon humour de jeune pucelle.
Et bien tant pis… Je reviens ! En même temps que la deuxième saison de K-ON! pour la peine, qui pour ne pas trop nous perdre se nomme K-ON!!, avec deux points d’exclamation pour bien faire comprendre qu’on en est à la 2ème saison. Aura-t-on un K-ON!!! ? On peut le faire à l’infini, personnellement je suis friande des points d’exclamation, alors un K-ON!!!!!!!!!!!, ça ne me fait pas peur, haha !
Ouais, j’adore me faire du mal, d’ailleurs, en parlant de ça justement, ça n’aurait pas fait de mal à cette série de subir quelques coups de fouet bien placés, je proposerais mes services au studio, la prochaine fois, pour voir.
Petite remise dans l'ambiance : à l’arrivée de la première saison, il faut se rappeler que je suis totalement tombée dans le piège moe qui avait été tendu. Ah bah oui, les quatre héroïnes je les ai trouvé adorables à souhait, tellement miiiiiiiiiignonnes, que même Yui je l’aimais beaucoup avec sa petite frimousse. Donc, la naïve-bisounours que je suis parfois (souvent) a gardé l’espoir pendant les 13 épisodes de la première fournée. Je croyais que finalement quelque chose allait se passer, qu’il y allait avoir un déclic, que quelque chose d’intéressant allait surgir pour qu’on se dise au final « wahou, cette série déchire en fait ! Elle a ce petit plus qui fait toute la différence! ». Et bah les gars, je vous le dis : QUE DALLE !
Après 13 épisodes, on fait un rapide calcul : 13 x 20 minutes en grosse moyenne, j’ai perdu 260 minutes de ma vie, soit un peu plus de 4h devant mon écran pour rien ! Tout ça à cause de ma débilité (oui faut reconnaître aussi que j’ai été trop naïve pour le coup) et cette comédie moe qui vous allèche avec de la musique mais finit par faire à peine sourire, mais par contre, fait magnifiquement pleurer de désespoir avec la musique jouée par nos héroïnes.
Mais ça a plu à pas mal de monde apparemment, finalement, on ne sait trop comment, KyoAni aussi faut dire… Résultats des courses : une deuxième saison bat son plein pendant ce beau printemps 2010. Et votre dévouée reine du matage de daubes rempile ici aussi. Oui, comme je suis sadique (rappelez-vous, le fouet, tout ça…), je n’ai pas pu m’empêcher de passer à côté de cette promesse de moe-attitude dégoulinante. Mais cette fois-ci - car oui moi, je change petit à petit chaque année un peu quand même - croyez-bien que je n’ai aucune illusion, surtout depuis les premières vues que j’ai eu de notre inimitable et irremplaçable Yui, toujours aussi inapte à la vie réelle.
Dans K-ON, ils essayent – oui, on ne peut pas dire que ce n’est pas faute d’essayer – de parler musique. Mais quand on voit Yui gratter sa guitare à la Pete Townshend et se la péter le bras en l’air, on ne peut pas, en tant que
personne connaissant et aimant The Who, s’empêcher de vomir ou encore, quand on est diplomate (ce qui n’est pas mon cas), lever les yeux au ciel en soupirant.
S’en suit plus loin, une belle hallucination auditive où l’on apprend que le batteur qui a influencé Ritsu et lui a donné envie de jouer n’est autre que Keith Moon, batteur de The Who encore une fois.
Non mais les cocottes, vous avez déjà écouté The Who ? Vous avez aimé ? Ça vous a donné envie de faire de la musique ?
Bah alors, faudra m’expliquer pourquoi vous en êtes arrivées là hein. Parce que votre musique ça sonne comme de la soupe mielleuse que même ma grand-mère elle vous balancerait son chat à la tronche pour que vous arrêtiez le massacre !
Heureusement pour lui, Keith Moon est décédé. En revanche, Pete Townshend est encore vivant et, si un jour il se suicide, je me tournerai direct vers le studio pour lui faire comprendre qu’il aura une mort sur la conscience. Pour les fans de The Who, dommage pour eux s'ils tombent sur K-ON!. Moi ça va, je suis la reine du matage de daubes, je suis forte, je gère maintenant… ou pas. Faut dire que le staff du webzine cotise déjà pour ma chambre en asile psychiatrique aussi.
Encore là, je ne parle que du son, parce que si je faisais l’effort de mettre les paroles des chansons traduites, je finirais par aller dans la rue après l’exercice et je demanderais au premier passant de m’achever à coups de pelle.
Roh, mais K-ON, c’est miiiiiiignon. Ouais bah ça va un moment, mais faut pas pousser non plus. Même Gad Elmaleh, il s’est lassé de cette blague à 2 balles et a compris qu’il faut autre chose autour pour que ça fonctionne.
On passe à l’histoire ? Oui, y’a une histoire, je vous jure.
Cette année, c’est la dernière ligne droite pour nos quatre membres fondatrices vu qu’elles vont être diplômées. Asuza va se retrouver seule l’année prochaine, ça devient urgent de trouver d’autres membres pour ne pas que le club ferme comme ça. Et bien, en 4 épisodes pour l’instant (sur 13, je vous le rappelle), bien qu’elles tentent de rameuter le chaland dans leur club pendant, allez, 2 épisodes ½, il n’y a pas l’ombre de l’apparition d’une nouvelle. Faut dire aussi que ça n’a pas l’air d’être vraiment urgent vu qu’on passe aussi du temps à ranger la salle de musique, jusqu’à nous traîner dans un magasin, véritable paradis de la maison. Ou que l’on part en voyage de classe (sans Asuza évidemment, pas la même année), ou que Ritsu a un problème d’identité vis-à-vis de sa présence à la batterie etc. Mais c’était sans compter sur Yui, toujours aussi fine et débordante de cute-attitude qui a fini par recruter un nouveau membre. Une tortue ! Pour pas qu’Asuza ne se sente seule. Bah quoi ? Vous n’étiez pas au courant ? Les tortues, ça joue super bien de l’ocarina, je vous jure ! Non mais, au moins avec toutes les statues de tortues laissées au hasard de certaines scènes depuis la première saison, c’est sûr qu’on n’est pas dépaysés.
C’est qu’ils ont peur de trop nous chambouler en fait, alors, du coup, ils ne changent rien. Pour quoi faire aussi ? Ce serait trop violent pour nos petits cerveaux fragiles. Le staff reste donc le même : Yukiko HORIGUCHI est toujours aux commandes du chara-design auquel Lucky Star a déjà eu droit. Hisako YAMADA, dont la première expérience à la réalisation était sur K-ON!, rempile ici aussi. À la composition de la série, siège Reiko YOSHIDA, rencontré préalablement sur Kurokami The Animation ou encore les Maria-sama ga Miteru. Il se retrouve aussi au scénario aux côtés de Jukki HANADA et Katsuhiko MURAMOTO, on ne change pas une équipe à ce point gagnante d’idées ! Et Yota TSURUOKA à la direction du son, cette année il officie aussi sur Arakawa under The Bridge si cela vous intéresse. Dans la même veine, les personnages restent les mêmes, un an ce n’est pas assez pour évoluer trop non plus. Yui, en voix off lors du premier épisode fait un tour d’horizon. Elle se décrit elle-même comme la guitariste et la chanteuse du groupe, aimant tout ce qui est mignon et bon. On passe à Ritsu décrit comme la drummeuse hyperactive et présidente du club, Tsumugi qui est au clavier, gentille et tout le temps dans la lune. Puis Mio, la bassiste, responsable, timide mais peureuse et finalement Asuza, la 2ème guitariste, petite et toute mignonne. Yui oublie de préciser qu’elle est, elle-même, toujours aussi gamine, dépendante de sa sœur et inapte à la vie en dehors de son quotidien écolier bien entouré.
Par contre, il y a un bon changement de mon côté : je m’ennuie encore plus. D'ailleurs je pense que notre petit Moony n’aura plus la patience de gâcher son repas en mettant le K-ON deuxième génération en fond à ce moment là.
On en revient toujours à la même chose avec K-ON, c’est moe, c’est mignon, et ça devrait suffire ? Non, désolée. Bien que le chara design s’en sorte bien à ce niveau là, être mignon sans raison, où trouve-t-on l’intérêt ? Je ne ris pas devant K-ON, au mieux il m’arrache un sourire, mais pas plus. Quand, pendant la même saison on a une adaptation du même style de manga (4-koma) comme Working! ou que l’on a déjà vu Kanamemo l’année dernière (et j’en passe), y’a pas photo, devant K-ON!! on s’emmerde.
- Article publié par emilie






















