Zelda - Ocarina of Time - Héros à travers le temps


Deux tomes pour sûrement le plus connu de tous les titres de la légende de Zelda. Malgré ce que les couvertures suggèrent, le passage à l'âge adulte de notre héros se fera dès le premier tome. Le mangaka étant le même que celui d'A Link to the Past, le style graphique n'est pas différent et nous ne serons pas pris au dépourvu.
Zelda - Ocarina of Time en manga, cela commence aussitôt avec un petit changement par rapport à l'histoire originale. Notre jeune héros nommé Link n'aura donc pas sa fameuse épée de bois dès le départ mais la recevra des mains de Mido, le fameux Kokiri qui ne nous apprécie guère. Il en est de même pour Navi la fée qui sera avec lui seulement après la mort de l'arbre Mojo.

L'histoire suit néanmoins l'ordre du jeu bien que de nombreux changements apparaissent. Ainsi, notre héros rencontrera la princesse Zelda lorsqu'il sera en pleine rue marchande (voir Zelda dans une tenue plus "citadine" a quelque chose d’assez mignon). De même, il est bon d’avoir un moment bien plus « prenant » : la rencontre entre les trois personnages principaux dans le jardin de la princesse Zelda. Ainsi, voir une discussion entre Ganondorf et Zelda devant les yeux de Link s'avère être un meilleur moment que la version originale (où nous voyons simplement Ganondorf à travers une vitre).
D’aventure en aventure, les différences se font voir au fur et à mesure. Pour un œil exercé et pour ceux qui se rappellent l’histoire du jeu, certaines changements sont considérés comme mineurs : le fait que notre héros monte Epona lorsqu’elle n’est qu’un poulain pour le ramener aux montagnes Goron ne change en rien l’histoire. Le manga suit parfaitement l’ordre établi dans le jeu, nous remémorant quelques moments forts de ce dernier. Ainsi, bien qu’il n’est pas possible de retranscrire l’ambiance au moment où Link voit Ganondorf quitter le cité d’Hyrule après que le jeune garçon ait obtenu les trois pendentifs sacrés, l’auteur décide alors de montrer l’impuissance de notre Hylien en le faisant combattre vainement face au chef des Gerudos. Pas forcément intéressant d’un point de vue scénaristique mais néanmoins sympathique.

D'un petit garçon, il deviendra alors un jeune adulte après un passage dans le temple du Temps où il extirpera Excalibur de son socle. C’est ainsi que commencera alors la quête de Link pour retrouver les cinq sages enfermés dans différents temples. C’est aussi à partir de là que viendra la différence la plus marquante à mes yeux par rapport au jeu originel. Volcania étant la gardienne du temple du feu dans le jeu vidéo, ici, elle est bien plus que cela aux yeux de Link. Achetée soixante-dix rubis à un marchand, le jeune garçon et elle-même seront très proches, se considérant chacun comme le meilleur ami de l’autre. Ainsi, c’est à ce moment-là que l’on passe de l’image du héros asocial (majoritairement, l’absence de paroles de la part de ce dernier dans les jeux le rend antipathique à mon goût) à celle du héros torturé par ses sentiments, mettant un terme aux souffrances de celle qui l’a accompagné pendant ses journées lorsqu’il n’était qu’un enfant.

Les aventures de notre héros continueront et les différences se feront de moins en moins différentes par rapport au format original. La seule chose qui rendra notre héros plus humain est clairement ses paroles. Ainsi, lorsqu’il sera temps de repartir à son époque initiale après la défaite de Ganondorf, nous remarquerons que les sentiments de notre héros envers Zelda sont plus poussés que celui du simple chevalier protégeant sa princesse. Des paroles, c’est cela qui manque véritablement au Link du jeu et c’est cela qui me fait préférer le Link du manga.
L’histoire d’Ocarina of Time se conclue donc vers le milieu du second tome tandis que l’auteur nous octroie deux autres et courtes histoires. La première histoire est celle du fameux SkullKid que l’on rencontre dans la forêt Kokiri et se déroule en deux chapitres. Nous apprendrons les origines de ce petit lutin farceur. La seconde histoire semble être une histoire pour faire référence aux hommes-oiseaux de Wind Waker et se déroule aux environs du lac Hylia, avec le laborantin et son bâtiment.
En conclusion, ce double volume est comme le volume sorti précédemment. Narrant l’histoire d’un jeu vidéo issu de l’univers Zelda, il est parsemé de nombreuses anecdotes et rajouts scénaristiques qui ne font que rendre le manga meilleur. Bien souvent, des personnes blasphèment contre les mangas issus de jeu vidéo. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent. Ainsi, avec trois volumes actuellement traduits en français sur les neuf de l’univers Zelda et du même auteur, les éditions Soleil viennent encore de réussir leur coup. Le prochain manga à sortir étant Majora’s Mask le 2 décembre, je suis donc impatient de voir la retranscription de ce jeu.
- Article publié par ShiroiRyu



