Que dire de plus que Starrynight et Diyo ? qui ont à merveille résumé ce qui cloche dans cette série, tout comme eux, je me suis vraiment ennuyé,
La musique est remarquable, je dirais même inoubliable, elle tente tant bien que mal de cacher la misère, du coup, on a souvent l'impression qu'on se moque vraiment de nous, imaginez la musique du Seigneur des anneaux sur un bon vieux Derrick, qui a le mérite au moins lui, de ne pas tourner en rond en discussions inutiles...
L'idée était pourtant séduisante, j'ai eu la nativité d'imaginer tomber sur un manga animé du même genre que l’excellent film "Avalon" de Mamoru Oshii, où l’histoire se déroule en grande partie dans un jeu de rôle.
Bref, pour résumer, du blabla, du blabla en veux-tu en voilà pour la majeure partie de la série, le personnage central est vraiment énervant de part son coté trop effacé, voire antipathique, bilan décevant pour ma part, car ma frustration a perduré du début à la fin.
S'il n'y avait que l'esthétique visuelle et la musique, .hack//Sign serait un très bon anime.
Les décors et le chara-design sont soignés, ainsi que l'animation. La musique, signée Yuki Kajiura (Noir, Madlax, Mai Hime, ...) est superbe. Rien à dire de ce côté-là, sinon des louanges.
Malheureusement pour cette série, des images et de la musique sans histoire pour les relier ne riment à rien. Et c'est là où le bât blesse. L'intrigue est tortueuse et donne l'impression de sonner creux. On présente un dilemme et un grave danger potentiel pouvant bousculer complètement les fondements de ce monde virtuel, mais finalement cet aspect est sous-exploité. On se retrouve plongé dans les états d'âme sans fin de Tsukasa, lequel, par sa passivité et sa mollesse, devient franchement casse-pieds.
Des scènes reviennent en boucle donnant un arrière-goût de remplissage à deux sous. Les personnages autres que Tsukasa se rencontrent, bavardent, vont à tel ou tel endroit, mais finalement ils tournent beaucoup en rond et on n'a presque pas avancé d'un poil au bout de quinze épisodes. L'histoire est en conséquence de plus en plus embrouillée et l'on ne sait plus très bien où on veut en venir. On a d'ailleurs l'impression que les personnages ne le savent pas trop non plus. Tout ce petit monde s'agite dans tous les sens (sauf Tsukasa qui continue de subir sans broncher) et on commence à franchement s'ennuyer. J'ai fini par ne plus me soucier de l'intrigue et à continuer de regarder uniquement pour le graphisme et la musique, c'est bien dommage.
Passez votre chemin. L'achat des OST de cette série est une bien meilleure idée que de la visionner.
Voilà pour moi le pétard mouillé de l'année 2002 en matière d'anime. A mon avis, rien ne justifie l'engouement qui entoure cette série. Elle n'est certes pas mauvaise mais j'ai toutefois du mal à comprendre comment on peut aimer à ce point un scénario aussi tordu se déroulant uniquement dans l'univers d'un jeu vidéo.
Le chara-design est de très bonne facture (pour apprécier, il faut toutefois être familier du style heroic-fantasy) les décors sont superbes et les techniques d'animation bien rôdées. Esthétiquement parlant, il y a pas vraiment de reproches à faire si ce n'est le jeu des ombres trop accentué à mon goût, donnant parfois un aspect étrange ou cubique aux visages des personnages.
Le problème ne vient pas de considérations techniques. Il vient de l'histoire et la manière dont elle a été traitée. La trame générale est relativement simple à partir du moment où l'on a bien compris que les personnages évoluent dans un monde issu d'un jeu vidéo. Mis à part Tsukasa, les personnages font très bien la différence entre la réalité et le jeu. L'anime ne se déroule jamais - ou presque car on a le droit à quelques plans- dans la réalité. En ce qui me concerne, même s'il existe des liens très étroits entre la réalité et le jeu, il m'a été très difficile de m'immerger dans ce monde virtuel. A la fin des 26 épisodes, j'ai un peu l'impression de n'être jamais véritablement entré dans l'histoire.
De plus, l'intrigue avance beaucoup trop lentement dans la première moitié de la série. Les personnages ne cessent de parler entre eux et de se poser des questions. Malheureusement, ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent et durant les 15 premiers épisodes, la série donne vraiment l'impression de tourner en rond.
Ajoutez à cela le fait qu'au début, Tsukasa, un introverti qui a l'air de ne rien comprendre et ne cherche pas à comprendre, est un personnage franchement insupportable et vous obtenez un animé à la mise en route bien laborieuse.
Ma déception me conduit à considérer la série avec sévérité mais ne vous méprenez pas, elle reste très agréable à regarder. L'univers créé est attachant, la musique de Yuki Kajuira (Noir) est merveilleuse et certains personnages sont vraiment intéressants.
Mais je le répète, .Hack//Sign ne mérite pas, à mon avis, tout le tapage dont il a fait l'objet.