Afro Samurai Resurrection

Informations générales
- Format: Film
- Année: 2009
- Titre original: Afro Samurai Resurrection
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://www.afrosamurai.com/
- AKA:
- - アフロサムライ:RESURRECTION
- Relations: 2 fiches en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Gonzo
- Production: Gonzo
- Réalisation: Kizaki Fuminori
- Chara-design: Iijima Hiroya
- Mecha-design: Ôtsuka Ken
- Auteur: Okazaki Takashi
- Script: Kizaki Fuminori, Okazaki Takashi
Doublage
Samuel L. Jackson (Afro, Ninja Ninja), Lucy Liu (Sio), Mark Hamill (Bin), Liam O'Brien (Shichigoro), Yuri Lowenthal (Kuma)
Synopsis
Alors qu'Afro, reclus dans un monastère abandonné, tente de se racheter des crimes qu'il a commis, il est rattrapé par son passé, en la personne de Sio.
Cette femme dangereuse et magnifique, aidée d'un Kuma revenu d'entre les morts, vole le bandeau de numéro 1 à Afro. Expliquant qu'elle vient se venger de lui, elle subtilise aussi les restes de son père, afin de le ressusciter et de lui faire subir milles supplices.
Une seule solution : retrouver le bandeau de numéro 2 et venir affronter Sio, comme l'exige le code des samurais. Avec son alter ego Ninja Ninja, Afro repart donc sur la voie du démon, en quête des bandeaux maudits.
Un seul but : empêcher que son père ne meurt une seconde fois, et ce, quel qu'en soit le prix...
Synopsis soumis par Vit Zayder
#Par Kanapeach le 27/11/2011 à 03:11
Afro Samuraï Resurrection: Sex, joint et Rap&Gore. Quatre mots suffisent à présenter l'ambiance de ce film qui a toutes les qualités requises pour entrer dans le panthéon des oeuvres violentes les plus réussies de ces dernières années.
Le scénario est des plus basiques et ne requière pas nécessairement le visionnage de la série, bien que la compréhension de certains points le recommande. Ainsi donc Sio et son frère sont de retour pour faire souffrir notre vieil ami Afro qui a décidé de se retirer en paix afin de méditer sur ses actions. Et pour cela, quoi de mieux que de ressuciter son père pour l'obliger à le combattre? On l'aura compris, l'intrigue est un gros n'importe quoi qui n'aura de cesse de surenchérir encore et encore, pour notre plus grand plaisir. Et puis dans ce genre de production, avant même de l'avoir lancé, on se doute que le scénario ne sera qu'un prétexte à une série de mises à mort toutes différentes, chose que ASR fait à la perfection.
En effet, ASR est une succession de batailles toutes plus hallucinantes et débordantes de non crédibilité les unes que les autres. Chaque rixe est l'occasion d'un déballage d'effets graphiques en tout genre qui subliment l'oeuvre. Le film se voit être l'objet d'une réalisation comme on en voit rarement, dans le sens où tout y est très particulier. Entre un chara-design qui ne plaira pas à tous, mais qui a le mérite de trancher avec les canons du genre en nous présentant un black afro aux commandes d'un katana, et une direction artistique tout aussi osée avec un traitement en faveur d'une fausse impression de noir et blanc agrémenté de quelques touches de couleurs, il n'y a à mes yeux rien à jeter dans cette production au pari fou. Sans oublier que ASR se veut également excessif dans la présence de sang qui gicle par hectolitre à chaque coupure. Bref une réalisation qui en veut et qui a su m'embarquer dans son univers bien particulier.
Les personnages ont eu droit à une psychologie différente en comparaison de l'anime. Afro est moins fou qu'il ne l'a été, plus posé et marqué par les épreuves qu'il a du subir. C'est presque à contre-coeur qu'il retourne au combat. Le numéro 2 bénéficie d'un petit background appréciable qui permet de s'y attacher un peu plus que ça n'avait été le cas dans la première saison. Quant aux "méchants", rien de nouveau sous les cocotiers, mais des protagonistes qui accomplissent leur rôle et qui plus est ont le droit à un revirement bienvenu au cours des 100 minutes qu'affichent le compteur.
La bande-son est elle aussi un point à apprivoiser. Pas spécialement fan de Rap et dérivés, on s'accomode assez vite aux musiques qui finalement collent tout à fait à l'ambiance décontracte et dans le move qui règne sur ASR. Ajoutonsà cela des voix tout bonnement excellentes, bien caricaturales mais qui sonnent tellement bien et apportent un peu plus de démesure à une production qui ne comprend même plus le sens de ce mot.
Vous l'aurez compris sans aucun mal, et les précédentes critiques appuient ce point, Afro Samuraï Resurrection est un film original, dans la lignée de la série, mais en mieux, et que je conseille par dessus tout. Plutôt que de lire ma note, foncez donc regarder cette petite perle made in Gonzo!
#Par dregastar le 21/07/2011 à 02:57
La Malediction du bandeau number ONE.
Yo! Afro Samurai is back!!!
On est sous l'ère Edo, Afro a vieilli et il sculpte du bois..tout démarre calmement.. trop calmement et je m'endors!!!
Non non non!!! Je vous rassure trêve de plaisanteries, ici c'est pas du contemplatif ni de la longueur qui vous attend! Bein oui c'est prohibé et pas le genre de la maison comme on dit.. Chez le Maitre Afro c'est tout sauf une promenade de santé. Ouvrez l'oeuil comme d'habitude... Ça ira très vite et très fort!
Hé bien oui comme dhab c'est ce bordel de bandeau! Là cette fois par contre c'est pas lui qui part le chercher, c'est la fatalité du bandeau qui le poussera à se surpasser. C'est pas lui qui veut se venger, c'est les autres qui veulent se venger de lui.
Enfin vous verrez par vous même de quoi il en retourne..
Car là dans ce nouvel opus, avec notre Samurai aux origines Afro-Américaine tout droit sorti d'un film de "la black exploitation" façon "Seventies" sappé made in Japan & arts martiaux, on va avoir droit à des scènes tranchantes et encore plus ciselées, acérées et stylisées que dans la première série d'OAV.
L'univers d'Afro Samurai lui n'a pas pris une ride, au contraire ça souffle un air qui nous fait du bien, c'est toujours aussi furieux, voir d'avantage et on se laisse happer entre le clair et l'obscur, le tout vernis de rouge sang et de poussière et là ...La magie opère tout se met en place, c'est cool enfin on y'est et on en bougera plus c'est décidé!!
Le luxe de la retraite? Il connaitra jamais ça notre samurai à la mine toujours aussi grave un brin taciturne, encore fidèle à son code de l'honneur, et surtout toujours sans pitié avec ses ennemis.
Cette fois c'est une nana, une (trop) belle demoiselle complètement chtarbé et limite psychopate qui vient réclamé vengeance.
Lors d'une rencontre choc, la demoiselle a la beauté affolante et même affriolante ne passera pas par 4 chemins, elle ira directement chercher notre homme fort et lui promettra l'enfer sur terre, elle lui prendra son bien le plus cher.
Ce que notre Afro Samurai devra expressément coûte que coûte récupérer, avec en même temps dans la foulée ce bordel de bandeau numéro 1!
Bein oui, là il se passe autre chose, il ne cours pas seulement après ce satané bandeau numero 1, on nous as étoffé la chose...En tout cas c'est essayé et bien joué...
Que de péripéties, il ne sera pas au bout de ces peines, j'ai envi de dire qu'il va repartir de zéro dans une quête encore plus fouillé plus fourni en rebondissement et en psychologie. Plus qu'il n'a jamais été proposé pour ce titre jusqu’à maintenant.
Titre réputé castagne et testostérone, là ma foi ça sera la même mais y'aura un coté famille on va dire et notre kiffant samurai sera moins de marbre, mais vous inquiétez pas il parlera toujours aussi peu, sera toujours aussi dur et aussi mâle bien sur.
On est toujours limite dans une ambiance western où les silences les regards la tension et les défis prennent assurément le dessus sur le blablabla.
Economie garantie de ce coté là pour un maximum de générosité dans la découpe et la baston, là il sera encore plus virevoltant et percutant qu'il ne l'a jamais été.
Que d'imagination dans les combats, les techniques au sabre sont belles et associées aux coups de poings et pieds, on a des scènes super technique et ça le fait trop bien!
On peut dire que l'animation de ce coté là a mis le paquet que ce soit sur les combat où les simples gestes tel marcher, bouger ou lever la main ou d'autres encore...
J'en ai les yeux qui brille encore, j'en reste guagua d'admiration.
Ouai ça bouge bien c'est certain et le retour du Black Samurai est réussi et heureusement toujours avec ces sonorités hip hop de haute volée qui en font sa marque de fabrique et contribuent à sa renomée. Bah oui avec RZA c'est assuré et c'est garanti vu le bonhomme, bah c'est comme BMW pour l'automobile, on touche à la puissance a l'essence même de l'art de la chose.
En tout cas ce gars là il a toujours la maestria, il incarne et respire encore le hip hop et ca cogne fort, du son a l'image on s’ennuiera pas car entre deux scènes de castagne on pourra pas s’empêcher de lorgner sur les chara-design si particulier et surtout vers les décors, les paysages, les détails a l'image qui sont soignés, peaufinés, léchés. Ca serait péché de pas en profiter, de plus la féerie est bien là, dans ce monde violent elle nous fait des clins d'oeuils par ci par là et les couleurs, les contrastes, les jeux de lumières et d'ombres nous font un carnaval..que dit je ? Un festival plutôt!
Disons le cet anime est beau bien fignolé, ça c'est certain sinon je vous rembourse, aurais-je envie de dire, si j’étais vendeur.
Ok ok ok C'est vrai il n’y a toujours point de scénario profond ou poussé mais un effort cette fois car la morale est là avec une touche de drame. Si si je vous assures et l'amitié, l'humour sont omniprésent par le biais de la conscience de notre Afro, personnifié par l’élégant et fantasque Ninja-ninja. Hé ouai heureusement d'ailleurs, car il insuffle de la réflexion l'air de rien et puis vous serez pas en reste avec la galerie de personnages présent dans l'anime, car Afro Samurai va devoir s'en taper des ennemis, vous vous en doutez bien..
Ma foie j'arrive avec le bandeau numéro 3 pour ma critique, mes prédécesseurs 1 et 2 ont su faire honneur a cette oeuvre sanglante et fonky, en ont si joliment et justement fait le tour que je ne pourrais pas ajouter grand chose de plus.
Si ce n'est d'être qu'un maillon de plus qui j’espère vous inssuflera l'idée de vous poser sur votre canapé devant votre écran pour ce que j'appelles moi : UN PUR MOMENT DE DÉTENTE, cet anime est bourré d'actions, de vitesse, de punch, d'esquive, de lame et de glam's et n'est pas depourvue d’âme.
Elle est pas jolie la vie? Que demander de plus?
Tout est là, bien calé et bien brut(al) avec du coffre.
Enfin voila les amateurs des premières OAV, vous allez être servi, là en un film c'est puissance deux voir trois par rapport a la première fois, et oui c 'est une réussite je vous dit! Mais vous l'aurez surement deviné ou vous le soupconné peut être depuis le jour où cet opus est sorti et vous n'avez pas tort d'ailleurs. Et ceux qui ne connaissent pas Afro alors allez y, ne vous gênez pas, profitez en et découvrez les 1ères OAV, ceci dit en passant.
...
Afro Samurai c'est de la bombe.
Je note d'un 8 plus que flatteur cet anime bien nerveux.
Merci à vous, je vous souhaites un bon moment avec le Maitre Afro Samurai, l'unique détenteur du bandeau numéro Uno !
Voila, j'en ai fini et c'est tout pour moi.
#Par SoulJapanExpress le 06/06/2011 à 16:29
En voilà une bonne claque... Afro est de retour… Petit aparté Resurrection utilise un format qui met en avant sa qualité graphique et scénique mais Afro Samuraï en faisait autant avec ce format épisodique. On peut donc facilement considérer la première partie comme un film, cela aurait avantagé l’anime d'une certaine manière.
Bref le charme a commencé à opérer dès l'opening mixé par le talentueux RZA qui m’enchante à chacune de ses mesures. Dès lors j'ai su que ce style se retrouverait dans les différentes séquences, un rythme entrainant, je me suis préparé à passer un très bon moment devant mon écran... Le bandeau numero uno est de retour sur le marché et bien évidemment Afro l’est tout aussi. Un peu grimé, un peu hagard, mais il n’a absolument rien perdu de ses réflexes meurtriers et lorsqu’il dégaine, c’est pour éliminer toute menace. Un samouraï black (pour une fois qu’il y’en a) c’est d'une classe ultime et je pourrais m’en nourrir indéfiniment. C’est aussi une joie de retrouver son ombre, son épée, son gardien à la coupe afro blanche lui balancer de sacrées conneries à tout bout de champs. Mais il reste là, impassible, seuls quelques petits mots nous donnerons l’impression qu’il converse avec cette entité et que indubitablement, il s’est habitué à cette présence. Cela donne un aspect comique non négligeable pour quelque chose d’aussi sérieux.
Il n’y a pas de neuf dans le scénario et ce sera sans grande surprise, du bon recyclage sinon un simple copié collé avec tous les enjeux qui vont avec, cela avait très bien marché pour la série et le manga alors pourquoi pas ici. Ce n’est pas dérangeant en soi tant qu’il y’a une bonne mise en scène derrière, et dans ce sens c’est assez bien fourni. Il y'a juste assez de développement pour que l'on se concentre sur la personnalité et les motivations d'afro, quelques références subtiles ont été insérés çà et là. Les personnages secondaires ou même les opposants ne sont plus aussi accentués que dans la série, seul un focus sur la psychologie délirante de Sio donnera matière à créer une réelle adversité. A part cela, la recette habituelle, une bonne dose d'action, des plans de caméra au ralenti sur des combats passionnants, le bruit des lames qui tranchent et broient, un jeu de jambes ramassant toute une fumée et une infime seconde plus tard une partie vitale d’un corps se retrouve gisant à terre. On s'y croirait véritablement et c'est ce rendu que je trouve fascinant. Je ne me rappelais plus à quel point c’était bon.
Certains effets visuels sont en parfaite adéquation avec nombres de scènes, on passe d’un panorama infrarouge témoin du regard d’un cyborg à des plans en contre plongée bluffant, pour suivre une fumée de cigarette jusqu’à ce qu’elle s’évapore à la fin d’un combat qui aura duré le temps d’un battement de cil. Bref c’est riche et il y’a un choix de couleurs très perspicace. Un mélange de froid correspondant à l’atmosphère parfois étouffante de l’anime et de chaud dynamisant le tout.
Il y’a un certain modernisme que j’apprécie dans Resurrection. Les sonorités rap hip hop sont plus réfléchies un mix sublime entre les instruments traditionnels et les instruments modernes, il y’a de très bonnes vibes et ça relève le tout. Dommage que cela ne soit pas mieux représenté dans certains animes. J’en suis fan incontestablement. Malgré la forte récurrence que présente et le concept et le développement, cette version s’inscrit légitimement dans les très bons films d’animation à voir et à revoir.
Because you have a big head Afro!
#Par Vit Zayder le 12/02/2009 à 23:23
Enfin la suite du plus grand délire de Gonzo. Ayant adoré le concept de Afro Samurai, je me jette sur ce film. Et que dire ?
Tout d'abord, tout est là, aussi "beau" qu'avant, aussi délirant, aussi sanguinaire, aussi tranchant. Bref, cette ambiance et cet univers que j'avais trouvé originaux et uniques sont intacts. C'est toujours aussi bon de se balader dans cet Edo à la sauce Mad Max plus trash que jamais.
Je dirais même que la morale est tombée un cran plus bas (relatif à la parade en milieu de film) mais, bon, la série n'est peut être plus assez fraîche dans mon esprit. Bref tous les éléments géniaux des OAV sont présents ici.
Quid du scénario ? Force est d'admettre que le format est un grand plus. Décider de faire un film a permis une certaine unité scénaristique et ça part moins en sucette immorale que les OAV. Ça permet aussi de se plonger un peu plus dans l'histoire.
Resurrection ajoute à son univers une histoire qui casse pas des briques mais qui se tient plus que ses grandes soeurs OAV.
A partir d'ici, ça spoile un peu. Que voulez-vous ? Gonzo a décidé que, cette fois, l'histoire aurait un peu d'intérêt !
On retrouve donc notre Afro qui s'est fait une ennemie qui cherche vengeance par tous les moyens. Bien sûr, elle est complètement déviante, souhaite qu'il souffre et est magnifiquement doublée par Lucy Liu.
Afro repart en guerre et c'est aussi le grand retour de Ninja Ninja (que j'adore). Si on retourne dans le classicisme, la violence extrême et l'immoralité, j'ai trouvé que, quand même, certains aspects étaient assez fouillés.
Le personnage de Sio est assez intéressant ainsi que celui de Shichigoro. Le côté psychologique (oui, vous avez bien entendu) est plutôt bien abordé. Déjà un tour de force par rapport aux OAV, même si cela est fait classiquement. Cela rajoute une crédibilité (oui ça continue mais vous entendez toujours bien) au scénario.
Si on zappe les 8 dernières minutes, on obtient même une fin géniale, vraiment osée et surtout logique. J'ai trouvé qu'il y avait une vraie volonté d'aborder la fatalité d'être le numéro 1, en allant des gens qui voudront toujours se venger des morts qu'Afro a causé, cause et causera jusqu'à la situation du protégé de Shichigoro qui montre que l'histoire est un éternel recommencement.
Bref rien d'imprévisible ni de génial mais quand même c'est une énorme avancée par rapport aux OAV.
Si bien que si on pèse le tout, le film est meilleur que les OAV. Une idée géniale que d'être passé à ce format. Mais encore une fois, si on aime pas le concept des OAV, on aimera pas celui du film. Je ne peux donc pas dire que c'est incontournable. On en reste à 8 mais ce serait un 8,5 alors, pour l'évolution !
