Amazing Nuts!

Informations générales
- Format: OAV
- Année: 2006
- Titre original: Amazing Nuts
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://avexmovie.jp/lineup/ama...
- AKA:
- - Amazing Nuts! 1 Global Astroliner Gou
- - グローバルアストロライナー号
- - Amazing Nuts! 2 Glass Eye
- - Amazing Nuts! 3 Tatoe Kimi ga Sekaijuu no Teki ni Natte mo
- - たとえ君が世界中の敵になっても
- - Even if you become the enemy of the world
- - Kung-Fu Love
- - Amazing Nuts! 4 Joe and Marilyn
- - ジョーとマリリン
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Studio 4°C
- Réalisation: Aoki Yasuhiro (Kung-Fu Love), Nakayama Daisuke (Global Astroliner Number), Takashi Yamashita (Glass Eyes), 4°Farenheit (Joe and Marilyn)
- Chara-design: Aoki Yasuhiro (Kung-Fu Love), Morimoto Kôji (Glass Eyes), Nakayama Daisuke (Global Astro Liner Title), Nobuya Ishida, Akihiro Kawamura (Joe and Marilyn)
- Auteur: Aoki Yasuhiro (Kung-Fu Love), Nakayama Daisuke (Global Astroliner Number), Takashi Yamashita (Glass Eyes), 4°Farenheit (Joe and Marilyn)
- Diffuseur: Avex
- Musique: Kumi Koda (Kung-Fu Love), m-flo (Global Astroliner Number), Mink (Joe and Marilyn), RAM RIDER (Glass Eyes)
Synopsis
Omnibus de 4 clips : une sorte de programme MTV sous forme d'oav de 15 mn en tout...
A noter toutefois qu'il existe une version longue de Kung Fu Love et de Global Astroliner, avec un semblant de scénario cette fois : ces versions, deux fois plus longues, avaient pour but de servir de pilote pour des projets de plus grande envergure.
Dans Kung Fu Love, une jeune fille rencontre l'amour, mais à peine a-t-elle eu le temps d'en profiter qu'elle se retrouve proclamée du jour au lendemain l'ennemie du monde entier. S'ensuit une cavale sans fin.
Dans Global Astroliner, un policier se voit expédié sur terre pour récupérer une pop star en perdition.
Synopsis soumis par watanuki
#Par emilie le 14/09/2010 à 17:17
Amazing Nuts, 4 clips différents les uns des autres autant niveau visuel que musical, donc on se dit que ça pourrait être intéressant à voir ce petit mélange. Et bien, c'est rare que je puisse trouver 15 minutes aussi longues quand je regarde des clips.
Il faut dire que le 2ème, Glass Eye, m'a complètement abrutie aussi. Bon ça avait un peu commencé dans le premier Global Astroliner avec ces noms qui s'affichent sans cesse. Mais je m'éparpille aussi bien que ces clips pour les critiquer là, et ce n'est pas très clair.
On va faire les choses par étape, d'abord, chaque clip.
Premier clip : Global Astroliner. Musique Hip Hop/RnB dont je ne suis pas super friande de base mais qui passe très très bien avec le visuel du clip. Le mélange permet d'apprécier l'ensemble. Mais c'est seulement quand le clip se finit que j'ai pu ressentir ça. Au départ j'ai trouvé le dessin pas mal, un peu du style Gorillaz avec des traits carrés et caricaturaux, sympathique à regarder avec ce genre de musique finalement. Seulement on ne comprend pas vraiment où s'en va le clip au départ, avec parfois seulement des successions d'images sans animation. De plus il y a sans cesse durant le clip l'apparition des noms pour présenter les personnages. Si j'ai bien compris parce qu'à force cette façon de faire a commencé de m'abrutir devant mon écran.
Le deuxième clip fut le coup fatal pour finir de me transformer en coquille vide à baver devant mon écran. Glass Eye est en 3D-Cell Shading et la musique qui le guide est une espèce d'électro de bas étage. Alors entre la musique et le style graphique qui rend le tout trop saccadé à mon goût avec des personnages qui sont encore moins bien faits que des marionnettes, ça reste le pire clip des 4 pour moi.
Ils s'essayent à la poésie dans ce monde urbain, mais avec ces personnages plus froids que le ciment qui les entoure, ça ne fonctionne pas très bien. De plus, faut s'accrocher pour comprendre l'histoire, si quelqu'un comprend, qu'il m'envoie un mp, parce que là c'était du micmac scénaristique total, si tant est qu'il y ait eu une ébauche de scénario.
Bon il y a quelques petits trucs sympathiques quand même, genre... 2 paysages : la forêt et l'usine à la fin. On se raccroche à ce que l'on peut.
Heureusement, le 3ème clip arrive et on se réveille d'un coup ! Couleurs chatoyantes, action en tout sens, pop music à fond les ballons. Kung Fu Love fait que l'on se dit "finalement j'ai bien fait de regarder ce projet du studio 4°C !". Bon il faut le reconnaître, ce genre de musique ce n'est pas encore ma tasse de thé, mais après ce qu'a pu être Glass Eye, je peux vous dire que vous être heureux, mais alors heureux que Kung Fu Love commence !
Le dessin est assez particulier mais assez original pour que l'on se dise que ce serait cool que l'on puisse avoir une série entière ou un film dans ce style. L'animation est pas mal fluide et on absorbe les belles couleurs que l'on nous offre tel un feu d'artifice.
L'histoire, de plus, est relativement compréhensible comparée à celles des 2 autres clips précédents, c'est un petit plus pour moi qui était hébétée devant mon écran jusque là.
Après des scènes vivantes et chatoyantes, d'autres scènes plus reposantes mais tout aussi belles. On se dit qu'on s'arrêterait bien là sur cette note superbement positive.
Et bien non, évidemment, il y a un 4ème clip. Ô comment perfide, vu comment il vous enlève l'énergie que venait de vous fournir Kung Fu Love. Ce Joe & Marylin, notez ce titre magnifique, est une belle soupe romantique mielleuse. Le style des personnages est en 3D avec une modélisation rigide, tellement que les mouvements peinent à se voir finalement ou alors tout le monde est constipé dans ce clip faut croire. On pourrait se tenter une petite tentative de faire du Tim Burton comme dans Corpse Bride, mais ce serait vraiment méchant pour Burton là. De plus subir une chanson mielleuse à souhait chantée façon Mariah Carey (HELP !!!) par une espèce de femme qui, si les lois de la gravité fonctionnaient dans son monde, serait en fauteuil roulant sous peine de tout le temps tomber car emportée par les pastèques que sont ses seins.
Je ne parle même pas de l'auditoire dont la Cour des Miracles n'aurait strictement pas à rougir face à eux. Ni même du gars pour qui est la chanson dont même la sorcière de Blanche Neige ne voudrait pas.
Une très mauvaise fin, donc, pour cette série de clips.
Et là je me dis, euh... le rock vous connaissez ? Non parce que dans son ensemble il faut bien le reconnaître, il n'y a aucune des chansons qui a pu me plaire. J'ai bien aimé celles de Global Astroliner et Kung Fu Love mais seulement à cause des clips, je ne pourrais pas les écouter seules, c'est clair.
Donc là faut noter un ensemble de 4 clips, individuellement ce ne serait pas trop compliqué je dirais, 5 pour Global Astroliner, 1 pour Glass Eye, 9 pour Kung Fu Love et 2 pour Joe & Marylin. Seulement c'est l'enchaînement du tout qui se fait aussi et à part avec Kung Fu Love qui m'a vraiment réveillée après la séance d'hébétude commencée sur Global Astroliner et totalement finalisée par Glass Eye, puis la douche froide et violente de Joe & Marylin suite à l'acidulé de ce 3ème clip que j'ai vraiment, mais vraiment adoré. Il faut reconnaître que ce n'est pas folichon.
Ça sera donc un tout petit 5 histoire de donner la moyenne car Kung Fu Panda m'a vraiment fait plaisir.
#Par AngelMJ le 01/03/2007 à 18:53
Amazing Nuts! 4 clips, donc 4 musiques différentes avec 4 visuels différents, le tout orchestré par le studio 4°C que l'on ne présente plus. Vu les différences flagrantes entre les différents clips, il est complètement impossible de faire une critique globale. Je vais donc y aller au détail en allant, selon mon échelle de valeur, du plus mauvais au meilleur.
Commencons par le moins bon, pour ainsi dire le pire clip du quatuor : Glasse Eye. Pour moi, ce clip n'a rien, mais absolument rien pour plaire. Visuellement, c'est de la 3D Cell-Shading. D'habitude j'aime le Cell-Shading mais celui ci est particulièrement moche. Le personnage féminin du clip est très mal modélisé, que ce soit les cheveux (gros polygones), le visage (lèvres collagénées et yeux globuleux) et les mains (raides, très raides). Le tout est accompagné par de la techno-dance, et moi la techno-dance c'est beurk! Caca! Prout! (Quel vulgarité!). Ajoutez à ça que il ne se passe absoluement rien dans le clip, ou alors j'ai absolument rien capté. J'ai essayé de le voir deux fois mais non, pas moyen. Bref, l'Averell du quatuor.
Pas loin derrière, Joe et Marilyn. Toujours en 3D (décidemment!), mais ici on a droit à de la modélisation de bas étage. Comprendre c'est lisse, plat, raide. La chanteuse se promène tout le clip avec un manche à balai dans le derrière, chantant une chanson d'amour à un Roméo très moche ou à un auditoire sorti tout droit de l'Etrange Noël de Mister Jack. Heureusement pour nous, la chanteuse chante juste (miracle?) et le clip est court. Ouf!
Ca commence à s'améliorer avec le premier clip : Global Astroliner. Même si la musique, un pseudo mélange Rap/HipHop/RnB (raillez la mention inutile) est naze, le clip arrive à suivre le rythme. Si ce dernier met du temps à démarrer, les dernières minutes sont très plaisantes. L'animation 2D/3D n'est pas top, mais le charadesign, proche du style Gorillaz, est très sympa, très original et fortement caricatural. Sympa, sans plus.
Reste le clip qui sauve le lot, le clip qui me rappelle que Studio 4°C arrive encore à faire des trucs sympas : KungFu Love. Bon d'accord, c'est de la Jpop 100% pur soupe. D'accord, l'histoire que nous raconte le clip n'est pas originale pour un sou. Mais qu'est ce que c'est graphiquement sympa! Les couleurs explosent littéralement à l'écran, l'animation en demi-teinte est très originale et dynamique, rythmant des scènes de combats audacieuses et rigolotes. Ajoutez un charadesign pas mal du tout, qui donnerait presque envie de voir une série entière dans ce style graphique. Le clip le plus long et le plus agréable à voir, sans aucun doute.
Bon, le problème c'est que maintenant il faut noter. Aïe Aïe Aïe! Difficile de mettre une note globale car vous l'aurez compris, les 4 clips très loin s'égaler niveau qualité. Pour pas me prendre la tête, je vais faire une moyenne de ce que j'aurai mis comme note séparer, à savoir : 6 pour Global Astroliner, 2 pour Glass Eye, 9 pour KungFu Love (vraiment j'ai adoré!) et 3 pour Joe et Marilyn (va ranger ce balai que je ne saurais voir). Ca fait un total de 5. Allez Hop! KungFu Love sauve tout le monde, remerciez là!
#Par watanuki le 26/02/2007 à 22:53
Si musicalement c'est la déroute plus ou moins complète, Amazing Nuts, malgré ses hauts et ses bas, vaut vraiment le coup d'être vu. Pas la peine de se boucher les oreilles, ce n'est tout de même pas atroce, et les fanatiques de Yaourt 100% FM pseudo pop et techno dance se rueront sur cette OST des plus molles, à mi-chemin du lounge douceureux et de la pop sans bulle.
Heureusement que le Studio 4°C vend des images avant tout. De ce côté-là le résultat est inégal mais toujours aussi passionnant pour ceux qui admirent ce studio.
Commençons par le ratage qu'est le dernier clip "Joe and Marilyn", réalisé en 3D façon FFIX, avec un casting piqué à un Tim Burton de sous-traitance : tout est raté dans ce clip, excepté l'excellente gestion des couleurs. Pendant 3 mn une demoiselle vaguement Mylène Farmienne marche en chantant son amour à un Joe mutique et mal animé, une catastrophe au niveau de l'audace visuelle (inexistante)...
"Glass Eyes", le second clip, designé par Morimoto, est classique mais plaisant ; pareillement la 3D, en cell shading cette fois, peine à nous éblouir, mais l'effort de mise en scène et la tentative presque aboutie de poétiser l'ensemble arrache in extremis la sympathie, malgré le défaut type des clips qu'est cette syncope assez incompréhensible au niveau des images. On n'y comprend pas grand chose, mais c'est joli...
"Global Astroliner", le clip 1, est quant à lui vraiment plaisant, dans sa démarche pastichant énormément les ambiances de Mamoru Oshii dans Ghost in the Shell : long travelling splendides sur des building filmés en contre-plongée, paysage fabuleux et colorisation de fête forraine assure aux yeux du spectateur un spectacle éblouissant. Les personnages sont quant à eux ouvertement caricaturaux, oscillant entre un design à la Gorillaz et une ambiance musclée de film d'action. Les références viennent en masse, aucune n'étant vraiment significative, tant le clip parvient à créer son univers : générique à la Cowboy Bebop, costumes à la Dominion, univers calqué sur un Blade Runner sous LSD, le clip, malgré des personnages assez mal animé, est excellent.
Enfin, le troisième clip est quant à lui un authentique chef-d'oeuvre, une perle, et ce "Kung Fu Love" est en fin de compte bel et bien une "Amazing Nut", une perle rare, même parmi les oeuvres de ce studio. Tout sonne parfaitement juste dans ce clip : le montage, la colorisation digne d'un feu d'artifice, la recherche dans les scènes de combat, avec des effets visuels parfaits et innovants, mais surtout le chara design attrayant et ces tons évoquant parfois le lavis, avec une légère décolorisation des contours, tout cela contribue à rendre ce clip incontournable.
Ainsi, le point commun de ces 4 clips est la colorisation, extrêmement travaillée et parfaitement réussie : jamais le studio 4°C ne nous avait offert une telle palette de couleurs, et c'est la tête dans les nuages que l'on achève de visionner ce petit quart d'heure de gloire...
Concernant les deux "full version" à présent :
Curieusement Global Astroliner y gagne énormément d'intérêt tandis que Kung Fu Love se dilue un peu et perd son dynamisme. Chacun de ces courts-métrages est une merveille visuelle, et il faut précisé que leur titre ne trouve leur sens que dans ces versions-là.
Global Astroliner est encore plus drôle, les références y sont innombrables, allant de Resident Evil à Batou de Ghost in the Shell, et le scénario lui-même est une gigantesque parodie de Macross Plus, avec sa pop star cybernétique perdant peu à peu les pédales.
Kung Fu Love quant à lui ne gagne qu'un scénario quelque peu vaseux, ayant l'avantage de servir de prétexte à des scènes beaucoup plus statiques, laissant au spectateur le temps d'apprécier la splendeur de la colorisation.
Bref, pour bien profiter d'Amazing Nuts, il est nécessaire de voir les deux versions, et les full version ne rendent malheureusement pas inutile l'acquisition de la version basique.
Un excellent omnibus malgré tout.
