Béber, je suis assez d'accord avec toi sur ta critique, mais même une fille peut très bien ne pas apprécier cet anime !!!
Pour pouvoir apprécier Ayashi No Ceres, jetez - vous sur la version manga et laissez tomber l'anime. (quoique le manga souffre des mêmes travers, mais c'est un peu moins flagrant).
=> Limité par le nombre d'épisodes (et par une certaine censure), l'anime perd en intensité et s'embrouille à travers les personnages et les intrigues. Tout se passe très vite et pourtant, on s'ennuie. Justement Il y a trop de données à avaler d'un coup, pour comprendre l'histoire des nymphes, les nymphes de type A-B-C- roses à petits pois, etc.... Certains épisodes sont vides de sens alors que d'autres compressent les évènements de sorte quon a l'impression d'étouffer.....
=> les personnages sont assez caricaturaux (comment peut-on tomber amoureux de Tooya, bon sang ! Achetez un mur, c'est plus expressif !!!!). L'auteure favorise les histoires amoureuses de Tooya et de Aya, négligeant les interventions beaucoup plus salées et interessantes (et moins cul-cul la praline sans saveur) de cette chère Ceres, dont l'histoire est beaucoup plus passionnante et qui aurait mérité d'être développée.
=> Le dessin est beaucoup moins fin que dans le manga. La qualité graphique semble peu travaillé, alors que l'anime est plus récent qu'un Lady OScar (beaucoup plus réussi).
Mieux vaut passer son chemin, il y a d'autres shojo anime où l'on ne s'ennuie pas autant.
Bon j’aurais du m’y attendre, on m’avait prévenu. En fait devrais-je plutôt dire, les plus hautes sphères de la plèbe AKunienne m’avaient averti d’un petit : « c’est naze comme série ». Et puis autre signal très inquiétant je découvrais à la même époque que le studio de cette série, c’était Studio Pierrot (pour ceux qui ne connaîtrait pas, il s’agit entre autre du studio qui nous a massacré Naruto). Mais moi bravouche et fier et puis parce que j’en étais déjà au 10eme épisode, j’ai décidé de persister étant donné que le début ne m’avait pas effrayé. Et l’effroi m’attendait au coin de la deuxième partie de la série.
Pourtant comme je l’ai dis, tout avait plutôt bien commencé. L’histoire générale était suffisamment intrigante, de même que son déroulement était assez rapide ce qui permettait, à l’aube du 10eme épisode d’être plutôt satisfait. Le principe de la nymphe était ingénieux, donnant ainsi une dimension au personnage d’Aya et de Ceres tout à fait plausible. De même la famille des Mikage cachait des secrets et une histoire délivrée au compte goutte, suffisamment pour passionner le téléspectateur.
Toutefois, certains événements ou passages allaient me mettre la puce à l’oreille. Tout d’abord un design très shojo, pour ne pas être alarmant. Puis une certaine dérive dans les méandres sentimentaux de nos protagonistes, qui étant lycéens font que ces dérives sont plutôt prises de tête.
Mais bon l’ensemble tient bien la route, les personnages d’Aya et d’Aki évoluent chacun de façon intrigante, et à ce moment là, on peut dire que le spectateur en a suffisamment pour son argent.
Mais bon c’est toujours le problème avec les lycéennes d’animation. Il est un adage qui dit que ces jeunes demoiselles sont toujours célibataires au début d’une série, et qu’elles ferrent toujours le prince charmant à la fin. Attention, elle le trouve mais bien entendu elles se questionnent : Est-ce vraiment lui que j’aime ? N’est il pas qu’un pervers qui me fout toujours accidentellement à poil toutes les 5 minutes ? Est-ce vraiment de l’amour que je ressens…et je vous laisse le soin de compléter la liste, vous devriez y parvenir sans difficulté.
Toujours est il, il est avéré que la vie n’est pas facile de nos jours, et bien sur il se trouve toujours un 3eme quidam prêt a faire chavirer le cœur déjà tout acquis de la jeune lycéenne. C’est ce que l’on appelle communément le triangle amoureux. C'est-à-dire que pendant 10 épisodes, nous suivons nous téléspectateur effarés, les méandre de la souffrance morale et amoureuse d’une petite demeurée qui n’est pas foutue de se rendre compte de la chance qu’elle a. Rah y a des fois je leur fouterai bien des baffes moi !
Donc vous l’aurez compris, arrivé aux alentours du 10eme épisode, plus les quelques prémices déjà entrevus, va surgir devant nos yeux béat de sombres intrigues amoureuses où le couple Touya et Aya arrive à être si passionnant et envoûtant, qu’il n’est pas loin d’arriver à nous rappeler la beauté intérieur d’un l’iguanodon.
Le coté paradoxal de mon argumentation c’est qu’il ne s’agit pas à proprement parlé d’une simple histoire d’amourette. Non, ce n’est pas cela, et il est fort à parier que ce types de scènes transpirant le shojo pour adolescente aurait pu très bien passer (presque) inaperçu au sein d’un scénario bien ficelé. Bien le mot est lâché : « scénario ». Si celui-ci laissait entrevoir de belles promesses, vlan, la chute est brutale !
Car à vouloir ajouter de nouveaux personnages sans intérêts aucuns, à vouloir compliquer la trame scénaristique, sans que cela ne présente un quelconque intérêt à l’arrivée, à vouloir se faire apitoyer le téléspectateur sur le drame des héros qui décidemment ont pas eu de bols dans la vie, mais vont quand même vivre une tendre et belle histoire d’amour (Parce qu’il n’y a rien de plus beau qu’un couple face à l’adversité éternelle du destin, si si !), à trop vouloir en faire des tonnes, concrètement, on lâche prise. Les méandres sentimentaux d’Aya, cette histoire de robe à froufrous – pardon de plumes- au départ intéressante et au final décevante, le fameux « plan C »… ce n’est pas que l’on y comprend rien, mais l’on passe trop brutalement du drame au sentimental.
Et l’on s’y perd, tout comme s’estompe les dernières brides d’intérêt pour la trame scénaristique. Laquelle trame s’achève par un final étonnant qui ne m’a pas déplus, mais pas emballé non plus.
L’autre grand souci de mon point de vue, est que l’on ne s’attache pas aux personnages. En effet ceux-ci sont en manque cruel de charisme, et les rares incursions des doubles d’Aki et d’Aya ne peuvent cacher la fadeur de l’ensemble et la très mauvaise exploitation des quelques personnages secondaires.
La qualité artistique est toutefois potable, même si la musique souffre d’une abondance de sons type synthé, vous savez ce style tant à la mode dans les années 80. Le chara design est assez fade mais de visu il respecte assez bien celui de l’œuvre originale (on peut pas accuser Pierrot de tout les torts non plus)
En fait j’ai compris pourquoi je n’ai pas aimé cette série : je ne suis pas une fille ! Car sous un manteau de trame mystérieuse se trouve un cœur liquide dégoulinant la guimauve sentimentale, laquelle guimauve se doit de combler le trou béant de 15 épisodes finaux, et nous faire passer le goût d’une fin bien fade.
Si ça vous intéresse, tentez votre chance. Quoiqu’il en soit de vous faite pas berner par les premiers épisodes, ce ne sont que des hameçons !
Troublante série que cette Ayashi no Ceres... Watase réussit à nouveau le tour de force de nous embarquer dans son univers bien à elle, fait de magie, de batailles sanglantes et d'histoires d'amour tragiques.
Au niveau de l'histoire, l'anime reprend le manga de façon quasi identique, déroulant le destin de cette nymphe réincarnée de façon assez virtuose, tant on retient son souffle à la fin de chaque épisode. Pourtant, bien que violente et sanglante, on ne peut dire que l'action est l'apanage principal de cette oeuvre déroutante.
En effet, même si les révélations vont bon train, le tout se fait sur un rythme assez lent, comme suspendu dans l'espace, à l'image de ces grandes tragédies telles Oedipe Roi ou Antigone où les héros se jetaient à corps et coeurs perdus vers leurs destinées avec une grâce et une dignité toute théâtrale.
On peut dire que les personnages de Watase se rapprochent souvent de ces grands héros, a fortiori Aya, puisque celle-ci semble pendant longtemps n'avoir aucune prise sur ce destin qu'elle rejette.
Le scénario, bien ficelé et remarquablement bien retranscrit, est donc l'un des atouts majeurs de cette nouvelle série tirée de l'imaginaire débordant de la célèbre mangaka.
Le chara-design est lui aussi extrêment bien réussi, une fois de plus on assiste à un défilé de beaux mâles (mention spéciale pour Toya^^) et de magnifiques donzelles, qui est l'une des marque de fabrique de Watase et que Motohashi Hideyuki ne trahit nullement.
L'animation, un peu molle quelquefois, reste tout de même d'excellente facture. On ne retiendra cependant pas la performance musicale qui, en dehors de l'OP Scarlet, reste assez fade.
En résumé, une oeuvre complète riche en émotion, où les personnages et le spectateur n'on guère de moments de répit, tant les malheurs accablent nos héros. On regrettera cependant le manque d'originalité parfois de l'auteur qui semble nous servir sur certaines scènes un réchauffé de Fushigi Yugi.
Mais pour les fans comme moi de Watase, cela ne représentera qu'un défaut mineur...
A voir, au moins pour la beauté des images si on est réfractaire aux tragédies.