Bartender

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2006
- Titre original: Bartender
- Nombre d'épisodes: 11
- Site officiel: http://www.bartender-tv.com/
- AKA:
- - バーテンダー
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Palm Studio
- Production: FCC, Fuji TV, Pony Canyon
- Réalisation: Watanabe Masaki
- Chara-design: Kinoshita Hirotaka
- Auteur: Jô Araki (histoire), Nagatomo Kenji (dessin)
- Musique: Ôtake Kaoruko
- Diffuseur: BS Fuji
Doublage
Ayumi Fujimura (Miwa Kurushima), Takahiro Mizushima (Ryuu Sasakura), Leo Morimoto (Narrateur)
Synopsis
Lumières tamisées, musique douce jouée au piano : Ryû Sasakura, le bartender, vous accueille à l'"Eden Hall", bar à l'entrée discrète dans une petite rue du quartier de Ginza (quartier branché de Tôkyô). Des gens viennent se confier à lui ou lui raconter leurs problèmes devant un verre. Il leur proposera peut-être sa célèbre spécialité : le "Verre de Dieu".
Synopsis soumis par Starrynight
#Par Shadowxian le 22/12/2010 à 21:33
Comme les autres membres l'ont si bien expliqué, c'est un vrai OVNI, à déguster en peignoir anglais avec un bon whisky avec des glaçons (attention... alcool ...blabla... la santé) et rentrer dans l'ambiance calfeutré de cet anime.
Scénario : c'est un anime "tranche de vie", c'est à dire un client par épisode, on aime ou on aime pas. Moi ça ne me dérange pas. Malgré le style lent, chaque épisode se développe comme un bon alcool en bouche, le barman (= bartender en anglais) arrive à adoucir le cœur de ces clients. Petite déception pour les gens qui ont soif de révélations sur chaque personnages (ce n'est pas mon cas) : aucunes informations ne filtrent sur le barman. C'est tout à fait légitime si l'on pense à la définition que le barman donne de son métier : réconforter les clients par des cocktails, sans jamais se dévoiler. Le gros point noir se situe dans le dernier épisode : la série doit se finir, alors on colle une fin bidon.
Graphismes : au niveau de l'animation, ce n'est pas parfait mais comme la série est lente, ça passe bien. Le character-design est assez, voir trop banal pour moi. La série aurait peut être gagné en caractère(-design, ok je sors ->) avec des perso plus travaillés graphiquement.
Ambiance : c'est vraiment le gros point fort de cet anime, on a vraiment l'impression de se trouver dans un de ces bars très classe, à l'ambiance inimitable. A regarder de préférence dans le noir. Et la musique y contribue grandement : assez omniprésente, constituée de musiques à tendance jazz un poil cliché des fois, mais très harmonieuse. En passant, l'opening est assez sympa mais j'ai pas beaucoup aimé l'ending : une belle soupe bien crémeeuuuuuse. Pour finir sur l'ambiance, la connaissance du bartender à propos des cocktails est encore une fois très développé, les mecs ont bien taffés dessus. En même temps, l'anime perdrait complétement son intérêt dans le cas contraire.
Conclusion : bartender montre encore une fois la facilité qu'on les japonnais à s'approprier un sujet auquel on ne s'attend pas dans un anime. Ce n'est pas l'anime du siècle, mais il passe très bien quand on n'a plus grand chose à regarder et qu'on a une nuit solitaire à passer (I'm poor longsome geek homme, ...).
#Par Nakei1024 le 20/03/2009 à 20:40
Bartender peut être considéré comme un OVNI dans le monde de la Japanimation. En effet, alors que la plupart des animes mettent régulièrement en scène des personnages ne buvant que dans le seul but de finir ivre (tout le monde se souvient de Misato dans Evangelion) ou pour discuter au sujet d’une situation particulière autour d’un verre, aucun des animes que j’ai pu voir jusqu’à présent n’avait mis le bar et les barmen au centre même du scénario, plutôt que de les reléguer au second rôle.
Ici, tout est pris à l’envers de ce qui est fait habituellement : les différents épisodes se concentrent uniquement sur les alcools et cocktails, en utilisant les différents clients et leurs histoire pour faciliter la mise en scène, mais en les maintenant tout de même à la périphérie de l’histoire.
Pour une fois, ce sont les barmen (et plus précisément le jeune tenancier de l’Eden Hall) qui sont au centre de l’attention du spectateur et font profiter aussi bien celui-ci que leur clientèle de leur talent et de leur art. Peu à peu, celle-ci commence cependant à s’immiscer dans leur entourage et commence à percer avec lui les mystères et secret des différents mélange confectionnés avec douceur et délicatesse. Ainsi, alors que le premier épisode commence avec le jeune homme seul et isolé, plus on avance dans l’anime, plus ses précédents clients (aux origines sociales variées) se font présents et osent donner leur point de vue sur les situations des nouvelles personnalités qui se présentent, toujours guidés par celui-ci, tel un chef d’orchestre dont les musiciens se font de plus en plus nombreux et aptes à jouer la partition qui leur est donnée.
Mais bien entendu, malgré « l’intrusion » de ces personnages dans l’univers feutré de l’alcool et des spiritueux, une limite infranchissable se dresse entre eux et le serveur. Naturellement, elle est d’abord matérialisée par l’imposant comptoir qui ne laisse apparaître que le haut de celui-ci, avec en fond un nombre conséquent de bouteilles aux origines variées. Mais ce n’est pas là que se trouve la différence entre le professionnel et l’amateur éclairé. Elle se situe plutôt sur l’histoire de chacun : curieusement, alors que Ryû reste le personnage central, on sait finalement peu de choses sur lui (son passé, ses aspirations, ses amours…), et sa clientèle est méticuleusement décortiquée et présentée à chaque nouvel épisode. Cela donne un caractère encore plus isolé et intouchable au jeune homme, tout en le confortant dans son rôle de barman. Comme il le rappelle régulièrement, son statut lui interdit de se mettre en avant pour ne se concentrer que sur les seuls clients, et la seule chose qu’il doit chercher à obtenir d’eux est la satisfaction de boire un verre correctement (mais le terme est ici trop faible) préparé.
Graphiquement, on est loin d’atteindre le niveau d’excellence d’autres animes, et cela se constate aussi dans l’animation et le doublage parfois mal synchronisé. Mais ce détail s’oublie très rapidement car l’essentiel est de recréer l’ambiance tamisée et chaleureuse d’un vrai bar de grand standing (pas le PMU du coin qui se limite à servir des bières avec des poivrots accoudés au comptoir et un serveur pas toujours aimable) mais néanmoins accessible par tous. De ce point de vue, c’est une franche réussite et pour peu qu’on visionne la série dans l’obscurité, on a rapidement l’illusion qu’en tendant simplement la main, on pourrait aisément saisir le verre contenant le cocktail préparé par le jeune maître. Le même constat est fait quant à l’ambiance sonore, qui bien que s’adaptant aux différentes situations se présentant avec les clients reste dans une gamme toujours très détendue mais envoûtante.
En conclusion, Bartender est un anime d’excellente facture, plus sur le fond que la forme. Son grand intérêt (et même son seul intérêt) est finalement de reproduire avec une grande précision et une forte intensité l’ambiance feutrée et intemporelle d’un bar, dans laquelle on peut échapper un instant au monde extérieur et à ses ennuis. Pour cela, un peu à la manière d’un cocktail, on mélange les différents éléments étudiés précédemment. Pris individuellement, ceux-ci peuvent paraître anodins voire repoussants, mais une fois mélangés, ils créent un goût unique qui éveillent les sens le temps d’une illusion. Regarder un épisode en soirée, c’est comme prendre un bon verre d’alcool après une journée difficile : ça repose et ça fait le plus grand bien, sans nécessairement finir ivre mort.
#Par El Nounourso le 04/05/2008 à 17:57
Vous savez à peine différencier une bière brune d’une blonde ? Vous confondez mousseux et champagne ? Quand on vous dit « cocktail », vous pensez au DBK ? Alors Bartender est fait pour vous. Grâce à lui vous serez incollables sur les alcools les plus prestigieux et vous pourrez briller en société à coup d’anecdotes sur l’origine du mot Pastis ou sur l’explication de la couleur ambrée du whisky.
Chacun des 11 épisodes se concentre sur une boisson plus ou moins célèbre. Avant de se lancer, il faut savoir que le spectateur passera la majeure partie de son temps au comptoir de l’Eden Hall, un bar classieux et accueillant tenu par un certain Ryû Sasakura. En plus d’être un as des cocktails, ce dernier est capable d’adapter ce qu’il sert en fonction de l’humeur du client. Très observateur et à l’écoute, il possède un vrai don pour que ses visiteurs quittent son bar le cœur plus léger, soulagé d’une inquiétude, d’un sentiment de culpabilité ou d’un stress lié au travail. Il y a donc un double niveau de narration car le barman se débrouille toujours pour faire coïncider l’histoire et la symbolique d’un cocktail avec ce qu’est en train de vivre son client, tout en gardant une certaine distance avec lui.
Les confidents d’un soir se succèdent donc à l’Eden Hall, perdus, en colère, euphoriques, trompeurs, charmés ou charmeurs. Le personnage de Ryû Sasakura n’est qu’une sorte d’intermédiaire de génie entre les clients et l’alcool. Ici pas question de se saoûler la turbine à coup de gnôle à deux euros, non, on déguste des petits chefs-d’œuvre gustatifs qui émerveillent les sens et qui ravivent des sentiments enfouis ou des souvenirs disparus… enfin vous voyez le genre. Parfois ils en rajoutent un peu en savourant leur verre, mais bon, ça colle à l’ambiance distinguée de la série. Le rythme est certes mou du genou, avec de longs passages purement narratifs et peu animés visuellement, mais ça détend, tout en possédant de vraies qualités informatives (désolé de te piquer l’expression Starry, j’en vois pas d’autre ^^’).
La réalisation est assez quelconque, du chara-design en passant par l’animation et la bande-son. Tout est correct et bien adapté mais rien ne casse pas trois pattes à un poney. Ah si, la modélisation des bouteilles et des cocktails est bluffante, ça frise parfois le photo-réalisme. Et puis ça fait plaisir de lire du français sans faute dans un anime japonais.
En clair, Bartender est une agréable façon d’en apprendre plus sur le monde ô combien merveilleux de l’alcool. Si les histoires sur l’origine des boissons sont sympathiques, dommage que celles des clients ne soient pas toujours passionnantes. Dans l’ensemble ça se suit quand même avec plaisir, malgré une indéniable lenteur et une réalisation dans la petite moyenne. Je pense qu’il est déconseillé de s’enfiler l’intégrale de la série en une soirée. Mieux vaut la savourer… comme un bon cocktail !
#Par Starrynight le 13/10/2007 à 15:32
Bartender est une sorte d’OVNI dans la production animée japonaise. Il est conçu à la fois comme un documentaire sur les bars, l’élaboration des cocktails et ce en quoi consiste le métier du barman (avec notamment une analyse de ses relations avec le client) et comme une ode au plaisir de déguster une boisson alcoolisée dans l’atmosphère d’un bar.
En conséquence, l’anime joue à fond la carte de l’ambiance : l’Eden Hall est un bar raffiné, à l’ambiance cosy, aux lumières tamisées, arrangé avec goût et où des myriades de bouteilles de toutes les formes et de toutes les couleurs s’offrent au regard sur les étagères derrière le comptoir, le tout sur fond de musique de jazz. Techniquement parlant, le décor est bien réalisé, il y notamment eu un gros travail sur les bouteilles qui leur rendent presque un rendu photo tout en les intégrant bien dans le décor. On retrouve un travail similaire dans le générique de fin avec une superposition de poissons nageant sur des images d’un vrai bar japonais (à l’atmosphère proche de celle de l’Eden Hall), avec en prime la chanteuse qui interprète le générique, filmée au côté d’une pianiste.
Tous les épisodes sont construits de la même manière : un cocktail (différent à chaque fois) en est le thème, des clients se rendent dans le bar du jeune et néanmoins talentueux Ryû Sasakura et, sur fond d’historique de la création du cocktail du jour ainsi que de nombreuses références littéraires (Moby Dick, Hémingway, …), le barman leur propose le susdit cocktail qui éblouit le client sceptique et lui fait voir la vie en rose – en caricaturant un petit peu. Enfin, dans le générique de fin, un vrai barman élabore le cocktail et la composition en est donnée avec les quantités pour chacun des ingrédients.
Le gros problème de cet anime, à mon avis, vient de sa mise en scène. Comme chaque épisode est construit comme un documentaire en même temps qu’un panégyrique sur les mérites de tel ou tel cocktail, tous les personnages et leurs péripéties sont utilisés uniquement au service du bar et des boissons, si bien que le trait est forcé. Les personnages ne font ainsi pas grand-chose, leurs actions et attitudes sonnent peu naturelles (par exemple, à chaque verre, on dirait qu’ils boivent du nectar) et leur discours en vous regardant droit dans les yeux encore moins. De leur côté, les voix off sont omniprésentes et deviennent étouffantes. L’anime est ainsi excessivement bavard et, si le propos est parfois intéressant, grâce notamment aux nombreuses références qui émaillent chaque épisode, il est noyé dans un blabla incessant qui est parfois un peu gros. En fait, même le barman, pourtant personnage principal du récit et héros éponyme de la série, est finalement peu développé et sombre lui aussi dans le bavardage à outrance. L’anime en devient très mou, immobile presque, et sonne au fond assez creux.
En résumé, malgré d’indéniables qualités graphiques et informatives, Bartender est un anime vide, soporifique et qui donne soif. Kanpai !
