Clannad (TV)

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2007
- Titre original: Clannad
- Nombre d'épisodes: 23
- Site officiel: http://www.bs-i.co.jp/clannad/...
- AKA:
- - クラナド
- Relations: 5 fiches en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Kyoto Animation
- Réalisation: Ishihara Tatsuya
- Chara-design: Ikeda Kazumi
- Auteur: Visual Art's/Key
- Musique: Maeda Jun, Orito Shinji, Togoshi Magome
- Diffuseur: BS-i, CBC, MBS (Mainichi Broadcasting), TBS
- Producteur (staff): Hatta Yôko
Doublage
Mai Nakahara (Nagisa Furukawa), Yuuichi Nakamura (Tomoya Okazaki), Ai Nonaka (Fuuko Ibuki), Akemi Kanda (Ryou Fujibayashi), Houko Kuwashima (Tomoyo Sakagami), Mamiko Noto (Kotomi Ichinose), Ryou Hirohashi (Kyou Fujibayashi)
Notes
L'épisode 24 est une OAV à part, souvent intitulée "Clannad: Another World, Tomoyo Chapter".
Synopsis
Plus rien n'intéresse Okazaki Tomoya, jeune lycéen partagé entre une vie scolaire monotone et un foyer inhospitalier, jusqu'au jour où il fait la connaissance de Nagisa Furukawa. Touché par sa naïveté et son côté imprévisible, il décide de l'aider à concrétiser son projet. Ils rencontreront alors des filles toutes plus étranges les unes que les autres avec lesquelles ils se lieront d'amitié.
Mais quel lien existe-t-il entre leurs histoires et celle de la jeune fille prisonnière d'un monde inhabité dont personne ne parle mais que tous semblent connaître ?
Synopsis soumis par Tiz
#Par Onii-chan le 03/01/2012 à 18:57
Clannad, ou comment supporter un anime avec pleins de personnages féminins tout en étant un mec (jusqu'à preuve du contraire j'en suis un, mais là n'est pas le plus important).
Dès le début, on est plongé dans un univers mystérieux, avec deux histoires relatées mais qui sont liées de plusieurs façons.
En effet, Clannad, c'est compliqué, mais faut pas chercher à comprendre, pas dans cette saison du moins... Oui, il faut regarder, rire et pleurer.
C'est un anime "tranches de vie" avec des scènes variées, riches en émotion.
Les personnages sont magnifiquement bien dessinés, et ils sont attachants, on rit (surtout avec le petit blond) et on pleure avec eux.
Les musiques sont bien sympas, surtout l'ending avec la famille Dango, qui me met toujours de bonne humeur.
Et ce qu'il y a de bien dans cet anime, c'est qu'on trouve un peu de tout : de l'action, de l'humour, de la tristesse, du fantastique,...
Enfin bon, moi, j'ai adoré, et je vous le recommande vivement, que vous soyez une fille ou bien un garçon.
#Par Faustt le 03/07/2010 à 06:06
Clannad est un mystère. C'est la représentation de tout ce que je déteste dans l'animation japonaise et pourtant j’ai vu l’intégralité de cette série sans problème.
On a en effet tout les éléments d'une comédie romantique de type "harem". Le héros qui se trouve au centre de l'histoire est plutôt banal et pas très doué pour les relations amoureuses. A ses côtés un sidekick marrant, mais pas très utile (il ne doit pas faire de l'ombre au héros). Gravitent autour de lui de nombreuses filles, représentant chacune un stéréotype : la loli, l'idole du lycée, la timide, la tsundere etc... Toutes ses filles sont bien évidemment amoureuses du héros mais n'osent pas lui avouer. Et à la fin, le héros choisira la fille gentille et naïve qu'il avait rencontré dès le premier épisode. Et ne me dites pas que je vous ai spoilé, n'importe quel bipède équipé d'une bulbe rachidien l'aura facilement deviné.
Et pour terminer, saupoudrez le tout de larmoyant. Euh non, en fait non, ne saupoudrez pas, balancez en à grand coup de truelle…
Mais alors qu'est ce qui fait de Clannad un anime « supportable » ?
Le héros n'est déjà pas si niais que dans la plupart des autre séries, il est plus ou moins conscient des sentiments des autres à son égard (bon, ça ne l'empêche pas de ne pas oser sa balader main dans la main avec sa copine -_-). Il a également pas mal d'humour et une certaine forme de charisme. De plus, il possède une situation familiale qui explique pourquoi il passe autant de temps avec ses amis. En fait, il agit sur l'histoire alors que beaucoup de héros sont passifs et laissent l'histoire agir sur eux.
Son sidekick est franchement drôle même si ses gesticulations finissent par lasser. Il a une vraie personnalité qu'on aurait aimé voir plus développée.
Du côté des filles par contre, on tombe vraiment dans l'ultra classique. En creusant bien, on trouvera Fuuko plutôt marrante et le côté légèrement décalé de Tomoyo assez agréable. Sinon la naïve est très naïve, la lunatique très lunatique etc…
Le scénario fonctionne sur le principe des arcs : plusieurs épisodes sont regroupés afin de développer la relation qu'aura le héros avec chaque fille. Cela correspond aux "routes" présentes dans la visual novel dont l'anime est tiré. C'est pas mal fait, ça permet de connaître en profondeur chaque personnage féminin sans mettre les autres de côtés.
Côté graphisme, c'est plutôt beau mais on pouvait s'y attendre venant de Kyo Ani. Le charadesign présente quand à lui un manque énorme d'originalité. La fille du "monde désert" ressemble comme 2 gouttes d'eau à Mikuru de Suzumiya Haruhi. Et que dire des sœurs fujibayashi et de leur copie conforme les sœurs Hiiragi de Lucky Star. Je sais bien qu'il y a des standards dans la japanim, mais faire 2 paires de jumelles qui ont la même coupe, la même couleur de cheveux et le même caractère (entre elles et avec les autres), je trouve ça un peu abusé. On regrettera également une très mauvaise animation des visages lorsque ceux-ci doivent faire passer de l'émotion : une fille qui pleure, et ça arrive (trop) souvent, est très mal représentée.
Par contre, la bande son est franchement excellente : beaucoup de thèmes, très variés, des chansons qu'on entend une seule fois dans la série et des génériques très agréables à l'oreille. L'ending est d'ailleurs vraiment réussi, à la fois enfantin et mélancolique.
Malgré tous ses défauts, Clannad est certainement le meilleur représentant d'un genre d'anime que je n'aime pourtant pas spécialement. Je projette même d'enchaîner avec la 2ème saison, c’est dire. Alors si contrairement à moi, vous êtes fan de comédie romantique, n'hésitez pas !
#Par SilentSib le 25/04/2010 à 13:02
Clannad, Ô, Clannad...
Je suis de moins en moins intéressé par les comédies romantiques animées car généralement, les ingrédients sont toujours les mêmes : on a souvent du fan-service voire du ecchi, les personnages sont caricaturés aux limites de l'imaginable et le fond est on ne peut plus banal. Et quand on a vu quelques animes de ce genre qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau, on a un peu tendance à se dire "marre!". Sans oublier le fait qu'au bout d'un moment, on en a un peu marre de ces trucs bateaux qu'on nous sert en soupe, et qu'on aimerait bien quelque chose d'émouvant, sans pour autant trop tomber dans le mélo-dramatique. Et ça, c'est loin d'être une chose aisée à accomplir.
Quand j'ai commencé à m'intéresser à Clannad, j'étais perplexe. Le scénario ne m'attirait pas spécialement. Pourtant, le fait de voir autant de bonnes critiques m'a fait me dire "bon, ça doit pas être si mauvais que ça, les gens ici ont généralement un bon sens critique donc j'vais me laisser tenter." J'avouerai qu'au début j'ai trouvé ça niais, très niais. Mais bizarrement, pas assez pour arrêter de regarder. Le personnage de Nagisa avait tendance à me sortir par les trous de nez tellement elle me saoulait. Mais bon... on finit par s'y habituer. Non, on finit même par s'y attacher. Quelqu'un d'aussi naïf et timide mais qui a le courage et la force de vouloir avancer et devenir plus forte mentalement, ça donne envie de voir où ça va mener. Puis bon, elle n'était pas la seule à changer dans le processus, Tomoya aussi changeait en même temps.
Certes les personnages ne sont pas originaux pour un sou. Comme il l'a également été dit, beaucoup sont très caricaturés. Mais pourquoi s'y attache-t-on alors ? Généralement, dans une oeuvre littéraire, on a deux types de personnages. Ceux qui sont développés, et ceux qui ne le sont pas et qui servent seulement à faire rire ou soutenir le cast principal. Ici, malgré le fait que les personnages soient caricaturés, ils ont un fond qui leur est propre. Un passé et des souffrances qui va les unir dans l'amitié et parfois même dans l'amour. C'est pourquoi même un personnage comme Sunohara, qui est le pitre de service, se verra être développé dans une partie de l'anime. Sans cette profondeur donnée à chacun des personnages, l'anime n'aurait pas pu toucher émotionnellement le spectateur de la façon dont il l'a fait.
Bon... on ne peut bien sûr pas éviter le fait que bon nombre des filles de l'anime veulent sortir avec le personnage principal. Etant basé sur un visual-novel, on pouvait s'y attendre. Mais je le ne considère pas comme un harem-like pour autant. Tomoya, malgré ses problèmes d'ordre affectif, attire autant le spectateur qui s'y intéresse, que les autres personnages qui gravitent autour de lui. En tant que personnage principal, il agit comme un aimant autour des autres personnages.
Heureusement que l'humour ne manque pas d'ailleurs. Ca aurait vraiment été déplaisant à regarder si c'était du sérieux pendant toute la longueur de l'anime. Les éléments humoristiques (Fuuko et ses étoiles de mer, la relation entre Sunohara & Tomoyo, etc.) aident à contraster avec le fond tragique qui se met doucement en place au fil des épisodes. Même si... même si au final, on tombe dans le tragique en mettant de côté le côté humour. Mais pour donner un minimum de sérieux à l'histoire, j'imagine que c'était nécessaire.
Côté bande-son, c'est la même que celle du jeu éponyme. Et certains morceaux aident vraiment à apporter l'émotion lors de certains passages tristes et émouvants. Je pense notamment à Dango Daikazoku, le premier ending. Je ne peux m'empêcher, encore aujourd'hui, de l'écouter en boucle tellement je le trouve joli.
Alors, même si ça vous semble niais, essayez quand même. On sait jamais, vous pourriez aimer.
#Par FxMacCobra le 27/06/2009 à 13:31
[Scénario]
Ma première impression après quelques épisodes fut de me dire que cela avait un goût de déjà vu. Le "déjà vu" a d'ailleurs un nom : Kannon(2006). Outre le fait qu'il s'agit du même studio et donc que le style graphique est le même (j'y reviendrai), on y retrouve également certains éléments de l'histoire de ce dernier : un lycéen qui voit sa vie changer par ses rencontres avec des jeunes filles étranges au passé parfois trouble, qu'il aidera du mieux qu'il peut et qui le conduira à affronter ses propres "démons". Là où Clannad diffère dans son histoire, c'est que la trame de fond ne tourne pas autour du Tomoya mais autour de Nagisa et de la volonté qu'il a à réaliser le rêve de cette dernière.
Ainsi les scénaristes ne font pas une histoire tournée sur la recherche du passé mais bien sur la construction d'un avenir. Avenir dans lesquels les sentiments évolueront et des voiles tomberont.
Voilà pour la petite analyse du choix des auteurs. Mais est-ce que cela tient la route ? Malgré les détours par les diverses histoires de chaque personnage, l'évolution de la "trame principale" se fait régulièrement et logiquement. La vraie "ombre" au tableau est cette histoire avec la petite fille et le robot qui ne sera expliquée que dans "Clannad ~After Story~". Cela peut effectivement, laisser un petit goût amer à ceux qui espéraient enfin une réponse à la fin de la série.
Bizarrement, je ne sais vraiment quelle(s) raison(s) fait(font) que j'ai moins été touché par "Clannad" que par "Kanon" (2006). Peut être parce que j'y ai vu trop de similitudes. Il n'en reste pas moins que "Clannad" possède un "je ne sais quoi" de féérique et que son scénario, sans être extraordinaire ni super innovant, est bien construit.
Note : 8/10
[Personnages]
Sympathiques est le premier mot qui me vient à l'esprit quand je pense aux personnages qui peuplent cet anime.
Le tandem Nagisa-Tomoya est aussi très attachant et crée une vraie dynamique dans la série. Contrairement à beaucoup d'anime du genre, les deux principaux protagonistes jouent un rôle presque équivalent. Chacun cherchant quelque chose chez l'autre. Elle, force et soutient. Lui, motivation et reconnaissance.
Il n'y a eu que deux personnages qui m'ont un peu tapé sur les nerfs : Sunohara et Fuuko. Le premier parce que les "gags" sont super répétitifs et donc lassant à la longue. De plus, j'ai pas tellement aimé les attitudes des autres envers lui de toujours le rétrograder voir l'humilier. Enfin, les "sketch" autour de l'acolyte du héros "obsédé" est vraiment saoulant sur la durée. En ce qui concerne Fuuko, sa façon de parler à la troisième personne, les apparitions qu'elle fera plus tard pour "aider" plus qu'inopportun m'ont vraiment agacées.
Sinon, j'ai trouvé bien aimé les personnages dans leur ensemble avec leurs petites excentricités (comme les parents de Nagisa ou encore Kotomi).
Sans être des caractères très recherchés, les scénaristes nous fournissent une peuplade d'individus parfois excentriques mais surtout touchant.
Note : 8/10
[Design]
Dois-je vraiment m'attarder sur ce sujet. On a droit à une très belle qualité comme on pouvait s'y attendre du studio "Kyoto Animation". L'attention est particulièrement portée sur les yeux grands et les iris marqués aux couleurs improbables et qui ici sont particulièrement mis en valeur pour marquer le caractère et les émotions des personnages.
Note : 9/10
[Génériques]
Comme je peux le lire sur les critiques de différents animes. On aime ou on aime pas.
C'est pas que je n'aime pas mais je ne suis pas fan des génériques d'introduction et de fin. Ni de début ni de fin. Graphiquement, c'est bon et les mélodies sont sympas (anti-Dango addict s'abstenir pour la fin ^^ ). Je trouve juste qu'il n'y a pas assez d'émotions. Je me rend compte en écrivant ces lignes que ce je dis peut paraître incompréhensible mais je ne sais pas comment mieux le décrire (gômen).
Ca reste toutefois d'une bonne facture.
Note : 7/10
[Bande son]
La bande son est celle tirée du jeux vidéo qui est plus riche que ce que l'on peut entendre au cours de cette seule série (en fait elle englobe même celle de "Clannad ~After Story~"). On y retrouve des artistes comme Lia (qui a aussi fait les génériques de "Air"), Eufonius ( le titre "Reflectia" de "True Tears") mais aussi des compositeurs comme Shinji Orito qui avait participé à l'OST de Kanon. Est-ce que pour autant c'est bien me direz-vous ? Je répondrai que oui. On a droit à de belles mélodies qui accompagnent bien l'anime. Aussi bien dans les moments calmes que dans les moments forts.
Note : 8/10
[Résultat]
"Clannad" est un joli anime, sympathique à regarder. Il jouie d'une bonne qualité d'animation et d'une OST bien réalisée. Si on met de côté l'épisode 24 qui est complètement hors-sujet (aussi bien de "Clannad" que de "Clannad ~After Story~") et les utilisations des personnages de Fuuko et Sunohara, j'ai bien aimé. "Clannad" présente des êtres touchants et dont on se plait à suivre les pérégrinations pour réaliser les vœux de chacun.
#Par Moonchild le 17/12/2008 à 18:19
Clannad : poésie de l’amour et de l’amitié ; théâtre du cœur.
Ce titre aux accents fleur-bleue, je vous le concède bien volontiers, évoque ma lecture de l’œuvre de Clannad, série qui se lit plus avec le cœur qu’avec la tête.
Nos yeux ne sont cependant pas en reste, puisque Clannad se situe dans la lignée prestigieuse d’AIR et de Kanon et où l’on retrouve beaucoup de similitudes : notamment dans le chara-design. La patte plaît ou ne plaît pas, toujours est-il que les chevelures bleues semblent avoir de beaux jours devant elles. Et associées à de jolis minois, l’effet est toujours garanti ; cependant ce design participe à l’ambiance générale et s’adapte parfaitement au ton poétique.
Similitudes également dans les thèmes et les personnages, mais on se gardera néanmoins de toutes les citer. Car ce qui importe, c’est la fraîcheur de l’œuvre, des personnages et la légèreté du scénario. D’ailleurs, employer ce terme ne serait pas forcément approprié, puisque rien ne s’emboîte, ni ne s’imbrique, pour donner de trame complexe. Non, tout part de deux personnages qui vont faire connaissance, sur le chemin de l’école. L’un à l’air blasé et surtout, mélancolique : Tomoya. Tandis que l’autre porte aussi l’air mélancolique mais accompagné de soupçons d’espoirs : Nagisa.
La réunion de ces personnages va être intéressante ; ils vont s’aider mutuellement et inconsciemment vont finir par résoudre leur malaise profond.
C’est donc la base de l’histoire. Et l’on suivra ensuite leurs faits et gestes, qui sont d’ailleurs concentrés sur une tâche principale : la restauration du club de théâtre. De nouveaux liens d’amitié vont se créer, formant au final une petite bande sympathique aux caractères pour le moins hétéroclites. On échappe pas véritablement aux caricatures, du pitre, de la guerrière farouche, de l’amoureuse timide, de l’intelligente qui ne connaît rien à la vie,… Mais il est bien connu que chaque personne possède une façade et ici, elles sont justifiées par des explications qui viennent au fur et à mesure des épisodes.
Le héros échappe par contre au cliché nullard-raté-naïf, et reste égal à lui-même du début à la fin, gagnant en maturité. Nagisa quant à elle, est touchante, sans être trop niaise non plus –il n’y a cependant qu’un pas,… mais que je ne franchirai pas. Les rôles secondaires sont aussi bien traités. A noter l’absence totale de ecchi qui dénote une certaine intelligence dans l’œuvre, qui aurait pu très aisément en user et abuser, mais on en est du coup très satisfait.
Et puisqu’aucune intrigue ne rythme la série, ce sont plusieurs ‘historiettes’ qui s’ajoutent, dont une particulièrement plaisante à suivre et où l’émotion est au rendez-vous : humour avec une Fuuko amatrice d’étoiles de mer déjantée et un Tomoya aux répliques qui font mouche, vite remplacé par un ton plus dramatique. Et ça dure le temps d’un quatrain…
Le dernier point que je n’ai pas abordé : la bande son, que j’aime beaucoup. L’opening me laisse un très bon souvenir… et que dire de l’ending, je le trouve terriblement mignon –j’assume, et émouvant. On retrouve ce petit air tout au long de la série, il évoque Clannad et la Dango addiction de Nagisa ; j’ai du mal à ne pas l’écouter en boucle. Encore un point positif donc.
Au final, Clannad nous présente une palette de sentiments, très justement déposés sur la toile : rires et étreintes chaleureuses, côtoient larmes, douleurs physiques mais aussi morales…
C’est une histoire ‘banale’ brillamment traité, où des petites touches de fantastique s’intègrent comme de rien et qui traitent d’autant de thèmes que sont l’amour, l’amitié, la solidarité, la relation avec les parents, espoir, l’oubli…
Une série, dont il serait dommage de passer à côté. D’où ma note ‘coup de cœur’ de 9/10, la perfection n’existant évidemment pas ;].
#Par Tiz le 10/10/2008 à 23:29
La raison qui m’a poussé à regarder cet animé tient en trois lettres A I R, en quelque sorte le grand frère de CLANNAD et série à laquelle j’avais beaucoup accrochée à l’époque. Et qu’elle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris que Clannad avait réussi à égaler si ce n’est dépasser son prédécesseur !
L’ambiance de AIR est présente ici en filigrane, c’est devenu la marque de fabrique de ce studio, au même titre que le graphisme et les musiques, qui, sans être remarquables, collent parfaitement à l’action. Cependant en plus de ces qualités déjà acquises, nous avons droit à des ‘bonus’ et oui, le studio se bonifie en vieillissant, un peu comme le vin. Je veux parler par exemple du caractère comique qui est ici très présent et représenté en majorité par Fuko.
Les personnages maintenant, qui bizarrement ne sont stéréotypés que dans leurs caractères car leurs réactions sont le plus souvent imprévisibles, sauf pour Tomoya qui nous sert en quelque sorte de référence.
Quant à l’histoire, rien de bien extraordinaire, mais elle n’en demeure pas mois efficace car elle nous permet de ‘sympathiser’ avec les personnages, le but étant de résoudre les problèmes de chacun ensemble et au cas par cas, les uns après les autres. Une thérapie de groupe quoi.
Il y a donc plusieurs petites histoires et pour les gouverner toutes et dans les ténèbres les lier il y a … la trame. La trame principale of course, la fameuse ‘fille prisonnière d’un monde inhabité’. Et une fois de plus on se questionne pour savoir le pourquoi du comment. Le pourquoi avoir intégré cette histoire bizarre en plein milieu et le comment avoir réussi à ce que cela ne nous choque pas outre mesure. Il faut alors accepté que cet animé comporte une part de subjectivité (et oui pour une fois c’est pas plus mal) et considéré cette pauvre fille paumée comme un symbole, qui représente d’une certaine façon l’égarement des personnages face à leurs vies, à leurs avenirs.
‘Simple et original à la fois’, pour faire court voilà ce qu’est Clannad. Rien que pour cela, ça mérite le coup d’œil !
#Par kuchiki byakuya le 18/07/2008 à 15:58
Clannad surfe sur la vague des Kanon et autres Ef - A Tale of Memories dont les histoires n'ont rien d'extraordinaire mais qui portent une poésie touchante.
Dans cette optique, Clannad est sans doute le plus surprenant car le scénario est des plus simples, sans drame, ni pointe de surnaturelle, mais se révèle sans aucun doute le plus attrayant. Dès les premiers épisodes, on sait tout de suite que l'on va aimer sans vraiment savoir pourquoi. Enfin, pas tout à fait. La musique joue un role primordial, pleine d'émotion, de tristesse. L'opening pose les bases et quelles bases. Même après l'avoir vu, revu et revu, je l'aime toujours autant. Je n'ai relevé que très peu de thèmes mais ils sont tous magnifiques, reprenant exactement les sentiments des protagonistes. Un gros plus comparé aux prédécesseurs que j'ai nommé plus haut dont la musique ne cassait pas des briques.
De plus, l'animé réussit un mariage osé entre la tendresse et l'humour. C'était loin d'être facile mais le mélange est surprenant et intelligent car il comble les vides du scénario, avec notamment le père et la mère de Nagisa, couple improbable mais irrésistible, dont les pitreries me font encore rire, surtout quand Tomoya entre en scène. Les bouffonneries de Sunohara sont plus brutes et mois droles à la longues (sauf quand il se bat avec Tomoyo pour deviner un secret qui n'existe pas).
Tomoya, bien que classique, n'est pas aussi pathétique que les héros des autres animés. Pus exactement, ses raisons sont valables. Alors que d'habitude, il s'agit plus d'une façon débile d'occuper son temps, Tomoya cherche à fuir une ambiance familiale pesante dans l'amitié et les occupations scolaires. Nagisa est l'élément déclencheur. Fuyant les autres et leurs préjugés, il va trouver en cette jeune fille, l'oreille attentive et le bonheur qu'il recherchait. Pourquoi? Surement à cause du caractère niais de Nagisa, qui comprend ce qu'on lui dit à la vitesse d'un escargot (ce qui n'a pas manqué de m'énerver). Une fois sur la voie de la guérison, Tomoya va reproduire inconsciemment cette aide sur les quelques personnes "marginales" de l'école.
Avec Fuko, la reine des étoiles de mer dont le secret m'a presque fait pleurer mais dont l'approche est quelque peu...originale. Tomoyo, la guerrière, qui souffre un peu de cette image et dont la tolérance de Tomoya l'aidera par la suite à réaliser son rêve et surtout à s'ouvrir un peu plus aux autres. De même pour Kotomi, jeune fille intelligente et rêveuse, incapable de se faire des amis. Là aussi, j'aime beaucoup son histoire bien que tout ne soit pas logique à mon sens (mais bon, c'est histoire de chercher la petite bête). Je suis moins convaincu par le cas des jumelles, un peu trop simple et surtout très vite mis de coté.
Le chara-design est très proche de Ef - A Tale of Memories, simple mais efficace. Le décor n'est pas surchargé mais les couleurs, s'appuyant selon les cas sur des couleurs précises, est magnifique. Les yeux sont toujours un peu trop grands mais cela permet de mieux faire les émotions.
Pourtant, tout n'est pas parfait. Je pense notamment à l'histoire de la jeune fille, seule dans un monde désert avec un petit robot pour seul compagnon. On ne sait pas du tout de quoi il s'agit, même si je suppose que la pièce de thêatre est censée expliquer cette histoire. Dommage car le principe était intéressant et j'attendais vraiment les explications.
Ensuite, le 24ème épisode me pose quelques problèmes. D'où il vient? Quel est son intérêt? Pourquoi le mettre à la suite alors qu'il ne reprend pas vraiment l'histoire? Bref, malgré un bon épisode en soi, on est en droit de s'interroger sur le bien fondé d'un tel final. Le 23ème, qui conclut la "vraie" histoire se finit calmement, à l'image de l'animé. Sans savoir pourquoi et sans révélation aucune, on aime. Mais points restent en suspens même si certains d'entre eux se devinent facilement.
Bon, c'est vrai que je me suis interrogé à la fin mais ca ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier cette série. Je peux parler d'un coup de coeur. Il n'y a rien d'extraordinaire, juste de la poésie et un peu de magie. Je ne peux que vous conseillez de tenter l'aventure et de vous laisser bercer par beauté de Clannad. Personnellement, j'en redemande.
#Par beragon le 17/06/2008 à 19:31
Avant de taper les trois coups de bâtons annonçant le début de l'acte, je me dois de faire une introduction rapide. Clannad est une adaptation d'une visuel novel du studio Key à l'instar de Kannon, Kannon 2006 et Air TV, on pourrait qualifier cette anime d'être une tragi-comédie (plus comédie que tragique). La parenté avec les oeuvres précédentes tant dans le contenu que dans l'empreinte fait que je ne pourrai pas couper à certaines comparaisons.
Levons le rideau sur la galerie de personnage. On pourrait croire qu'elle relève encore du genre du harem, malgré une absence d'originalité flagrante dans le casting, le studio Key nous livre un ensemble de personnage doté de leurs personnalités passés et part d'ombres. Beaucoup d'entre eux cachent de gros squelettes dans leurs placards.
On retrouve la patte du studio et on s'attache finalement assez vite à ce petit groupe. Tous sont attachants à leur façon entre Nagisa qui cherche à s'affirmer, Fuko la rêveuse, les jumelles Kyou et Ryou antinomique (le gorille et le hamster comme les a décrites si élégamment Tomoya), Kotomi (limite Forest Gump) ou les parents de Nagisa. Le meilleure restant Tomoyo qui comme le Yunichi de Kannon est un garcon aux reparties cinglantes et n'hésitant pas à taquiner son entourage. Ryou le seul second couteau masculin sert principalement de ressort comique. Il est néanmoins un personnage fouillé plus approfondi qu'un simple faire valoir et que d’accoutumé dans les productions de Key (en général seul le héros masculin central est détaillé).
Continuons à mirer cette pièce. Force est d'avouer que Clannad se situe dans la même veine que ces prédécesseurs, Toute l'intrigue est centrée autour du personnage de Tomoya et de sa relation avec Nagisa. Leur but principal étant le rétablissement de la troupe de théâtre du lycée, ce qui consistera l'unité d'intrigue qui sera suivie tout du long. On aura droit passé l'introduction à un premier arc introduisant une part d'éléments fantastique. Ce premier arc conclu, le fil de l'histoire reprendra une orientation plus commune et normale. Le déroulement se révèle suivre le processus des classiques du genre, puisque les diverses scènes mettront successivement en avant les membres de la troupe de théâtre, Fuko, Kotomi, les jumelles Kyou et Ryou, Tomoyo et le pitre Ryou. On aura droit à quelques révélations sur le passé de certains personnages, les étoffant ou amenant le groupe à les aider à faire leurs catharsis ou s'affranchir de leurs problèmes.
Tout cela donnant un spectacle de bonne qualité, agréable et amusant jusqu'au baisser de rideau à la fin de l'épisode 22 (le 23 est un épisode bonus qui même si il vient chronologiquement après le 22 ne sert pas à grand chose, le 24 apparemment centré sur Tomoya n'a pas encore été diffusé).
La pièce achevée allons faire un tour dans les coulisses Je serai concis, l'anime est très bien réalisée, mise en scène classique mais efficace et propre. Elle est même supérieure en qualité aux opus précédents (Kannon 2006 par exemple). Le chara design ne déborde pas d'originalité, surtout que beaucoup des personnages sont très similaires si ce ne sont des copies conformes à ceux des autres productions du studio. On apprécie ou pas les yeux globuleux des protagonistes féminins. La bande son accompagne le tout sans surprise ni sans être désagréable.
En en sortant on tombera sur un critique de théâtre qui soulèvera de façon acerbe quelques points. On retrouve énormément de points communs dans les thématiques ou les personnages entre leurs diverses productions. Le passage fantastique détonne car contrairement aux autres oeuvres, il ne sert pas au fonctionnement de l'histoire (contrairement à Air TV et Kannon qui sont des tragi comédies fantastiques). Il apporte néanmoins une petite touche de fantaisie, de tragique et d'humour au cours de la série.
Contrairement à Kannon (2006) Les personnages sont devenus nettement plus sensibles et pour certains prompts à verser une larme, parfois de façon exagérée. L'attitude du couple principal pourra sembler assez étrange, renouant avec le cliché de l'empoté et du timide. L'épisode 22 achevé, l'on conservera un certain sentiment d'inachevé car des points demeurent en suspens. En effet, certains personnages n'ont pas fait leurs catharsis et vaincu leurs problèmes. Ce léger sentiment d'inachevé et le fait que le fil principal de l'anime se clot au niveau de la période estival laissent espérer une suite aux aventures de notre petit groupe.
Le critique pourrait sembler acerbe si d'un fin sourire si il n'enchaînait sur les éloges. Il y a eu du progrès notable dans l'écriture, contrairement à Kannon ou souvent un bon nombre de personnage étaient délaissés ou disparaissaient de la scène lors de certains arcs, ici la troupe est présente et vivante tout au long de l'anime. On enchaîne l'anime alternant le cocasse et des séquences touchantes. On évolue souvent entre le rire et les larmes dans Clannad, le rire prédominant malgré les problèmes.
Le rire prédomine grâce à Tomoyo, qui est un Yuichi encore plus décomplexé. C'est un type de personnage rare dans les animes car il manie un humour ravageur et profite souvent des situations de quiproquos qu'il crée (certaines sont d'ailleurs mémorables). Ces amis ne sont pas en reste et auront aussi parfois la dent dure. On a un humour très comédie, jouant beaucoup sur les échanges verbaux et les quiproquos. A cela on vient ajouter quelques incrustations de parodies ou références aux jeux vidéos et du bon comique de situations (certains passages sont assez ubuesque) venant enrichir la veine humouristique de l'ensemble. C''est là une qualité rare car la plupart du temps dans ce type d'anime l'humour est généré par des situations scabreuse (donnant sur de l'echhi), de type graveleux ou jouant totalement sur l'absurde.
Avant de baisser le rideaux et de conclure cette critique, je ne peux que vous encourager à venir regarder cet anime qui est une comédie avant tout, le caractère dramatique ou tragique des oeuvres précédentes du studio étant estompé mais présent en filigrane.








