Ef - A Tale of Memories

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2007
  • Titre original: Ef - A Tale of Memories
  • Nombre d'épisodes: 12
  • Site officiel: http://www.ef-memo.com/
  • Studio: Shaft
  • Diffuseur: Chiba TV
  • Auteur: Minori
  • Directeur: Shin Oonuma
  • Character-designers: Nobuhiro Sugiyama
  • Musique: Tenmon
  • Doubleurs: Hiro Shimono (Hiro Hirono), Hiroko Taguchi (Miyako Miyamura), Junko Okada (Kei Shindō), Kouichi Toochika (Yū Himura), Mai Goto (Mizuki Hayama)

Synopsis

Chihiro est une jeune fille souffrant de troubles de la mémoire, protégée par Yu. En effet, elle n'a de souvenirs que des 13 dernières heures. Alors quand elle rencontre Renji, un lycéen gentil et simple, elle hésite sur la conduite à avoir. D'un autre coté, sa jumelle, Kei, passe son temps à énerver Hiro à cause de ses absences répétées. Ce dernier passe beaucoup de temps avec Miyako, jeune fille mystérieuse.

Derrière ces 2 histoires parallèles, se cache une chose qui unit tous ces personnages et qui semble lier à la ville...

Synopsis soumis par kuchiki byakuya

Par AngelMJ le 15/06/2008 à 20:10

"Tiens, si entre deux épisodes de TTGL et de Code Geass, je me mattais un petit shôjo? Mais bon si possible un truc pas trop niais et pas trop ecchi...". Si comme moi vous vous posez cette question à un moment de vos visionnages, je vous conseille de vous pencher sur Ef - A Tale of Memories qui, je pense, satisfaira votre recherche de douceur.

Ef, c'est donc un shôjo (inspiré d'un galge, comme ça se fait pas mal en moment) à la trame convenue mais à la mise en scène originale. En fait, c'est surtout elle qui permet à l'anime de sortir un peu du lot car le reste laisse un peu de glace, ou du moins ne surprend pas.

Pour les gros standards, on notera des personnages assez convenus niveau design et psychologie, des décors bien faits mais récurrents et bien trop souvent déserté de toute présence humaine (hormis les personnages principaux), ainsi qu'une fin bien trop gentillette malgré le thème (remarque, heureusement que tous les shôjos ne finissent pas comme School Days). On ne s'attardera pas (encore et toujours) sur la musique, typique du genre et donc vite oubliée.

Mais côté originalités, Ef s'en sort quand même pas trop mal. Pour commencer l'opening est vraiment très original pour le genre (pour dire, c'est lui qui m'a motivé à visionner la série) et donne envie de se plonger dans l'histoire. Cette dernière est d'ailleurs pas trop mal et après les 3-4 premiers épisodes, on suit les mésaventures amoureuses des protagonistes avec pas mal d'intérêts. La mise en scène et les thèmes abordés y sont pour beaucoup.

Ef a pour thèmes la solitude et les souvenirs, thèmes totalement magnifiés par le duo Renji/Chihiro, qui fait une ombre gigantesque au trio Kei/Miyako/Hiro. Je me suis d'ailleurs demandé l'intérêt de ce triangle amoureux dans la série, l'histoire de Renji et Chihiro étant très largement suffisante pour donner de la consistance à l'histoire (mais bon, la série aurait à peine fait 6 épisodes...). S'ajoute à cela une mise en scène peu standard mais très parlante. En effet, chaque situation est cadrée, présentée, de manière toujours originale, usant et abusant d'illustrations, de gros plans, d'écrans de couleurs et de filtres. Cela donne une identité propre à Ef qui peut se vanter d'être un shôjo inventif et agréable à visionner. Enfin, certaines sont très bien rendues au niveau des émotions, comme par exemple la scène du répondeur de Hiro, le passage avec Chihiro sur le toit de l'école ou encore la crise de Renji sur la plage.

Si donc vous cherchez une romance un peu fleur bleu mais pas ecchi pour un sou, Ef reste un bon choix. Je terminerais en disant que ça ne renouvelle pas trop le genre (faut être honnête) que ce soit niveau scénario ou graphique, et que certains éléments de l'histoire reste assez obscures jusqu'à la fin(Yuko en tête de liste). Mais l'ensemble reste suffisament agréable pour être visionné.

7/10

Par beragon le 07/06/2008 à 14:41

Ef-A tale of Memories fait parti de ces animes basés sur une sim-date attachant et parfois touchant qui restent une fois achevé le visionnage dans un recoin de mémoire.

Les animes c'est un peu comme les boites de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. L'emballage est beau et on se demande ce que nous réserve ceux emballés dans un film métallique brillant et chamarré, liqueur sirupeuse, douce ou amere.

L'emballage est ici fort mignon et appuyé par un openning accrocheur. La réalisaton est propre, voire excellente par moment si l'on passe un chara design datant un peu. la palette de couleur et ses tonalités varie en fonction de l'intensité de l'histoire et du protagoniste mis en avant. A cela, vient s'ajouter des choix de mise en scène originaux qui sont somme toute fort appréciables. Ceux-ci permettent à la réalisation de se démarquer des oeuvres du même registre. De mémoire, c'est un des seules animes qui met autant en avant des allégories et métaphores visuelles lors des introspections des personnages ou de certains évenements. Ces passages servent toujours avec bonheur la série et la plupart du temps ajoutent une touche supplémentaire à l'intensité de l'histoire, appuyant graphiquement les sentiments des protagonistes.


Par delà ce joli emballage, qui n'est pas forcément inoubliable dans son ensemble, c'est l'histoire narrée qui marquera l'esprit du spectateur. Les deux ensembles de protagonistes Renji-Chihiro et Kei-Hiro-Miyako. Ils semblent distincts mais la narration traite suivant des approches différentes de la même problèmatique, la solitude et l'oubli. Les deux arcs ne sont pas nécessairement égaux en originalité, celui marquant de l'anime est constitué par Renji-Chihiro tandis que le deuxieme arc relève du désormais classique schéma triangulaire. Toute l'histoire est centrée autour de ces personnages avec un nombre très restreint de personnages secondaires mis en scène.. Six au total qui sont plus ou moins traités et développés en fonction de leur importance. Cela rajoute d'ailleur un aspect intemporel et mystérieux car jamais il n'est montré de foule hormis les onzes protagonistes de l'histoire. Parmis ces seconds couteaux, aucun n'est réellement sans impacts sur l'histoire, car à un moment ou un autre ils contribueront à son évolution. Beaucoup déploreront le mystère trop important entourant Yu et Yuko.

L'histoire s'écoule comme un long fleuve tranquille, les protagonistes se questionnent parfois avec une grande pertinence surtout face à leurs problèmes spécifiques, à de rares occasions cela sonne un peu faux. Leurs parcours et introspections arrivent parfois à entrer en résonnance avec le spectateur qui n'oubliera pas certaines des scènes. L'évolution du duo Renji-Chihiro si elle est marquée par un tempo aussi lent que l'écoulement des grains d'un sablier est la plus intéressante par son coté dramatique. Le trio Kei-Hiro-Miyako est plus vivant et rythmé par l'affrontement entre Kei et Miyako. Un des points forts est que tout cela se fait sans sombrer dans la niaiserie ni la guimauve édulcorée. Contrairement à beaucoup de classique du genre lycéens qui sont plombés par maintes rougissement, du coquin fétichiste japonais et concluent au final par un chaste baiser, l'écriture est un peu plus mature ici.

J'ai quelque petits bémols à émettre sur cet anime, Le second groupe de protagoniste n'était pas forcément nécessaire à l'histoire tant la relation Rinji-Chihiro est intéressante et que les liens entre eux sont ténus. D'ailleur dommage car le scénariste aurait pu jouer sur deux autres plans, la geméllité qui est un prétexte et la culpabilité, Deux points fort mal retranscrits qui empechent l'ensemble de paraitre comme une oeuvre entiere. A cela vient s'additionner l'aspect choucroute de certaines des coiffures et le mystère trop important entourant Yu-Yuri. Ces quelques menus points m'empécheront de lui décerner la note maximal même si mon coeur me le dicte.

En guise de conclusions, je me permettrai de citer Miguel Angel Asturias "La poésie est mémoire baignée de larmes." Ef A tale of Memories est une oeuvre traversée par un souffle de poesie. Il suscitera de l'empathie chez le spectateur, qui dans sa mémoire se fera au fil de l'oubli un bel et agréable souvenir.

(citation complete: La poésie est mémoire baignée de larmes. La musique est mémoire de la mer." -Extrait de Châtiment des profondeurs).

8/10

Par orieur le 18/05/2008 à 02:42

Le synopsis en révèle un peu trop et je suis bien content de l'avoir regardé sans l'avoir lu car la révélation du problème de l'héroïne donne un élan dramatique en le découvrant en même temps que renji au bout de quelques épisodes surtout que c'est plutôt original et qu'on se pose donc plein de questions.

On suit en gros deux histoires en parallèle qui sont liés entre elles par le fait que des gens dans les deux histoires se connaissent et qu'il y a un rapport avec le thème de la mémoire.
La réalisation de certains épisodes est donc originale en jouant sur ce thème sans être exagérée.

La musique d'ouverture est très très bien et colle très bien au dessin anime.
L'ending n'est pas trop mal.

Je ne vais pas en dire plus car ça serait dommage de gacher quelques surprises.
Beaucoup d'émotions dans ce dessin anime reforcées par la situation dramatique des deux héroïnes, beaucoup d'originalité et une bonne musique font de Ef un des meilleurs dessins anime dans le style drame sentimental.

D'habitude je suis assez critique avec ce style d'anime (vous savez le comportement masculin qui fait qu'on se venge sur l'anime pour ne pas avouer qu'on a versé sa petite larme) mais, sans doute à cause de l'originalité de la réalisation et du thème, je ne trouve rien à redire.

10/10

Par kuchiki byakuya le 06/05/2008 à 14:34

Cet animé s'inscrit dans la lignée de Sola et dans une moindre mesure, Hantsuki. On y retrouve les mêmes thèmes, à savoir la solitude et l'amour mais vu par 2 cotés opposés cette fois. Même si la série n'est pas exempt de tout reproche, j'ai pris du plaisir à voir un animé traitant de sujets qui me touchent toujours autant.

L'histoire pose des bases intéressantes mais tristes. Sachant que l'on va souffrir, vaut-il mieux fuir que d'essayer? C'est dans cet optique que se base l'histoire de Renji qui fait face à la peur et l'amour en même temps. Son choix n'est jamais simple, surtout quand la personne que l'on aime nous oublie au fur et à mesure. Cette histoire est la plus intéressante sur le papier mais j'ai eu le sentiment que le jeune homme ne se posait pas les bonnes questions et surtout que ses doutes n'étaient pas toujours justifiés alors que les interrogations de Chihiro le sont tout à fait. Cela s'explique par le fait que Renji est presque trop parfait, tout en gardant une certaine naiveté ce qui l'empéche de faire face à une situation un peu différente de son quotidien et idem pour la rencontre d'une jeune fille qui ne s'inscrit pas dans la "normalité". Après bien des errances, il finit par trouvé suffisamment de force pour faire un choix.

En parallèle, on a Hiro, jeune mangaka reconnu, dont la vie est monotone. Il se laisse aller car, comme Renji, il lui manque une chose pour avancer mais la différen ce est que lui en est totalement conscient. Son problème est qu'il ne se donne pas les moyens de trouver la solution car il se complait dans cette incertitude. En fait, il refuse d'avancer par peur de perdre ce qu'il a. Cette facon de vivre se retranscrit surtout dans son comportement avec les filles. Il reste flou et en devient donc cruel car, non seulement il fait trainer les choses, mais en plus, il leur fait espérer. Il est donc un bon complément à la situation de Renji car leurs points de vue ne sont pas du tout les mêmes mais ont les mêmes origines. Lui aussi doit faire face à un choix et c'est en ca que son histoire est mieux réussie que celle de Renji. En effet, son histoire est plus fluide, plus triste aussi quelque part grace au personnage de Miyako qui cache derrière son attitude fofolle une solitude immense.

Autour d'eux gravitent des personnages attachants pour la plupart mais qui sont toujours de bons conseils pour les aider à avancer. Même si parfois ils semblent tenter de les décourager, ils les guident sur les différents chemins qu'il emprunteront selon leur choix, leur permettant ainsi de prendre une vraie décision. Il y a juste Yuko qui me laisse perplexe car on ne sait rien d'elle, si ce n'est qu'elle attend quelqu'un et qu'elle disparait aussi mystérieusement qu'elle est apparait. C'est mon principal reproche car on n'a aucune explication sur elle, ni sur celui qui l'attend en retour, Yu.

Le design est proche des jeux de drague mais il colle bien à l'image que l'on se fait de la série. C'est mignon, souvent triste, surtout par les couleurs tantôt vives, tantôt fades, qui représentent bien les sentiments des protagonistes. Il y a juste un moment où le design change mais en mal. Heureusement que ca ne dure qu'un épisode mais ca m'a choqué sur le coup.
La musique est un peu à l'image du graphisme mais elle aurait surement pu être mieux. Je veux dire que certaines scènes sont vraiment belles avec un thème qui colle parfaitement mais d'autres sont un peu transparentes, pas aussi fortes qu'on l'espère. L'opening change souvent mais le 1er est tout bonnement magnifique et je regrette qu'il ne soit pas plus utilisé. Par contre, l'ending est un peu creux.

Ef - A Tale of Memorie est un animé qui peut en rebuter certains car l'histoire n'est pas très rythmée mais les thèmes sont poignants car très bien traités. On peut reprocher le fait que tous les épisodes ne sont pas intéressants mais j'ai été séduit par la poésie qui en découle, ainsi que la tristesse du récit. Mon coté sentimental a pris le dessus sur ma soif d'action mais de temps en temps, ca fait du bien, un peu de douceur dans un monde brute. Par contre, si vous n'avez pas aimé Sola, ce n'est pas la peine de tenter.

8/10

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