Higashi no Eden

Higashi no Eden

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Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Higashi no Eden
  • Editeur: Kazé

Synopsis

En 2010, Morimi Saki est en vacances aux États-Unis. Avant de repartir, elle va devant la Maison Blanche pour jeter une pièce dans la fontaine à travers la grille. C’est interdit et elle se fait appréhender par des policiers. C’est à ce moment là que surgit un homme tout nu avec un téléphone portable et pointant un pistolet sur eux. Un camion passe et il disparait. Les policiers partent à sa poursuite.

Malin, il s’était caché dans les buissons. Pour le remercier Saki lui donne son manteau. Le jeune homme parti, elle se rappelle que son passeport était dans sa poche. Complètement paniquée, elle court après lui et fini par le retrouver.

Entre temps, par le biais du téléphone portable, ce jeune homme apprend qu’il a consciemment fait effacer sa mémoire, il parvient quand même jusqu’à chez lui où il trouve tout un arsenal de terroriste.
Alors que Saki frappe à sa porte. Il décide de prendre son passeport japonais sous le nom de Akira Takizawa et de partir avec elle pour le Japon. À l'aéroport, juste avant de décoller, ils apprennent aux informations que Tokyo a subi une attaque de missiles…

Synopsis soumis par emilie

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#Par LordFay le 31/12/2010 à 04:20

Eden of the East, c'est de la choucroute-nutella au fromage. Y'a plein de bonnes choses, des idées ambitieuses, et pourtant... et pourtant...

Du point de vue technique, c'est plus que satisfaisant. C'est fluide, ça bouge bien, c'est joli. Les décors sont soignés, relativement nombreux, et le chara-design est, comment dire... Mignon sans être kawaii. Si vous voyez ce que je veux dire. A part le fait que Saki me fasse irrémédiablement penser à Ponyo, c'est une réussite. A noter que même pour les quelques passages comiques, le SD n'est pratiquement pas employé. Eden of the East s'en passe tout à fait, ce qui permet de conserver cette atmosphère un peu surréaliste tout du long.

Le début de l'anime est particulièrement bien réussi. Une entrée en matière sans pareil, qui accroche, qui donne envie de continuer. Qui est Akira ? Pourquoi s'est-il retrouvé là, devant la maison blanche, amnésique et armé ? En voilà un urluberlu bien attachant : sympathique, insouciant, intelligent, il guide le récit avec fluidité, nous invite peu à peu dans la vaste intrigue de l'anime. Pony... Saki, à ses côtés, est discrète mais pas passive, sensible mais pas moe, sobre mais pas dépressive. Lâchée dans ce monde de complots, elle parvient à se montrer hésitante sans pour autant énerver son spectateur.
Bref, ces deux tourtereaux forment la base d'Eden of the East. Un duo qui fonctionne bien, et qui donne naissance à une ambiance assez particulière : de la légèreté, un peu d'amour et de fraîcheur, en plein décalage avec le reste de l'histoire qui nous parle d'attaques terroristes et autres fourberies. Quant aux autres personnages, plus ou moins utiles, ils trouvent tous leur place dans le puzzle global – ils sont pour la plupart convaincants, crédibles voir même logiques. Ca fait plaisir, vraiment, même s'ils peuvent paraître un peu dénués de charisme de temps en temps.

Le cadre de l'anime est très bien pensé. C'est une sorte de jeu macabre entre 12 individus, les Seleçao, dotés de fonds immenses, qui se doivent de réaliser un objectif commun pour le fameux M. Outside. Ce système, bien qu'irréaliste, marche bien. Chaque Seleçao nous en dévoile un peu sur lui-même dans la façon qu'il a de dépenser son argent, et donne lieu à toutes sortes de loufoqueries. La tension monte peu à peu au cours de ces 11 épisodes et l'histoire prend de l'envergure, notamment avec les manigances du Seleçao n°I. Plusieurs Seleçao sont à peine mentionnés et n'apparaissent pas explicitement, mais ce n'est pas vraiment nécessaire – le format de 11 épisodes seulement les pardonne.

De bons personnages, une bonne réalisation, un bon incipit... Mais qu'est-ce qu'il s'est passé !? L'anime souffre en effet d'un défaut majeur. Son scénario.

Ben oui : plein de bonnes choses, et pourtant tout part en sucette. Vous vous demandiez ce que faisait Akira nu, amnésique et doté d'un téléphone devant la maison blanche ? Vous apprendrez qu'il a tout oublié pour une raison débile ; le reste, on ne prendra pas la peine de vous l'expliquer. Mieux, au lieu de nous donner un peu à comprendre ce qu'il s'est passé, l'anime multiplie ces scènes improbables. C'est ainsi qu'Eden of the East s'achève sur le débarquement de vingt mille NEET à poil, venus tout droit d'Inde pour sauver le Japon d'une attaque terroriste. C'est invraisemblable dans des proportions absolument épiques, et bien inadapté à un anime qui se veut sérieux.

Et vous n'avez presque aucune réponse. Je n'ai rien contre l'idée qu'un anime ait une fin ouverte, mais là... Rien n'est résolu, rien du tout. RIEN.
Bon alors, plutôt que de continuer sur ce ton-là et avant de me faire incendier : OK, en fait, l'histoire est pas finie, deux films sont censés venir après. Que j'ai vus, en espérant vaguement un "bon sang mais oui ! Tout tombe sous le sens, HnE est mon anime préféré !". Mais c'était pas la peine : le premier film ne sert à rien ; le second relève plus ou moins la qualité générale mais se finit sur un bide scénaristique désespérant.

Le problème avec Eden of the East, finalement, c'est que pour être sûr de faire "différent", il fait n'importe quoi. Un n'importe quoi encadré et organisé par un bon univers, guidé par de bons personnages, mais ça reste n'importe quoi.

L'action est assez lente, le scénario s'enlise une fois que ses principaux éléments sont plantés (Akira passe son temps à tenter de retrouver ce qu'il a oublié, plutôt que d'aller de l'avant), et les évènements qui s'enchainent semblent alors de moins en moins reliés, comme un patchwork d'idées abandonnées puis régurgitées. Ainsi verrez-vous un personnage se faire pousser des ailes après une petite démo de télékinésie, alors que rien avant – ni après – ne laisse présager l'existence d'une quelconque forme de surnaturel, hormis peut-être l'étonnante efficacité de Juiz.
D'ailleurs les personnages s'en fichent pas mal, et ça passe comme une lettre à la poste. Une ange télékinésiste, ouais, t'inquiète, j'avais lu le script.

Pour moi, le sérieux empreint de légèreté qui caractérisait le début de l'anime s'est définitivement mué en farce grotesque quand on a commencé à parler de Pants – le type qui n'est pas sorti de chez lui depuis 2 ans car son pantalon s'est envolé par la fenêtre. Eh oui. Quant à ce qu'est "l'Eden of the East" en lui-même... Ben, c'est un facebook-like. Pour schématiser, ça sert à retrouver les coupeuses de zizi et à prouver qu'Akira n'est pas Akira. Bon, à ce point-là, plus rien ne m'étonne !


Que reste-t-il donc de cet Eden of the East ? Ah ben c'est beau, c'est charmant même, et c'est atypique, ça c'est sûr. Mais le résultat final n'est guère convaincant. L'anime part dans tous les sens : complots des Seleçao, romance entre Saki et Akira, délires divers et variés sur les NEET, et autres ésotérismes. Et rien ne finit.

Le 4/10 final est peut-être un peu sévère, vu la liste de bons points évoqués au début de cette critique, mais j'ai du mal à pardonner à Eden of the East tous ses écarts injustifiés. Rien qu'avec le système des Seleçao, ou bien rien qu'avec son ambiance de fraîche légèreté, il aurait pu être une petite perle, un vrai bijou... Et ben c'est raté. A voir la déception qu'il m'a procuré, je me dis que j'en attendais peut-être trop du scénario ; je sais que pas mal de gens l'ont apprécié. Désolé pour ceux qui ont dû fulminer en lisant ceci. Il n'empêche que je pense vraiment tous les points évoqués ci-dessus ; pour moi, Eden of the East restera avant tout un ratage.

4/10

#Par Yuki Usagi le 02/08/2010 à 17:33

Je l'avoue : j'ai commencé Higashi no Eden dans le simple but de me détendre, le prenant pour un petit anime court sans prétentions. J'ai donc été agréablement surprise de découvrir un thriller haletant et passionnant. Je n'ai (presque) que du bien à dire d'Higashi no Eden.

Commençons par les génériques. Étant une grande inculte en matière de musique, non, je n'avais jamais écouté d'Oasis. Passée la légère surprise de ne pas entendre de japonais dans l'opening, je l'ai tout de suite adoré, que ce soit par la chanson ou par l'animation, qui diffère de ce qu'on a l'habitude de retrouver dans un opening. L'ambiance qui s'en résulte (je parle de l'opening dans sa totalité) donne un bon aperçu de celle de l'anime.
Je n'ai pas été particulièrement marquée par la chanson de l'ending mais, encore une fois, j'ai beaucoup aimé la petite animation qui diffère de ce que l'on a l'habitude de voir.

Au niveau des musiques en général, aucune ne m'a particulièrement interpellée et fait oublier ce que je suis en train de regarder, comme ça m'arrive parfois. Mais, les rares fois où j'ai décidé de me concentrer dessus, j'ai constaté qu'elles collaient parfaitement parfaitement avec la scène en cours.

Quant aux graphismes, j'ai particulièrement apprécié le chara-design, assez original, qui apporte une touche de fraîcheur et d'innocence dans un univers qui aurait facilement pu être noir et oppressant. Il a en revanche tendance à rajeunir les personnages, ce qui leur fait perdre de leur crédibilité. Je me dois aussi de mentionner les décors, soignés et réalistes.

Entrons maintenant dans le vif du sujet : le scénario. Un jeune homme se retrouve nu à Washington, un revolver à la main, un étrange téléphone dans l'autre. Le scénario en lui-même est accrocheur, mais n'est pas fait pour être développé en seulement onze épisodes. Dommage, c'est ce qui a été fait.
On se retrouve ainsi avec des personnages partis pour être intéressants qui disparaissent sans laisser de nouvelles après quelques épisodes, et d'autres qui n'apparaissent pas du tout. Alors que le début prend son temps et nous plonge dans le mystère, la fin se précipite, comme si les scénaristes avaient voulu nous faire un maximum de révélations avant la fin.
J'ai tout de même apprécié le tout début, où Saki fait allusion à un "prince", ce que l'on ne comprend réellement qu'à la fin.

En bref, Higashi no Eden, de son scénario à sa réalisation, a tout pour plaire et possède un énorme potentiel. L'anime pêche malheureusement par son nombre très réduit d'épisodes. Mais, comme c'est le seul reproche que j'ai à lui faire, je lui donne quand même un beau 9 !

9/10

#Par johnnyxxx le 30/05/2010 à 21:19

Higashi no Eden ou encore East of Eden est un anime qui est globalement bien et que je conseille malgré ses quelques défauts.
Parmi les points positifs, je félicite le scénario qui est génial et qui vous donnera envie de poursuivre la série sans songer à arréter le visionnage en cours contrairement à certaines séries ennuyeuses, qui sont certes courtes mais endormantes quand même. L'idée d'un téléphone portable, permettant de réaliser chaque désir -dans la mesure du possible- en échange d'une somme pouvant être versée avec ce portable comme s'il s'agissait d'un portable à crédit, et dont on ignore l'origine au début, nous donne envie d'en savoir plus sur cet anime. De plus on ne sait rien au début sur Akira Takizawa mais on découvre qu'il existe 11 autres personnes dans son cas, chacunes différentes les unes des autres. Ensuite, le scénario dépasse au début les frontières japonaises car il débute à Washington, en face de la maison blanche, même si il se restreindra au Japon par la suite.
Parmi les points négatifs, j'insiste sur la charadesign qui n'est pas terrible. La protagoniste féminine Saki a une tête de tétard croisé avec Heidi de la série suisse du même nom. Le design de la bouche de la majorité des personnages se résume par un trait horizontal qui donne une "sale gueule" à ces derniers. De plus, certains éléments de la série demeurent inexpliqués à la fin -comme par exemple pourquoi Akira se retrouve nu avec un pistolet en face de la maison blanche ou encore comment se fait-il que Kuroha Diana Shiratori ait des ailes??-.
Mis à part ces quelques éléments, la série est globalement réussie.

7/10

#Par Nakei1024 le 01/05/2010 à 10:32

Je ne savais pas trop quoi regarder en ce moment, cet anime traînait depuis un certain temps déjà dans ma wishlist, les membres du staff AK semblaient être nombreux à l'apprécier (ou pas, mais en tout cas, il ne laissait personne indifférent) donc je me suis dit pourquoi pas.

Le scénario est un peu capilotracté : il s’agit d’une espèce de thriller mettant en scène un vaste complot politico-financier dans lequel une poignée de personnes se voient offrir un pouvoir de décision quasi-illimité sur le territoire Japonais (comme influencer la décision de politiques ou de grand groupes financier). A un certain point, on pourrait même croire que ce téléphone reliant les différents participants a quelque chose de magique tant les possibilités qu’il offre sont diverses et variées et s’activent de manière presque instantanée une fois qu’une demande a été formulée. On voit même un personnage avec des ailes (des vraies) dans le dos à un moment, faudra qu’on m’explique d’où ça sort.
Au milieu de tout ce bazar, on suit le parcours chaotique du « couple » Morimi Saki/Takizawa Akira, depuis leur rencontre particulière devant la maison blanche jusqu’au dénouement de l’histoire. On y fera la rencontre de personnages hauts en couleurs : d’autres participants bien sûr, mais également des camarades de la jeune femme qui tenteront de découvrir qui est ce nouveau venu amnésique et son implication dans une série d’attentats récents.

Avec tous ces éléments, on pourrait s’attendre à suivre une véritable enquête policière capable de nous tenir en haleine durant chaque épisode, avec plusieurs séquences où les protagonistes se retrouveraient pris au piège dans des conditions critiques. Oui et non en fait, à aucun moment, je n’ai vraiment ressenti un intérêt spécifique pour le scénario : la faute à une ambiance trop légère qui donne davantage l’impression de vouloir faire sourire le spectateur que de lui donner des sueurs froides. Une utilisation assez importante de la SD est à noter, de même que le nombre assez réduit de morts, malgré la dangerosité évidente du « jeu » pour les participants et leurs connaissances. Sur la douzaine « d’apôtres », on en croise juste la moitié, et leurs motivations ne sont pas très claires. Le final de l’anime, très réussi et assez hilarant (20.000 personnes à poil qui déboulent dans un centre commercial) apporte pas mal d’éléments de réponse, mais on ne peut s’empêcher d’avoir l’impression qu’une bonne partie de ceux-ci a été passée à la trappe, ce qui est assez frustrant et laisse pas mal de questions en suspens. En fait, on a même l’impression qu’une suite est à prévoir (deux films sont d’ailleurs sortis peu après), mais est-ce suffisant pour justifier le vide qu’on ressent après avoir vu la série ? Personnellement j’en doute…

Côté réalisation, le constat est déjà plus positif : l’animation est de qualité, les décors sont très réalistes et le chara-design est franchement sympa. Dommage cependant que les différents protagonistes aient l’air si jeune (Morimi Saki est bien loin de faire ses 18 ans, même chose pour ses camarades). Je retiendrai aussi le superbe opening, très stylé et parfaitement à mon goût, qui colle plutôt bien avec le scénario et l’idée qu’on se fait d’un thriller.

En conclusion, sans être aussi enthousiaste que certains, HnE est une bonne surprise agréable à regarder. Dommage que l’ambiance qu’on aurait pu être en droit d’attendre pour une enquête politico-financière ne soit pas présente, on a juste droit à une espèce de mélange malhabile entre comique, surréalisme et un chouïa de suspens. Finalement, plus que l’histoire, c’est surtout la galerie de personnages variés que l’on retiendra, même si là encore, on ne pourra que regretter de n’avoir vu qu’une partie des « joueurs », et même ceux-ci ne sont présents que le temps d’un ou deux épisodes.

7/10

#Par bouba le 20/04/2010 à 16:31

Quatre jours pour terminer une série que j'aurais avalée en quelques heures en temps ordinaire... L'intrigue est bonne, le suspense est présent, les personnages sont attachants (pour une fois que l'héroïne n'est pas une fille braillarde qui passe son temps à hurler et à gesticuler comme une hystérique !)...
Mais alors, où est le problème ? La lenteur de l'histoire. Les trois-quatre premiers épisodes m'ont tenu en haleine. Mais après le rythme s'essouffle et on a du mal à rester accroché au wagon jusqu'au terminus. En 11 épisodes, les créateurs ont réussi l'exploit d'intégrer des dialogues d'une longueur à n'en plus finir. Et souvent inutiles, qui plus est ! Par moment, on a même l'impression que nos héros font du sur-place. Y'a de l'action, mais en même temps on a l'impression que ça ne bouge pas... Oui, je sais, c'est difficile à comprendre, mais tel a été mon ressenti.
Au final, j'ai apprécié la série, mais je garde en moi une petite impression de m'être fait ch... plus d'une fois au cours du visionnage.

6/10

#Par lukeichi le 05/03/2010 à 11:58

EDEN OF THE EAST!!!!!!!!!!!, pour moi est l'un des meilleur anime de 2009. Je peux vous dire que je n'attendais pas moins de production I.G. On peut voir dans cet anime que le scénario est très bien construit, le système de sauver le japon avec un télephone qui peut tout faire, celà m'a vraiment très marqué. Même si le chara-design n'est pas au top l'anime reste splendide. Mais il reste quand même un très grand défaut dans Eden of the east c'est des problèmes de scénario. On n'a pas vu plus de la moitié des personnes ayant le phone et en plus pourquoi le héros peut-il survivre alors qu'il a plus d'argent dans son portable. Mais tout celà n'est pas que les quelques défauts de l'anime, a part celà l'anime est en quelque sorte parfait, la réalisation, la musique, le graphisme, tout est parfait. (tout celà est bien sûr mon humble avis).

En conclusion, je peux dire que eden of the east malgré ces quelques défauts, il reste toujours un anime à regarder absolument, si vous ratez celà, vous allez le regretter, c'est un anime à ne pas rater.

9/10

#Par Scalix le 13/02/2010 à 13:59

Après plusieurs années passées à m'empiffrer d'animes de manière assez boulimique, j'ai la sensation d'en être arrivé à un stade où mon exigence atteint des pics. Non pas que je méprise les séries généralement appréciées, mais après un certains temps, on recherche davantage ce qui déteint, ce qui diffère et ce qui innove. De ce point de vue là, Higashi no Eden fut une découverte particulièrement plaisante.

Après le web 2.0, les animes 2.0 ?
Alors qu'un peu partout les thématiques de la japanime, de manière générale (ne vexons personne), se limitent à des situations manichéennes et assez vulgarisantes, Higashi no Eden s’inscrit dans le contexte de nos sociétés modernes, complexes, basées sur les services, la communication et l’information. Outils puissants et complexes, il ne fallait pas que les scénaristes se loupent dans l’exploitation qu’ils entendaient en faire, au risque de ridiculiser l’intégralité de la trame de leur série. Fort heureusement, c’est avec beaucoup d’intelligence que les péripéties vont se dérouler, accompagnées qui plus est d'un excellent ratio entre l’action et le développement scénaristique. Les épisodes se suivent sans jamais se ressembler, apportant chacun leur lot de scènes coquasses, de sérieux et souvent même de drame. On espère rapidement une montée en puissance exponentielle du scénario, et de ce point de vue là, à moins d’être un ours acariâtre, il me semble difficile d’être déçu.

Et en plus de cela, cette production I.G. peut se targuer d’un visuel franchement accrocheur. Si le character-design pourra en rebuter plus d’un du fait de sa simplicité apparente, il m’a paru au contraire compenser largement en expressivité ce qui lui manque en détail.
Les décors, quant à eux, ont été travaillés à l’extrême. Ce souci de la précision et de la cohérence dans l’environnement contribue largement au réalisme de l’univers de la série, très proche du nôtre.

Nous en arrivons donc au moment où ma critique donne l’impression que je vais encenser la série, la hisser sur un piédestal dont elle ne pourra jamais descendre. Et malgré ses qualités indéniables précitées, ce n’est pas tout à fait le cas.

En effet, comme je le redoutais, l'expectative que suscite le déroulement de la série fut nettement supérieure à la conclusion que nous propose les derniers épisodes, et tout particulièrement l'épilogue. Higashi no Eden se fait comme dépasser par son propre concept, dépassant largement le cadre scénaristique des 11 épisodes, qui n’exploite finalement qu’un faible pourcentage du potentiel qu’offre cet univers et les outils dont il est doté.
C’est à mes yeux LE gros défaut de cette anime, qui n’est pas aussi bon qu’il aurait pu l’être, et c’est bien dommage.

Seule hypothèse que je me suis formulé : peut-être que le studio garde ses pièces maîtresses pour les deux films à venir. Mais quoiqu’il en soit, cela ne changera rien au fait que la série en tant que telle, malgré sa supériorité indéniable par rapport à ce qui sort ces temps-ci (exception faite de FMA : Brotherhood, faut pas déconner non plus), n’aura pas su exploiter convenablement son potentiel de départ. On a donc droit à une très bonne série, mais pas à un chef-d’œuvre qui perdurera au fil du temps. Un anime à voir tout de même et qui, en ces temps de misère qualitative, pourra s’avérer orgasmique pour beaucoup d’entre vous.

7/10

#Par El Nounourso le 30/11/2009 à 22:55

Voilà une série qu'elle est bien ! Sans rire, ça fait plaisir de tomber de temps en temps sur un anime de cette trempe, une véritable "oeuvre".

En fait on frise vraiment le sans-faute : scénario bien ficelé (comprendre : avec un début intriguant, pas mal de mystère au milieu et une fin qui répond à nos questions), mise en scène redoutable (plans de caméra variés, souci du détail hallucinant, ambiance soignée), bande-son extraordinaire (doublages parfaits, superbes musiques, bruitages ciselés), personnages très réussis (Saki et Akira forment un couple subtil et touchant... mais les autres ont aussi des personnalités intéressantes) et, sans doute le point le plus évident, une réalisation technique assez stupéfiante (graphisme extrêmement fin, chara-design particulièrement expressif, animation fluide... on plane à 15 milles au-dessus de la concurrence).

Alors, tenons-nous la série parfaite ? Pas tout à fait. Higashi no Eden souffre peut-être d'un excès de bavardages qui, parfois, brise le rythme. On ne s'ennuie jamais vraiment mais on aimerait parfois que cela s'accélère un poil, ce qui est plutôt paradoxal pour une série courte de 11 épisodes. L'intrigue aurait sans doute pu être complexifiée, les scénaristes auraient pu nous tendre des fausses pistes ou même de vrais coups de théâtre. L'ensemble reste rondement mené, agréable de bout en bout, relativement original... mais il manque cette fameuse touche de génie. C'est ce qui m'empêche de coller un 9/10 (pourtant ça me démange).

Gageons que les deux longs métrages à venir apporteront ce petit brin de folie, celui qui transforme les oeuvres en chef-d'oeuvres...

8/10

#Par Sirius le 13/07/2009 à 18:16

Higashi no Eden était la seule attraction véritablement digne d’intérêt en ce triste printemps. Kenji Kamiyama et toute sa clique se sont arrachés pour nous offrir un thriller intense et diablement ficelé.

Higashi no Eden c’est d’abord une série qui en jette visuellement. Les villes sont représentées dans les moindres détails, la réalisation est dans l’ensemble très aboutie et propose de somptueux tableaux. J’ai eu un coup de cœur pour l’utilisation des couleurs lors de la soirée que passent ensemble Akira et Saki à la fin de l’épisode 2. Le design des personnages m’a aussi agréablement surpris : là où on pouvait s’attendre à un style sobre et réaliste, on a des personnages frais et attachants grâce à des bouilles qui rappelle comment Chika Umino a dessiné les personnages d’Honey & Clover avec des visages typiquement mignons, proéminents et arrondis, de larges bouches et un petit nez discret. Les deux héros sont ainsi particulièrement attachants notamment grâce à l’utilisation de SD ainsi que des quelques idéogrammes dont la présence m’a surpris. La bande sonore est d’une qualité rarement égalée : les mélodies et chansons se fondent admirablement bien à chaque scène et leur belle présence contribue à rendre l’ambiance encore plus rafraîchissante. Kenji Kawai a fait de l’excellent travail, comme à l’accoutumée.

Higashi no Eden c’est aussi un scénario qui se veut très concept : le héros est amnésique et a en sa possession un téléphone portable qui lui donne les pleins pouvoirs. Il se lance donc tête baissée sur les conseils de Juiz (la voix au téléphone) dans une affaire dont il ignore tout des tenants et aboutissants et l’on apprend à ses côtés à la manière de Saki le rôle qu’il a joué dans l’attentat terroriste ainsi que sa véritable identité. Une trame qui peut donner lieu à de nombreuses péripéties mais je dois reconnaître que la série nous laisse quand même sur notre faim car si on apprend par petites gouttes les ficelles de l’intrigue, il n’est que peu fait utilisation du portable alors que c’est sur cet objet que la fascination du spectateur est fixée. J’espère que les films nous offriront une véritable suite.

De l’action, de la tranche de vie, de l’humour, un triller original et ficelé, difficile de trouver le moindre défaut à la série. Higashi no Eden prouve à ces feignasses de studios qu’un projet original est souvent un succès.

9/10

#Par ShiroiRyu le 20/06/2009 à 22:59

Autant annoncer la couleur tout de suite : Higashi no Eden n'a rien d'utopique à mes yeux.
Ne comprenant pas l'engouement qu'avait les personnes pour cet animé et comme celui-ci faisait partie de la longue liste d'animés du printemps, je me suis décidé à le regarder à côté des autres animés tels Pandora Heart, 07-Ghost, etc.

Alors commençons par le commencement : L'opening et l'ending. Ni l'un, ni l'autre, je n'apprécie pas. Ce n'est pas mon genre et même si l'opening a été fait par un groupe international, cela ne veut pas dire qu'il aura plus de valeur à mes yeux. (J'écoute une musique pour sa symphonie, pas pour son nom)

Quand au personnage principal Akira, je l'apprécie comme je ne l'apprécie pas. En fait, le héros comme la série a des côtés positifs et malheureusement des côtés négatifs. Déjà le chara-design, SON chara-design, je trouve que cela manque clairement de détails, au contraire des décors qui me semblent quand même relativement beaux.

De l'autre côté, nous avons aussi la musique... Aucune d'entre elles n'a réussi à atteindre mon oreille et à me donner envie de prendre l'OST. Bizarre ? Nullement. C'est presque si je ne l'ai pas entendue depuis les 11 épisodes. Pourtant... Oui... Pourtant... Elle pourrait faire des choses merveilleuses. Il suffit d'entendre l'insert song dans le dernier épisode pour savoir que ça a avait un bon potentiel... Un peu comme Akira au final... Car oui, je l'ai réellement apprécié dans le dernier épisode où on peut le dire sincèrement qu'il a la classe d'un prince.

Enfin, l'histoire en elle-même n'est pas forcément à jeter mais tend parfois à exagérer comme la scène de fuite de notre coupeuse de Johnnys. C'est à partir de là que je me suis dit que ce n'était plus du tout réaliste malgré l'instant où ça se déroule. Au final, cette série ne mérite pas tout les éloges que les gens lui font, mais cela n'est que mon avis personnel et je regarderai néanmoins les deux films quand ils sortiront. J'aime finir un animé que je commence généralement... Higashi no Eden n'est pas nul, juste ennuyeux une bonne partie du temps.

6/10