Higashi no Eden - Nirvana des otakus ?
Autant le dire tout de suite, Higashi no Eden est à mon sens LA série du printemps 2009. Et de loin. Alors certes, l’histoire n’en est qu’à son commencement et peut tout à fait se casser la figure par la suite. Il n’empêche qu’elle a réussi à me scotcher en un temps record, en dépit d’un scénario de base pas vraiment sexy. Pour retenir l’attention des otakus, Higashi no Eden peut compter sur un staff exceptionnel s’appuyant sur un duo de Kenji : le réalisateur KAMIYAMA (Seirei no Moribito et Ghost in the Shell Stand Alone Complex) et le compositeur KAWAI (Seirei no Moribito, Ghost in the Shell, tous les Patlabor). Zoom sur l’anime le plus prometteur de la saison…
Pour ceux qui n’auraient pas lu notre précédent dossier, revenons un instant sur l’histoire de la dernière production I.G. Tout se déroule dans un futur très proche, en novembre 2010. L’héroïne est une sympathique étudiante rousse (Saki Morimi) en vacances aux USA. Alors qu’elle tente de lancer une pièce dans la fontaine de la Maison Blanche, à travers la grille (!), elle est surprise par un couple de policiers. En mauvaise posture, elle est sauvée d’affaire par un jeune homme tout nu et amnésique. Ce qui le rattache à son passé ? Un revolver, un étrange téléphone portable hi-tech (voir ci-contre) crédité de huit milliards de yens et l’adresse de sa dernière planque. C’est là qu’il découvre tout un arsenal et de nombreux passeports. Son véritable nom semble être Akira Takizawa, mais difficile d’en être sûr ! Accompagné de Saki, il décide de retourner au Japon. Aux informations télévisées diffusées à l’aéroport, ils découvrent que des missiles viennent d’être tirés sur Tokyo.
En réalité, Akira est le « seleção » (sélection en portugais) numéro IX, sur un total de douze. Chacun de ces élus possède un téléphone portable estampillé « noblesse oblige » (en français). Via ce téléphone, ils restent en contact permanent avec une secrétaire nommée Juiz qui dispose de moyens considérables pour répondre à leurs souhaits. Rapidement, Akira est retrouvé par un policier qui, lui aussi, est un des « selecao ». Qui sont donc ces élus ? Quelle est donc leur mission ? Sont-ils en compétition ? Comment se fait-il qu'Akira se soit volontairement effacé la mémoire ?
Beaucoup de questions soulevées donc, mais un suspense déjà haletant. Les informations sont distillées au compte-goutte, juste assez pour nous tenir attentifs sans trop en dévoiler. Chaque épisode apporte une nouvelle pièce à l’édifice, une construction d’ores et déjà habile. Je n’en dis pas plus mais les quatre premiers épisodes nous gratifient déjà de quelques scènes bien violentes à base de pruneau dans le citron et de passage à tabac, sans oublier une bonne dose d'humour. Le deuxième élément accrocheur : les deux héros. Saki s’attache très vite à son mystérieux prince charmant, en témoigne un amusant monologue devant un miroir auquel assiste secrètement Akira. Lui se pose en bon vieux charmeur, très à l’aise avec sa nouvelle amie. Il ne se gêne pas pour prendre Saki par l'épaule le temps d’une photo (voir ci-dessous) alors qu’ils se connaissent à peine. L’assurance de l’un contraste avec la timidité de l’autre. Ces deux personnages se rapprochent en un temps si réduit... comment leur relation va-t-elle évoluer ?
Reste à évoquer l’aspect technique. Bon là c’est bien simple, on frise le sans-faute. C’est beau, précis, bien animé, avec des CGI intégrés correctement. Production I.G a fait du bon boulot. Pourtant assez épuré, le très mignon chara-design de Chika UMINO (Honey & Clover) s'accorde très bien à la finesse du graphisme. La musique évite d’être trop présente mais, quand elle est là, elle accompagne parfaitement les images. Plus marquant, l’excellent opening signé Oasis constitue une introduction de choix délicieusement intrigante.
Vous l'avez compris, Higashi no Eden m'a totalement emballé. Son intrigue originale et ses excellents personnages suffisent à le rendre passionnant. Sa réalisation technique majestueuse sublime le tout. A voir de toute urgence !

- Article publié par El Nounourso






