Seirei no Moribito

Seirei no Moribito

Informations générales

Staff technique [liste]

Doublage

Mabuki Andou (Barusa), Naoto Adachi (Chagum), Ako Mayama (Torogai), Atsushi Ono (Mikado), Emi Shinohara (Nino-hi), Hirofumi Nojima (Shuga), Hiroshi Naka (Gakai), Kenichi Mochizuki (Zen), Kouhei Fukuhara (Taga), Kouji Tsujitani (Tanda), Masaya Matsukaze (Jin), Mayumi Asano (Touya), Naomi Kusumi (Mon), Rintarou Nishi (Jiguro), Ryou Hirohashi (Saya), Ryouya Kobayashi (Sagum), Shinji Kawada (Yun), Takayuki Sasada (Rai), Takkou Ishimori (Hibitonan), Yuuki Masuda (Sun)

Synopsis

Le deuxième fils de l'empereur, Chagum, est semble-t-il habité par un démon maléfique pouvant mettre en péril la sécurité de l'empire. Face à cette menace, décision est prise de l'assassiner sous couvert d'un accident, chose à laquelle ne peut se résoudre sa mère l'impératrice, confiant l'enfant à une garde du corps chevronnée, Barusa.

S'ensuit donc une fuite du jeune prince, qui entre menaces d'assassinat et mode de vie désuet apprendra à mieux connaître sa fidèle protectrice, celle-ci oeuvrant ainsi en quelque sorte pour sa repentance.

Synopsis soumis par Descartes

  • Seirei no Moribito - Screenshots #1
  • Seirei no Moribito - Screenshots #2
  • Seirei no Moribito - Screenshots #3
  • Seirei no Moribito - Screenshots #4
  • Seirei no Moribito - Screenshots #5
  • Seirei no Moribito - Screenshots #6
  • Seirei no Moribito - Screenshots #7
  • Seirei no Moribito - Screenshots #8

#Par miflou le 15/01/2011 à 13:10

Serei no Moribito, gare à l’hypnose.

Anime que j’ai réussi à abandonné trois fois, il y a de ça deux ans environ, en me disant à chaque reprise que j’arriverais à lui trouvé un quelque chose d’intéressant. J’avais des espoirs pour son histoire qui évolue dans une ambiance fantastico-moyenâgeuse, mais je n’ai jamais fini par accrocher, après avoir arrêté vers le 15ème épisode.

Accrochera celui qui aime voir se mouvoir à merveille Barusa en combat avec sa lance. En effet, l’animation est sans faille. De même, les décors sont vraiment bien réalisés, je me rappelle des rizières, des teintes variées du ciel, et de l’omniprésence du vert pour les paysages. Bref, c’est beau, c’est réaliste. A côté de ça on a un très bon chara-design, j’ai adoré le shaman Torogai et ses expressions faciales (qui rappelle suspectement la grand-mère Yubaba dans Le Voyage de Chihiro).

On cherche avant tout à nous en mettre plein les yeux, en particulier sur le niveau technique. Cependant, Seirei no Moribito a de fatals défauts sur tout le reste : scénario, musique, personnages (!), profondeur et pertinence… :

Un anime n’a pas forcément besoin d’avoir une quelconque profondeur (quoique). Celui là, pour montrer sa profondeur -illusoire- va verser dans un monde (trop) mature (impérialisme, poursuite et menace d’assassinat, absence d'humour). Il y a en plus une sur-abondance de plan inutiles, pour accentuer le sérieux de l'histoire, ou pour nous ~offrir~ des vues contemplatives. Mais, c'est très vite lassant lorsque on se rend rend compte que l'histoire ne vole pas haut (ça me fait un peu pensé au film Avatar, créer uniquement pour nos yeux, donc qui n'a aucune valeur en soi). Comme si les créateurs auraient pensé que la démonstration technique de l'anime se suffirait à elle-même. Tandis que de nombreux autres peuvent véritablement avoir la prétention d'emprunter, au moins partiellement, notre temps de cerveau disponible (shônen à la barre, défendez votre cause), comme Kino, pour citer un extrême, ou même Hanada, FullMetal Alchemist... Volontairement ou non, par soucis d’équilibre avec le plan technique, la série se prend trop au sérieuse et manque cruellement de pertinence.

J'ajoute que l'aspect réaliste des graphismes, dans un anime aventure/fantastique, me déplaît bigrement. Pourquoi vouloir essayer de copié la réalité alors qu'on a la possibilité de montrer visuellement notre imagination et toute l'audace qui la caractérise, ainsi que les absurdités qui peuvent en ressortir. De ce point de vu, je dirai que l'anime, mis à part les quelques scènes qu'on pourrait juger comme appartenant au fantastique, est conventionnelle, tout du moins l'esprit des créateurs. Ils ont voulu représenter au mieux l'ère Edo, même là j'ai du mal à trouver de l'intérêt (regarder Gintama ou Samuraï Champloo, les vues sont meilleures). J'enfonce le clou, les graphismes, autres que la représentation des paysages, sont terne, n'allez pas chercher des couleurs vives là dedans.

Paradoxalement à ce désir de nous montrer du sérieux, les dialogues sont affligeants. Chagum, accablé d'une perspicacité hors-norme, et ses semblables sont inintéressants. Ce dernier est pour notre plus grand déplaisir le héros principal. La personnalité de l’héroïne est très moyenne, et sa moral n’est pas arrivé à me convaincre.

L’opening est terrible, après je ne me rappelle pas de la musique, c’est qu’elle devait être transcendante. Pour ce qui est de l’histoire, essentielle pour un anime d’aventure, c’est libre d’appréciation pour tout le monde, pour moi elle est vide et sans intérêt, comme Xam’d : Lost Memories ou Tales of the Abyss. J'ais pourtant adoré Kemono Souja-Erin du même auteur...

A éviter.

2/10

#Par Cyann le 25/10/2010 à 02:22

Ils deviennent rares, les animés qui me font rêver... Après le décevant Soul Eater, et un moment perdu à regarder Fairy Tail, sans compter sur Paranoia Agent pour le moins bizarre, ça détend et fait du bien de tomber sur une petite perle.

Parlons du chara-design : la question est de savoir s'il est vraiment la peine d'en parler. A vrai dire du début à la fin, l'originalité qui brille en l'occurrence dans ce chara-design, c'est la qualité impeccable. Non contents d'être beaux, les personnages sont bien animés, avec une grande précision.

Si je dois aborder les paysages, je le ferais, mais uniquement pour souligner une évidence : c'est beau, bon sang de banzai comme dirait l'autre, on s'y croirait. Je me suis posé la question de l'inspiration, et il est évident qu'elle est diverse (Alpes? Japon montagneux? Chine aussi peut-être...). Tantôt réelle, tantôt plus imaginée, elle a le mérite de nous porter, loin...

Le scénario est agréable, tant les temps morts sont inexistants, le rythme est soutenu, et l'intrigue bien menée, avec une fin à sa place ce qui n'est pas toujours le cas dans la japanimation qui finit parfois à l'arrachée.

Je me suis sentis bien à la fin... Et cela, je le dois aussi à une belle OST qui vient compléter la presque perfection de cette animé.

En ce qui concerne le seul petit défaut, c'est le manque de combats. Je justifie cette remarque par une qualité : l'animation des joutes de lances sont très belles, bien menées, et presque réalistes, avec une précision certaine des mouvements. Alors, quand on voit ce genre de qualité pourtant rare, on en reveut. Il n'y en a pas assez à mon goût mais ce n'est pas animé qui est porté uniquement sur le combat donc cela se justifie d'autre part. Pour autant, quand les affrontements ont lieu : on jouit!

Pour conclure : Cet animé a eut le don de me surprendre en sortant des rails habituellement tracés. Il a su me toucher aussi, par sa beauté presque totalement achevée. De complexe à complet, nombre sont les appellations qui pourrait designer cette série simplement superbe. La magie de l'histoire entre autre, m'a invité à un très beau voyage que des animés beaucoup plus fantastiques (cf début de la critique) n'avaient sut provoquer! (Ceci justifiant ma note... Dans le désert, quand vous avez soif et que vous trouvez de l'eau, vous êtes plus heureux qu'à l'accoutumée! C'est pareil!)

A voir! Sans complexes!


PS : en réponse à certaines autres critiques plus bas, je ne suis pas un adolescent boutonneux, ni même à la recherche de fantasy. Quelque soit le spectateur, le but visé en regardant un animé est l'évasion. Les moyens pour y parvenir diffèrent, mais Seirei no Moribito est à mon sens une voie "noble". Pas besoin d'avoir des membres coupés et du sang pour vivre une "vraie" expérience... Sinon vous pouvez voir Tokko... :p

9/10

#Par illidark58 le 04/07/2010 à 11:42

L'histoire est celle d'un prince "maudit" que l'on veut tuer car son démon intérieur, si on peut l'appeler comme ça, apporte la sécheresse. L'impératrice, étant la mère de son enfant avant d'être celle de son peuple, engage un garde du corps pour le protéger... Celle-ci sera accompagnée plus tard par une chamane et son assistant, mais je vais éviter de vous dire la suite, on va s'arrêter là...

l'histoire commence par une fuite, les deux héros étant poursuivis par de puissants guerriers, mais non, rassurez vous, (ou pleurez...) ce ne sont pas des assaillants tous plus forts les uns que les autres qui vont les attendre jusqu'au bout du monde, fort heureusement...

Les paysages et les chara-design sont beaux mais avec très peu d'originalité, sauf bien sûr la tête du meilleur des coursiers (alias Ze RaBBiT) qui est assez horrible je dois dire...

Les mouvements vont vite s'arrêter pour passer du combat au tranches de vies, où la garde du corps essaye de transformer le prince en roturier, action qui semble vite inutile puisque le prince possède la maturité extrême et une capacité d'analyse hors du commun... Cette période change assez bien de la première partie et c'est pour moi une réussite...

Cependant la deuxième partie se termine assez vite pour laisser place à la troisième, où les héros partent pour un village coupé du monde, poursuivis par les soldats de l'empereur qui veulent cette fois le sauver, maintenant qu'ils savent l'identité du démon (Ultra-grosse déception, on devine à ce moment la super happy end pourrie qui va se préparer...)

Les deux premières parties sont déjà assez longues, mais la troisième va carrément devenir chiante si vous regardez l'anime d'un bloc, chose à ne surtout pas faire !

Vous avez deviné que les animations sont superbes, notamment pendant les combats, qui sont très courts et hélas très peu nombreux.

Si on s'attarde sur les personnages, on peut trouver beaucoup de défauts mais bon, je vais éviter ce point, allez voir la critique de Krokko. Cependant, il faut avouer que les personnages ont des personnalités qui tiennent assez bien la route même si personnellement, celles-ci m'ont plus ennuyé qu'autre chose...

Le plus gros défaut de cet animé est l'ennui... ça m'a fait le même effet qu'Ergo Proxy : à voir d'un bloc, on est malheureusement heureux d'en voir la fin et d'en être débarrassé... A la fin de cet anime, j'ai voulu lui mettre 4, puis après quelques semaines, j'ai choisi 6. Peut-être que le 8 apparaitra lorsque la plupart des mauvais souvenirs seront effacés, mais je ne pense pas, car on n'est pas là pour faire une critique qu'on a vu 1 an plus tôt... Je dirais que si cette série était faite en 18, voire 16 épisodes, elle serait peut-être meilleure... En effet, ça rappelle Last Exile, et ses longueurs démesurées où l'on est sans cesse en train d'attendre la prochaine action... Il y a aussi des épisodes à rallonge, notamment celle sur son passé, qui m'a rappelé "Etude Lavie" ou l'amitié entre Dio et Luciola : Pour qu'un flashback soit intéressant, il ne doit pas être évident pour le spectateur, et toutes les parties inutiles à la compréhension ou à l'amplification des sentiments doivent être supprimées, c'est pour cela que les meilleurs flashbacks montrent seulement des morceaux de scènes, car ils relatent les souvenirs des personnages, et ils peuvent être modifiés ou oubliés selon le point de vue du personnage. De plus, lorsqu'un flashback montre une scène déjà vue, c'est mieux de mettre seulement quelques mots qui frappent au lieu de nous remettre une scène qui dure trois plombes...

Retournons à la critique de Seirei : Je tiens à souligner que l'OP (I want to Shine on you xP ) et L'ED sont horribles, contrairement à la chanson des Nahjis que j'ai trouvé très belle...

A signaler aussi : Le dernier épisode est comme l'épisode 64 de FMA brotherhood, c'est à dire qu'il coupe presque toute imagination en montrant une fin. Contrairement à l'épisode 64 que j'ai adoré, je me serais volontiers passé de cette fin, mais cette remarque est personnelle...

Je reconnais que cet anime va me laisser un bon souvenir, mais notant cette fois-ci la qualité de cet anime et non son histoire seulement, je mets donc une note assez basse, même si je vous invite à le voir pour cette histoire fantastique, me laissant le même effet qu'un Xam'd ou qu'un Rahxephon, que je n'ai aimé qu'après les avoir vu...

6/10

#Par sugawara le 02/06/2010 à 18:54

Serei No Moribito (The Guardian Of The Spirit) est un anime qui mérite, en vertu de sa qualité singulière, une place à part parmi les meilleures œuvres de la Japanimation.

Le premier élément remarquable de la série est la qualité graphique qui doit être saluée, bien qu’elle baisse peut-être un peu à partir de la seconde moitié de l’anime. Sans être un chef d'oeuvre graphique (comme Samurai X Trust and Betrayal par exemple, avec des décors entièrement peints, ou Afro Samurai dans un autre genre), la facture de la réalisation est très bonne. Les décors sont d'une élégance subtile, qui oscille des paysages japonais classiques à la beauté épurée d'un palais impérial qu'on croirait issu de l'architecture post-moderniste. Les personnages ne sont pas en reste, même si leur graphisme peut surprendre. En effet, contrairement à la mode -depuis les années 2000- des visages très expressifs dans les animes (Code Geass en est l'exemple paroxystique), Moribito fait le choix d'une expressivité plus "figée". Ce n'est pas désagréable, puisqu'en échappant aux froncements de sourcils intempestifs et aux prunelles qui bougent dans tous les sens (oui, je me moque gentiment de code Geass), l'anime laisse le soin à la parole - étonnamment bien rendue à travers des dialogues travaillés- à la musique et à l'environnement de révéler les personnages. Les personnages n'arborent pas non plus toujours la même expression bien sur, et cela ne devrait pas trop surprendre. On retrouve en fait l'esthétique des années 1990, par exemple celle de Kenshin ou d'Evangelion, ou même de Cowboy Bebop.
L’animation en elle-même est également digne de louanges : les scènes de combat –plutôt rares au demeurant – en constituent un éminent exemple, la chorégraphie magistrale secondée par une progression sonore parfaitement adaptée en fait des chefs d’œuvres du genre.



Malgré son début un peu cliché, l'histoire sait très vite acquérir une force propre. L’anime sait restituer avec une émotion subtile, sans jamais tomber dans le pathos larmoyant, ce à quoi les œuvres récentes nous habituent hélas trop souvent, les relations authentiques qui se nouent entre les différent personnages – et notamment les rapports entre Chagoum et Balsa, une mère d’adoption. A cet dimension, prégnante tout le long de l’anime mais essentiellement dans sa première moitié, constituée de « tranches de vie », s’en ajoute ensuite une autre, qui tiendrait de la « faërie » telle que la définit Tolkien (in Faërie). Moribito devient alors le récit d’un mythe, plus proche de la poésie que d’un style épique – qui est l’écueil de beaucoup d’autres anime, où l’épique devient boursouflé et fumeux – mais également à la résonance plus grave.
Cette double dimension renouvelle l'intérêt d'un scénario qui ne s'essouffle jamais vraiment (à part 2 ou 3 épisodes de facture moins achevée, aux alentours de l'épisode 10), malgré une progression plutôt lente. Il faut noter que cette voie –fonder la profondeur du scénario non sur une intrigue psychologique, politique ou épique, mais s’engager dans le difficile chemin de l'interprétation mythologique (quel est le destin de Chagoum ? La réponse se trouve dans l'étude des anciens mythes par la Cour et Balsa)-est un genre unique au sein de la Japanimation. Le point clef de toute l’histoire est sans doute la justesse, c’est-à-dire que Moribito n’en fait jamais trop, et même dans l’univers poétique et mythologique dans lequel il s’engage, ne manque jamais de restituer les sentiments humains dans toute leur sincérité –peut-être mis à part une bonté généralisée des personnages, un peu naïve à force.


Enfin, pour finir évoquons la bande son, bien que je ne sois absolument pas un spécialiste de musique. L'opening composé par le groupe l'Arc-en-Ciel vaut le détour. Le reste de l’environnement sonore est à l’avenant, la musique prenant même parfois le relais pour exprimer des émotions au-delà des mots, comme lors des scènes impliquant le Prince de la Couronne. Le doublage anglais (puisque j’ai regardé la VA de cet anime, autant en parler) est de bonne qualité (ce qui n’est pas anodin, quand on sait que c’est un doublage calamiteux qui saborde des chefs d’œuvres comme Samurai X Trust And Betrayal par exemple), même si les voix sont parfois un peu trop figées dans un type (le Maître Astrologue et sa voix de Stentor, le prince de la couronne et sa voix éternellement fatiguée…).


À mon sens, Moribito n’est pas simplement une excellente surprise, un anime de bonne qualité ordinaire, comme on en rencontre parfois. La qualité de l'ensemble ne justifie pas à elle seule l'intérêt que je recommande d'y porter: c'est également dans la profonde originalité de l'histoire, et sa subtilité malgré quelques ratés à certains endroits, qui font que cet anime mérite une place à part, parmi les meilleurs. On pourrait dire que Moribito est peut être le premier anime que j'ai vu à posséder cette élégance "furyû", subtile et unique. Le concept de "furyû" - cher à Sôseki par exemple - est l'intérêt porté au détails et à la quiétude du moment, celui, par exemple, d'un vieux conte narré devant la chaleur apaisante du saké dans une auberge de montagne, dans la pluie automnale. Ce serait une bonne manière de définir Moribito loin du tumulte psychologique et du symbolisme tourmenté des autres chefs d'œuvres du genre (Code Geass, Evangelion...).

9/10

#Par Capitolium le 25/02/2010 à 19:58

Selon moi l'anime réussit (et pourtant au départ je n'étais franchement pas partant).

Pour faire simple : parfait

Je précise que cet anime est pour tout public : amateurs de sang ou d'action pure abstenez vous, ou plutôt soyez averti mais ne passez pas à cote de cet anime. Fan service : inexistant.

Parfait dans l'histoire ou Balsa, femme garde du corps se voit confier la destinée du prince de l'empire possédé par un démon aquatique. Le passé de Balsa de dévoile également peut à peut ainsi que sa raison d'être garde du corps.
L'histoire se déroule tout naturellement, on ne tombe pas dans des cliches, le scénario est fluide. Les épisodes passent sans que l'on s'en aperçoive.

Le graphisme est superbe, les 30 premières secondes donnent un aperçu général de la qualité. Le chara design est particulièrement soigné. Il n'y a pas de passages à vide ou de partie favorisée contrairement à certains autres anime.
Les scènes de combat sont remarquablement faites. Je pense surtout aux combats tournoyants de Jiguro contre ses différents ennemis/amis.
Les OST de Kenji Kawai sont également très belles. (vous me direz que Kenji Kawai est de manière générale une valeur sure)

Pour finir les personnages sont parfaits dans leur caractères et leur diversités, aucun n'est en retrait qu'ils soient principaux ou secondaires.

J'ai fait cours et sobre pour ne pas surcharger cette petite critique de superlatifs. Mais comme je l'ai dit au départ, j'avais un fort a priori négatif, après tout c'est quoi cette histoire de femme garde du corps et d'enfant possédé, le truc vu et revu?. J'avoue m'être lourdement trompé et je ne regrette pas de l'avoir vu.

Sublime

10/10

#Par Krokko le 28/12/2009 à 22:01

Paris. 21h23. Un puissant cri de joie déchire le voile obscur de la nuit, réveillant en sursaut des dizaines d'habitants endormis.
"C'est enfin finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!"
Décidémment, je dois avoir une maladie, un défaut qui m'empêche d'apprécier les oeuvres que tout le monde adore. TTGL et Soul Eater ont déjà subi le fer de ma plume (ou plutôt le plastique de mon clavier) et c'est maintenant au tour de Seirei no Moribito.

Il ne faut pas nier ses qualités techniques mais je ne les trouve pas si extraordinaires. Côté graphismes, c'est assez beau, je pourrai même dire que c'est "trop parfait" mais ce serait facile. Les couleurs sont plutôt ternes dans l'ensemble, trop fondues les unes dans les autres rendant un visuel très joli, mais pas vraiment agréable. Le chara-design, même s'il semble exempt de défauts, ne m'a pas vraiment plu non plus, peut-être un manque d'originalité ... J'aurai bien aimé quelques cheveux roses et bleus en passant par un vert pétant! Ca aurait égayé tout le schmilblick (ironie voltairienne, quand tu nous tiens). Je n'ai rien à dire sur l'animation, qui est de celles que l'on fait de mieux, fluide et presque sans plans fixes, un régal de ce côté-là. L'OST n'est pas en reste, collant bien avec l'ambiance mais je dois dire que c'est l'un des couples opening/ending les plus nuls, inintéressants que j'ai jamais entendu. Mou, moche, un mélange d'anglais et de japonais pour le premier, une vieille musique mélancolique pour le second, je n'ai jamais regardé plus d'une seconde de chacun, juste le temps de faire une avance rapide pour préserver mes oreilles de métalleux.

Mais passons la technique, il m'est arrivé d'adorer des crasses comme Kemonozume alors ce n'est pas sur ce point que je jugerai Seirei no Moribito, alors qu'il est de plus très bien réalisé. Pour poser les bases, ce n'est qu'à la deuxième tentative que je suis arrivé au bout, la première s'étant soldée par un abandon à partir de l'épisode 11. Qu'à cela ne tienne! Beaucoup de gens aiment, la série a une bonne moyenne, je vais réessayer. Conclusion : avec l'âge, j'ai gagné en patience. Puis sur la fin, le plaisir de lui mettre une mauvaise note m'a encouragé à continuer. Car ... qu'est ce qu'on s'ennuie! Il n'y a pas vraiment de rebondissement, tout est prévu à l'avance, le scénario est tout ce qu'il y a de plus linéaire. Et les personnages, n'en parlons pas!
(C'est Chagum qui parle:) "Comment, l'empereur qui est mon père veut me tuer parce que j'ai un démon à l'intérieur de mon bidon? Pour échapper à la mort, je dois suivre une parfaite inconnue et quitter ma maman que j'aime très très fort alors que je n'ai même pas 12 ans? Super! Quand est-ce qu'on part?"
Mettons l'ironie de côté. Ce que je veux dire, c'est que Chagum est pire que mature pour son âge. Il n'évolue pas, puisqu'il a déjà tout accepté dès le début! Un vrai p'tit roturier. Ensuite il y a Balsa, La Cammionneur! Elle est belle, elle est forte et elle a des gros seins au milieu desquels Chagum adore fourrer son nez (je ne plaisante pas, il y a une scène culte comme ça!). Et puis elle est cool. Elle sauve des gens sans tuer ses ennemis, eux ils aiments ça et ils en redemandent! Même quand elle les tue, hé ben, ils sont pas morts! N'oublions pas Tanda, l'homme-femme et le chamane Torogai, la femme-homme vieille grand-mère avec beaucoup d'humour! Aaaah, qu'est-ce que j'ai pu lever les yeux au ciel quand elle aurait du être drôle... Je pourrai parler de Tohya le lapin aussi, mais il est trop occupé à être "le meilleur coursier de tout le Bas-Ougi!" (shônen!)

Voili voilou, je ne sais pas trop quoi rajouter. En fait, ma critique aurait pu tenir sur trois fois moins de lignes, mais ça fait tellement de bien. C'était tellement palpitant, que parfois je préférais regarder un épisode de Jigoku Shoujo plutôt que de m'enfiler la suite. Au moins, je pourrai dire que je l'ai vu. Malheureusement, je ne pourrai pas l'oublier, puisque Seirei no Moribito restera pour toujours, L'inspecteur Derrick en série animée. Au début je comptais mettre un joli 3, mais les quatre derniers épisodes ont un peu d'intérêt et le 25 m'a tellement fait rire à un moment que j'ai fais un effort.
La phrase du jour est : "J'aurai du demander à Tanda du ragoût de légumes sauvages avant de partir." Epique...

4/10

#Par Alister le 19/12/2009 à 17:13

Difficile de ne pas passer à côté de l'une des plus belles perles de l'animation japonaise, pourtant si méconnue du public français.
Serei no Moribito assume sa perfection technique du début à la fin, c'est un véritable spectacle visuel qu'on se place du point de vue du dessin global étonnant de splendeur, du chara design particulier mais très juste ou même de l'animation très détaillée et fluide. Il est impossible d'être déçu par la dimension technique de la série tant on aurait tendance à lui attribuer une perfection toute justifiée.
Et ce visuel sans tache, est magistralement accompagné, la musique suit à point fermé l'animation, chaque moment de l'histoire se retrouve amplifié par une musique très diversifiée, et pourtant relativement traditionnelle.
Cette technicité musicale et visuelle n'est pourtant que la forme, un peu comme si on vous offrait un cadeau, ou plutôt un trésor, sans égal et que l'emballage suffisait à lui seul à satisfaire votre plaisir, un coffre tout aussi étincelant que les joyaux qu'il contient.

Au risque de répéter tout ce qui en a déjà été dit, on doit nécessairement s'arrêter devant la maturité, la profondeur et l'intensité du scénario sur fond d'une vision d'un Japon médiéval fantasy empreint de traditions et de cultures parfaitement mis en scène. On en arriverait presque à ne pas reconnaître cette touche japonaise tant l'imagination associée au cadre de l'œuvre est développée, c'est une véritable immersion dans l'esprit imaginaire de l'auteur.
Et pourtant la principale force scénaristique se retrouve dans l'état d'esprit des personnages et leurs relations. L'incroyable mélange féminin/masculin de Balsa la lancière, héroïne fascinante et surprenante, érige ce personnage comme une référence incontournable de l'animation.
Pourtant, je m'accorde avec la plupart pour dire que les seuls petits défauts, si on peut vraiment qualifier cela de défauts, sont l'interprétation décalée de l'opening et les quelques passages plus « tranche de vie », pourtant très bien menés, qui peuvent donner un sentiment de lenteur pour certains.

Sauf mauvaise foi, on ne peut que ressentir cet animé comme un chef d'œuvre accessible et appréciable pour tous (alors que l'on pourrait par exemple estimer presque élitiste le chef d'œuvre qu'est Gankutsuou), c'est un véritable succès!

10/10

#Par azorni le 13/11/2009 à 21:50

"Serei no Moribito" est un anime auquel je n'ai pas accroché et dont j'ai cessé le visionnage au huitième épisode.

Cet anime a deux qualités incontestables : le dessin et l'animation, de très bonne facture. Un peu trop, peut-être. Personnellement je n'ai jamais beaucoup apprécié le style "réaliste" du dessin dans les animations japonaises. Je préfère un dessin stylisé qui permet à mon sens plus d'expressivité notamment pour les visages. Franchement sinon on a l'impression de regarder un Walt Disney. En tout cas voilà pour les "qualités". Passons aux défauts.

Le plus gros défaut de cet anime à mon sens c'est qu'il se prend vraiment trop au sérieux. Si le thème abordé avait été dramatique, j'aurai compris, mais comme il s'agit d'une histoire d'aventures médiévales et vaguement ésotériques, franchement un peu d'humour aurait fait du bien. Mais là non : on essaie de nous immerger à fond dans cette histoire sans qu'aucun élément annexe à l'intrigue principale ne vienne nous en divertir.

Du coup c'est tout ou rien : soit on trouve intéressante l'histoire de cette garde du corps amenée à protéger un jeune prince possédé par un démon aquatique, soit on finit comme moi par se demander ce qu'on peut bien en avoir à faire. Et puis quelle idée aussi d'avoir affublé l'héroïne d'un tel physique ! Elle est belle, ok pourquoi pas, mais comment peut-on ne pas remarquer certains aspects de sa silhouette, complètement déplacés ici, voir raccoleurs ?

Pour moi cet anime est une belle coquille ne renfermant pas grand chose : les personnages, y compris les principaux, manquent cruellement de personnalité, tous partagent une même vision de leur monde, tant et si bien qu'on en vient à se demander pourquoi ils luttent les uns contre les autres. Plus généralement l'état d'esprit de l'auteur transpire à travers chaque personnage et chaque situation, et l'ensemble m'a paru plat et incapable de me surprendre.

Certaines scènes sont ridicules, ou atrocement bavardes. Les pires étant celles qui cumulent ces deux défauts. Je pense notamment à une scène où un groupe de soldats à la poursuite de l'héroïne, ne sachant quelle direction choisir, décide de s'asseoir sur des rochers et de « méditer » sur la question. S'en suit un risible et ennuyeux débat constitué d'hypothèses toutes plus fantaisistes et foireuses les unes que les autres. C'est avec cette scène que j'ai commencé à comprendre qu'il y a définitivement quelque chose qui cloche avec cette série.

Autre exemple : un prêtre cherche à accéder à une chambre souterraine secrete. Pour cela il doit ouvrir une trappe dont l'accès est protégé par un mécanisme complexe. Je n'ai pas compté mais je crois qu'on nous montre pendant une bonne minute toutes les manoeuvres qu'il doit effectuer pour ouvrir cette fichue trappe. Bigre qu'est-ce que ça apporte au récit ou à l'ambiance, à part un profond ennui ?? Pourquoi ne pas nous montrer ce prêtre en train de tricoter un pull, pendant qu'on y est ?

Bref de beaux dessins, des combats esthétiques mais insipides (peu de sang et de membres coupés), une ambiance new-age (un monde dominé par le chamanisme et l'astronomie), et un peu de chevalerie (des histoires de princes et de guerriers invincibles). Ennuyeux et pompeux sont les deux adjectifs qui me paraissent caractériser le mieux tout ça.

Je comprends que cet anime fascine les jeunes adolescents appréciant le style "fantasy", mais les spectateurs plus agés peuvent à mon avis faire l'impasse sur cette série.

3/10

#Par beragon le 05/07/2009 à 19:16

Les critiques sont déjà pléthores et unanimes, et c'est de plein droit. Serei No Mobito est une anime exceptionnel à plusieurs titres.

La qualité de réalisation globale est toute à fait excellent, tant au niveau de l'animation parfaitement découpée, aux rares combats intenses et bien ponctuées, qu'à la palette de couleurs chaude et de circonstances.

Le doublage des seiyus est convaincant; seul bémol la bande son qui reste discrete mais la richesse de l'anime s'en passe.

La quete de Balsa et Chagum est longue et sert de fils moteurs, mais elle se double aussi d'une enquete et d'introspections de certains des protagonistes, ce qui enrichit la trame scenaristique au fur et à mesure par le dévelopement de l'intrigue. Beaucoup des protagonistes ont un charisme indéniable et surtout Balsa; personnage tourmenté en quete de redemption.

C'en est d'ailleur le point le plus fort de Serei No Mobito. Il réside dans la qualité d'écriture qui font passer cette série déjà techniquemenent très bonne à un rang de réference. Le récit est mature, loin des récits initiatiques un peu trop souvent utilisé dans la japanime afin de permettre une identification de l'audimat principal (qui est principalement adolescent). Il s'articule sur plusieurs axes qui sont étrangement très proches des thématiques abordés par des auteurs de fantasy européens (Pierre Bordage par exemple).

Le charme de l'histoire provient aussi de la thématique et de la mise en scène du fantastique. Les mondes interconnectés, les équilibres entre eux, l'histoire oubliée ou volontairement déformée pour des raisons politiques. On touche là des thématiques presques celtiques avec l'autre monde invisible mais qui influence tout en conservant un caractère asiatique dans la conception de la noblesse et la description de la cour. Tout cela donne une réelle saveur à cette histoire.

Bref, Serei No Mobito est une des perles de l'anime japonaise, une oeuvre réellement captivante et divertissante à l'histoire très riche.

10/10

#Par ASK le 18/06/2009 à 17:41

Les personnages de seirei no moribito, sans compter leur beauté et leurs diversité physique, ont tous des personnalités plausible et bien à eux.
En effet, contrairement à certains animes ou les persos sont tous beaux, grands, forts, courageux... les personnages de cet anime pourraient réellement exister. Ils ne sont pas parfaits, c'est ce qui fait, d'aprés moi, qu'ils sont interresants.

De plus, grace à ce trait de caractère, on peut facilement s'identifier aux personnages.
Puis, il faut avouer que le Chara-design (par Asô Gatô) est magnifique.

Je ne peux pas dire s'il est réaliste, vu que le monde de seirei no moribito est imaginaire, mais en tout cas, il semble vraiment réel !

De plus, si le synopsis peut sembler un peut inintéressant sur le coups, l'histoire est en fait hyper intéressante et bien ficelée.
IL y a du suspens jusqu'a la fin et, personellement, j'ai trouvé qu'aucun épisodes n'était en trop. Ils font tous avancer l'histoire et sont tous importants ! Ce qui est très rare ces temps ci ><
Suivant les épisodes, on est triste, anxieux, désappointé, heureux...
Le créateur fait passer les émotions et les fait ressentir au spectateur ! C'est vraiment surprenant ! Et trop bien fait !! ^^

De plus, a mon humble avis, les graphismes sont vraiment superbes !!!
Mais bon, je ne suis pas une experte ^^
Pour finir, je dirai que : J'ADORE CHAGUM ! XD

10/10

#Par Nakei1024 le 05/05/2009 à 13:35

Quelle série mes aieux, quelle série... Je risque de répéter ce qui a déjà été dit précédemment, mais après tout, si je peux aider à faire monter la note moyenne de cet anime, pourquoi m'en priver?

Premier constat: graphiquement ça claque, avec un univers médiéval japonais très bien retranscrit, sans oublier les passages dans le monde des esprits toujours empreints d'une certaine poésie.

L'histoire, même si elle met un peu de temps à se mettre en route, est également très bien menée avec de multiples rebondissements, le tout sans manichéisme, de l'excellent travail de ce côté donc.

Les personnages (même les plus discrets) sont tous relativement bien travaillés, à commencer par une Balsa débordant de charisme, un Chagum auquel on s'attache très vite sans difficulté et enfin ma préférée: la shaman Torogai qui tranche avec son entourage de par son caractère de cochon et ses manières discutables vis à vis de ses interlocuteurs.

En clair, que du bonheur. Un anime qui mérite amplement un bon 9/10 et pour laquelle il serait regrettable de passer son chemin.

9/10

#Par zil le 16/03/2009 à 12:33

Seirei no moribito est le genre d'anime qui vous réconcilie avec les histoires d'aventures et de quêtes. Pourquoi ?

- tout d'abord, nous avons une histoire construite, aboutie et cohérente pour un anime de seulement 26 épisodes (ce qui est assez rare dans l'ensemble).

- ensuite, on a des personnages (enfin) "normaux" qui se rapprochent de nous dans notre quotidien : doute, regret, peur, etc. Ils ne sont ni dans l'excentricité ni la démesure, ce qui vient compléter l'histoire qui met en scène simplement mais efficacement l'ensemble des protagonistes. Résultat : les épisodes s'enchaînent sans lourdeur, ce qui est un plaisir !

- côté technique, les dessins sont très corrects (surtout les paysages) et l'animation est excellente : la fluidité, les effets de mouvement sont superbes (notamment dans les scènes de combat) ! Même constat pour les couleurs : elles sont intelligemment choisies et peaufinent la qualité des dessins.

Un seul bémol : le générique où les paroles en anglais sont torturées par l'accent japonais (lol, c'était vraiment pour trouver un réel défaut à cet anime).

Bref, un anime incontournable pour toutes et tous !

8/10

#Par bouba le 23/12/2008 à 12:49

Un animé d'une grande beauté visuelle et au scénario irréprochable. Pas fan des séries moyenâgeuses, je me suis malgré tout laissée emporter par cette histoire épique teintée de fantastique. On a rarement vu un animé aussi abouti et franchement, tomber sur une perle pareille fait beaucoup de bien. Chaque personnage a été travaillé avec soin et est doté d'une psychologie propre très loin des caricatures habituelles. Même les personnages secondaires révèlent une personnalité profonde. Animé d'aventures et de combat, Seirei no Moribito évite les longues scènes de combat inutiles, ainsi que les sempiternels rapports manichéens, et surtout il n'abuse aucunement du fantastique. Oui, il y a des monstres, oui, les guérisseurs communiquent avec les esprits, oui il existe deux mondes parallèles... Mais le fantastique est parsemé avec parcimonie tout au long de la série et jamais on n'atteint l'overdose. L'ensemble reste très réaliste et passionnant à suivre, malgré un retour à l'accalmie au milieu de la série.
Cet animé est un pur chef d'oeuvre. A voir et à revoir.

10/10

#Par El Nounourso le 17/08/2008 à 01:37

Seirei no Moribito s'impose comme un grand récit d'aventure, épique, puissant et adulte. D'inspiration médiévale et saupoudré de fantastique, l'univers frappe par sa beauté et sa cohérence. Tout se tient extrêmement bien : un régime politique basant sa légitimité sur d’anciennes légendes, une capitale animée et crédible, des paysages de montagne à couper le souffle. L’immersion est totale, d’autant plus que l’ensemble est servi par une bande-son impeccable, un graphisme chatoyant et une très bonne animation. Cette dernière fait des merveilles pendant les combats mais aussi dans la retranscription minutieuse de tous les petits gestes de quotidiens.

Quant à l’histoire elle-même, elle se paye le luxe d’être relativement originale et surtout très inventive dans ses rebondissements. Tout démarre avec le prince cadet de l’empire, Chagum, habité par un démon de l’eau. Les tentatives d’exorcisme ont échoué et son père décide de l’éliminer, au nom de la stabilité politique de l’empire, en simulant un accident. Pour éviter ce drame, l’impératrice confie le jeune garçon à Balsa, une habile garde du corps de passage dans la région. Une fois la chose découverte, les huit meilleurs assassins de la couronne se lance à la poursuite des fugitifs à travers le pays. Avec le soutien ponctuel de ses amis (un herboriste, une chaman, un garçon de course et son amie), Balsa va tout faire pour protéger Chagum et découvrir quel mystère entoure l’existence de démon de l’eau.

Sans parler de road-movie, nos héros traverseront un paquet de paysages, avec toujours les troupes d’élite de l’empereur à leur trousses. Là où ça devient intéressant, c’est lorsqu’on réalise que l’empereur et ses conseillers, qui apparaissent en premier lieu comme les bad-guys de service, ont finalement des motivations légitimes justifiant leur conduite. Ils souhaitent réellement œuvrer pour le bien du pays, au nom de la raison d’Etat en quelque sorte. Ainsi, leur comportement apparait comme parfaitement crédible. C’est le cas du passionnant personnage de Shuga, astrologue impérial pour le moins versatile et évolutif totalement dévoué à sa mission.

Les protagonistes sont assez peu nombreux mais tous sont profonds et suffisamment développés. La palme revient bien sûr à Balsa, une héroïne comme on en voit peu ! Dotée d’une magnifique voix grave, cette guerrière trentenaire, d’ordinaire très solitaire, s’improvise finalement mère aux côtés du jeune prince. Ce personnage se révèle terriblement séduisant en dépit de ses manières bourrues, sans oublier l’absence totale d’ecchi. Elle dégage une aura d’une puissance incroyable, sans pour autant utiliser la moindre ficelle « shônenistique ». Experte dans le maniement de la lance (quelques combats dantesques au programme), Balsa n’est pourtant pas si solide qu’elle en a l’air, son passé peu enviable y étant pour quelque chose.

Trois enfants jouent des rôles importants dans l’histoire, et pourtant la série ne tombe jamais dans la facilité des vannes faciles et gamines. L’humour est pourtant bien présent, par petites touches, mais aucun « gag » ne vient entacher la tonalité assez sérieuse que revêt l’aventure. Sérieux, mais sans toutefois tomber dans le pompeux ou le lyrisme excessif. Le suspense est haletant et le rythme assez soutenu, de sorte que le spectateur ne s’ennuie jamais, passionné par le destin hors norme du prince malchanceux et de sa garde du corps. Quelques passages sont aussi particulièrement émouvants, notamment grâce aux doubleurs qui assurent carrément.

C’est bien simple, Seirei no Moribito excelle à tous les niveaux. A moins d’être allergique aux univers médiévaux teintés de fantastique (mais sans elfes et autres créatures aux oreilles pointues, merci bien) ou fan absolu de shônen décérébré, je ne vois pas comment on pourrait ne pas apprécier cette série aboutie et mature. Incontournable.

9/10

#Par deus ex machina le 17/05/2008 à 22:03

Seirei no Moribito fait partie de mes coups de cœur. Il est vraiment plaisant à regarder et on ne voit pas le temps passé.

L’histoire est adaptée d’un livre et cela se ressent, car l’intrigue est bien ficelée. C’est en faite repris d’un conte pour enfants qui plaira aussi bien aux petits qu’aux grands. Dès lors, nous allons suivre Balsa, notre héroïne, qui va devoir protéger un prince déchu qui semble être possédé par un démon. L’univers est sympathique dans le Japon médiéval avec un zeste de magie sans que cela étouffe l’histoire.

Les personnages sont là aussi à la hauteur de la série. Nous sommes loin des autres productions où l’on nous bassine avec des adolescents. Ici, Balsa est une femme mature. C’est une sorte de garçon manqué qui manie parfaitement la lance.
L’autre protagoniste est, vous l’aurez deviné, notre jeune prince. Là encore loin des mouflets, il est calme et intelligent.

Pour ce qui est des graphismes, c’est franchement beau. C’est une des séries qui m’a vraiment impressionné. De plus, l’animation est parfaite, on se régale lors des combats vraiment vivants.

La bande-son colle bien à l’ambiance et au rythme calme de la série. Sans être géniale, elle nous permet de bien nous intégrer dans l’univers.

Notre jeune prince avec l’aide de Balsa devra donc se dénouer de sa possession. Nous pourrons ainsi suivre sa nouvelle vie loin du palais. Il va s’ouvrir à un monde auquel il n’est pas familier avec toujours comme trame de fond son destin. C’est un peu pour lui un grand voyage initiatique.

Si vous aimez les séries calmes où l’on vous raconte une jolie histoire alors elle est faite pour vous.

9/10

#Par sharingan17 le 13/04/2008 à 19:10

Seirei no Moribito est un anime que je n'hésite pas à qualifier de chef-d'œuvre, tant par sa beauté graphique, que par son histoire, ses personnages et sa poésie... En un mot, un anime qui fait rêver !!!

Les graphismes sont beaux, l'animation est fluide et les combats sont magnifiques, presque poétiques (on assiste parfois à de véritables chorégraphies).
Les personnages sont tous attachants et très bien développés, tant sur le fond que sur la forme. On rit, on pleure avec eux. Suivre leur évolution est un régal et les laisser au bout du 26ème épisode est un déchirement. Gros plus pour l'héroïne qui va sans nul doute rester comme une référence de personnage féminin dans le monde de l'anime ! Mais ce n'est pas pour autant que j'oublie Tanda, Chagum et tous les autres...

La musique est un autre point fort de cet anime... si l'opening et l'ending ne m'ont pas transcendé, la BO est quant à elle superbe, se mariant parfaitement avec l'histoire et les paysages traversés.

Enfin, le scénario est travaillé et mature et ne sert pas simplement de prétexte comme c'est le cas dans de trop nombreux animés. Sur fond de fantasy médiéval, Serei no Moribito vous emmène dans une aventure extraordinaire, poétique, sublime (avec une fin en apothéose, pleine d'émotion)... Il ravira tous les amateurs du genre mais je suis prêt à parier qu'ils ne seront pas les seuls !!!

Bref, comme vous l'avez compris, cet anime est devenu une référence pour moi et mérite la note maximale. Sans aucune hésitation, je lui donne 10 (une première pour moi) !!! Alors jetez-vous dessus !!!

10/10

#Par Svia le 03/04/2008 à 12:32

La grande classe. Voila comment brièvement résumer Seirei no Moribito.

Les 26 épisodes de cet anime de Production I.G nous entraînent sur les pas de Barusa, lancière aguerrie et garde du corps à ses heures pas perdues pour tout le monde, puisqu'elle se voit confier la protection du second prince de l'empire Yogo, Chagum, porteur d'une malédiction et de fait devenu encombrant pour la famille impériale. Double tâche donc pour notre chère Barusa : échapper aux assassins, mais surtout découvrir l'origine de cette malédiction étrange.

Dès le premier épisode, plusieurs signes font comprendre au spectateur qu'il en verrait bien 25 de plus.
Tout d'abord, le dessin : certes, c'est sublime, magnifique et tout et tout mais c'est en plus assez original, puisque - et c'est suffisamment rare pour être noté - rien n'est tape-à-l'œil. C'est du dessin bio, si vous voulez, sans additifs ni conservateurs, avec des couleurs naturelles mais à tomber, notamment dans les paysages et les décors moyennageux.
L'animation n'est pas en reste (en même temps pour une série de 2007 c'eût été dommage) et prend toute sa dimension dans les combats, magnifiquement "chorégraphiés" si l'on peut dire, d'autant plus appréciables qu'ils sont rares.

Et oui, ami adorateur de Bleach et Naruto, Seirei no Moribito n'est pas une série "guerrière". Barusa a beau être une lancière accomplie (en plus d'être dotée d'un chara-design - comment dire - remarquable), elle n'en fait tâter qu'avec modération, ce qui est plutôt reposant dans l'ensemble.
Car en effet, on prend le temps. De regarder les paysages, de suivre les relations entre les personnages. On se laisse bercer sans jamais s'ennuyer. La magie opère, il ne suffit que de quelques minutes pour être happé par cette superbe aventure.

Très mature, le scénario est construit autour de personnages extrêmement riches et attachants, autant chez les poursuivis que chez les poursuivants qui, une fois n'est pas coutume, ont une vraie personnalité. Aucun ne tombe dans la caricature, ce qui, compte tenu de sa rareté dans la japanimation, est un vrai tour de force.
Reste l'héroïne, Barusa, absolument fascinante, qui restera certainement un personnage marquant du genre.

Une très grande série. Tous à vos wishlists !

9/10

#Par iorek le 23/01/2008 à 00:17

Pas forcément familier des animes se déroulant dans un cadre moyennageux, j'ai décidé il y a quelques temps de me laisser tenter par cet anime à l'aspect séduisant. Bien m'en a pris puisqu'il s'avère être une totale réussite, et ce à tous les niveaux.

Ce n'est pas un anime où l'action va à cent à l'heure hormis certains combats bien nerveux, mais ça demeure assez fascinant à suivre. A la base Seirei no Moribito était un roman d'après ce que j'ai lu, et franchement ça se voit, le scénario est très solide, l'univers terriblement cohérent, la personnalité des personnages bien développée, un vrai régal. En plus de ça il n'y a pas d'épisodes qui ne servent à rien, soit on avance dans l'histoire principale, soit on a des épisodes plus tranquilles mais qui permettent à Chagum d'apprendre de nouvelles choses, de grandir, donnant ainsi l'occasion à la relation entre lui et Balsa de s'épanouir.

En plus de ça au niveau graphique c'est du grand art, notamment en ce qui concerne les paysages qui sont somptueux et qui restent un vrai délice pour les yeux, ça amène un espèce de sentiment de mélancolie, de beauté, de sérénité vraiment agréable. Les personnages ne sont pas en reste, vraiment très bien animés (et c'est clairement visible lors des combats, peu nombreux mais vraiment classes et d'une fluidité exemplaire, sans blabla inutile, ici on lutte pour sa vie et on mets une énergie presque bestiale dans la bataille, ça change très agréablement de certains shônens où il y a une heure de paroles entre chaque coup), les visages très expressifs, mais ce sont surtout les décors que j'ai retenu.

Au niveau des personnages c'est là aussi du haut niveau, le personnage de Balsa est vraiment classe : combattant hors pair, strict mais juste, au passé douloureux et à la quête intéressante bien que contradictoire. Elle va assez rapidement se prendre d'affection pour Chagum et n'hésitera même plus à lui montrer à la fin qu'elle le considère quasiment comme son fils. Même chose pour Chagum, au départ c'est un petit prince apeuré, qui ne comprends pas ce qui se passe et qui n'est absolument pas adapté à la vie en dehors du palais impérial. Mais il va au fil des épisodes vraiment mûrir, devenir beaucoup plus débrouillard même si un lourd destin pèse sur lui. Enfin j'ai également trouvé le personnage de la chamane amusant, quant à Tanda il est vraiment bon également, et bien qu'ils soient amis d'enfance le développement de sa relation avec Balsa au fil du temps est intéressant...

Ce qui est vraiment plaisant également c'est qu'il y a absolument pas de manichéisme, ce n'est pas tout blanc d'un côté, noir de l'autre, il n'y a pas de vrais "méchants". Si l'assassinant de Chagum est ordonné c'est avant tout à cause d'informations erronées qui fait penser que sa mort est indispensable. Les "chasseurs", eux aussi vraiment classes, n'ont d'ailleurs aucune envie de tuer leur Prince, ils font juste leur travail heureusement que Balsa sera là pour leur mener la vie dure... En plus de ça cette traque de Balsa et de Chagum, qui intervient dès le début de l'aventure, donne une atmosphère parfois pesante, angoissante (est-ce qu'ils vont être rattrapés ? capturés ?), stressante, le tout mélangé à l'atmosohère habituellement bucolique et calme de l'anime ça donne un cocktail assez savoureux.

Petit mot enfin sur les musiques, si l'opening et l'ending ne sont pas formidables (l'ending surtout), les musiques de l'anime sont en général très jolies et bien intégrées, notamment à la fin (avec la chanson dont on voit les paroles).

Sur la fin de l'anime on reste un peu sur un sentiment de tristesse, de soulagement et de mélancolie, mais on évite les énormes effusions de larmes pour une fin vraiment digne et très riche en émotions, à l'image du reste de la série.


Bref vous l'aurez compris cet anime m'a plus que charmé et je le recommande chaudement à tous ceux qui veulent se laisser porter par un anime de grande qualité, qui sort de l'ordinaire, et qui fait rêver tout simplement...

9/10

#Par kuchiki byakuya le 03/12/2007 à 00:20

Seirei no Moribito a d'abord été un roman avant de devenir un animé, ce qui explique son très bon scénario.

L'histoire apparait simple au début mais on comprend que tout ne sera pas aussi cousu de fil blanc et celà, pour plusieurs raisons. En premier lieu, la mission que se voit confier Balsa par la reine: protéger le prince. Ce genre d'aventures a déjà été maintes fois visité mais prtéger à beaucoup de sens. Très vite, Balsa s'apercoit qu'elle devra défendre hagum contre ses ennemis mais aussi contre lui-même. La série finit par méler combat et réflexion intérieure avec habileté. Le schéma d'une quéte devient de plus en plus net mais pas celle que l'on croit. C'est une quéte intérieure que chacun des deux antagonistes entreprend, Balsa pour le pardon et Chagum pour apprendre la vie et savoir qui il est vraiment. La guerrière protége l'enfant des ennemis mais l'enfant guérit le coeur de la guerrière, à tel point qu'on ne sait plus très bien qui est celui qui réclame le plus l'aide de l'autre. Du métier de garde du corps, Balsa passe rapidement à celui de mère, avec le consentement de Chagum qui a besoin d'une mère de substitution et d'un mentor. Tout au long de l'animé, leur relation reste floue car on ne sait jamais vraiment quel lien les lie mais la réponse arrive avec la fin.

Le long de leur voyage, ils seront aidés par des personnages qui apportent tous un sentiement au prince et un morceau de coeur à Balsa. Tanda est celui qui est le plus présent et le plus utile puisqu'il apporte une pièce fondamentale dans la vie de nos 2 héros: l'amour (amour pour Balsa et amour paternel pour Chagum). Il les guide et les soigne, que demander de plus. Torogai leur enseigne la sagesse et est un élément capital pour la quête principale. Si bien que nos héros évoluent en bien, réapprenant ou apprenant à vivre avec leur destin, leur fardeau, Chagum étant celui qui change le plus.

Si lé debut ne captive pas forcément le spectateur, il faut dire merci au design car il pousse ce dernier à continuer la série. En effet, un énorme travail a été effectué derrière et on ne peut que le saluer. Les personnages sont expressives et réalistes (mis à part peut-être la poitrine de Balsa qui se révèle extrémement généreuse ^^). Quelque part, j'ai pensé aux oeuvres de Miyazaki, sans doute à cause de Torogai, qui me fait penser aux sorcières ou sages des contes miyazakiens. Mais le reste est plus personnel et plus esthétique et bizarrement, Balsa se détache du lot avec un style particulier, qui semble incorporer des images en 3D. Je peux me tromper mais cet effet m'a marqué et ce que l'on peut dire, c'est que l'héroine a bénéficié d'un travail à part.
La musique est le seul petit problème car elle ne s'intégre pas bien dans l'univers traditionnel de Seirei no Moribito. Pourtant, l'opening est agréable mais pas assez pour réhausser l'ost dans son ensemble.

Un très bon animé qui se révèle plus fin qu'un simple divertissement. Pas fan de ce genre de séries qui se déroule au Moyen-Age, j'avoue avoir changé d'avis pour le coup. Un animé à connaitre et faire connaitre.

8/10