Juliette Je t'Aime (Maison Ikkoku)

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 1986
  • Titre original: Maison Ikkoku
  • Licencié: oui
  • Titre français: Juliette Je t'Aime
  • Editeurs: AB Production, TF1 Video
  • Nombre d'épisodes: 96
  • Studio: Studio DEEN, Kitty Films
  • Diffuseur: Fuji TV
  • Auteur: Rumiko Takahashi
  • Directeur: Kazuo Yamazaki
  • Character-designers: Akemi Takada, Yuji Moriyama
  • Musique: Kenji Kawai, Seiji Sugiyama
  • Doubleurs: Issei Futamata (Yusaku Godai), Sumi Shimamoto (Kyoko Otonashi), Akira Kamiya (Shun Mitaka), Kazuyo Aoki (Hanae Ichinose), Shigeru Chiba (Yotsuya), Yuko Mita (Akemi Roppongi)

Synopsis

Godai, c'est un raté, un "ronin". Il a plusieurs fois échoué aux examens d'entrée à l'université. Pas faute d'avoir travaillé, non... mais comprenez bien qu'entouré d'une bande de collocataires fêtards et bruyants, qui baffrent et boivent à discrétion, il devient difficile de se concentrer. Qui résisterait à l'appel d'Akemi, belle plante en tenue légère, aux voficérations de la vieille dodue Ichinose, à l'esprit détraqué et ravageur de Yotsuya ?

Dans le pensionnat "Ikkoku-kan", la vie suit ainsi son cours, dans le désordre et le vacarme. Mais le gérant, un vieillard, annonce qu'il va prendre sa retraite et bientôt avoir un remplaçant... Ou plutôt, une remplaçante, la charmante, patiente et jolie Kyoko. Godai en pincerait pour la nouvelle recrue ? Pas impossible.

Synopsis soumis par Pharaoh

Par Björn le 27/05/2007 à 20:37

C'est difficile de critiquer un "classique" et assurément c'est ce qu'est Maison Ikkoku, plus connu sous nos latitudes sous le titre de "Juliette, je t'aime".
La nostalgie a tendance à nous faire idéaliser ce que l'on a adoré quand on était gamin et il serait très facile de verser dans une sorte de "narutite aigüe".

Cependant, malgré les années, de nombreux successeurs, Maison Ikkoku n'a pas trop subi l'usure du temps et la présence de la concurrence de part les particularités de son histoire. En effet, appartenant au genre de la comédie romantique, cette série évite les écueils dans lesquels s'enferrent de nombreux shojo, à savoir: jouer sur une émotion facile où l'on confond trop souvent romantisme et mélo-drame. Ainsi, les différents personnages, en dehors de Kyoko, n'ont pas un lourd passé qui "ne passe pas", ils ont des problèmes quotidiens sauf, bien évidemment, quand il s'agit des malentendus en série dont Godaï est la plupart du temps la malheureuse victime. Cela reste léger, souvent délirant, dans cette maison de fous où seuls les deux principaux protagonistes semblent à peu près équilibrés.
Cette alliance de l'histoire d'amour classique, donc avec ses embuches, et de la comédie fait merveille, rend cette série particulièrement attachante.

La réalisation, quant à elle, reste conforme à ce qui se faisait à cette époque et, comme il a été dit auparavant, elle s'améliore au fil des épisodes. On retrouve ces fameux tons pastels, parfois tant décriés, mais qui conviennent bien à l'ambiance de la série. L'animation est correcte même si, évidemment, on est parfois loin de ce qui peut se faire de mieux aujourd'hui. Cependant, si on doit se garder d'idéaliser les choses du passé, il est tout aussi condamnable de les juger à l'aune des capacités techniques actuelles.

Au final, Maison Ikkoku n'a, pour moi, pas vraiment été remplacé, seul Fruit Basket peut véritablement se rapprocher d'un genre de moins en moins usité dans le monde de l'animation japonaise. On tombe souvent soit dans le délire total, soit dans le drame complet, sans parler des séries tout simplement niaiseuses.

9/10

Par dragonmood le 04/12/2005 à 13:50

Un beau classique du RUMIKO. 
C'est une histoire romantique au style bien japonais - normal pour un anime - :) 
Une bande de joyeux lurons vivent dans un petit pensionnat. La responsable est une très jeune veuve dont l'un des pensionnaires - étudiant - est amoureux. Chacun se mêlant un peu beaucoup de la vie de l'autre, vous imaginez comment les situations de malentendu, de gêne, de jalousie peuvent facilement se créer. 
Une histoire avec une fin pour le moins attendue mais très bien mise en scène, avec des épisodes mémorables (je vous laisse les decouvrir). Le doublage français est très bien réalisé. 
Le dessin et l'animation vont du bon au très bon pour certains épisodes (surtout vers la fin ). 
Un seul reproche néanmoins quant à la localisation : une censure verbale flagrante et parfois ridicule lorsqu'on connaît la VO.

8/10

Par animan le 01/08/2005 à 07:13

Une des meilleures séries de Rumiko Takahashi (ma préférée), Maison Ikkoku est reconnu par beaucoup comme la référence de la comédie romantique dans le monde de la japanimation.
Avec un design qui s'améliore au cours des épisodes pour devenir parfait à la fin, les musiques de Kenji Kawai viennent ajouter un esprit de douceur à une série qui en a bien besoin.

Godai est en effet un raté qui a du mal à intégrer une université et finalement en intègre une peu reconnue, et son entourage ne l'aide pas. Il est le roi des quiproquos, malchanceux, il a le don de toujours choisir le mot ou de faire l'action qui convient le moins à la situation ; cela dit, personne ne doute de son coeur en or.
Amoureux de Kyoko Otonashi, la nouvelle concierge veuve depuis peu, il a du mal à dire aux gens qui s'accrochent à lui, parfois trop, de "dégager"... de peur de les heurter et choisit toujours un moyen détourné de le leur faire comprendre mais la situation empire.
Ses quiproquos l'entrainent toujours dans des affaires de tensions ou de dispute avec mlle la concierge ("kanrinin-san") ; lorsque Godai abandonne toute tentative de se faire pardonner ou de se justifier, un membre de la pension "Ikkoku-kan" ou un de ses amis vient toujours expliquer l'origine de la dispute à Kyoko, ceci participe au rapprochement de ces 2 personnages.

Kyoko quant à elle, jeune veuve, a beaucoup de mal à s'avouer son attirance pour Godai car l'amour est unique pour elle, elle a peur de ne plus aimer son défunt mari et de l'oublier si elle finit par aimer Godai. Son affection pour Godai ne fait pourtant aucun doute avec toutes ses colères subites et ses crises de jalousie. Comme la décrit Godai : "la femme que j'aime, elle est jalouse, saute trop vite aux conclusions, pleure, se met en colère mais quand elle sourit, je suis le plus heureux des hommes".

Il ne faut pas non plus oublier que l'esprit japonais y est très présent, Godai a honte de donner le nom de son université (on ne le saura jamais), Kyoko est bousculée par ses parents pour qu'elle se trouve un nouveau mari sans oublier l'humour très japonais à la Takahashi. Beaucoup de détails, comme par exemple le choix des boucles d'oreilles de Kyoko, viennent participer au bonheur du revisionnage.

L'anime est très fidèle au manga malgré certains personnages ou certaines scènes (la scène du love hotel) qui manquent. Il n'en demeure pas moins au même niveau, voire supérieur.

10/10

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