Juliette Je t'aime

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 1986
- Titre original: Maison Ikkoku
- Nombre d'épisodes: 96
- Site officiel: http://www.5-ace.co.jp/anime/m...
- AKA:
- - めぞん一刻
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Studio Deen
- Production: Kitty Films
- Réalisation: Anno Takashi, Yamazaki Kazuo, Yoshinaga Naoyuki
- Chara-design: Moriyama Yûji, Takada Akemi
- Auteur: Takahashi Rumiko
- Musique: Kawai Kenji
- Diffuseur: Fuji TV
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Juliette Je t'Aime
- Editeur: TF1 Video
Doublage
Issei Futamata (Yusaku Godai), Sumi Shimamoto (Kyoko Otonashi), Akira Kamiya (Shun Mitaka), Kazuyo Aoki (Hanae Ichinose), Shigeru Chiba (Yotsuya), Yuko Mita (Akemi Roppongi)
Synopsis
Godai, c'est un raté, un "ronin". Il a plusieurs fois échoué aux examens d'entrée à l'université. Pas faute d'avoir travaillé, non... mais comprenez bien qu'entouré d'une bande de colocataires fêtards et bruyants, qui baffent et boivent à discrétion, il devient difficile de se concentrer. Qui résisterait à l'appel d'Akemi, belle plante en tenue légère, aux vociférations de la vieille dodue Ichinose, à l'esprit détraqué et ravageur de Yotsuya ?
Dans le pensionnat "Ikkoku-kan", la vie suit ainsi son cours, dans le désordre et le vacarme. Mais le gérant, un vieillard, annonce qu'il va prendre sa retraite et bientôt avoir un remplaçant... Ou plutôt, une remplaçante, la charmante, patiente et jolie Kyoko. Godai en pincerait pour la nouvelle recrue ? Pas impossible.
Synopsis soumis par Pharaoh
#Par jadraja le 06/02/2011 à 23:56
Maison Ikkoku est une de ces œuvres qui ont véritablement marqué ma jeunesse...je dirais même sans hésiter que son "esprit" fait aujourd'hui partie intégrante de ma personnalité (Ah, quoi? Quelqu'un a dit "fanboy"?).
Pour faire simple et clair, je dirais tout simplement que Maison Ikkoku est pour moi LA meilleure comédie romantique existante (Et peut être même ma série préférée).
La base est simple mais particulièrement bien pensée pour faire de Maison Ikkoku une œuvre humaine et touchante: Kyoko, veuve, n'arrive toujours pas à se remettre de la perte de son amant, Soichiro (qui fut son premier amour, aussi). Obstinée, et surtout choquée, elle adopte un comportement de renfermement sur elle-même et ne veut pas avoir d'autre homme dans sa vie: elle entretient alors une relation artificielle, imaginaire, avec le défunt (elle nomme même son chien Soichiro, en la mémoire de celui-ci). La série démarre alors avec son arrivée à la pension Ikkoku, c'est à présent elle qui est chargée de gérer le pensionnat Ikkoku-kan...habitée de personnages tous aussi loufoques les uns que les autres (à part Godai, même s'il a certaines folies...). Et c'est en là que réside l'une des problématiques les plus intéressantes de Maison Ikkoku. Dans la continuité de la vie et des relations humaines, faut-il vraiment s'obstiner à vouloir se sacrifier en la mémoire d'un être cher décédé? Rien que par le fait de vivre entourée de Godai, jeune étudiant, et des autres (Yotsuya, Ichinose, Akemi puis Mitaka etc...), Kyoko est amenée, très lentement, à remettre son comportement en question.
Et je trouve formidable la manière dont sont traitées les relations humaines dans Maison Ikkoku. Les personnages sont crédibles, ils ont chacun une personnalité qui leur est propre. Et le mieux dans tout ça, c'est le réalisme de la série. A part Kyoko, tous les personnages vivent une vie normale et ne sont pas victimes d'un passé lourd ou ténébreux. L'environnement est quasiment toujours le même (j'ai l'impression qu'une énorme majorité des épisodes démarre dans le pensionnat, avec notamment un gros-plan sur l'horloge sur le toit). Et enfin, pour une longue série de 96 épisodes, peu de nouveaux personnages sont venus s'ajouter à la troupe de départ. Ça pourrait sembler bien ennuyeux comme schémas, et pourtant c'est tout le contraire qui en résulte: l'œuvre n'en est que plus attirante car on finit par s'attacher à ces personnages et à ces endroits qui leurs sont familiers et chers (le pensionnat Ikkoku-kan, le bar du coin Chachamaru...). Et puis jamais je n'ai été aussi attaché à des personnages pourtant secondaires (Yotsuya, Ichinose, Akemi etc...), car pour une fois, ils ne sont pas juste "posés" là pour remplir un vide ou pour faire joli (ou encore pour le fan-service, comme ça se fait malheureusement beaucoup trop de nos jours...), ils sont là en force, avec une personnalité, un comportement et des rôles cohérents (L'humour de Maison Ikkoku étant, en plus des quiproquos habituels, basé sur l'ambiance festive qui règne au pensionnat, mais aussi sur les moqueries constantes des colocataires de Godai...Maison Ikkoku sans eux serait vraiment très fade, et on peut remercier Rumiko Takahashi pour cette bonne vieille habitude de placer un peu partout folie et absurdité...).
Côté technique, encore un plus, car personnellement, je trouve cette série supérieure aux productions de son époque, voire même supérieure à beaucoup d'autres productions d'aujourd'hui. En vérité, la technique n'est pas du tout constante. On sent clairement les changements de rôles (au niveau du staff) dans la production. Le chara-design change de manière cyclique tout au long de la série, parfois c'est "old-school" et plus proche du style de Takahashi, l'animation est alors raisonnable. Parfois ça part vers un type plus "arrondi", plus "moderne", si je peux dire, les corps sont alors plus réalistes et l'animation est soudainement d'une bien meilleure qualité (j'ai retenu certaines séquences de très bonne qualité, quelques-unes m'ont vraiment marqué, notamment la scène où Kyoko court sous la pluie...).
Les openings et les endings ne sont pas spécialement marquant niveau graphismes (toutes ayant été produites avec ce même rendu "old-shcool", et malheureusement aucune avec le second). Par contre, les musiques choisies pour celles-ci m'ont énormément plu. C'est vieux, mais qu'est-ce que c'est romantique... En plus, pour quelqu'un ayant déjà regardé la série étant petit, rien de plus efficace pour déchainer la passion du nostalgique.
La BO est quant à elle très légère, simpliste. Mais c'est parfaitement bien adapté aux différentes situations, en partant des moments d'absurdité de cette bande de joyeux loufoques d'Ikkoku-kan, en passant par les moments plus calmes en matinée, en allant aux moments les plus sérieux et déterminants de la séries, on a pu compter sur Kawai Kenji pour gérer ces différentes ambiances avec simplicité et efficacité.
A force de m'aventurer dans le domaine, j'ai fini par devenir de plus en plus exigeant en terme de japanimation (et d'animation en général)...j'en suis même devenu quasiment impitoyable, n'ayant aucune pitié pour les séries moyennes (car, au fond, je sais que ce n'est qu'une question de volonté de la part des animateurs). Et dans un filtre particulièrement sévère, Maison Ikkoku a su passer haut la main car il s'agit non seulement d'une œuvre humaine et attachante, mais aussi d'un travail sincère et appliqué de la part du studio.
Flamme de nostalgie oblige, j'accorde donc à cette série un rare 10/10.
#Par Björn le 27/05/2007 à 20:37
C'est difficile de critiquer un "classique" et assurément c'est ce qu'est Maison Ikkoku, plus connu sous nos latitudes sous le titre de "Juliette, je t'aime".
La nostalgie a tendance à nous faire idéaliser ce que l'on a adoré quand on était gamin et il serait très facile de verser dans une sorte de "narutite aigüe".
Cependant, malgré les années, de nombreux successeurs, Maison Ikkoku n'a pas trop subi l'usure du temps et la présence de la concurrence de part les particularités de son histoire. En effet, appartenant au genre de la comédie romantique, cette série évite les écueils dans lesquels s'enferrent de nombreux shojo, à savoir: jouer sur une émotion facile où l'on confond trop souvent romantisme et mélo-drame. Ainsi, les différents personnages, en dehors de Kyoko, n'ont pas un lourd passé qui "ne passe pas", ils ont des problèmes quotidiens sauf, bien évidemment, quand il s'agit des malentendus en série dont Godaï est la plupart du temps la malheureuse victime. Cela reste léger, souvent délirant, dans cette maison de fous où seuls les deux principaux protagonistes semblent à peu près équilibrés.
Cette alliance de l'histoire d'amour classique, donc avec ses embuches, et de la comédie fait merveille, rend cette série particulièrement attachante.
La réalisation, quant à elle, reste conforme à ce qui se faisait à cette époque et, comme il a été dit auparavant, elle s'améliore au fil des épisodes. On retrouve ces fameux tons pastels, parfois tant décriés, mais qui conviennent bien à l'ambiance de la série. L'animation est correcte même si, évidemment, on est parfois loin de ce qui peut se faire de mieux aujourd'hui. Cependant, si on doit se garder d'idéaliser les choses du passé, il est tout aussi condamnable de les juger à l'aune des capacités techniques actuelles.
Au final, Maison Ikkoku n'a, pour moi, pas vraiment été remplacé, seul Fruit Basket peut véritablement se rapprocher d'un genre de moins en moins usité dans le monde de l'animation japonaise. On tombe souvent soit dans le délire total, soit dans le drame complet, sans parler des séries tout simplement niaiseuses.
#Par dragonmood le 04/12/2005 à 13:50
Un beau classique du RUMIKO.
C'est une histoire romantique au style bien japonais - normal pour un anime - :)
Une bande de joyeux lurons vivent dans un petit pensionnat. La responsable est une très jeune veuve dont l'un des pensionnaires - étudiant - est amoureux. Chacun se mêlant un peu beaucoup de la vie de l'autre, vous imaginez comment les situations de malentendu, de gêne, de jalousie peuvent facilement se créer.
Une histoire avec une fin pour le moins attendue mais très bien mise en scène, avec des épisodes mémorables (je vous laisse les decouvrir). Le doublage français est très bien réalisé.
Le dessin et l'animation vont du bon au très bon pour certains épisodes (surtout vers la fin ).
Un seul reproche néanmoins quant à la localisation : une censure verbale flagrante et parfois ridicule lorsqu'on connaît la VO.
#Par animan le 01/08/2005 à 07:13
Une des meilleures séries de Rumiko Takahashi (ma préférée), Maison Ikkoku est reconnu par beaucoup comme la référence de la comédie romantique dans le monde de la japanimation.
Avec un design qui s'améliore au cours des épisodes pour devenir parfait à la fin, les musiques de Kenji Kawai viennent ajouter un esprit de douceur à une série qui en a bien besoin.
Godai est en effet un raté qui a du mal à intégrer une université et finalement en intègre une peu reconnue, et son entourage ne l'aide pas. Il est le roi des quiproquos, malchanceux, il a le don de toujours choisir le mot ou de faire l'action qui convient le moins à la situation ; cela dit, personne ne doute de son coeur en or.
Amoureux de Kyoko Otonashi, la nouvelle concierge veuve depuis peu, il a du mal à dire aux gens qui s'accrochent à lui, parfois trop, de "dégager"... de peur de les heurter et choisit toujours un moyen détourné de le leur faire comprendre mais la situation empire.
Ses quiproquos l'entrainent toujours dans des affaires de tensions ou de dispute avec mlle la concierge ("kanrinin-san") ; lorsque Godai abandonne toute tentative de se faire pardonner ou de se justifier, un membre de la pension "Ikkoku-kan" ou un de ses amis vient toujours expliquer l'origine de la dispute à Kyoko, ceci participe au rapprochement de ces 2 personnages.
Kyoko quant à elle, jeune veuve, a beaucoup de mal à s'avouer son attirance pour Godai car l'amour est unique pour elle, elle a peur de ne plus aimer son défunt mari et de l'oublier si elle finit par aimer Godai. Son affection pour Godai ne fait pourtant aucun doute avec toutes ses colères subites et ses crises de jalousie. Comme la décrit Godai : "la femme que j'aime, elle est jalouse, saute trop vite aux conclusions, pleure, se met en colère mais quand elle sourit, je suis le plus heureux des hommes".
Il ne faut pas non plus oublier que l'esprit japonais y est très présent, Godai a honte de donner le nom de son université (on ne le saura jamais), Kyoko est bousculée par ses parents pour qu'elle se trouve un nouveau mari sans oublier l'humour très japonais à la Takahashi. Beaucoup de détails, comme par exemple le choix des boucles d'oreilles de Kyoko, viennent participer au bonheur du revisionnage.
L'anime est très fidèle au manga malgré certains personnages ou certaines scènes (la scène du love hotel) qui manquent. Il n'en demeure pas moins au même niveau, voire supérieur.








