Kenshin le Vagabond - Tsuioku Hen (OAV)

  • Format: OAV
  • Année de diffusion: 1999
  • Titre original: Rurôni Kenshin Tsuioku Hen
  • Licencié: oui
  • Titre français: Kenshin le Vagabond Tsuioku Hen
  • Editeurs: Dybex
  • Nombre d'épisodes: 4
  • Studio: Sony
  • Auteur: Watsuki Nobuhiro
  • Directeur: Furuhashi Kazuhiro
  • Character-designers: Masahide Yanagisawa
  • Musique: Taku Iwasaki
  • Doubleurs: Mayo Suzukaze (Kenshin Himura), Junko Iwao (Tomoe Yukishiro)

Synopsis

Kyoto, an 1863. Le gouvernement de Shogun Tokugawa, en place depuis 200 ans, vit ses derniers soubresauts. Chaque jour, des clans se révoltent et complotent, qui pour soutenir l'Empereur, qui pour assouvir ses propres ambitions. Parmis ceux-ci, il en est un dont le but est d'apporter au Japon une nouvelle ère de paix. A sa tête, Katsura Koguro , chef des Ishin Shishi,"les chevaliers à l'âme noble". Il rassemble des guerriers sous la bannière des Ishin Shishi et du Kihei-Tai, et les lance dans une guerre clandestine, faite d'assassinats et de complots. Parmis ses assassins, Il en est un surnommé Hitokiri Battosai, l'assassin à l'épée divine. Mystérieux taciturne, ses cheveux roux cachent des yeux dont la jeunesse a disparu et dont les reflets sont aussi tristes et durs que l'acier du plus puissant Katana. Son nom est entré dans la légende, Himura Kenshin, le dernier samurai!

Synopsis soumis par Scalix

Par beber le 13/03/2007 à 21:13

Qu’on se le dise, Rurôni Kenshin Tsuioku Hen est une œuvre à part entière. Et une œuvre qui mérite largement le détour

Voici là une production qui n’a rien d’exceptionnel dans son contexte. En effet combien de fois avons-nous, pauvres amateurs passionnés de telle ou telle série, voulu approfondir nos connaissances, voulu creuser les méandres des productions nous ayant intrigués ? Combien de fois ne nous sommes pas trouvé haletant devant le dernier OAV de DBZ qui allait enfin nous fournir cette *ù¤}* de fin que nous attendions tous. Combien de fois avons-nous espéré, avant de nous trouver nez à nez avec les pires productions inimaginable qui arrivent à faire s’unir des prix exorbitants avec la nullité absolue ?

Toujours est-il que nombre de fois ce cas s’est présenté à moi, et malheureusement ce vieil adage commercial de l’OAV- non non non monsieur assure le vendeur du Jap-shop- daubesque c’est toujours avéré exact. Donc je ne veux pas vous dire à quel point je suis parti à reculons dans l’univers de Rurôni Kenshin Tsuioku Hen, sachant que malgré le fait qu’il s’agisse de l’introduction de Kenshin le Vagabond (et non pas la fin, c’est vrai qu’ils nous massacrent souvent des introductions de ce type également, ces créateurs fous d’OAV), je n’était pas emballé outre mesure par mes échecs précédent.

Il est amusant de constater par ailleurs que c’est souvent lorsque l’on attend le moins d’une série que celle-ci s’avère vous toucher plus que l’on aurait attendu. Bref j’ai été charmé par l’histoire de notre grand samouraï à la cicatrice.

L’histoire (je tiens par ailleurs à préciser que je n’ai que lu les manga mais non pas vu la série) originale fixée sur papier par Watsuki Nobuhiro -qui est loin d’être une référence me concernant – reprend les « débuts » d’assassins de notre amis Kenshin. Les débuts ou notre héros appartenait au coté obscure de la force qui tue (même dans un but pacifique). On est loin du Kenshin tel que l’on peut le connaître dans la version papier, bonhomme pacificateur, que même après avoir entendu un discours de lui, le plus féroce dragon se mettrait à ronronner en découvrant un nouveau monde plein de fleur, de gens barbus à la guitare, aux lunettes rondes….oups je m’égare. Toujours est-il que ces OAV vont reprendre le passé de Kenshin de son entraînement jusqu’à l’instauration de la nouvelle ère japonaise,


Redevenons sérieux. Après tout cette série le mérite réellement. Ce Kenshin est tout bonnement admirablement bien rendu en version animée. Tout d’abord saluons l’audace du studio graphique qui à pris sur soi de ne pas utiliser le charadesign original avec les nez si caractéristiques de « Kenshin », et d’avoir décidé d’épurer le dessin un maximum. Le kenshin qui nous est présenté, jeune adolescent, à tout du tueur implacable, que ce soit dans ses regards, ou bien encore dans la chorégraphie de ses mouvements.

Une chorégraphie au demeurant d’un esthétisme frôlant la perfection lors des scènes de combats. C’est bien simple, nous assistons là à un spectacle chorégraphique, où le sabre guide chaque danseur. Les mouvements paraissent d’un réalisme et d’une violence qui nous rendrait presque mal à l’aise. Cependant il ne s’agit pas que de mouvements de guerres, mais aussi des scènes grandioses, comme nous l’offre le 4eme OAV avec la marche de Kenshin dans la montagne, trait de génie des dessinateurs qui font dégager de ces scènes une puissance poétique remarquable. Enfin bien entendu, le personnage de Tomoe dispose également d’une palette d’actions, de postures , d’attitudes scéniques qui nous montre bien qu’il s’agit là délibérément de nous offrir un spectacle à part entière.

L’histoire donc, va essentiellement se centraliser sur deux axes, l’un traitant de l’assassin Kenshin, et l’autre de la relation Kenshin Tomoe. Que ce soit dans l’un ou l’autre, le challenge est réussi, on reste scotché. Scotché aussi bien par la froideur du jeune adolescent, scotché par le personnage énigmatique , tout en retenue de Tomoe, touché enfin par l’évolution des sentiments que l’un et l’autre éprouvent. Toutefois Battosai l’assassin habite Kenshin, et celui là même ne peut s’en débarrasser. Sous le poids d’une idéologie qu’il ne peut abandonner en plein vol, il sème autour de lui la mort. Et c’est cette mort qu’il provoque qui va sans cesse lui être renvoyée en retour de ses actes.

Nous avons ici un thème assez simple avec l’évolution personnelle d’un assassin au contact de la gent féminine, mais non traité de manière infantile. Ce qui est un soulagement car ainsi, l’on peut tout à fait regarder l’ensemble des OAV Kenshin Tsuioku Hen comme ce qu’il est vraiment : un film féodale épique traitant de noblesse d’esprit, de beaux sentiments, d’héroïsme… sans risquer le ridicule.

Plusieurs points sont à relever. Premièrement ces OAV sont (très) violents, les scènes de sabres usant force hémoglobines, mais n’omettant pas les scènes de tranchage, de perforage. Ce procédé pourrait paraître extrême mais dans un sens il contribue à rendre la série terriblement dure et oppressante. En clair il ne s’agit là aucunement d‘une violence qui serait infligée gratuitement.
D’autres points méritent aussi d’être soulignés. Tout d’abord, la musique transporte l’animé. Elle lui confère ce surplus de beauté dans certaines scènes, tout en étant au final d’une assez grande pudeur, elle s’est totalement dévouée aux images qu’elle « raconte ». Toutefois je crains qu’elle ne perde beaucoup de son charme enivrant hors contexte. A noter également un doublage tout à fait correct, nous épargnant les voix caricaturale, en respectant la ligne de conduite du départ : pas de démesure.

La qualité graphique de ce quasi-film mérite aussi que l’on s’en occupe un instant. La production est vielle de 8 ans et il serait mentir que de dire que cela ne se voit pas. Cependant quelle finesse dans le trait. Quelle finesse des mains, quel travail réalisé sur les décors, sur les personnages, sur l’animation…Bref quel travail de qualité finalement pour une série qui laissait en supposer bien moins compte tenu du style du Tomoe créateur du personnage de Kenshin et de la série qui l’entour.
Je terminerais d’ailleurs par là. Malheureusement Kenshin Tsuioku Hen n’est pas à mettre à toutes les mains. Car, bien que bénéficiant d’un scénario de qualité, il n’en reste pas moins que celui-ci est fortement ancré dans l’histoire féodale Japonaise mais également, dans l’histoire même de « Kenshin le Vagabond ». Le risque est grand de ne pas saisir bon nombre d’élément concernant ces OAV, ce qui serait dommage. Pour ma part, lire le manga m’aura au moins permis de ne pas être largué niveau histoire. Je ne saurais que trop donc conseiller à vous autre de faire de même.
Pour finir, que dire de plus finalement. Cette heure et ces quarante minutes, auront pour moi été un plaisir pupillaire intensif, un plaisir des sens que rarement j’ai eu l’occasion de ressentir à la vision d’équivalent japonais.

Venez donc vous imprégner de cette ambiance sanguino-epiquo-dramatique, vous ne le regretterez pas !

9/10

Par AngelMJ le 12/10/2005 à 12:12

Si le manga de Kenshin contient pas mal d'humour, ces OAVs narrant le passé de Kenshin n'en contiennent pas un poil. Et c'est sans doute en cela qu'il est magnifique.  
  
Niveau esthétique, rien à dire, c'est très agréable à voir. La série contenant de nombreuses scènes et saisons différentes, on a droit à chaque fois à du très beau travail. On a une union parfaite entre dessins et photos, ce qui donne beaucoup de réalisme à l'ensemble.  
  
Ce réalisme est également visible dans le charadesign, visiblement très éloigné de l'oeuvre originale ou de la série TV. Kenshin a troqué sa tête de manga pour un style semi réaliste du plus belle effet. Un choix qui peut sembler étrange au début, mais lorsque l'on voit l'esthétique générale des OAVs, on peut dire qu'il s'agit là d'un choix très judicieux.  
  
Car effet, ces OAVs relatant le passé de Kenshin nous le montre sous une facette des plus intéressantes. On y voit un jeune homme torturé, en plein doute, qui cherche malgré tout le bonheur pour son pays, mais également son propre bonheur. Donc pas d'humour, ni de "Oyo" ici. On a bel et bien affaire ici à quelque chose de beaucoup plus mélancolique, et donc à mon avis plus beau et plus poignant.  
  
Je termine à parlant de l'OST qui est tout simplement superbe. Sans doute une des OSTs les plus tristes et mélancoliques que j'ai pu entendre. Elle colle extrêmement bien à l'ensemble et permet de faire véhiculer les sentiments des persos de façon encore plus explicite.  
  
En résumé, cette série d'OAVs (regroupée en un seul film pour le DVD de chez nous) est un véritable petit bijou qui fera sortir les mouchoirs des plus sensibles d'entre vous. A voir et en revoir sans modération.

8/10

Par alexiel26 le 08/03/2005 à 11:57

Je vous conseille fortement ces OAV, non seulement graphiquement (ils sont magnifiques), mais en plus pour une histoire à vous accrocher à vos mouchoirs tout au long de son déroulement. C'est du grand art, bien sûr après avoir vu les OAV je me dis que la série est ridicule à côté. Les émotions dominantes sont l'amour, la haine, la vengeance, le désarroi, on ne peut qu'aimer mais pourquoi il y en a que quatre ?! Vraiment on souhaiterait en avoir plus ! A ne manquer sous aucun prétexte, à voir et à revoir. Un grand chef-d'oeuvre.

10/10

Par Scalix le 17/12/2004 à 23:04

Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens à dire que ces 4 OAV's de Kenshin sont probablement les plus beaux épisodes qu'il m'ait été donné de voir.

L'histoire reprend les aventures de Kenshin, un jeune assassin travaillant pour un groupe dirigé par un politicien (ancien samurai). Son boulot est simple mais éprouvant, il doit tuer. Il faut tout de même savoir que Kenshin a été entraîné depuis son plus jeune âge par un maître samurai qui lui avait sauvé la vie, et qu'il maîtrise le Hiten Mitsurugi Ryu, un kenjutsu inégalable. Cette technique meurtrière ne doit servir que pour protéger les faibles, et non pour tuer d'innocentes vies. Kenshin, désirant plus que tout la paix, va devenir malgré lui, une machine à tuer.

Voila à peu près ce que vous aller admirer pendant 2 heures et quelques. Une musique splendide, très nettement au dessus de la moyenne, un character design comme je n'en ai jamais vu, des scènes d'action réalisées à la perfection, et un scénario... Mon dieu quel scénario ! Je ne suis pas particulièrement sensible et pourtant, je vous assure que j'étais véritablement ému en regardant ces OAV's. Tout y est... Tous est mis en place pour que ce soit parfait. Je ne sais pas comment le formuler clairement... Je serais objectif et pourtant cela ressemblerait à une monstrueuse éloge.

Le rythme est très bien tenu, on ne s'ennuie pas. Le dessin est très réaliste et les traits des personnages très fins et soignés. Le seul reproche que je ferais, c'est qu'il est fort dommage que la série ne conserve pas un niveau aussi élevé, notamment dans le domaine du dessin. Certes, Kenshin est une bonne série, mais ces OAV's sont inégalables. Un must, il faut le voir absolument.

9/10

Par Soul @ngel le 17/12/2004 à 23:07

Tout d’abord, sachez que ces quatre OAV (regroupés en un film) jouent le rôle d’introduction à une série de quatre-vingts quinze épisodes et à un autre film. Cet univers est adapté d’un manga du même nom. 

Ces quatre OAV retracent le début de la vie de Kenshin. L’univers est très sombre, sanglant, un peu glauque, cela peut déranger certains (Kenshin est un machine à tuer, il tue froidement, sans remors, surtout qu’au début, c’est un jeune adolescent…).  
Dans ces quatre OAV, on nous montre le Japon traditionnel du temps des samouraïs à travers le destin et l’histoire tragique de notre héros. Kenshin est très charismatique et a tout à fait l’étoffe d’un mythe vivant. 

Ces OAV constituent le point de départ de la longue saga de Kenshin le vagabond (quatre-vingts quinze épisodes télévisés, deux autres OAV et deux films). Leur excellente réalisation technique et les musiques transcendantes qui accompagnent le tout en font une valeur sûre de l’animation nippone. En effet le chara-design est excellent, les couleurs très bonnes bien que parfois un peu trop sombres. La bande son est prodigieuse et accompagne parfaitement la série. Les combats sont également très bien réalisés. 
En conclusion, ces OAV font honneur au manga, je les recommande plus que chaudement avec un léger avertissement : cette série est assez violente, donc à réserver à un public averti. 

9/10

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