Kikoushi Enma

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Doublage

Saeko Chiba (Yukihime), Yukitoshi Tokumoto (Enma), Chie Horikoshi (Chigusa), Masahiro Yamanaka (Fukurokouji), Masahito Kawanago (Oyamada), Naoya Uchida (Heinrich), Osamu Hosoi (Naojirou Abashiri), Sanae Kobayashi (Yuri Benten), Setsuji Satoh (Kapaeru), Yasumichi Kushida (Nobusuma), Yuka Komatsu (Lola), Yuko Kaida (Enma (jeune)), Yuuichi Nagashima (Shapojii)

Synopsis

Sous le couvert de la nuit, une jeune femme aux vêtements ensanglantée court de par les ruelles. Paniquée, elle se retrouve bientôt acculée par un étrange duo, Enma aux sombres atours et Yukihme portant avec raffinement un yukata blanchâtre. Ce couple antinomique procède alors à un exorcisme peu raffiné sur la jeune femme. Leur tâche accomplie, ils s'évanouissant dans les ténèbres vers d'autres objectifs.

Synopsis soumis par beragon

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#Par le-crepusculaire le 03/07/2011 à 21:13

Introduction:

4 Oavs qui ont étaient beaucoup trop long à mon goût, j'ai globalement pas aimé du tout... Pour ne pas dire que je me languissait la fin, juste pour 4 Oavs j'ai presque du mettre 2 semaines pour en venir à bout!
Il faut dire aussi que se n'était pas mon genre du tout, parce que je ne peut pas non plus lever à la chose qu'elle à quelques richesses non négligeables.

Graphismes (Et musique):

2006... Ben forcement on aura pas un truc au niveau des productions d'aujourd'hui, mais je trouve que ce coté terne dans l'ensemble est plutôt laid à voir... Nos 3 personnages principaux (sans compter le chapeau qui parle) un design au quel je n'accroche pas du tout tellement que je les trouve presque cliché, vieux de tous les aspects.
Sans parler des autres personnages qui se ressemble presque tous!
Donc oui certain me diront que je suis dur, mais la c'est un fait ça a très mal vieillit graphiquement parlant, rien qu'au niveau animation c'est extrêmement mort...
Niveau musique j'ai l'impression de ne pas en avoir entendu! Tellement que le peu de pistes sont passés inaperçu j'ai du me retaper deux ou trois scènes rapidement, pour le coup... En gros elles sont quelconque...

J'aurais bien pardonné ces Oavs, mais quand on se dit qu'en 2004 il y a eu Samurai Champloo... Désolé mais à ce niveau là y'a rien d'autre à dire, c'était de mauvaises factures pour l'époque et pour aujourd'hui ça a donc en plus mal vieillit!

Histoire:

Je n'aime pas le genre horrifique que peuvent offrir les japonnais, que se soit dans leurs films ou dans les mangas... Je n'aime pas non plus les enquête... Du coup j'ai été servit!

Néanmoins comme je l'ais dit plus haut cet anime a quelques bon points non négligeable et si même moi j'ai put voir ça, alors c'est pour vous dire...
L'horreur de cet anime est parfaitement maîtrisés, au niveau des mises en scènes surtout, sans oublier les thèmes venant du folklore Japonnais qui sont joliment représenté dans cet anime sans jamais prendre la grosse tête de ce coté là!
D'ailleurs notre groupe d'antihéros est assez plaisant, un peu comme dans la série anglaise "Being human" nous avons une équipe composé de membres surnaturel qui vont bien ensemble! ça n’empêche pas qu'ils sont complètement stéréotypé et que j'ai trouvé leurs relations et leurs psychologie chiante de par les clichés de la japanimation qu'ils dégagent.

Dans le registre "polar" dans lequel il entre aussi de par ces enquêtes cet anime ne ce fou pas de la gueule du monde, on a de bon développement et j'avoue avoir été deux ou trois fois étonné par certaines choses. Puis de ce coté là je n'ai pas vraiment trouvé de défaut, mais bon étant assez éloigné du genre, mon avis vaux un peu moins que les autres...

Conclusion:

C'est donc 4 petits épisodes horreur-polar, il faut avoir été prévus et savoir aimer ce genre... Si non ces Oavs là ne valent rien pour moi, il faut aussi songer à la très mauvaise ambiance, elle n'était pas bonne et aujourd'hui on a l'impression de se retrouver devants un anime qui a vraiment trop mal vieillit!
Pour moi c'est une mauvaises pioches mais pour les amateurs du genre je pense bien qu'ils peuvent y trouver leurs bonheurs...

4/10

#Par Deluxe Fan le 01/05/2011 à 07:36

Kikoushi Enma : Les Démons de Minuit


Cette nuit fut l’occasion pour moi de mener une vraie petite expérience de japanime. En ce moment je suis une série intitulée Dororon Enma-kun Mera Mera, du studio Brain Base. Cette série est un remake d’une veille franchise du doyen Go Nagai parue originellement dans les années 70.
Dororon Enma-kun Mera Mera est un anime de comédie très drôle, assez porté sur l’ecchi mais dans un ton second degré absolument délicieux.

J’ai alors appris que Go Nagai avait écrit une deuxième version de sa série, Kikoushi Enma, qui fut adapté en quatre OAV par Brain Base en 2006. A ma grande surprise, Kikoushi Enma n’est pas une redite de Dororon Enma-kun mais un produit totalement nouveau. Tout l’aspect comédie est viré pour laisser place à un vrai petit anime d’horreur.



Il s’agit donc de quatre OAV de quarante-cinq minutes chacun, mais qui en réalité ne racontent que trois histoires, puisque les deux derniers ne forment qu’un seul épisode. Ceci dit, les histoires sont liées scénaristiquement (il faut les voir dans l’ordre), et pour moi j’ai plus eu l’impression de ne voir qu’un très long-métrage.

L’univers reprend sans l’exploiter l’univers de Dororon Enma-Kun, et il est clair que ceux qui n’ont pas fait l’effort de creuser la question seront largués dès les premières minutes. Pour rappel, Enma est le neveu du Roi des enfers, envoyé sur Terre pour juger les démons qui se sont échappé du monde souterrain. Il est aidé par Yukihime, une Yuki-Onna (yôkai bien connu du folklore japonais) de Kappaeru, un Kappa (autre yôkai célèbre) et d’un chapeau parlant, Chap-ôji (jeu de mots sur le français « chapeau » et le suffixe japonais « ôji » qui désigne une personne âgée). Ces quatre compères sont donc des démons chargés de traquer d’autres démons (un peu comme l’Ongyo dans Requiem for the Darkness). Là où dans Mera Mera cette quête est essentiellement prétexte à gags tordants, Kikoushi Enma la prend très au sérieux. Ce qui de prime abord semble ne pas coller aux personnages puisqu’ils ont les mêmes attributs que dans Mera Mera - à ceci près qu’ils sont adultes. Le cadre change néanmoins puisqu’il ne s’agit plus du Japon des années 70 mais plutôt celui des années 2000.


De la même manière qu’un xxxHolic, les histoires nous racontent comment un élément fantastique va faire ressortir tout le mal et la névrose du personnage qui en sera la victime.
La première histoire, la plus intéressante, traite d’une série de meurtres qui semblent être le fait d’un vampire. Une jeune fille, Laura, semble être impliquée, et Enma et son équipe vont devoir la retrouver. La deuxième histoire tourne autour d’un bar à hôtesses qui sera le théâtre de crimes, mystérieux orchestrés par une poupée de porcelaine. La dernière histoire, qui dure deux épisodes, raconte comment un démon retors va piéger cinq personnes dans un manoir hanté, les confrontant à leurs passés tachés de sang…

Le fil conducteur de ces trois histoires, en dehors de l’équipe d’Enma, se fait par le personnage du détective qui enquête sur les meurtres de démons en parallèle (comme dans Petshop of Horrors) et de la journaliste qui s’intéresse au surnaturel (comme dans Jigoku Shôjô). Ces personnages ne sont pas des laissés pour compte, ils sont au cœur de la trame de la dernière histoire. Un autre élément important liant ces trois histoires est l’utilisation absolument magistrale que dis-je, géniale, de la théorie du « Revolver de Tchekov ». Cette théorie et sa réciproque sont utilisées en narration pour renforcer la cohérence d’une histoire. Elle stipule qu’un élément introduit dans une histoire doit obligatoirement être utilisé par la suite ; et surtout qu’il est bon d’introduire un élément important le plus tôt possible pour le délaisser durant le développement et lui donner toute sa valeur pour la conclusion. C’est ce que fait Kikoushi Enma : la toute première scène du premier épisode semble être une banale scène d’exposition, mais en réalité c’est un élément central de l’intrigue. Mais on le sait que vers la fin…

L’histoire est encore remplie de subtilités qui lui donnent une saveur particulière et la rendent très plaisante à suivre. On appréciera de plus le ton résolument adulte de l’ensemble. En effet, Kikoushi Enma adopte un mélange entre érotisme et gore, qui personnellement me rappelle certains travaux de Yoshiaki Kawajiri (dans ma bouche c’est un immense compliment). Les histoires contées ne sont pas des plus joyeuses non plus, avec certaines scènes véritablement dérangeantes (comme celle de l’épisode 3 où une femme assassine son mari et tente de tuer sa fille, ce qui m'a rappelé une certaine actualité…). Les personnages principaux font retomber la pression, avec les quelques privates jokes qui vont bien. Mais mêmes eux seront confrontés à l’horreur à un moment ou à un autre.

Le style visuel de Kikoushi Enma est juste aux antipodes de Mera Mera, pour des raisons évidentes. En lieu et place des têtes kawaii en SD, les seins énormes et les onomatopées à l’écran, vous aurez un design rugueux, sombre, dans un style qui me rappelle un peu Satoshi Kon. La preuve la plus flagrante que ces deux animes bien que portant le même nom et racontant la même histoire sont en parfaite opposition stylistique.
On notera en plus une certaine recherche en terme de mise en scène, avec des plans larges, des travellings, ou encore des alternances très rapides de gros plans, pour renforcer la tourmente des personnages.
Ce tableau est quelque peu noirci d’une part par la faiblesse de l’animation (je n’ai jamais vu Brain Base briller sur ce terrain-là), et la sur-utilisation de 3D. Cela est particulièrement visible dans les deux derniers épisodes, puisque le manoir est presque entièrement rendu en numérique. Ceci dit, vous ne ferez pas dire que Kikoushi Enma est moche : le style bien sombre, la direction artistique générale font que l’on rentre vite dans l’univers. Cela est aussi permis par la musique, assez discrète, mais qui fait son travail au bon moment (avec utilisation d’instruments folkloriques japonais pour les amateurs). Toutefois, l’ending à base de rock était quand même un peu too much à mon goût.
Néanmoins je n’irais pas jusqu’à dire que Kikoushi Enma est un anime qui fait peur. Ni même qu’il angoisse. Mais il a le mérite d’essayer.


Comme je l’ai dit en introduction Kikoushi Enma fut une vraie expérience pour moi puisqu’il montre qu’en japanime on peut partir d’un point A et arriver au point Z en restant très bon des deux côtés. C’est un peu comme si on tentait de faire un film d’horreur avec du One Piece (et encore, Hosoda l’a presque fait), ou une série de genre avec du harem lycéen (enfin il y a bien eu des tentatives).
Il faut savoir que j’ai développé un attrait particulier pour les animes crus, violents, borderline, qui questionnent la moralité humaine. Je pense que ce sont ces animes qui font la réputation et l’intérêt de la japanime vis-à-vis du dessin animé en général.

Je retiens Kikoushi Enma comme un véritable film d’animation d’horreur, un milliard de fois plus réussi que les pseudos animes horrifiques servis aujourd’hui. Dommage qu’il se soit niché dans un coin aussi reclus de la japanime (franchement, allez parler de Go Nagai à un otaku de 2011), et qu'il soit aussi court.


Les plus
- Un vrai anime de suspense fantastique
- Thèmes durs, voire choquants
- Mise en scène étonnante
- Assez court pour ne pas lasser

Les moins
- A assez mal vieilli
- Pas de background

8/10

#Par beragon le 07/06/2008 à 15:26

"Minuit l'heure du crime" entonnerait Pierre Bellmare en racontant par le menu les exactions de notre duo. Car le tout comme de facon obscure et sombre introduisant de facon directe le coté mystérieux de notre duo antinomique.

Il s'agit d'un ensemble de quatre OAV exposant en partie les missions de deux agents un peu spéciaux. L'histoire tant par ses personnages principaux que par son exposé releve de la culture et du point de vue orientale et japonais. Les deux protagonistes, Yukihime, une princesse des neiges et un des juges de enfers (Enma) sont assistés par un Kappa. La facon dont ils traquent et jugent les affaires est totalement demarquées du point de vue occidental et chrétien et de nos notions de bien et de mal.

Leurs pérenigrations s'accompagnent de passage gore mais échouent à susicter l'horreur et le frisson. On suit avec un certain intérêt les trois premiers OAV mais sans accrocher totalement au duo car même si ils dégagaient un certain charisme en premier lieu, l'histoire ne parvient pas à l'exploiter et le développer. On n'accroche pas réellement aux personnages, on ne fait que les suivre.

C'est surtout valable avec Enma qui demeure trop mystérieux tandis que Yukihime laisse transparaitre quelques failles. La fin de la saga est d'ailleur étrange car le traitement de l'histoire change et use des poncifs de l'horreur. C'est dommage car il manque d'exploiter ce qui aurait pu être quelque chose de dantesque et plus intense, d'ailleurs, on n'obtient une lumière sur la personnalité et les sentiments d'Enma et Yukihime qu'à la toute fin. C'est probablement due au format assez court des OAV.

Une histoire moyenne sans réelle originalité, le fait que ce soit court n'incitera pas le spectateur à fuir. Elle vaut d'être vue si on en a le temps et l'occasion pour son approche différente de nos valeurs, Les OAV sont servis par une bonne réalisation même si certaines des incrustations 3D se révelent maladroites à la fin. Il n'y a pas de bande sonore à proprement parler dans cette anime et pas d'opening (ou mes OAV l'ont zappés). Bref une série B.

5/10