Les Mystérieuses Cités d'Or

Les Mystérieuses Cités d'Or

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Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Les Mystérieuses Cités d'Or
  • Editeur: AK Video, Gulli, Kazé

Doublage

Masako Nozawa (Esteban), Isao Sasaki (Mendosa), Junko Hori (Tao), Mami Koyama (Shia)

Synopsis

Trois jeunes enfants aux origines bien différentes vont se retrouver embarqués dans une incroyable aventure. Et en même temps qu'Esteban parcourra avec ses amis l'Amérique latine, nous découvrirons un continent, des peuples (les Incas et des Mayas) et l'héritage d'un peuple légendaire aujourd'hui disparu : le peuple de Mû.

Synopsis soumis par Afloplouf

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#Par Deluxe Fan le 21/02/2013 à 16:39

Les Mystérieuses Cités d’Or : Uncharted


Le XVIe siècle. Des quatre coins de l’Europe, de gigantesques voiliers partent à la conquête du Nouveau Monde. A bord de ces navires, des hommes avides de rêves, d’aventure et d’espace ; à la recherche de fortune. Qui n’a jamais rêvé de ces mondes souterrains, de ces mers lointaines peuplées de légendes ; ou d’une richesse soudaine qui se conquerrait au détour d’un chemin de la Cordillère des Andes ? Qui n’a jamais souhaité voir le Soleil souverain guider ses pas, au cœur du pays Inca, vers la richesse et l’histoire des Mystérieuses Cités d’Or ?

Je le concède, écrire aujourd’hui sur les Mystérieuses Cités d’Or relève moins de la critique que de l’archéologie, voire de la paléontologie. Mais j’ai une excuse ! La série culte des années 80 fait un retour en force en 2013 avec une nouvelle série actuellement en cours de diffusion. Cette nouvelle série étant 100% française, je n’aurais sans doute jamais l’occasion d’en parler sur AK : je me retrouve donc ici pour parler de ce qui reste une référence de la série animée d’aventure.

Vous le savez déjà, LMCO est un rare cas de collaboration franco-japonaise pour l’élaboration d’une série animée. Tout le travail créatif (histoire, personnages…) est français (même si la paternité réelle de l’œuvre vient un roman très librement adapté), tandis que la réalisation proprement dite est japonaise. S’il est inutile de s’étendre sur la popularité de la série en France, tout à fait considérable encore aujourd’hui, j'ai envie de rappeler ce qui fait l’intérêt de cet anime, au vu de ce que compte proposer sa suite trente ans plus tard.

Et le point qui fait tout l’intérêt des Mystérieuses Cités d’Or, il est en réalité tout simple : le contexte. La série raconte les aventures d’un jeune orphelin, Esteban, élevé dans un monastère de Barcelone en 1532. Celui-ci va partir sur les traces de son père en s’embarquant dans un bateau en partance pour le Pérou. Notre héros va faire la connaissance de nombreux personnages au fil de son aventure qui vont le mener ultimement vers la résolution de la plus grande légende du Nouveau Monde : les Mystérieuses Cités d’Or.
En situant ainsi l’action dans une époque aussi passionnante et riche que l’ère des Conquistadors, la série était déjà certaine de laisser sa marque. Mais loin de traiter le sujet de manière superficielle, le récit nous invite à traverser les lieux les plus incontournables de la région ; le Machu Picchu, les glyphes de Nasca, le lac Titicaca, la forêt Amazonienne, les ruines Mayas, etc. Le fait d’agrémenter chaque épisode d’un mini documentaire renforce cet aspect semi-éducatif tout à fait excellent ; les séries animées où l’on apprend des choses ne sont pas si nombreuses, finalement.

Mais LMCO n’est pas un guide touristique de 39 épisodes ; il s’agit d’une véritable aventure, avec ses moments forts et ses rebondissements. Son écriture est caractéristique des animes conçus pour les gosses : une succession de mini-arcs qui renouvellent sans cesse les enjeux, afin de ne jamais perdre le jeune spectateur qui n‘a pas besoin de se rappeler tous les évènements qui se sont déroulés depuis le départ pour comprendre. Toutefois, le rythme de la série est clairement feuilletonnant ; les cliffhangers sont nombreux et il est très difficile de terminer un épisode sans enchaîner la suite. Même aujourd’hui, LMCO est terriblement addictif.

La série n’est toutefois pas une réussite complète, certains arcs étant moins intéressants que d’autres, et certains personnages faisant preuve d’une réelle tendance à plomber le récit. Ma véritable frustration reste toutefois le dénouement de l’aventure, qui se résout trop rapidement, trop facilement, sur une séquence qui passe à côté de son potentiel. Comme si le but du voyage importait finalement moins que le voyage lui-même.

Parmi toutes les productions animées que j'ai pu voir, peu ont su aussi bien que LMCO saisir le sens du mot "aventure". Je n'hésite pas à le placer aux côtés d'un Laputa comme une référence du genre, à découvrir à tous âges et pour tous publics. Car LMCO ne vieillira jamais...


Les plus
- L’aventure, la vraie !
- Contexte particulièrement bien choisi et exploité
- Rythme soutenu, suspense et action au rendez-vous
- Moins naïf qu'il n'y paraît

Les moins
- Dernier arc frustrant
- Sancho
- Pedro


AU REVOIR. A BIENTÔT.

8/10

#Par enigma314 le 06/05/2012 à 20:38

Avant de découvrir grâce à Animé Kun Hanada shonen-shi, OAV Kenshin-Tsuioku Hen, Cowboy Bebop, Gankutsuou, Berserk, Shigurui, il y eut préalablement Gigi, Candy, Ulysse 31, Cobra, Versailles No Bara et les Mystérieuses Cités d'Or (et toute une liste d'etc trop longue à développer)

Un animé marquant que ces Mystérieuses Cités d'Or non pas par pur relent de nostalgie mais par la qualité de la fiction malgré quelques petits défauts. Récit initiatique d'un orphelin à la recherche de son père, le voyage commence dans le quartier gothique de Barcelone (toujours aussi beau de nos jours) et finit au sein de l'Amérique du Sud. Le contexte historique est l'Espagne du XVIème siècle alors à son apogée et sa confrontation avec le peuple Inca. L'opening français figure parmi les meilleurs de l'époque. Réécouter le thème récurrent de la série et réentendre le bon doublage feront frémir de joie les nostalgiques.

Réalisé il y a 30 ans, affirmer que le graphisme n'a pas vieilli serait mentir. Il reste regardable dans son ensemble mais n'égale pas les œuvres où les dessins demeurent impeccables malgré le passage du temps comme Samouraï Champloo, par exemple.

Esteban, personnage principal surnommé « le fils du soleil » car il aurait le don de faire apparaître l'astre de lumière bénéficie d'un chara-design simpliste. Ses cheveux sont de couleur naturelle et ses yeux sont juste des points. Normal puisque c'est un gamin, tout comme ses 2 autres compagnons Zia, la jeune Inca aux cheveux longs avec une robe orange et Tao, le plus bronzé des 3 drapé d'un poncho jaune géant. Il est le descendant du peuple de Mû, un empire légendaire plus avancée sur le plan technologique (même actuel).

Voir les Mystérieuses Cités d'Or, c'est se replonger dans la mentalité des 12-13 ans. A cet âge, les incohérences du scénario sont tout à fait plausibles. Les réactions du trio font même sourire parce qu'ils manquent de tact et de diplomatie. Néanmoins, ce trio complémentaire se montre irrésistible et attachant par sa spontanéité, sa franchise et son infini solidarité. Face à la cupidité des adultes uniquement assoiffés par la recherche de l'or, ces 3 enfants symbolisent la force de l'amitié. Ils feront preuve aussi de courage, d'audace et de générosité.

Or ce trio serait moins savoureux si les personnages adultes qui les entourent ne possédaient pas eux-mêmes leurs charmes. Mendoza est le plus ambigüe de tous et par conséquent est le plus intéressant. Ce navigateur hors pair aurait-il un double visage? Hum, à chacun d'en juger. Le duo comique est représenté par Pedro, le grand maigre à tête de singe et Sancho, le rondouillard peureux bègue. Leur chara-design est un peu plus travaillé mais s'agissant d'une production franco-japonaise-luxembourgeoise, on sent l'influence plus européenne dans leurs traits. Les méchants de l'histoire sont assez nombreux. Graduellement nous allons du méchant comique (Gaspard) au plus sournois (les Olmèques). Ces méchants sont pas assez tortueux et séduisants.

Insistons lourdement sur le fait que sans une touche fantastique, l'animé perdrait beaucoup de sa valeur. La découverte du vaisseau de guerre Solaris et du Grand Condor, l'avion en forme d'oiseau sont des points forts. Mû par la force du soleil, leur robotique s'agence très bien. Les Olmèques s'en sortent, quand à eux, avec leur machine volante aux nombreuses applications.

Rare sont les moments où on s'ennuie devant les 39 épisodes. La quête de mystérieuses cités d'or implique beaucoup de rebondissements surtout si on traverse la forêt amazonienne. Malgré leur disparition pour ne pas dire génocide, l'attrait pour les civilisations précolombiennes, Inca et Maya reste encore intacte. Leurs croyances, leurs structures sociales et leur avancée en astronomie sont toujours énigmatiques. Plus encore aujourd'hui par leur annonce de la fin d'UN monde (ou cycle) et non de la fin du monde.

Tout comme Esteban, Zia et Tao, il est temps pour chacun/e de monter à bord du Grand Condor pour aller découvrir ses mystérieuses cités d'or.

Hasta la vista Anime-Kun !

Le 16ème siècle ...
Des 4 coins de l'Europe,
De gigantesques voiliers partent à la conquête
Du Nouveau Monde.
A bord de ces navires, des hommes,
Avides de rêve, d'aventure et d'espace,
A la recherche de fortune.
Qui n'a jamais rêvé de ces mondes souterrains,
De ces mers lointaines peuplées de légendes,
Ou d'une richesse soudaine qui se concquérait
Au détour d'un chemin de la Cordillère des Andes.
Qui n'a jamais rêvé voir le soleil souverain
Guider ses pas au coeur du pays Inca
Vers la richesse et l'histoire
Des Mystérieuses Cités d'Or

Enfant du soleil
Tu parcours la terre, le ciel
Cherche ton chemin
C'est ta vie, c'est ton destin
Et le jour, la nuit
Avec tes 2 meilleurs amis
A bord du Grand Condor
Tu recherches les Cités d'or

Aaaaaa a aaa
Esteban, Zia
Tao, Les Cités d'or ( x 2)

Enfant du soleil
Ton destin est sans pareil
L'aventure t'appelle
N'attend pas et cours vers elle...

8/10

#Par Afloplouf le 15/05/2008 à 15:45

Quand on parle de la série animée "Les Mystérieuses Cités d'Or", que je raccourcirai en LMCO par la suite, il y a deux catégories de gens : d'un côté ceux qui comme moi l'ont vue dans leur enfance et pour lesquels la série est associée à tous ce qui il y a de nostalgie ou autre, et de l'autre ceux qui sont trop jeunes pour avoir vécus ça ou encore ceux qui étaient sur une autre planète jusqu'au milieu des années 90. Pour la suite du cours, comme il n'y a aucune raison d'en mettre sur la touche et de ne faire participer que les plus vieux, je diviserai la classe en deux : le groupe A ("aaah ah ah ah ah Esteban, Zia,... !" _ "Ne chantez pas trop fort dans le fond les redoublants !") et le groupe BHX19856-Z, qu'on simplifiera à "B" pour faire court, du nom de la planète où ils se trouvaient à cette époque.

LMCO est le fruit d'une collaboration entre la France et le Japon (avec un financement luxembourgeois pour partie). La partie graphique et l'animation ont été confiées aux nippons avec une supervision des européens sur le chara-design afin d'occidentaliser les visages et le mécha-design a aussi été revu par Bernard Deyries pour les couleurs. La musique est française à l'exception des génériques qui ont eu leurs propres versions au Japon. Le scénario quant à lui a été confié à Bernard Chalopin. LMCO a été rendu possible suite au succès de Ulysse 31 qui avait réuni les mêmes collaborateurs. Enfin, il faut savoir que si la série a connu un énorme succés d'abord en France puis en Europe avec de nombreuses rediffusions pendant au moins une douzaine d'années, à l'opposé, le succès au Japon a été beaucoup plus anecdotique, ce qui a rebuté la chaîne nippone NHK à co-produire une suite.

D'abord, avant de commenter les aspects purement techniques, il convient bien sûr de rappeler que la série a 25 ans. Il est évident qu'elle accuse son âge alors on évite de se moquer au premier rang les B sinon les A vont vous mettre sur la figure à la récré je vous préviens... Le dessin manque un peu de finesse mais les décors restent une qualité de l'anime. Ils s'inspirent directement de l'architecture Inca, Aztèque et Maya et sont autant une invitation au voyage. Le mecha-design est aussi étonnamment bon même si certains aspects futuristes font bien sûr sourire. Le chara-design est à mes yeux l'aspect qui a pris le plus gros coup de vieux. Le point le plus mauvais sont les yeux qui manquent de réalisme et d'expressivité par rapport aux productions nippones à la même date. L'animation a été confiée au Studio Pierrot, le même qui aujourd'hui est responsable des shonens à succès Naruto et Bleach (Oui, oui, n'ouvrez des yeux grands comme des soupières les B !). Il a fait ses premières armes sur LMCO et si, avec un regard actuel, on pourrait critiquer des passages parfois saccadés et quelques plans fixes, l'animation est d'une incroyable qualité et replacée dans le contexte de l'époque, c'est visuellement bluffant.

Un petit mot sur les musiques. Elles paraissent négligeables au premier abord, puis elles viennent à constituer l'un des points d'addiction de la série. Certes, elles ne sont pas spécialement originales et finalement assez peu variées. Elles sont essentiellement dans un registre de musique classique (cordes, percussions, cuivres, quelques voix a capella) mais deux éléments sortent du lot. D'abord, une utilisation assez importante des flûtes : une référence à la musique des pays où ils voyagent ? Dans tous les cas, c'est efficace et ça soutient aussi bien les défilés de paysages presque oniriques que l'émotion ou l'action. Ensuite, années 80 obligent, les sons de nature électronique, plus de l'orgue que du synthé d'ailleurs, sont de la partie. Ce genre de sonorités a tendance à me rebuter mais pour une fois, ici, ça passe assez bien et elles se mélangent étrangement bien avec les flûtes. La nostalgie est peut-être pour beaucoup là dedans. ("M'sieur, les élèves dans le fond chantonnent" _ "Tu m'étonnes !")
Quand on est dans le domaine de l'audio, un petit mot pour le doublage français. Il fait plus sourire qu'autre chose force est de l'avouer. Le plus marrant est bien la figuration avec ses "Olalà !" ("Oui, vous avez le droit de rire")

Enfin parlons un peu du scénario et de la narration. Le premier point qu'il faut rappeler, c'est que LMCO a été écrit pour être destiné aux enfants. De plus, il date des années 80 et le scénario est français. Ce qu'il faut comprendre, c'est que l'histoire a bien sûr une composante avec des simplifications, des raccourcis, qu'on regrettera. Mais, le scénario est plus riche qu'il n'y paraîtra au premier abord. Plusieurs choses : primo, chaque épisode est conclu par un reportage de quelques minutes en prise réelles aux vertus éducatives, principalement axé sur des aspects historiques ou géographiques directement dans la lignée de l'épisode lui-même. Cela peut paraître naïf dit comme cela mais c'est l'un des intérêts de la série.
Ensuite, les personnages, et notamment les adultes, ne sont pas si faciles que ça à cataloguer. Les "méchants" ne sont pas si simple que ça à saisir ou à juger. Mendoza est ainsi le personnage le plus intéressant dans une série animé destiné à la jeunesse qui m'ait été donné de voir. De même, les "boss finaux", les Olmèques, s'ils ont un chara-design qui ne laisse que peu de doutes sur leur camp, voient leurs raisons justifiés à la différence des espagnols en particulier et des européens en général qui sont traités de façon un peu plus sommaire. On ne peut pas dire que le manichéisme soit absent de LMCO mais il y a plus qu'une subtilité dans la morale.
Enfin, l'intérêt principal de cette série animée est bien l'invitation au voyage et à l'aventure. Si la narration est de facture classique, elle reste très efficace. Les rebondissements sont nombreux, parfois surprenants mais on ne s'ennuie un pas. Je regretterait juste quelques rares épisodes un peu bouche-trous comme par exemple le passage avec les amazones qui ne s'imposaient vraiment pas si ce n'est pour meubler.

Bon, je sais que la cloche vient de sonner mais je vous demanderai de rester assis quelques instants encore pour qu'on puisse conclure la leçon de choses. LMCO est certes une série animé pour enfants des années 80 mais il a plus de qualités qu'on veut bien lui accorder au premier abord. Les décors témoignent d'une époque où le dessin prenait le pas sur les images de synthèse. La narration, a priori un peu simple et sans originalité, cache en fait une vraie richesse dans l'écriture des personnages, notamment les "vilains".
Voilà, je vous remercie de votre attention et je vous donne rendez-vous dans la cour pour jouer aux billes .

8/10