Panty & Stocking with Garterbelt

Panty & Stocking with Garterbelt

Informations générales

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Plus d'informations

Doublage

Arisa Ogasawara (Panty), Mariya Ise (Stocking), Hiroyuki Yoshino (Briefs), Kouji Ishii (Garterbelt)

Notes

On trouve dans le cinquième volume DVD/BD japonais un épisode spécial intitulé Panty & Stocking in Sanitarybox

Synopsis

Bon nombre de fantômes ont élu domicile dans la ville de Daten City profitant de l'avidité des habitants. Du coup, le Paradis a envoyé deux de ses anges pour les combattre.
En réalité, la jeune fille blonde aimant le sexe répondant au prénom de Panty, et la petite brune aux cheveux longs typiquement "Gothic Lolita" nommée Stocking, ont été expulsées du Paradis pour mauvais comportement et doivent se racheter.

Synopsis soumis par emilie

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#Par AngelMJ le 13/12/2011 à 20:55

PSWG, dernière hystérie du studio GAINAX, est un anime assez surprenant dans sa catégorie. Dans le fond, il est beaucoup moins, mais développons...

GAINAX persiste et signe à faire des séries complètement barrées et politiquement incorrects. Du moins... d'un point de vue purement nippon. Car tout spectateur occidental que je suis n'a bien entendu pas pu ne pas penser à South Park en regardant les 13 épisodes qui composent la série. Et du coup... Disons que je pense que l'effet "choquant" de la série, très sans doute souhaité par GAINAX, n'a pas de véritable effet vu que cela ne semble pas si inédit pour moi.

Il est vrai, on a rarement vu une série nippone tant miser sur l'humour pipi/caca/sperme. De plus, les graphismes très Supers Nanas et Laboratoire de Dexter semblent peu disposés à exposer ce genre d'humour primaire. Pourtant, le résultat est très satisfaisants à ce niveau. GAINAX oblige, c'est très bien animé, bien pêchu et le spectateur s'en prend plein la face. Ajoutez à cela que la BO est vraiment soigné et certains morceaux, comme celui de la transformation/strip-tease, reste facilement en tête.

Alors quoi? Qu'est ce qui fait de PSWG une série si particulière et qui divise? Selon moi, comme je l'ai déjà dit plus haut, le "problème" de PSWG est que c'est un produit nippon dédié avant tout à un public nippon. Je n'ai en effet que très peu était interpellé par la déferlante d’obscénité de la série car, et c'est malheureux de le dire, ce n'est pas la première série qui s'en sert de fer de lance. Du coup, j'ai été bien plus interpellé par l'absence de scénario et de fil conducteur alors que, mine de rien, l'univers pouvait s'y prêter. En gros, je suis clairement passé à côté des objectifs de GAINAX, je pense.

Cela dit, face à tout le formatage auquel on a droit en animation japonaise, il faut bien avouer qu'une série comme PSWG souffle son petit vent de fraîcheur sur le secteur, même s'il a le parfum d'une flatulence bien chargée. C'est un beau doigt d'honneur au formalisme nippon, mais à lui uniquement.

6/10

#Par Femto / Project D le 18/09/2011 à 23:38

Panty & Stocking with Garterbelt est une série qui a le mérite d'être assez singulière dans le monde de la japanime. Singulière, car elle ose mettre en avant de façon humoristique des thèmes dignes de séries hentai, de manières très explicites dans une série grand public.

Cependant, même si la manière peut paraître provocante et sortir des sentiers battus au Japon, ce genre d'humour salace n'est pas si original que ça, loin de là. Dans l'animation US, le filon fût largement exploité avec le célébrissime South Park, dont P&S s'est même permis d'en reprendre le style graphique dans un épisode. Cette forme de parodie peut laisser sous-entendre une manière de justifier ce plagiat, qui sait, néanmoins j'y ai vu des similitudes pas très valorisantes. Le personnage appelé Chuck qui meurt dans quasiment tous les épisodes à la manière de Kenny, par exemple. Ou bien encore le pasteur Gater, qui m'évoque dans sa personnalité, M. Garrison et Chef.

Les premiers épisodes m'ont paru assez fades à cause de gags franchement redondants. Ce n'est qu'à partir de l'épisode cinq que j'ai commencé à avoir une once d'intérêt, grâce à un petit élan dramatique. S'ensuivit de l'épisode six, intégrateur de deux nouveaux personnages importants et rivaux principaux de nos deux héroïnes angéliques. Les démones dénommées Scanty et Kneesocks redonnent un second souffle à la série qui n'est pas négligeable. Leur apparition déclenche des batailles dantesques, qui en mettent clairement plein la vue.

Un autre point sauve cette œuvre, c'est la qualité de la bande-son essentiellement orientée électro, parfois rock. Plus qu'une bande-son, j'ai même eu carrément l'impression que cette série était un gros clip pour promouvoir sa musique.

...Oui, un gros clip et c'est là que ça fait mal. Pas de fil conducteur, un humour qui manque cruellement de subtilité et qui se répète, un chara design très moche (à peine plus beau que celui de South Park d'ailleurs). Bien sûr, il y a quelques moments qui sortent du lot, qui m'ont semblé bons, mais ils étaient loin de me faire rire à la manière du plus mauvais épisode "comique" de Gintama. Le pire dans tout ça, c'est que l'on a même droit à un demi-épisode récapitulatif, comme si une série de treize épisodes qui n'a aucune consistance scénaristique en avait l'utilité.

Je mettrais tout juste la moyenne pour cette série, sauvée in extrémis par une fabuleuse séquence de transformation issue du premier épisode. Sauvée aussi par Stocking, pour sa personnalité et son style loli goth que j'ai bien apprécié, et qui m'a paru plus intéressante que Panty, dont la seule raison d'être est de se faire ........

5/10

#Par orphée le 26/05/2011 à 21:01

Ma première vision de Panty and Stocking with Garterbelt ne c'est pas avérée concluante. J'avais trouvé l'humour des deux premiers épisodes lourd, ce qui m'avait conduit à avorter cette série. Toutefois, (le harcèlement) l'insistance d'un ami m'a incité à la revoir.

A premier abord, cette série est scandaleuse. L'humour est franchement lourd sur les deux premiers épisodes, et s'avère vraiment répétitif. On a l'impression de voir le même gag tout au long du demi-épisode. Cependant, arrivé à l'épisode 3, l'humour s'améliore nettement, pour atteindre son apogée à la fin de la série, avec les deux magiques derniers épisodes.

Concernant l'humour justement, il faut savoir que PSG est une série troll. Par opposition à la vague moe qui nous envahit, et en particulier aux ecchis qui n'osent pas assumer leurs penchants, PSG a choisit de nous offrir deux personnages "sales", et n'hésitent pas à briser les tabous (en particulier en faisant avoir de rapports sexuels fréquent à une des héroïnes). De plus, l'histoire ne tourne qu'autour de ce qui est considéré comme la débauche ou le sale dans notre société (le sexe, l'alcool, la matière fécale...).
Le côté troll se traduit également de nombreuses façon. Les principales étant:
*La fin (a vous d'en juger)
*Les affiches de début d'épisodes faisant référence à des films qui n'ont rien à voir avec ce qui va ce passer.
*Le thèmes des gags qui a eux seuls pourraient donner naissance au pire porno de tous les temps.
*Les résolutions, toujours inédites, et toujours supérieurement stupides.
En revanche, l'anime à beau être un troll, ils auraient (du) pu se permettre de le rendre réellement drôle, surtout qu'il y avait de la matière à ça. Les gags nous font sourire, mais on est loin d'atteindre un humour satyrique et noir à la "South Park" (à qui cet anime fait probablement référence à l'épisode 10 entre 11'25 et 11'35), ni un humour déjanté à la FLCL (du même studio), alors que les deux auraient largement eu lieu d'être.

L'animation est superbe. Certains plans nous transportent littéralement. Je pense en particulier aux scènes d'action, dans lesquelles la caméra suit une trajectoire anarchique, puis se met en vue subjective, défile entre les bâtiments, le tout avec une fluidité rare, et une vigueur rappelant l'excellent "Gurren Lagann" du même studio. Le chara-design choisit rappelle les cartoons américains dont l'anime est fortement et ouvertement inspiré. D'ailleurs, de nombreuses référence aux comics sont présent dans l'anime (utilisation des onomatopées tels que "boom" qui s'affichent à l'écran en suivant les personnages).

Les musiques sont d'une grande qualité. Entraînantes, de style rock, on a l'impression d'être au cour d'une course poursuite rien qu'en les écoutant.

Au niveau de la trame, l'anime est séparé en demi-épisodes. En conséquence, ça va très vite. Le point positif est que l'on a beaucoup de contenu à chaque épisode, et la compression rend les choses encore plus spectaculaires. Mais le gros point négatif inévitable se traduit par le fait que l'on se désintéresse de l'histoire, étant constamment plongé dans un univers différent, sans réelle transition, et chaque demi-épisode donne un goût d'inachevé.

Les personnages, à l'exception des trois éponymes, P S et G, sont malheureusement vides. Les personnages ennemis se résument à "Nous sommes de retour, pour vous jouer un mauvais tour", sauf que James n'est pas là et que la team Rocket est remplacée par deux démones écervelées et un boss au charisme d'un manche à balais. Le geek a les moyens d'être un personnage hilarant, mais son comportement se résume à nous donner envie de lui marcher dessus, tellement il est pathétique.

Au final, je dirais que cet anime est tiré d'une excellente idée, la réalisation est impeccable, et c'est délirant. Mais le manque d'humour réellement hilarant est un point plutôt décevant. Toutefois, cette série mérite largement une bonne note, pour sa spontanéité, sa réalisation, et ses bras d'honneur. J'étais parti pour y mettre 7, mais l'histoire de Garterbelt et la fin ont élevé la note.

8/10

#Par Myou-Miou le 08/05/2011 à 19:30

Alala, Panty & Stocking , LE phénomène de 2010

Je n'ai pas trop été surprise de la "vulgarité" et du style de cet anime ayant lu plusieurs critiques avant de me lancer !
Et je ne regrette pas, c'est absolument génial ! A la fin de la journée c'est un peu le "moment ou on oublie tout"
Il n'y a pas vraiment de scénario puisque chaque épisode est une histoire à lui seul et j'ai trouvé ça bien pour une fois, pas de prise de tête etc...
J'ai aussi vraiment aimé TOUS les épisodes ; j'ai pu voir que beaucoup de monde n'aimait pas l'épisode avec un seul plan fixe mais il est pourtant GENIAL !
Bon... le dessin n'est pas fantastique en soi mais il y a tellement de références, parodies etc... que ce n'est pas un mauvais point. L'animation va à 100 à l'heure et c'est parfois dur de suivre.
Les personnages sont complétement fous, j'ai vraiment adoré Garterbelt et Stocking.
Parlons de ce qui fâche : la fin.
Oui alors là, pas grand chose à dire c'est totalement... inattendue !
Panty & Stocking est totalement en dehors des animes habituels ; un peu l'anti-anime !
Mais c'est une grande bouffée d'air frais et rien que pour ça il FAUT le voir !

8/10

#Par Deluxe Fan le 06/03/2011 à 21:21

Panty & Stocking : du sucre ! Des épices ! Et un tas de bonnes choses !


Les forums d’amateurs de japanime sont régulièrement embouteillés de débats plus ou moins bien menés sur des thèmes fondamentaux tels que « qu’est qu’un anime ? », « qu’est ce que l’originalité ? » ou encore « comment juger un anime ? ».
Trois questions qui se ramènent à une seule : « qu’est-ce qu’un bon anime ? »
Mais à l’inverse de Kant, je ne vais pas écrire toute une philosophie sur la question, et simplement poser comme postulat qu’un bon anime, c’est un anime devant lequel on ne s’emmerde pas.

Alors, P&S est-il un bon anime ?
Un bon anime est donc un anime devant lequel on ne s’emmerde pas.
P&S est une série signée Gainax qui se construit comme une succession de courts épisodes, avec une direction artistique flashy, une animation de haut niveau, une musique ultra-dynamique, des personnages charismatiques, de nombreuses idées de mises en scène, un humour omniprésent et parfaitement décomplexé à tout niveau.
Je ne me suis pas emmerdé. En fait, j’ai adoré.
P&S est donc un très bon anime. CQFD.

Mais comme vous n’êtes peut-être pas tous d’éminents logiciens capables de voir la magnificence de ma dialectique parfaite, on va développer un petit peu.

Le meilleur mot pour qualifier P&S est « électrique », car cet anime est insaisissable, fugace, et aussi d’une intensité remarquable. Un condensé de plaisir animé, sublime et éphémère.
On aurait pu aussi parler d’anime « orgasmique ». Ça correspondrait bien mieux, d’ailleurs.

Considérer P&S comme n’importe quelle autre anime industriel serait une mauvaise interprétation de tous ces composants. L’intérêt de P&S réside d’ailleurs dans sa volonté de se démarquer de la masse. Impossible de traiter l’anime sans considérer cet aspect réactionnaire, qui transpire de partout. Je reconnais que c’est dommage car moi-même je n’aime pas faire de procès d’intention aux réalisateurs d’anime, mais en l’occurrence on ne peut pas passer à côté.
Cette volonté de faire « autre chose » se manifeste notamment par le style artistique et narratif qui pastiche les cartoons américains, du style de Powerpuff Girls et des animes de la Cartoon Network ; mais aussi dans cet humour scatologique, trash, outrancier, d’un goût objectivement douteux. Là où la japanime d’aujourd’hui se complait dans la superficialité, les clichés, l’apparence, et finit par tourner en rond sur elle-même, P&S choisit de donner un violent coup de pied dans la fourmilière. Peut-on parler d’un anime ambitieux ? Prétentieux ?

Pour moi, un anime prétentieux c’est un anime qui, par exemple, salope sa mise en scène pour faire croire que ce qu’il dit est plus intéressant qu’il n’y paraît (du genre de Baccano). Ce peut être aussi un anime qui va noyer le spectateur sous une tonne de dialogues, pour lui faire croire que décidément, si cet anime a autant de chose à dire, c’est qu’il doit être très intelligent, même s’il ne l’est pas particulièrement en réalité (Katanagatari, entre autres).
Même si ces animes sont objectivement bons, je ne peux pas les encadrer. Tout comme j’ai parfois du mal avec ces animes qui veulent frustrer le spectateur sous un fan-service à deux francs et qui ne finissent que par s’enfoncer dans leur propre bêtise.
P&S n’a rigoureusement rien à voir avec tout ça.

L’univers comme les personnages de P&S n’ont pas spécialement d’intérêt, c’est le projet, la démarche qu’il faut juger, et la façon dont elle a été mise en œuvre. Allons-y.


Panty et Stocking dont des anges, dont le mauvais comportement leur a valu d’être exilé du Paradis pour atterrir sur Terre, dans la ville de Daten City. Les deux sœurs seront hébergées dans la paroisse de Garterbelt, un prêtre bien dans son époque, c’est à dire aux mœurs bien peu catholiques. Pour espérer un jour bénéficier de nouveau de la grâce du Divin, elles devront débarrasser la ville des ses démons, matérialisés sous la forme de Ghosts se nourrissant des mauvais sentiments des hommes (et de caca). Malheureusement, nos deux anges sont des garces, Panty étant une nymphomane notoire, et Stocking une insolente petite peste. Si on rajoute que les armes sacrées de nos héroïnes se situent dans leurs culottes et leurs bas, on comprend tout de suite que l’univers est un joli prétexte à expérimentation, en plus d'un gros délire.

Ainsi à la manière d’Excel saga, classique de l’humour absurde japonais, P&S se veut une démonstration de tout ce qui peut ressortir d’un brainstorming trop alcoolisé chez Gainax. Cela se voit aussi dans le staff qui tourne à chaque épisode, afin d’éviter à tout prix la redondance inhérente à ce type de format. Et ça marche : aucun épisode ne ressemble à un autre. On aura droit à des épisodes de pure action (épisode 6-2), d’autres beaucoup plus calmes (comme le plan séquence de l’épisode 11-2), un autre dans un style ressemblant à celui de feu Satoshi Kon (5-2), une parodie de shôjô (9-2), et même un clip du groupe D Rock City parodiant une programmation de chaîne musicale (10-3). Un patchwork d’idées et d’influences, présentés dans ce format court qui interdit la lassitude, le tout avec une réalisation qui finit de convaincre.

En effet, P&S se targue d’une animation sans faille, d’un déluge de couleurs et d’onomatopées. Les combats de P&S sont jouissifs, abusés, dans le plus pur style Gainaxien de Gunbuster, TTGL ou FLCL. Le réalisateur, Imayashi Hiroyuki, est d’ailleurs celui qui nous a pondu ce trip sous acide qu’est Dead Leaves. On a même droit à des pures scènes d’esbroufe, comme celles où les ennemis explosent façon tokusatsu, ou encore la scène finale dans laquelle une femme géante en porte-jaretelle descend du ciel…

P&S n’a pas non plus à rougir de sa bande sonore qui, en contexte, est juste parfaite. Je ne vais pas rentrer dans des considérations de styles qui ne mèneraient nulle part. Mon avis est que la bonne OST d’anime est celle qui s’accorde avec le visuel et l’ambiance véhiculée, un point c’est tout. Le jazz est parfait dans Cowboy Bebop, le hip-hop est parfait dans Samurai Champloo, l’électro-pop est parfaite dans P&S. La musique est composée par des DJ, et elle est aussi variée que l’anime lui-même. On a des pistes dynamiques qui correspondent aux combats (« ♫ Beverly Hills Cock», « ♫ Fly Away»), des thèmes plus calmes (l’ending «♫ Fallen Angel », « ♫ Chocolat »), et des incongruités musicales, comme le fameux « ♫ Pantscada » qui mêle maracas et… cris d’extases féminins.

Enfin, P&S est une vraie déclaration d’amour au geek mondial, vu le nombre gigantesque de références, références qui pour une fois ne sont pas nippo-centrées. Avez-vous vu beaucoup d’animes qui vous parleront de Sex & the City, High School Musical, Lady Gaga ? Des références tantôt évidentes, tantôt subtiles (les AKB48, Ace Attorney), qui s’adresseront aussi bien au jeune kikoo qu’au nerd chevronné. Il suffit de voir ce clip de l’épisode 10-3 avec toutes ces pochettes de disque et autres hommages aux grands noms, récents ou moins, de la musique contemporaine anglo-saxonne. Une preuve de plus que P&S ne cherche pas à resservir les clichés japonais, mais à combler le fossé culturel pour montrer que les japonais ne connaissent pas que le moe, le nekketsu et la J-pop de merde.
P&S a même l’insolence de titiller l’otaku avec des scènes de fan-service assumées, comme la transformation des anges qui pourrait rappeler un magical-girl si il ne s’agissait pas de pole dance ; des références très ciblées comme les tentacules, le bondage, qui parleront aux amateurs d’ecchi. Toujours gratuites, inutiles donc indispensables, ces petits clins d’œil permettent au spectateur de se rapprocher du réalisateur, comme deux potes issus de la même culture qui se font plaisir, à la manière d’un Scott Pilgrim, Kick Ass, Sucker Punch et autres.

L’anime réussit même à imposer un embryon d’histoire, avec les sœurs démoniaques Scanty & Kneesocks, et le vilain Corset. Certains personnages secondaires auront aussi droit à leur moment de gloire, comme Garterbelt, Brief ou Chuck. Tous les personnages sont exploités, pas de jaloux. On se permet également d’approfondir la personnalité des deux anges, avec une Panty qui peut se révéler romantique sous ses aspects de pétasse, et une Stocking au caractère changeant… notamment dans le dernier épisode où… (:p)
Dans tous les cas ça ne vole jamais bien haut, ça ne se prend jamais au sérieux et c’est le règne du second degré. Mais c’est bien réalisé, ça ne cherche pas à péter plus haut que son cul, ça ne fait aucun compromis. Ce sont sûrement ces éléments qui rendent P&S indubitablement sympathique.


Comme j’espère vous l’avoir montré, il n’y a rien à jeter dans P&S. Chaque épisode transpire la passion et le travail bien fait. Il faudrait (et il y aura) des études poussées sur cet anime, son positionnement dans la sphère japanime, ses influences. Il est néanmoins sûr que l’absence d’un second niveau de lecture, en dehors de la parodie permanente, empêche de voir P&S comme autre chose qu’un coup d’éclat, une étincelle de délire et un grand bol d’air frais bienvenu.
« Les goûts et les couleurs », « ne plaira pas à tout le monde », ce sont des bullshit servies par ceux qui ne veulent pas se mouiller. Moi j’en ai entre les jambes et j’asserte que P&S est un bon anime, qui en dépit des apparences, sait très bien où il va et ce qu’il fait. Fruit de l'expérience et de la générosité de ces créateurs, P&S est un produit qui se savoure dans l’instant ; comme lorsque l’on passe un moment chaud dans un jeu vidéo, ou que l’on déguste un plat délicieux au cours d’un repas. C’était court, mais qu’est-ce que c’était bon.


Les plus
- Un anime qui transpire la passion
- Humour politiquement incorrect
- Cette musique, putain !
- Mise en scène variée, inventive, maîtrisée
- des références à ne plus savoir qu'en faire

Les moins
- L'humour de caniveau peut diviser

8/10

#Par Kyoshi le 06/03/2011 à 15:21

Lorsque l'on est sur la fiche AK de Panty & Stocking with Garterbelt, l'encadré 'Shopping sur Amazon', en bas à gauche, nous propose le volume DVD n°4 d'Ikkitousen. Cependant, quand on compare la (splendide) Kan'u Unchou à ma gauche et Panty et Stocking à droite...on remarque qu'il n'y a aucune similitude. Alors pourquoi AK voit-il une identité entre ces deux séries, visuellement aussi éloignées l'une de l'autre que possible ? La réponse est probablement que si on avait dessiné P&S dans le même style qu'Ikkitousen, c'est à dire relativement réaliste, si l'on oublie les proportions des jeunes filles (qui constituent le peu d'intérêt que peut avoir la série), les similitudes entre les deux seraient claires. Ou plutôt, Panty & Stocking with Garterbelt serait infiniment plus obscène que quelconque histoire de nymphettes de combat traditionnelle.

Ils se sont lâchés. Complètement. Tout y passe, que ça soit sexuel ou scatologique. Et du coup, tout l'humour de la série tourne autour de cette tonalité-là. Les soldats de sperme attaquent le Mont Pubien, un fantôme recouvre la ville d'excréments...et j'en passe les plus belles. L'humour tourne le plus souvent autour de l'absurdité des choses qu'on nous montre, ou sinon tout simplement de l'échelle même de ce qui se passe...le dernier épisode est assez violent dans ce genre-là. Dans un bon nombre de séries humoristiques, l'humour dit 'sale' revient assez souvent (je pense à Gintama, entre autres). Le truc, c'est que très peu ne nous donnent presque QUE ça. C'est le cas de Panty & Stocking. Alors, c'est sûr que certains adorent ça. Il y en aura toujours pour être pliés en quatre par un enchaînement ininterrompu de blagues plus crades les unes que les autres. Je n'ai pas été dégoûté, loin de là. Si l'on l'est, ce qu'on a pris la série au premier degré et on a plus qu'à aller se pendre. Le truc, c'est que ce n'est pas drôle. Ça va bien au début, un peu, mais trop, c'est trop. Et juste, on en a marre, au bout d'un moment. Je suis loin d'être prude, mais humour pipi-caca, c'est gentil, mais ça ne me fait plus rire. De ce côté-là, j'ai trouvé la dernière création de la Gainax un fiasco monumental. A mon avis l'intérêt de la série n'est pas là.

L'idée générale que l'on trouve sur le net sur P&S, c'est que la série est un doigt d'honneur à toutes les productions récentes, qui jouent le jeu de la sécurité et s'adressent avant tout à un public d'otaku qui achèteront nécessairement les produits dérivés assureront les revenus du studio. C'est ainsi qu'on se retrouve avec des animes relativement vides d'intérêt, comme Infinite Stratos ou Ore no Imouto. Donc, la Gainax a décidé de faire tout différemment. Alors que les traits du visages s'affinent de plus en plus, que les décors ont chaque fois plus de détails, P&S nous ramène vers un style cartoon, sans précision aucune. Alors que les proportions des jeunes filles présentées sont toujours plus extravagantes, il n'y a le plus souvent rien d'ecchi dans les représentations de Panty et Stocking. Alors que les productions récentes s'auto-censurent et se retiennent de devenir trop obscènes, P&S se lâche, nous donnant des enchaînements de vulgarités digne du Français dans The Matrix Reloaded, et Panty est montrée à de nombreuses reprises en train de profiter des joies de la vie avec un jeune mâle, blond et musclé (complet avec bruitages et tout).

Je pense donc que je ne me fourvoie pas si je dis que P&S se moque assez violemment de toutes ces séries 'lâches' qu'on nous pond ces temps-ci. De toute façon, ça a déjà été dit, tout le monde le sait, et je ne révolutionne pas le monde en écrivant ça. Là où je ne suis moins d'accord, c'est concernant la soi-disant prise de risque de P&S, par rapport à d'autres productions. Ce que j'appelle une prise de risque, moi, c'est une oeuvre du genre The Tatami Galaxy. Le moe se retrouve à travers le personnage de Stocking, le charisme et la badasserie (vous m'excuserez le terme) avec Panty. L'ecchi est finalement loin d'être absent de la série, nous donnant un bon nombre de scènes dans lesquelles nos deux héroïnes retrouvent des proportions normales, ce qui est loin de déplaire aux spectateurs, d'autant plus que ces scènes sont visuellement très soignées. Il y a donc assez d'éléments pour plaire à une immense majorité de personnes, et ce sont les mêmes que les séries que P&S méprise.

La où on est plus surpris, par contre, c'est au sujet du l'identité visuelle, et des références en général présentes dans la série. Pour tout dire, on croirait quelque chose Made in America. Les titres des épisodes font références à films américains, les panneaux sont écrits en anglais, Panty et Stocking n'ont que fuck à la bouche et SURTOUT, les graphismes sont dans la pure tradition cartoonienne, rappelant un peu les Powerpuff Girls. En fait, je me demande si on pourrait faire un anime plus éloigné du Japon... Gainax ont changé à faire quelque de complètement différent de ce à quoi on est habitué, et au lieu de créer leur propre style, ils sont allés chercher leur inspiration ailleurs. Le problème, c'est que moi, j'aime bien ce côté japonais propre aux animes. C'est en regardant P&S que j'ai remarqué à quel point j'étais attaché aux dialogues sur l'honneur et l'amitié, à la naïveté des personnages et à la fraîcheur propre à beaucoup d'animes traditionnels. Ici, rien de tout ça. Panty est une p*te désillusionnée, Stocking une gothique jusqu'au plus profond de son âme. Autant, les blagues à moitié ecchi sur les petites culottes ne m'ont pas manqué, autant l'absence des décors superbes et de la précision du trait s'est fait sentir. Et pas qu'un peu. Je ne supporte pas le design de la ville, les couleurs utilisées, ce crétin de chien vert insupportable qui se fait démolir la tête systématiquement, le fait qu'il se fait tout le temps exploser, le design des monstres, et j'en passe... Je regarde des animes pour regarder des animes, pas des cartoons. D'un autre côté, c'est juste moi, ça. Je dois être le seul au monde à détester les cartoons, hein. J'ai plus qu'à prendre la corde que me proposait un membre du forum...
Dans P&S, la Gainax a rejeté toute la pourriture qui gangrenait l'animation récente, mais en a profité pour jeter l'aspect graphique qui ne cesse de s'améliorer pour privilégier la mocheté de l'animation américaine. De mon côté, c'est pas passé. Après, c'est nécessaire pour ce moquer de l'ecchi sans trop en intégrer dans la série, mais mon ordre des priorités est différent. La forme passe avant tout les messages qu'on pourrait intégrer dans le fond. Si c'est insupportable à regarder, je n'aurai même pas envie de me casser là tête à chercher un sens plus enfoui.

Bon, ça, c'était pour les doléances personnelles. Je ne pouvais pas m'empêcher de les mettre, parce qu'un bonne partie des raisons pour lesquelles mon bilan sur P&S est mitigé bien de préférences que je suis le seul à entretenir. Le problème, c'est que s'il n'y avait que ça, P&S tiendrait encore largement la route, étant donné que je suis prêt à être un minimum ouvert d'esprit. Pour tout dire, le fond de la série est aussi vide que le crâne de Panty ou le caleçon de Brief. Premier épisode, deux monstres. Deuxième épisode, deux monstres, troisième épisode, deux monstres...vous avez compris le refrain. Chaque semaine, on a nos deux Monsters of the Week, qui se font latter aussi facilement que Chuck. C'est une blague, hein ? La Grande Gainax ne serait pas capable de nous pondre un scénario d'une facilité aussi dégoûtante, quand même. La grande question, c'est est-ce qu'on peut vraiment qualifier ça de scénario ?. C'est une suite d'historiettes, avec peu de rapport les unes avec les autres. Autrement dit, il ne se passe rien. Enfin, il se passe plus de choses que dans Aria, mais il ne se passe rien. Au vu du succès de Samurai Champloo, on dirait que ça ne pose pas trop de problèmes, quand il n'y a pas de scénario. MOI, J'AIME PAS ÇA ! En gros, c'est vide. Il n'y a pas d'histoire.
On essaye de pallier ça tant bien que mal, avec le même cache-misère que beaucoup d'autres animes : les personnages. Il faut noter que les deux anges sont aussi vides l'une que l'autre. Aucun développement, très peu d'évolution. On dirait bel et bien que la Grande Gainax n'a pas voulu se fatiguer. Donc, on joue sur des caractéristiques qui sont beaucoup plkus faciles à intégrer chez un personnage. Stocking a finalement un caractère très moe, et ça marche, puisqu'on s'y attache très vite. De son côté, Panty avec son côté vulgaire n'est pas mal non plus. Quoi qu'il en soit, les deux sont vraiment plutôt charismatiques lors des combats, même si ce n'est pas hypnotisant non plus. Panty m'a presque fait penser à Revy par moments, avec ses "Fuck!" et ses deux flingues. Allez-y, moquez-vous de moi, on reprend après...
Le problème, quand les personnages sont vides et le scénario aussi, on peine à rentrer réellement dans l'anime. Il y a deux épisodes plutôt bons qui explorent Panty et Stocking plus en détail, mais ce n'est pas assez pour permettre un développement plus sérieux. Presque chaque épisode est basé sur le même schéma, et c'est souvent que l'on sait déjà ce qui va se passer avant même de l'avoir vu. Moi, je trouve ça triste, pour ne pas dire nul. De même quand on n'arrive pas à rentrer dans l'histoire et à vraiment s'attacher aux personnages, les combats perdent leur intérêt et on regarde avec moins d'assiduité les scènes d'action. On est alors frappé du syndrome Gurren Lagann, dont les symptômes sont caractérisés (chez moi) par un ennui profond devant les combats, menant à des bâillements multiples. Vous m'excuserez, mais quand on s'ennuie devant les combats et les scènes d'action, c'est qu'il y a un défaut au niveau fondamental. Défaut dont je n'ai pas l'intention ni l'envie de pardonner.

L'épisode 6 apporte un vent de fraicheur parmi les montagnes de sperme grâce à de nouveaux personnages qui sont plutôt intéressantes, de par le fait qu'elle sont l'opposé complet des héroïnes. Elles sont d'ailleurs beaucoup plus morales que les deux anges, paradoxalement. A partir de ce moment-là, la fréquence des bons épisodes augmente, certains étant très appréciables (bien que je sois resté de marbre quant à l'humour...). J'ai quand même envie d'évoquer un épisode en particulier qui non seulement est bourré de références que j'adore, mais est excellent sur tous les plans, présentant un concert de rock avec les personnages principaux en tant qu'artistes.

♫ Anarchyyyyy, everyone wants to be me...♪

La deuxième moitié de la série est assez clairement meilleure que la première, à l'inverse de Gurren Lagann. Il n'y a toujours pas de scénario, mais le schéma du Monster of the Week s'efface un peu, ce qui est vraiment bienvenu. C'est ainsi que quand la fin est enfin arrivée, ça me surpris d'être triste de laisser derrière moi les deux héroïnes. P&S n'est finalement pas une série que j'aurai vu de manière complètement apathique, surtout grâce aux 3-4 avant-derniers épisodes. Quand je pense encore à un anime après l'avoir fini, quand je regrette de l'avoir terminé, il remonte un peu dans mon estime.
La dernière production en date de la Gainax est par contre très, très satisfaisante au niveau de l'animation et de la bande-son. Pour ce qui est de l'animation, je ne pense pas me fourvoyer quand je dis que c'est ce qu'on a vu de mieux depuis Full Metal Alchemist : Brotherhood. C'est incroyablement dynamique (en pleine opposition avec la mollesse de tant d'autres animes) et très fluide. L'OST délaisse le classique pour nous servir de la pop et de l'électro. Je le crie haut et fort, en temps normal, je hais ce genre de son. Du plus profond de mon âme. Mais dans de le cas de cette BO, ça colle très bien, et ça contribue au dynamisme de l'anime. P&S a en effet un punch qu'on retrouve dans très peu d'autre productions, comme Gurren Lagann (made in Gainax aussi, de toute façon...). C'est une qualité de prime importance et qui rend P&S encore un peu plus spéciale qu'elle ne l'était déjà.

Je ne suis pas prêt à pardonner les trop nombreux défauts de cet anime, malgré que de nombreux aspects m'ont plu. Quand je regardais les premiers épisodes, je me disais que j'allais finir la série exprès pour la démolir plus tard. A raison : j'ai trouvé la première moitié tout simplement médiocre. Heureusement, donc, que ça s'améliore par la suite. Par contre, l'humour n'est pas en fin de compte ce qui m'a fait accrocher à la série, mais tout simplement le dynamisme, l'ambiance, et surtout les personnages. (Ne mentionnons surtout pas les scènes de transformation, hein...)
Finalement, j'arrive assez mal à cadrer ce qui m'a plu, alors que ce que j'ai détesté est assez clair dans mon esprit. Si le style cartoon ne vous dérange pas, si vous n'accordez pas trop d'importance au scénario, foncez. Sinon, allez-y plus doucement, parce que ça risque d'être insupportable, sinon.

6/10

#Par Elry le 01/03/2011 à 17:35

Aaah, Panty & Stocking with Garterbelt, comme j'aurais aimé t'adorer!

Je ne vais pas te faire le coup du "c'est pas toi, c'est moi". Au début, c'était jouissif. Le premier épisode m'a séduite, avec des filles complètement délurées, un humour décalé, une animation impeccable, une musique géniale et des graphismes qui apportent un peu de fraîcheur dans le monde de l'animation.

Mais tu sais ce que c'est, ça commence sur les chapeaux de roue et puis la routine s'installe. Quelques épisodes inachevés, d'autres franchement ennuyeux, un scénario qui tourne en rond et là, je continuais à te suivre sans l'enthousiasme des premiers jours. Puis vint l'épisode six.

Le premier durant plus de dix minutes, un bijou d'animation et l'introduction de nouveaux personnages, l'espoir m'était à nouveau permis! Si tu savais, à chaque épisode, j'espérais voir un scénario poindre. Ou au moins une élaboration psychologique des personnages. Mais non.

Je peux comprendre que tu ne sois pas fait pour de longues discussions sur le sens de la vie autour d'une tasse de café. Mais tout de même, même les cartoons auxquels tu fais référence par ton style graphique prennent le temps de se construire! Certes, en treize épisodes, ce n'était pas facile. Peut-être as-tu souffert de ton ambition.

D'ailleurs, j'ai remarqué que tu étais bourré de clins d'oeil à d'autres animes et cartoons (Chuck et son ennemi étant les copies conformes des petites bestioles d'Invader Zim) mais tout le monde ne peut pas saisir toutes les références! Du coup, beaucoup de ce qui faisait ta richesse me passait complètement au-dessus, je n'ai pas pu t'apprécier complètement. Comme si cela ne suffisait pas, ton humour décalé du début est devenu lassant et lourd en s'axant trop souvent sur les blagues "à la Jean-Marie Bigard". Pas que je sois prude, mais admets qu'au bout d'un moment, ce soit plus énervant qu'amusant.

Mais bon, j'ai tout de même poursuivi un bout de chemin avec toi. Malheureusement, après l'épisode six, tu es retombé dans tes vieux travers, tu étais vraiment inégal d'un épisode à l'autre. Et puis, à la fin, tu t'es rappelé ce que c'était qu'un scénario et tu as bricolé un dernier épisode qui m'a vraiment laissée perplexe.

Je suis dure avec toi. Tu as quand même réussi à accorder un bel épisode pour Panty et un pour Stocking et parfois, tu arrivais à montrer que tu savais aller plus en profondeur. Seulement voilà, après un bel avant-dernier épisode, un dernier épisode étonnant, tu m'as perdue sur le sprint final des cinq dernières minutes.

Et le pire c'est que si tu fais une deuxième saison, j'y jetterai un oeil.


En conclusion: Panty & Stocking with Garterbelt est sans doute un des animes les plus originaux de l'année 2010. L'animation et la musique sont vraiment très bonnes, dommage qu'il ait eu tendance à être trop expérimental, trop ambitieux ou trop orgueilleux, sacrifiant au passage scénario et personnages.

Je mets néanmoins un 6, les qualités indéniables de cet anime ne méritant pas une note en dessous de la moyenne, même si je n'ai pas adhéré complètement.

6/10

#Par daisuke01 le 10/02/2011 à 18:42

Alors que dire de cette série trash par exellence, les auteurs doivent avoir aussi débordante que vicieuse. L'aspect graphique est du style bon enfant alors que la trame de cette animé est tous le contraire, alors présentons les deux héroines , il y en a une qui s'appelle stocking qui aime les sucrerie et aussi reprendre sa soeur qui elle ... ouf, aller j'y vais, aime faire l'amour avec tous les mecs qui passe dans les rues de daten dity ( leur ville)!

Des anges? On dirait pas, c'est le premier mot qui vous viendra à l'esprit et quasiment toutes la série, a part les quelques rares actions de bonnes volontés qu'elle font, le reste c'est en totale désacord avec les charactéristiques d'un ange qui se respecte.
On peut s'ennnuyer? Non impossible dans cette série, vous aurez une barre de rire indéfinissable en la visionnant, on ne peut jamais prévoir ce qui va ce passer, vue que tous part dans tous les sens.
Les épisodes ne se ressemble jamais, et les méchants sont tous plus horrible les uns que les autres, surtout sans suspens celui du début, enfin pour moi.

Les musiques et bruitages sont d'une exellence que ont se demande comment sont il arriver à faire tous ca au montage.
J'ai surtout aimer la musique de fin de l'épisode 10 ( je crois), qui est sublime, avec les animations qui va avec.


Bref une série trash mais pas que, l'animation c'est du haut niveau.

9/10

#Par Nakei1024 le 30/12/2010 à 13:11

Au fil des années, Gainax ne cesse de surprendre son public (en bien ou en mal), avec ses productions plus ou moins expérimentales qui semblent tout droit sorties de l’imagination délirante d’un savant fou, mélangeant sans complexe les genres les plus incompatibles dès que l’occasion se présente.

P&S est le digne petit nouveau de cette tradition d’animes produits sous acides, à une période où la plupart des studios limitent les prises de risques et se tournent vers les « valeurs sûres »… Comme on a pu le lire sur bien des forums et sites spécialisés, il s’agit véritablement d’un gros FUCK adressé à toutes les productions timorées distillant leur jus de navet auprès d’un public de lopettes bien pensantes, incapables d’admettre leurs penchants légèrement déviants à cause d’un fan service qui s’autocensure. La preuve s’il en est besoin que même en cette période de vaches maigres alimentée de productions médiocres, le calme et l’ordre sont loin d’être retombés sur le petit monde de la japanimation et que certains studios savent encore nous enflammer sans hésiter à prendre des risques que d’autres estimeraient comme inconsidérés.

Jugez plutôt, un graphisme digne des « Super nanas » aux couleurs criardes avec une animation et un chara-design qui se moquent pas mal du réalisme dans les mouvement et les proportions des personnages et de l’architecture, le tout sous une musique assez disco. Un humour gras et nettement en dessous de la ceinture ponctué d’insultes et de séquences à faire frémir même le plus ouvert des religieux : entre les explosions et projections de fluides corporels (excréments et sperme en première ligne), les différents personnages qui s’envoient en l’air et les sous-vêtements qui volent à la moindre occasions, il y a de quoi perdre son latin.

Parlons justement des personnages, à commencer par les deux anges. L’une est une véritable sa…e (elle le dit elle-même) qui passe son temps à se faire prendre par tous les beaux mecs qu’elle peut croiser, le tout dans une véritable orgie de sexe et d’orgasmes. La seconde n’est pas moins garce et il vaut mieux ne pas se fier à son apparence plus « sage » (gothique jusqu’au fond des yeux) et son attrait immodéré pour les sucreries, les coups dans le dos et commentaires insultants sont sa spécialité. Bien entendu, pour rappeler à l’ordre ces 2 demoiselles, il faut un homme de terrain. Et c’est là qu’intervient Garterbelt, prêtre afro à la coupe démesurée, plein de ressources et de surprises, beaucoup moins en odeur de sainteté que son statut pourrait le laisser croire, puisqu’il cache sous sa tunique tout une panoplie de tenues et d’articles SM, n’hésite pas à fricoter avec les organisations maffieuses et porte un attrait particulier aux jeunes adolescents, comme le découvrira à ses dépends le lycéen Brief (geek boy pour les intimes). Véritable parodie d’otaku/geek, celui-ci parvient dans la douleur à lier une relation privilégiée avec les deux sœurs (notamment Panty) en jouant presque systématiquement le rôle de souffre-douleur, punshing-ball ou bouclier humain. Pourtant, malgré son look ridicule (Ghostbuster en force) et son physique ingrat, lui aussi ne manque pas de ressources et n’hésitera pas à se mettre dans des situations périlleuses pour se rendre utile et remonter dans l’estime de la femme de son cœur.
Bien entendu, dans tout scénario de ce genre il faut des adversaires remarquables, et si les fantômes sont du menu fretin pour deux anges aguerries, qui ont tôt fait de disparaître sous les coups des armes bénies (bizarre quand on sait où elles traînent) dans une explosion façon sentaï old-school, très vite apparaissent 2 sœurs démoniaques qui sont leur pendant négatif.
Enfin négatif, c’est une question qui se pose. Même si elles sont de couleur rouge sang, avec des coiffures fluorées, possèdent des cornes et une dentition digne de Dracula, force est de constater qu’elles sont bien mieux élevées, plus fréquentables et mûres que leurs homologues. Pour autant, leur transformation ne manque pas de charme et l’on regrette presque de ne pouvoir y assister plus fréquemment. En clair, si Panty et Stocking tiennent le rôle des bad-girls adolescentes et filles faciles qui couchent pour un oui ou un non, les deux démones seraient plus dans le trip femmes fatales matures, inaccessibles et légèrement frigides… tous les fantasmes des hommes réunis avec fracas dans un même anime quoi.

Pour conclure, P&S est une production totalement débridée qui ne plaira sûrement pas à tout le monde, à regarder au 36ème degré, sous peine d’être rebuté par sa vulgarité extrême, ses séquences particulièrement trash et sa réalisation tellement colorée que ça en devient gerbant si on en abuse. L’anime accuse aussi quelques passages vides beaucoup moins inspirés sur certains épisodes. A côté de ça, on saluera un rythme toujours soutenu avec peu de temps morts mais totalement irrégulier pour mieux accrocher le spectateur et ne pas basculer dans l’ennui d’une mise en scène prévisible et quelques séquence particulièrement inspirée: les transformations, les parodies et surtout un clip rock reprenant à son compte les albums des groupes les plus mythiques de ces dernières décennies.
Ne serait-ce que pour l’expérience visuelle et sonore, voilà un anime que je conseille évidemment à tout fan d’animation japonaise. Il est préférable d’essayer de passer le cap des premiers épisodes à l’intérêt plutôt inégal car par la suite, c’est du tout bon (question de goût, bien entendu).
Gainax frappe une nouvelle fois très fort, quitte à bousculer nos habitudes et prendre le risque de se brûler les ailes en perdant toute crédibilité avec cette audacieuse production. J’espère sincèrement que le succès sera au rendez-vous et qu’une saison deux sortira prochainement.

8/10

#Par Kusanagi-San le 26/12/2010 à 19:57

La première chose que l'on constate en regardant Panty and Stocking, c'est l'aspect graphique qui fait tout de suite pensé à un animé américain assez connu : Super Nana. Cela a d'ailleurs entrainé une petite polémique sur le net puisque bon nombre de fan d'animé japonais ont crié au scandale estimant qu'un animé japonais ne devait pas adopter un tel style (allez savoir pourquoi).

Puis on commence à regarder la série et on se rend très vite compte que l'aspect graphique est en total décalage avec les personnages et l'univers de la série. Panty et Stocking est un animé assez trash.

Panty est un ange qui n'a que le mot sexe à l'esprit et Stocking est un ange qui n'a que le mot sucrerie à l'esprit. Garterbelt quand à lui est un prête adepte du SM et des jeunes garçons et Chuck....bah c'est Chuck. On a donc tout le long des épisodes, Panty qui couche avec la première personne qu'elle croise et Stocking qui mange tout ce qui comporte du sucre. On est très loin de l'image habituelle des anges. En fait, on pourrait plutôt les décrire comme des démons.


On suit donc l'aventure de cette drôle d'équipe au fil des épisodes. Ces épisodes sont découpés en deux sous épisodes de 13 minutes. Du moins la plupart du temps car les épisodes réellement important durent 26 minutes.

Au fil des visionnages, on se rend compte très vite que l'une des volontés des auteurs, c'est d'essayé de casser le rythme de la série pour éviter qu'elle ne soit monotone. Pour ça, on a donc le doit à des épisodes assez originaux. Un épisode pourra très bien avoir un style graphique totalement différent des précédents adoptant une approche très réaliste. Un autre épisode n'aura qu'un seul plan fixe pour son déroulement. Ou tout simplement, on aura le droit à un épisode se concentrant sur Chuck se drôle d'animal de compagnie qui ne parle pas (enfin si, il dit "Chuuuuuuccccckk" ). Les auteurs osent, ils osent des mises en scènes risquées mais originales.


Même si les épisodes sont assez trash dans la forme (crotte de nez, merde, sm, sexe et j'en passe et des meilleurs), le fond est lui plus sérieux et se révèle assez critique de la société actuelle. Ainsi, les ennemis de Panty et Stocking sont les soeurs démones qui au contraire de nos heroines sont extrêmement disciplinées. "Rururururu" (Règles) est leur motto. C'est un des aspects qui est le plus souvent mis en avant dans l'animé : Les règles sont faites pour être violés. Soyons libre. Plus spécifiquement, la société japonaise est également assez critiquée notamment dans un épisode entièrement consacré à cette dernière et plus particulièrement à son monde du travail. D'autres thèmes sont abordés notamment concernant la société de consommation.


Panty et Stocking peut donc se résumer en quelques mots :

Décaler
Original
Trash sur la forme
Plus sérieux dans le fond

Les auteurs n'ont pas eu froid aux yeux et se sont amusés à casser les codes et les idées préconçus. Pour ces raisons, cette série mérite un bon 8.

8/10