RahXephon

RahXephon

Informations générales

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Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: RahXephon
  • Editeur: Dybex

Doublage

Aya Hisakawa (Shitow Haruka), Hiro Shimono (Kamina Ayato), Houko Kuwashima (Kisaragi Quon), Atsuko Tanaka (Nanamori Sayoko), Ayako Kawasumi (Shitow Megumi), Chikao Ohtsuka (Rikudoh Shougo), Fumiko Orikasa (Hotaru Kim), Hirofumi Nojima (Torigai Mamoru), Houchu Ohtsuka (Kuki Masayoshi), Ichiko Hashimoto (Kamina Maya), Iemasa Kayumi (Von Bähbem Ernst), Jouji Nakata (Kunugi Jin), Katsuhiro Harasawa (Yomoda Youhei), Katsunosuke Hori (Futagami Johji), Kenji Utsumi (Watari Shirow), Kouki Miyata (Yagumo Souichi), Maaya Sakamoto (Mishima Reika), Mako Hyoudou (Bähbem Helena), Mitsuru Miyamoto (Kisaragi Itsuki), Toshihiko Seki (Isshiki Makoto), Yumi Kakazu (Asahina Hiroko), Yuu Asakawa (Miwa Shinobu), Yuu Sugimoto (Hadhiyat Elvy)

Synopsis

Kamina Ayato est un jeune lycéen sans histoire, vivant à Tokyo. Alors qu'il est dans le tramway en compagnie de deux amis, une violente secousse se fait ressentir : Tokyo est attaqué. Mais pour contrer les avions de chasse, la défense de Tokyo, en état d'alerte, fait appel à d'étranges créatures volantes : les Dolems.

A la recherche d'aide pour secourir ses deux amis blessés, Ayato fait la rencontre de Mishima Reika, une personne qu'il semble déjà connaître. Avec cette dernière, il décide de se réfugier dans le métro. Mais là, Mishima disparaît mystérieusement et deux agents en costume noir apparaissent, voulant emmener Ayato vers un endroit précis. Une jeune femme surgit à ce moment et attaque les deux agents. Pendant ce combat, Ayato s'aperçoit que ces agents ont le sang bleu. Bien que la jeune femme lui demande ensuite de rester en sa compagnie afin de tout lui expliquer, il décide de monter dans le métro sans cette femme, Mishima étant réapparu dans le métro. Descendus dans un endroit mystérieux, ils découvrent un oeuf géant. Mishima se met alors à chanter, provoquant l'éclosion de l'oeuf : c'est la naissance de Xephon...

Synopsis soumis par grabouh

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#Par frippon95 le 08/06/2011 à 11:11

RahXephon est un animé qui ne laisse pas insensible.

Autant le dire, j'ai dû sûrement zapper le tiers de l'intrigue générale, le scénario m'a embrouillé plus d'une fois. Mais heureusement, l'accent est davantage mis sur les personnages et leurs relations, ce qui est un franc succès.

Les personnages sont l'atout majeur de la série. Ainsi Kamina, le héros de l'histoire, deviendra de plus en plus mature et il sera très agréable de suivre son cheminement. Il en est de même pour les relations entre les personnages qui ne cesseront de nous étonner. Chaque protagoniste possède une personnalité propre et forte, à eux seuls ils portent la série toute entière.

L'animation et l'OST ne sont pas en reste, on aura droit à des séquences de combats impressionnantes ainsi que de beaux moments d'émotion véhiculés par une musique mélancolique. Je tiens aussi à souligner que le design des mechas est très réussi car je l'ai trouvé malsain comme il se devait d'être.

RahXephon ne triomphe pas par son scénario alambiqué, mais plutôt par son panel de personnages aussi charismatiques qu'énigmatiques et leur relations habilement traitées, le tout orchestré par une OST remarquable.

PS : Je ne supporte pas la seiyuu qui joue la mère de Kamina ^^.

8/10

#Par Kyoshi le 16/05/2011 à 20:43

Note : Malgré la longueur de la critique, celle-ci ne contient PAS de spoil.

Ce n'est pas avec des mots que RahXephon se devrait d'être décrit. Ce que Bones nous livre ici est (au risque de resservir des clichés) un récital magnifique interprété par un orchestre de personnages, tous indispensables à la création d'une impressionnante symphonie.
Ce que je retiens de RahXephon, ce ne sont pas des citations, ce ne sont pas des idées ni des pistes de réflexion, mais un air. Un air qui ne me ramène pas qu'aux plus beaux mouvements de cette composition magistrale, mais qui la porte tout du long. Un air qui, à défaut de retranscrire toutes les composantes d'un tout, nous présente le résultat de leur intrication. Un air simple, mais tellement évocateur.

A moins que je ne sois un cas particulier, c'est souvent qu'une certaine piste d'OST nous évoque l'ambiance de telle ou telle série, et c'est souvent pour ça qu'on la réécoute. Un tourbillon d'émotions entre dans ma tête quand j'entends 'into the light', de l'OST de de Kara no Kyoukai. Le mot 'epic' prend tout son sens quand l'essentiel de Fate/Stay Night me revient à l'écoute de 'Disillusion'. Je me suis mis à pleurer avant même le début d'un épisode d'Aria, quand j'ai entendu l'opening, et pris conscience du bonheur que cette série m'avait apportée, et que l'épisode à venir allait me donner. A priori, l'importance que je donne à cet air de RahXephon (issu du Prince Igor de Borodine, pour les curieux) n'aurait donc pas lieu d'être. Mais si je la mentionne, c'est bien pour une raison, et ici, c'est bien parce que ce que représente cet air a impact bien différent celui des autres sus-cités. Il n'est pas plus fort, mais plus important, dans le sens où à défaut de produire une réponse émotionnelle aussi forte que pour moi, les retrouvailles avec Kara no Kyoukai, il ramène vraiment tout RahXephon avec lui.

Il faut comprendre que RahXephon est bâti sur la musique, et que celle-ci en est une thématique à part entière. Les Dolems (comprendre : les méchas) attaquent en effet souvent avec des ondes sonores, et sont annoncés par une certaine D-1 Aria. Les évènements sont déclenchés par une mélodie, et des personnages sont ramenés à la réalité par l'appel d'une chanson. L'OST est donc particulièrement soignée, et très diverse (en termes de genre). On a droit à du classique orchestral ou en solo, à du hard rock, à du jazz, et à pas mal de morceaux qui semblent inclassables. Quand je dis 'soignée', c'est que beaucoup d'attention y a été mise, et qu'elle remplit parfaitement son rôle. Rôle qui est d'accompagner l'anime ou plutôt, dans ce cas, de faire partie intégrante du script. En revanche, ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable à écouter seul. Les OSTs de Ghost in the Shell et SAC par Kawai et Yoko Kanno sont dans le même genre : la perfection en ce qui concerne remplir le cahier des charges, mais pas ce qu'il y a de plus beau à écouter tous les jours. Et ce n'est pas le but, hein. Mais je me devais de le souligner. Cela n'exclut cependant pas le fait qu'on ait quelques très belles pièces, hein. Pour revenir à ce que je disais (j'arrête pas digresser, je sais. Faites avec !), la musique est prépondérante dans RahXephon, et on y prête d'autant plus attention qu'elle est souvent absente. Au fur et à mesure qu'on avance dans les épisodes, on apprend à prendre autant en compte les paroles des personnages que la musique (ou l'absence de musique). On le fait subconsciemment d'habitude, et le fait que RahXephon nous apporte cette nouvelle perception est une réussite en soi.

Outre la thématique de la musique elle-même, l'air qui m'évoque RahXephon me ramène au mystère qui plane tout au long de la série. Je vous conseillerais de l'écouter pour bien faire (Titre : La, La Maladie du Sommeil), ça vous évoquerait peut-être plus que si je ramble on continuellement sur une chanson qui vous n'avez jamais entendue. Et puis, RahXephon est fait pour être vécu à travers la musique de toute façon. Quoi qu'il en soit, l'air a un goût de mystère, lui-même qui nous intrigue et nous donne envie de continuer de regarder la série. Arrêtez de me regarder comme si j'avais enfoncé une porte ouverte. En effet, ce mystère a un effet double, dans le sens où il fait que soit on s'attache à l'histoire, soit on abandonne, on pète un cable et on lâche tout. Commencer RahXephon nous plonge dans un océan tourmenté, sans qu'on ait appris à nager. Un baptême du feu, en quelque sorte. Je peux difficilement vous décrire ça sans spoil, mais l'univers introduit plein de nouveaux concepts qu'il faut rapidement prendre en main si l'on veut comprendre quoi que ce soit. Si le rythme était lent, il n'y aurait pas de problème, mais si l'on n’essaye pas de comprendre on sera très vite perdu. C'est un peu le même cas que Ghost in the Shell. Le film est incompréhensible, la série moins, car plus lente. Alternativement, imaginez regarder Unlimited Blade Works sans rien connaître à Fate/Stay Night. (Quoi ? Vous ne connaissez aucune de mes références ? Intéressez-vous-y ou arrêtez de râler ). La différence avec les deux vient des références elles-mêmes. Les runes, les sorts, les cyborgs, tout le monde connaît. Une barrière dimensionnelle qui déforme le temps isolant Tokyo, des méchas en glaise qui attaquent en chantant, ça vous parle moins, hein. Pour en rajouter une couche, la grande majorité des références culturelles viennent du folklore Maya (franchement, qui en connaît quoi que ce soit ?), et Nahuatl (le langage des Aztèques) revient souvent. Ça a de quoi perdre.
Enfin, les personnages (sauf le personne principal, évidemment) agissent tous comme s'ils savaient quelque chose que l'on de sait pas. Honnêtement, ils ont tous cette expression sur leur visage qui n'est pas sans rappeler le fameux 'all according to Keikaku' de Light. On ne sait pas s’ils sont gentils ou méchants, mais on dirait que tout le monde connaît la fin de l’histoire sauf toi, et ça contribue à une ‘ambiance’ de mystère qui plane autour de l’intrigue et plus généralement de la série. Tout dans la réalisation cultive par ailleurs ce mystère, et retire ses marques au spectateur, à travers de nombreux plans fixes, énormément de personnages dont on ne connaît pas toujours le nom et le prénom à la fois et surtout un mecha-design très peu conventionnel. On sait que quelque chose d’énorme plane au-dessus de tout ça, qui relie tous les éléments et les personnages. Les indices sont nombreux mais subtils, ce qui rend la spéculation intéressante mais pas vraiment fructueuse.

Pour tout dire, à ce stade là de ma critique, je suis partagé entre être utile, c’est-à-dire insister sur les dangers que posent la complexité de l’intrigue et les nombreuses énigmes du scénario, ou faire mon fanboy et vous assurer que ça ne pose aucun problème, et vous dire de foncer et que vous comprendrez tout de toute façon. Pour en venir au faits, on nous présente un univers nouveau et complexe, avec sa propre histoire et ses propres concepts, ainsi qu’un nombre impressionnant de personnages humains et développés qui se connaissent tous et on chacun des liens bien particuliers. Par-dessus tout ça, il y a un côté qui rappelle assez Evangelion, avec des phases d’introspection un peu oniriques (pour ne pas dire complètement WTF). Le truc important qui amène un peu de chaleur dans ce monde hostile, c’est les personnages, et surtout leurs interactions. Selon moi, ce sont eux qui portent l’anime et qui lui apportent sa vraie valeur. Je m’explique : on a une dizaine de personnages, d’âges différents, de caractères différents, d’origines différentes, mais aucun n’est un stéréotype pur. Aucun. Le chara-design y est aussi indéniablement pour quelque chose : il est sublime, vraiment. Mais bon, on est d’accord que quoi qu’il arrive, ce n’est que l’enveloppe extérieure. On ressent vraiment un travail à ce niveau pour nous fournir des personnages humains, crédibles, et profondément attachants, un peu à la manière du récent AnoHana. Je donnerai une mention spéciale au commandant Jin Kunugi, doublé par Jouji Nakata (!), aux apparences très trompeuses et assez charismatique. D’ailleurs, on n’a pas de monstre de charisme dans RahXephon. Pas d’Alucard, pas de Comte de Monte-Cristo, pas de Major Kusanagi, pas d’Archer. Ils ont tous leurs particularités, leurs côtés peu appréciables, mais on les comprend. C’est là que je voulais en venir : on ressent de l’empathie pour tous les personnages de cet anime, TOUS. A part peut-être deux, mais ça, c’est personnel. La limite entre non seulement le Bien et le Mal, mais aussi entre ‘protagoniste’ et ‘antagoniste’ est assez floue, même si la série n’est pas dénuée de manichéisme. Elle reste même assez conventionnelle sur ce point : l’humanité contre un envahisseur extraterrestre. Ce flou est surtout donné par le peu que l’on sait initialement sur les motivations des personnages. Ils n’agissent évidemment pas au nom de l’Amitié, ni de l’Humanité. On est pas chez les bisounours, là, hein… Leurs motivations sont d’autant plus complexes que comme beaucoup de gens, ils ne savent même pas eux-mêmes ce qu’ils veulent. Certains paraissent froids, d’autres vains, mais ils possèdent tous quelque chose en plus que la plupart des autres personnages 2D. Et 3D aussi, d’ailleurs (Là, soit vous pensez que je suis en train de dire qu’ils sont plus profonds que beaucoup de personnages de film, ou alors qu’ils sont plus intéressants que vous. Prenez-ça comme vous voulez, les deux sont peut-être vrais.).

L’autre point essentiel en ce qui concerne les personnages, c’est le fait qu’ils soient tous liés. La complexité du scénario réside presque entièrement sur cette intrication, dans le sens où l’histoire ne concerne pas seulement Ayato. On nous présente un univers qui avance selon les règles de ce qui à été posé dans le passé, et l’histoire est celle de cet univers, dont on nous présente le passé à travers son effet sur le présent. On pourrait dire que la trame générale est comme une corde tressée de petits fils d’intrigue entremêlés. La plus importante est évidemment celle d’Ayato, mais on a aussi l’histoire de Haruka, de Meg, de Kunugi, de Makoto, Helena et Itsuki, de Sayoko, et j’en passe. Ils ont chacun leur histoire et leur subplot dédié. On sera tous d’accord que ça donne de la majesté au scénario, dans le sens où il devient vraiment le son unique d’un accord joué par de nombreux artistes. Il est également indéniable, et important à souligné que puisque chaque personnage a droit à son moment sous les projecteurs, il a naturellement droit à son propre background, développement et évolution ; d’où la profondeur que je mentionnais plus tôt. J’oserais même une comparaison avec Baccano et Durarara, de thèmes très différents, mais qui partagent l’idée d’une histoire non pas menée par un personnage, mais par les interactions d’un groupe d’individus. L’idée est beaucoup plus poussée dans Baccano, qui refuse d’admettre un personnage principal, mais la ressemblance est là. L’exploration du temps, et l’effet du passé sur le présent et le futur est central à RahXephon, dans le sens où il affecte aussi bien le scénario que la nature des personnages eux-mêmes. Les relations entre les personnages sont déjà existantes dès le début de l’histoire, ainsi la série n’explore pas que celles qui vont se créer, mais aussi et surtout le rôle de celles du passé. On ne connaît rien d’elles au début de l’histoire, et c’est comme si l’on voyait un seul aspect d’un tout, à travers les yeux d’Ayato. En fait, on ne voyait rien du tout. Progresser dans RahXephon est une (re)découverte éternelle, dans le sens où chaque épisode nous apporte un lot d’informations et nous donne un perspective plus large des évènements. On pourrait même pousser tout ça et dire que RahXephon est un voyage. On gravit une montagne, et on découvre que le monde est grand et ne se limite pas à notre ville natale. Tout en grimpant, on prend des jumelles et on voit le détail des routes, un animal se faisant chasser, des ruines au loin – et tous ces détails ont une signification particulière. Enfin, arrivé au sommet, on constate que cette montagne était la plus petite des environs, et que l’échelle du monde nous échappera toujours. Au fur et à mesure des épisodes, on remarque que chaque instant de ce que l’on voit possède sa propre beauté et nous apporte un bonheur particulier, mais au goût que l’on connaît déjà. Parfois, on s’arrête, et on se dit que ça serait si bon, que la montagne n’ait pas de sommet et le monde pas de limites. Là est l’intérêt de RahXephon : nous donner envie de nous arrêter et de nous rend compte de ce qu’on nous donne. Une œuvre que l’on apprécie nous donne envie de savoir la fin, mais on est aussi réticents à l’atteindre. Mais le suspens nous bat et on se met à lire de plus en plus vite, parfois en oubliant de savourer chaque instant. A partir d’un moment, le suspens et le mystère n’est plus ce qui porte cette série. On pourrait en penser comme d’un planeur, qui a besoin d’une traction initiale pour prendre son envol, mais qui après profite d’un vol tranquille à destination. Ne vous méprenez pas : RahXephon n’est pas un long voyage tranquille, surtout la fin. Mais, il ne nous presse pas pour autant.

Il est souvent rare de voir une narration bien maîtrisée. Souvent, c’est trop lent, alors qu’il devrait se passer des choses. Il arrive aussi que tout se passe tellement vite que l’on ne comprenne plus rien. Il arrive aussi des cas où il se passe des choses à l’écran mais on n’en a plus rien à foutre. C’est le bain de sang complet mais c’est pas grave ! RahXephon évite ces écueils. Le rythme est continu et régulier sur la grande majorité de la série. Ce qui est intéressant, c’est que malgré le schéma (rappelant Evangelion) d’un ennemi par épisode, on ne s’ennuie pas. C’est très subjectif, mais alors que certains passeront peut-être l’épisode entier à attendre le fameux combat de l’épisode, je préférais nettement ce qui le précédait. Par un artifice pas vraiment caché, on satisfait les avides d’action et ceux qui préfère la subtilité des interactions entre les personnages. (Attention, troll) Evangelion avait des personnages aussi charismatiques que des céphalopodes, souvent apathiques ou haineux entre eux. Evangelion était froid, il lui manquait la chaleur humaine. Il étudiait l’intérieur des personnages et non leurs interactions. RahXephon est tout le contraire : l’introspection passe au second plan après les liens. RahXephon possède la chaleur humaine qui manquait à Evangelion. Les épisodes de ces deux séries présentent la même dualité : une première partie concentrée sur les personnages et l’univers, et un beau combat en tant que deuxième. Pour moi, dans Evangelion, la deuxième était plus importante que la première : les combats étaient superbes, d’une intensité sans pareille. Le reste, moins intéressant. Puisque les combats ne s’étendent pas au-delà des épisodes (thank god !), j’ai eu l’impression d’une narration saccadée. RahXephon met plus l’accent sur la première partie, celle qui est développée et suivie sur tous les épisodes. S’en ressent alors une impression de continuité, et de fluidité régulière. C’est ce rythme qui m’a attiré vers RahXephon. (Troll fini – vous m’excuserez, mais j’ai jugé ça intéressant de comparer les deux séries, qui ont déjà souvent été mises en rapport).

J’ai une mention spéciale à faire en ce qui concerne le travail fourni sur quelques scènes qui possèdent une puissance émotionnelle incomparable. La combination d’une OST de génie, d’une ironie du sort qui fend le cœur et d’un sentiment d’inexorabilité m’ont arraché quelques larmes à plusieurs reprises.

Je passerai vite sur la forme, qui au-delà du chara-design et du mecha-design, de très bonne facture, est dans la moyenne haute mais pas superbe non plus. Je ne vous cacherai pas que retrouver des décors et des dessins éloignés d’un style CG m’a fait très plaisir. Cela dit, l’emballage n’est pas le point central de l’anime (dans ce cas précis, la musique ne fait pas partie de la forme), et ce qui est à l’intérieur de l’emballage est nettement plus intéressant. J’ai peut-être rêvé, mais j’ai noté une référence aux montres molles de Dali, ce qui m’a énormément plu et qui s’accorde pas mal aux références aux rêves et au subconscient des personnages. De manière générale, RahXephon est un anime intelligent et très bien maîtrisé, qui se paye en plus le luxe de prendre de nombreuses références, aussi bien en termes de musique qu’en termes de culture et de civilisations. Il ne plaira pas à tout le monde, ne serais-ce que par sa complexité, mais je l’ai trouvé largement plus abordable qu’un certain anime de Hideaki Anno. (D’ailleurs, je vous déconseille de les regarder l’un après l’autre, il y a pas mal – trop – de similarités). En somme, ça sera un 8 : j’enlève un point pour la fin qui, bien que magnifique et superbement orchestrée, m’a un peu énervée de par un long passage (pseudo- ?)introspectif, et un autre point pour la complexité du scénario qui en perdra certains (ce n’est pas mon cas, mais la note est indicative pour vous, pas pour moi).

8/10

#Par Krokko le 17/02/2010 à 18:22

Beaucoup d'entre nous, même si peu osent l'avouer, ont abordé la japanimation par un shônen fleuve, tel que Naruto, Bleach ou One Piece (les trois pour ma part). Il arrive au bout d'un moment, que l'on se lasse des mêmes graphismes, des mêmes personnages et de la même histoire, qu'on en ai marre d'attendre les épisodes. C'est à ce moment là que se fait la transition vers des animes plus qualitatifs que quantitatifs, comme l'est RahXephon. Mais cette transition n'est pas brusque loin de là et je me dis, après ce second visionnage, que peut-être n'étais-je pas assez mûr la première fois.

Car quand on est jeune, on a qu' un seul mot à la bouche : fight! Du coup peut-être étais-je si absorbé dans mon attente de ces fameux combats, que je n'ai pas fais attention aux indéniables qualités techniques de cette série. Car elles m'ont sauté aux yeux pendant ces deux semaines. D'un point de vue graphique, j'affectionne tout particulièrement le chara-design, aussi lisse et épuré qu'est le mécha-design. Les décors sont très détaillés avec une grande palette de couleurs et les Dolems ont rivalisé d'originalité. Côté animation, c'est très fluide, en particulier lors des combats. Mais le plus beau reste la musique. Un couple opening/ending que je n'ai pas sauté une seul fois, des musiques qui me sont resté dans la tête des journées entières alors que la nuit était passée entre l'épisode et le lendemain. Un bon nombre de musiques a capella somptueuses, des rythmes entraînants ou doux, violents ou fous. D'habitude je n'y suis pas réceptif mais pendant RahXephon, c'est un aspect qu'on ne peut manquer.

Mais tout ça ce n'est que l'emballage et le meilleur se trouve sous le papier bulle. Vous allez me dire que cette chose n'existe que dans mes fantasmes les plus fous mais RahXephon me fait penser à un origami électronique. Non, je ne suis pas fou (enfin presque pas) et j'imagine une feuille de papier qui délivrerait des sons à chaque pliage. C'est ainsi qu'évolue le scénario de la série : progressivement et en musique. On plie donc notre bout de papier musical au fur et à mesure des épisodes, sans trop comprendre où l'on va. Parfois, on entrevoit la fin dans un éclair, un détail avant qu'il ne disparaisse. Parfois encore, on s'arrête et on contemple un instant de notre oeuvre, magnifique. Car il y a pour moi dans cet animé, plusieurs scènes d'une beauté, d'une puissance sentimentale incomparable, explosant dans un univers de sons! Il y a même la scène qui figure tout en haut de mon top, la plus belle de toute la japanimation!
Pourquoi un origami et pas un puzzle me direz-vous? (ou pas) Hé bien, c'est parce qu'un origami c'est brouillon et ca ne ressemble à rien avant qu'on ait terminé. On ne s'y attend pas et tout d'un coup, un éléphant, kangourou, grue apparait. Ici c'est pareil, tout se dénoue, tout se relie à la fin. Malheureusement, certains origamis, une fois achevés, ont quelques difficultés à faire illusion. C'est le seul défaut que j'ai trouvé, des discours et des répliques un peu incompréhensibles sur les quatre derniers épisodes, trop confuses et métaphysico-déliriumantes.

Ce n'est pas tout. Un scénario est fait pour un personnages et il y en a ici une floppée de très bons spécimens. Il est rare que des personnages me semblent aussi humains, ils disposent d'une sacré palette d'émotions ainsi que de facettes. Un autre point que j'ai apprécié, c'est qu'ils sont tous liés d'une quelconque façon, aucun n'est inutile (à mon humble avis). Imaginez un magicien qui, au fur et à mesure des épisodes, place des bouts de ficelle dans sa main. Au grand final, roulements de tambours et trompettes, il nous sort une magnifique et unique cordelette.

Vous l'aurez compris, j'ai été plus que charmé, j'ai été enthousiasmé par RahXephon et je ne retiendre comme défaut que ce léger manque de clarté sur la fin. Sinon c'est beau, agréable à visionner ainsi qu'à écouter et c'est une histoire terriblement prenante. Que ceux qui ne l'ont pas encore vu se jette dessus et les autres, ne l'oubliez pas, il en vaut la peine.

9/10

#Par manphenix le 06/02/2010 à 14:07

Rah xephone! quel anime!

Cette anime datant de 2003, j'ai été agréablement surpris par le qualité graphique digne des mangas 2009. sur ce plan la Rah xephone était vraiment en avance sur son temps.
J'ai eu un grand plaisir de voir les couleurs et les nuances de caractère de chacun des personnages.

Coté personnage, le travail est incomparable. après avoir fini cette série, on comprends le véritable sac de nœud qui relie chaque personnage. Bien sur on pourra aussi remarqué que chaque personnage possède une problématique qui lui est propre. La plupart de ses problématique représente bien les préoccupation ou les tabous de la société japonaise. Quand la fin est passé l'auteur a réussi à donner des solutions assez surprenante pour résoudre ou transformer ces interrogations de moralité! Ce beau coté en cache un plus pénible: le scénario est difficile à comprendre. J'ai du faire 2 lectures afin de comprendre, mais au vue des graphismes la 2eme lecture était un vrai plaisir. Bref si votre envie c'est de ne pas réfléchir et être qu'a moitié attentif, ne venez pas. Bien que ce sera la meilleur méthode pour vous faire séduire par le graphisme et de pousser plus loin votre investigation.

De plus la musique est vraiment superbe et légère, tous comme la présence de "musique dans cette série". Et heureusement elle fait une place belle pour les relations entre les personnages et un petit mais suffisant espace pour les combats de TITAN.

En gros c'est l'une des séries les plus belle que j'ai vue, allez y vous ne regretterez pas.
Je met 9 car la difficulté du scénario retire un point.

9/10

#Par Zentradi le 24/12/2009 à 01:17

Je ne vais pas trop perdre mon temps a expliquer pourquoi je trouve RahXephon si beau graphiquement, et même en étant un fan inconditionnel de la saga Macross c'est surement RahXephon que je place tout en haut. Pour moi ce qui est surement le plus touchant et le sens véritable de cette œuvre, car pour moi RahXephon est une œuvre, c'est l'esthétisme et le sérieux quasi religieux, avec lequel les personnages sont traités. Entre Ayato jeune homme qui sort a peine de l'adolescence, et Haruka femme tout a fait crédible dans son rôle, a la foie mêlé de fragilité et de force de caractère, je ne peu que tiré mon chapeau aux concepteurs des personnages.
Et je ne parle pas des personnages secondaires tout aussi bien traité, sinon mieux parfois!
Alors oui l'animation et la musique sont de bonnes factures, et bien sur le scénario et tout ca cumulé, font que cet animé est une réussite esthétique complète! Mais la ou je suis moins d'accord avec une bonne partie des gens , c'est que je ne lui trouve pas vraiment de point commun avec un Evangelion, ou même un Eureka Seven! Pour moi soyons franc, il a ouvert une nouvelle niche stylistique, indépendamment d'Evangelion ou d'un autre animé, a la limite je conçois un certain rapprochement avec Argento soma et c'est a peu prêt tout. D'une manière générale j'ai jamais trop compris pourquoi l'ont compare cet animé avec EVA, même si le réalisateur avoue s'en être inspiré, (il le dit lui même ) mais le rendu est bien différent et cela a de nombreux niveaux. Comment expliqué ce que je ressent en ayant vu cet animé un minimum de.... j'ai arrêté de compter a 20 je crois !! Alors en gros ce que je retient de RahXephon.
De mon point de vu, c'est la plus belle déclaration d'amour qu'une femme puisse faire a un homme, et celle la dure sur 26 épisodes sans trop qu'ont le sache en plus, très belle façon de conclure au passage. une belle ballade dans un univers ou parfois l'ont se surprend a un peu trop a bien vite comprendre tel ou tel personnages. Un final comme j'en ai rarement vu, et cela toutes les catégories confondues. Une pudeur dissimulé en rage par moment, qui parait trop réaliste pour ne pas avoir été vécue, un traitement des femmes dans l'univers des mechas enfin respectueux,( du moins a l'époque de sa sortie ) ou plutôt leur donnant les rôles principaux enfin. Une conception poétique et musicale des combats et mecha en générale, mais traité bien différament de Evangelion. Une palette d'émotions assez vaste, pour que je ne les aient pas encore toutes trouvées. Et concernant cet animé elle sont plutôt nombreuses, et enfin l'histoire en elle même plutôt tortueuse au début, étrange et déroutante au milieu, et d'une limpidité insolente finalement. Et pour couronné le tout la VF est aussi bonne que la VO, sinon meilleur selon moi, un fait assez rare pour être souligné. le plus étonnant reste l'approche des concepteurs ou l'ont melange le son avec la réalité décrite dans l'animé, et également l'autre réalitée, se qui fait qu'ont se pose autant de questions qu'aux début de la série. La pareil l'exercice de style est assez bien amené dans le scénario. le barème de notation s'arrête a 10 malheureusement, mais ci je pouvais se serait un 11/10 tout bonnement!

10/10

#Par AngelMJ le 01/05/2009 à 17:58

RahXephon, ou l'illustration en 26 épisodes de la célèbre expression : "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?". En effet, on ne peut pas dire que Bones ait choisi la facilité avec cette production, et ce à mon grand désarroi...

Annonçons la couleur directement pour ne pas faire durer un suspense inutile : RahXephon est une superbe série... prise de tête! Allez savoir pourquoi, dès qu'il s'agit de série mecha, les japonais se sentent souvent obligés de nous sortir du placard des scénarios tout simplement... incompréhensibles.
Et pourtant, le packaging est de haute volée et si seule la forme comptait, RahXephon serait une excellente production. Bones déploie tout son potentiel artistique ici pour nous peindre une fresque aux couleurs et aux sons loin d'être désagréables...

Commençons par la musique, histoire de changer un peu. Elle a une place extrêmement importante dans cette série vue qu'elle est au centre de l'intrigue. Cette dernière n'est pas exceptionnelle mais a une identité vraiment propre, qui fait baigner l'ensemble dans une atmosphère très spéciale, voir mystique. Le tout est ponctué par des bruitages d'une qualité indéniable, qui part leur forte présence et leur finition montrent que la production y a accorder un soin tout particulier. Notons aussi que le générique d'ouverture est assez incroyable, du fait que rarement en 26 occasions, on a envie de le zapper, tant il est de qualité.

Côté technique, c'est un peu le même constat. Les décors sont très beaux, assez variés et fourmillent de petits détails. Le chara design, ni trop classique, ni trop expérimental, est cohérent avec l'univers et permet aux personnages d'exprimer une palette d'expressions assez fournis.
Vient ensuite le mecha design, assez spéciale, mais cohérent lui aussi avec l'univers de la série. Le fait que les différentes machines est toute une sorte de moitié de visage les rend à la fois fascinante et terrifiante.

Mais même si tout cela est bien beau, l'ensemble est mis à mal par le scénario tarabiscoté. Ce dernier est un labyrinthe taillé dans un gruyère : on progresse dans l'intrigue de manière sinueuse pour souvent aboutir sur le néant. Cela est assez frustrant, car on sent malgré tout qu’il y a un background énorme derrière tout ça, mais la manière dont les choses sont présentées ne nous permettent pas d’en saisir tout le potentiel.
Alors on suit l’histoire, même si on ne comprend pas trop pourquoi telle chose ou tel personnage est important, pourquoi telle action est primordiale pour l’histoire, pourquoi untel fait le bon choix ou untel fait le mauvais. En gros, le spectacle se déroule, assez lentement je dois dire, mais ne nous perd toutes les cinq minutes, puis nous récupère… puis nous reperd… Bref, l’histoire ne met pas le spectateur dans une situation confortable.
L’histoire se conclut et de nombreuses interrogations restent en suspens. On sent que les auteurs ont voulu nous laisser une marge d’interprétation, mais que celle-ci est beaucoup, beaucoup trop large. Ainsi, les derniers épisodes sont un grand n’importe quoi on les scènes s’enchaînent sans cohérences, où tous les persos tombent comme des mouches pour aboutir sur un final qui laisse sur les rotules.

Je pensais avoir tout vu dans le genre compliqué avec Evangelion et Interlude, mais là, RahXephon entre directement dans le Top 3 des séries les plus prises de tête que j’ai pu voir. Pourtant, la production de Bones dégage vraiment quelque chose de particulier, mais qui perd beaucoup de son charme à trop vouloir jouer dans un registre science-fiction créateur de migraine. Déception donc pour moi et mon pauvre cerveau, bien que je pense que la série peut plaire à un certain public… dont je ne fais décidemment pas parti.

6/10

#Par Starrynight le 06/01/2008 à 19:04

RahXephon est vraiment un anime dans lequel je suis entré à reculons, peu attiré par ce que je savais de l’histoire (un jeune tête à claque qui pilote un gigantesque robot surpuissant avec lequel il va mettre la pâtée à un gros ennemi contre lequel le reste de l’humanité est impuissant, super …). Cependant, j’ai été le premier surpris de constater que j’accrochais globalement bien à l’univers décrit par cet anime, que les thèmes développées étaient intéressants, au-delà des gros clichés habituels des blockbusters du genre.

Tout d’abord, première bonne nouvelle, contrairement aux apparences, les robots sont finalement peu présents et importent plus pour leur symbolique que pour leur capacité à ratatiner les méchants à grands coups de rayons laser. Heureusement, parce que le Xephon et consœurs ne remontent pas la côte des robots gigantesques dont ils reprennent les codes : ça rutile au soleil, ça a de beaux muscles en métal, ça vole, c’est aussi puissant que fragile et le pilote est un jeune garçon élu parmi des milliers de ses congénères boutonneux en pleine crise d’adolescence. Les dolems, eux, sortent du lot : ce sont des sortes de gigantesques statues d’argile (leur nom est d’ailleurs très proche de golem).

Rahxephon insiste par contre beaucoup sur les références et les thématiques sensitives et culturelles. J’identifie ainsi principalement deux thèmes majeurs dans l’anime : les sons et la culture antique.

Commençons par le premier thème : les sons et bruits sont évoqués à de nombreuses reprises et sous différentes manières : les robots éclosent lorsqu’une chanson bien spécifique est interprétée (chansons de Reika et de Kuon, cette dernière étant en fait un extrait d’une des danses du Prince Igor de Borodine). Le nom de « Xephon » s’écrit avec deux idéogrammes, le premier signifiant « monde » et le second désignant un son ou un bruit : étymologiquement, le Xephon pourrait donc être le bruit du monde ou un monde-bruit. Les armes des Dolems (et aussi certaines du Xephon) consistent en des ondes sonores ainsi que leurs signatures. Ceux qui manœuvrent les dolems et les Xephon sont appelés interprètes (« sôsha » : celui qui joue d’un instrument). Les dolems ont tous des noms de notation musicale en italien (« allegretto », « falsetto », …). Enfin, la musique est de qualité (les génériquess notamment, sont réussis), si bien qu'elle constitue en quelque sorte le barycentre de l'anime.

Le deuxième thème porte sur les cultures anciennes et en particulier les références aux civilisations précolombiennes. La lecture de quelques articles sur Wikipedia (notamment en version anglaise) m’a permis d’en découvrir davantage sur ce thème et j’en reprends quelques éléments ici. L’ennemi est désigné sous le nom de « Mu » qui est également l’appellation donnée à une supposée civilisation très ancienne qui aurait autrefois habité l’Amérique du Sud et une partie du Pacifique et aurait disparu à la suite d’un violent cataclysme naturel. Autre exemple, l’île où est basé Terra, Nirai Kanai, est le nom du paradis dans la culture traditionnelle des îles Ryûkyû (archipel d’Okinawa) au Japon. Le tombeau qui sert de passage ressemble également beaucoup aux tombes présentes sur ces îles. On notera aussi une référence à « Shangri-La », autre nom synonyme de paradis.
Mais c’est surtout le nombre de références aux cultures amérindiennes qui frappe. Les masques que portent les interprètes des dolems, aussi bien que les ornementations du trône de Maya rappellent beaucoup des style précolombiens (maya notamment). « Ollin », nom par lequel Kuon appelle systématiquement Ayato, signifie « mouvement » en nahuatl (langue des Aztèques, encore parlée aujourd’hui au Mexique). "Ixtli", nom donné à Reika Mishima est également un mot nahuatl. Il est fait référence à la fin de l’anime au calendrier maya et à la fin du monde (perçu comme un cycle) qu’il annonce.

On notera également quelques références cinématographiques dans RahXephon : la thématique des envahisseurs quasi indifférenciables des êtres humains et qui ont pu se mêler à eux, ainsi que peut-être un clin d’œil à 2001, L’Odyssée de l’Espace avec Jupiter (ici Tôkyô-Jupiter) comme but ultime de l’homme et lieu de sa rencontre avec une culture étrangère aux objectifs indéchiffrables (les stèles noires en orbite autour de Jupiter dans 2001).

Rahxephon possède aussi quelques trouvailles comme le personnage de Kuon, en décalage complet avec le reste tant visuellement (un tatouage étrange, une unité de survie futuriste et un parapluie victorien) que du point de vue de son comportement : ses phrases sont aussi énigmatiques et prophétiques que celles de la Pythie de Delphes. Je note également un certain sens de la mise en scène, notamment dans le générique d’ouverture avec le héros qui regarde au loin, le Xephon qui déploie ses ailes, Reika qui en fait (presque) autant, les images de Haruka et de Reika qui se croisent, etc.

L’anime n’évite cependant pas quelques écueils comme une once de fan service et un robot bâti à la Gundam qui démolit les ennemis à coups de poings là où les autres ont échoué avec un arsenal nucléaire.

De plus, les derniers épisodes ont un peu douché mon enthousiasme sur cette série : les pétages de câble qui jusque là avaient su être évités, s’y enchaînent, la fin vire au bain de sang de manière incompréhensible comme si les scénaristes avaient craint à la dernière minute qu’on puisse leur reprocher une fin trop happy end (et ça m’a rappelé Evangelion). Enfin, on subit un feu nourri de phrases pseudo philosophiques du genre « qui suis-je ? », « je suis moi », « tu es toi », « je ne suis pas toi » qui sont saoûlantes.

Cet anime a dont été plutôt une bonne surprise et je lui aurai volontiers mis 8, mais la fin m’a déçu et je lui retire un point.

7/10

#Par beber le 26/01/2007 à 23:56

Rahxephon a de la personnalité, c'est une évidence. Cela en fait il pour autant un incontournable? Sans doute.

Mais cela irait sans dire que cette série de Bones est sans défaut. J'y reviendrais plus tard.
La première chose qui marque dans cet animé, c'est son style. En effet, et pourrait on dire, que c'est l'une des marques de fabrique, sinon LA marque de fabrique de Bones, mais le style graphique est propre à la série, et ne représente pas un vaste panel des cliché de l'animation Japonaise et de charadesign stéréotypé (yeux défiants la mesure physiologique de l'Homme, chevelure extravagantes...). Outre un charadesign doté d'une forte personnalité, Rahxephon dégage quelque chose; dégage une ambiance teintée de mysticisme et de réel, de gothique et de grandiloquent, de Lyrisme et nostalgie. Bref, il y a quelque chose.

Le scénario est l'une des forces de Rahxephon mais paradoxalement, il en devient également l'une de ses faiblesses. En effet la trame de l'envahisseur pas beau (encore que là) qui veut détruire un monde, ça a été moult fois évoqué dans de nombreuses série, et ce notamment chez nos amis de Gainax dans Evangelion. Pour moi la différence avec ces deux séries s’arrête à ce niveau là, vu que l'histoire de Rahxephon différent totalement de celle des Evas. Bon bref, passons cette petite remarque. Alors l'histoire donc... elle est assez volontairement floue, dans son introduction dans son déroulement, et enfin dans sa conclusion (et là pour le coup c'est un euphémisme, ce qui l'on vu me comprendront). Ce flou que l'on qualifiera volontiers d'artistique plaira à tous les contemplatifs, mais risque d'irriter les cartésiens, il faut donc le savoir: on ne comprend pas tout, et les pistes de réflexion sont nombreuses.

La réflexion donc... Plus poussée qu'elle n'y parait au départ. En effet celui-ci peut paraître assez classique au vu de ce que proposent l'ensemble des séries japonaises. Néanmoins, certains personnages extrêmement intrigants, vont apporter cette ambiance dont je parlais auparavant. Comment ne pas évoquer ici cette femme à la robe jaune ci dessus. Qui est elle, pourquoi cette peinture? Pourquoi cette apparition dans les derniers épisodes? ....et quid du personnage de Kyon? Que ce cache t-il derrière cette femme si étrange ?.... et bien d'autre concernant les personnage de la "famille" d'Ayato.
Ayato justement. Là encore la comparaison avec le personnage de Shinji (Evangelion) semble ne pas tenir la route. En effet ce protagoniste possède un caractère bien plus complexe qu'il n'y apparaît, et son histoire est pour le moins mystérieuse.
Vous l'aurez compris, Rahxephon fait partie de ces séries assez difficilement descriptible, tellement son style peut être interprété de différentes manières. Et c'est aussi le fameux point négatifs que j'évoquais auparavant.

Certes il faut de la personnalité à une série pour atteindre une place de rang dans le monde de la Jap animation. Bones a fait délibérément ici acte de nous fournir une série brouillard. Tout y est fait (couleur, graphisme, personnage, trame scénaristique, musique) pour rendre la série intrigante. Mais sans doute l'est elle un peu trop. Car aux questions que j'ai pu formuler ci-dessus, finalement, trop peu de réponses données, ce qui m'a donné l'impression désagréable d'être totalement largué. La destinée d'Ayato m'a paru trop complexe, et le personnage de Kyon inintéressant ou tout du moins devrais-je dire sous exploité, ce qui est fort gênant vu que d'après les avis, elle joue dans la série un rôle majeur.

Le final quant à lui résume à lui seul ma critique: Incompréhensible ! Même après une seconde vision de la bête, et bien non ça ne capte toujours pas dans mon cerveau. C'est fort dommageable car l'émotion elle passe bien, mais desservie par la dernière scène (attention c'est un avis purement personnel pour le coup)

J'ai cité pratiquement l'ensemble des aspects technique de la série. Pour compléter l'analyse de ce coté, je dirais que d'une part, l'aspect Mecha (car R. est un mecha, si si !) est assez soft, et original dans son traitement, le Rahxephon étant sublime graphiquement, bien plus que ne peuvent l'être les Gundams par exemple. La musique quant à elle ne m'a pas marqué, elle semble de mémoire bien coller avec l'ambiance.

Alors le verdict doit tomber. On n’est pas loin au final d'un chef d'œuvre de style. Mais le scénario trop embrouillé sans qu'il n'y ait toujours de raison valable est pour ma part un point faible d'une série, et Rahxephon ne fait pas exception à la règle. Voilà pourquoi je met un 7...

...Tout en conseillant le visionnage de cette série.

7/10

#Par FullMetal Klavikul le 19/12/2006 à 12:45

Lorsque j'en ai entendu parler sur A-K, je me suis dit "Encore un n-ième anime de méchas, j'aime pas les méchas...". Et puis finalement, au vu des critiques élogieuses, je me suis lancé et j'ai regardé le premier épisode. Et là... coup de foudre!!!! J'ai tout de suite adoré le chara-design (en particulier de Mishima Reika, qui a un côté Linoa de FFVIII...) et l'univers mythologico-futuriste (les Dolems sont particulièrment réussis), ainsi que tout le lyrisme qui se dégageait des denières minutes de l'épisode (le chant de Reika, l'éclosion de l'oeuf...).

J'ai couru me procurer le coffret intégral dans un magasin spécialisé (la flemme de tout télécharger...), et je peux dire que je ne regrette pas mon achat!!! Petit à petit, l'intrigue si subtile se dégage, entraînant avec elle un flot de personnages "secondaires" prenant de plus en plus d'importance au fil des épisodes. Certains personnages ont d'ailleurs des rôles très ambigus (en particulier Isshiki Makoto, Helena et Sayoko...), qui ne seront vraiment dévoilés qu'à la toute fin...
Mais détrompez-vous, le principal ici n'est pas "le combats des gentils Méchas contre les méchants Méchas" : ici, ce sont les rapports humains qui sont en premier plan, avec un arrière-plan métaphysique et psychologique très développé... (décalage temporel, dimensionnel...) Evidemment, on est plus ici dans le registre tragique, tendance apocalyptique...

Au fil des révélations, on découvre un univers extrêmement fouillé, fourmillant de références mythologiques et de poésie... Ce que l'on peut remarquer de surprenant, ici, c'est que la musique joue un rôle prépondérant : en effet, les Dolems utilisent les ondes sonores pour attaquer, et le RahXephon s'apparenterait à un instrument de musique dont le pilote serait "l'instrumentiste" (sans oublier les énigmatiques répliques de Quon...).
Bien entendu, tout n'est pas clairement expliqué, il faut faire appel à notre imagination (notamment pour comprendre la fin...).

Le rendu graphique, quant à lui, est superbe : certaines séquences sont si belles (en particulier les plans où l'on voit Mishima de dos, au bord de la falaise, face au vent...), et l'on passe parfois de la réalité au rêve sans s'en rendre compte... (et ça, j'adore!!!!)

Bref, amateurs de séries atypiques à tendance métaphysique, de beaux graphismes, de personnages complexes (et humains, ce qui est rare!!!!), et pas forcément de Méchas, foncez sur ce chef-d'oeuvre des Studios Bones, et vous pourrez savourer 26 épisodes (trop court...) de bonheur, de frissons (les fins des épisodes créent un suspense insoutenable!!!), donc un maginfique anime, à voir absolument!!!!

10/10

#Par Dryss le 17/12/2006 à 14:14

Rahxephon, un Evangelion II? Ralala , je vais m'ennuyer, je le sens car les copies, c'est jamais bien.. Et bien non Rahxephon c'est quelque chose d'autre, le personnage principal est attachant, intelligent(raaah c'est sur, c'est pas Shinji, l'anti-héros par excellence qui a son charme mais je préfère de loin Kamina!).
On retrouve bien entendu les mêmes questions existentielles(est ce que c'est comme ca pour tout les mechas? je sais pas, j'en ai vu que deux) car [mini SPOIL] c'est une sorte d'extraterrestre, un mulien.
Rahxephon ne se construit pas trop sur l'action mais c'est tant mieux car avec l'amour entre Ayato et...(je n'en dirais pas plus :P) et l"enigme Mishima et Kuon", on est bien servi. Les relations entre personnages sont très complexes et intéressantes
Série donc très sentimentale(et oui j'ai pleuré devant quelque fois :)
LES GRAPHISMES SONT UN PUR BONHEUR, c'est réellement superbe tant pour le visage que le paysage.
Et en plus les studios Bones nous gratifient d'un film qui résume l'histoire pour ceux qui trouvent que 26 épisodes de 20 minutes chacun(quand même 8h40 environ), c'est trop long. Par contre n'esperez pas regarder le film puis la série ca gâche tout.
On peut néanmoins reprocher un scénario qui si on y regarde de plus loin peut sembler un peu tranquille sans beaucoup de changements et pourtant je ne me suis jamais ennuyé et j'ai regardé cette série très rapidement, ne pouvant attendre la suite :)
Un anime à regarder!

9/10

#Par kuchiki byakuya le 09/11/2006 à 18:05

Rahxephon est une vrai perle, un bijou. N'étant pourtant pas un fan de mecchas, cet animé m'a bluffé de bout en bout.

Certaines critiques lui reprochaient sa ressemblance avec Neon Genesis Evangelion en le cataloguant de remake. Je ne suis absolument pas d'accord. Rahxephon a certes quelques ressemblances (et encore, de loin) mais je le trouve beaucoup plus complet et plus intéressant que Evangelion. Mélange de mecchas, de philosophie, d'émotions, Rahxephon est unique et très différent. J'aime tout particuliérement sa réflexion sur le "Moi" profond de chacun d'entre nous. Ce Moi qui essaie de fuir la réalité dans un monde imagianire mais qui, une fois exaucé, nous terrife. Ayato est l'exemple parfait de ce paradoxe, propre à tous les êtres humains. Qui suis-je? Est-ce bien mon monde? sont des questions que nous pouvons nous poser.

Outre l'aspect philosophique très bien traité, l'esthétique est elle-aussi réussie. C'est travaillé, soigné et le Rahxephon est beaucoup plus joli que les robots d'Evangelion. Les couleurs sont parfaitement dosées, les décors sont fournis sans pour autant saturer l'image, bref c'est un énorme travail.
Evidemment, le personnage de Mishima est le plus réussi, ce qui se conçoit aisément (Kuon est aussi mimi mais moins quand même).

Viennent ensuite les relations entre les différents antagonistes. Là encore, rien à redire. On sort de l'habituel triangle amoureux, un peu lassant à force pour rentrer dans jeu de "séduction" plus adulte mais aussi plus complexe. En effet, on peut supposer des choses et se tromper. Les sentiments amoureux, qui sont à mettre en parallèle avec la confusion intérieure des persos, sont le thème central de Rahxpehon et sont portés par une musique géniale (quoique surprenante à certains moments). La chanson de Kuon est ma préférée.

Tout celà nous mène à une fin magnifique, pas si évidente à première vue. Quel sentiment va l'emporter? L'amour, le devoir, le désespoir, la fatalité? Jusqu'au dernier moment, le spectateur reste dans le flou. Je pourrai discuter des heures sur cet animé extrémement riche et intéressant.

9/10

#Par Descartes le 26/08/2006 à 00:56

Qui suis-je? Où vais-je? Que fais-je? La différence est-elle intolérable? La tolérance est-elle indifférente à mon sort?....Rarement anime n'aura brassé un tel foisonnement de réflexions (pour la plupart métaphysiques) avec une telle subtilité que RahXephon. Car loin de l'adolescent lambda cherchant sa voie (ou sa voix s'il fait la star ac') le personnage de Ayato cristallise à lui seul des pistes de questionnements universels et quasi-millénaires aussi bien que des préoccupations plus contemporaines.

Les tourments du héros, peinant à trouver sa place, son but, destabilisé qu'il est par la découverte d'une nouvelle liberté (relative) qu'il ne connaissait pas dans son aliénant Big Brother tokyoïte, sont traités avec finesse, évoquant aussi bien des considérations individuelles (valeur de la vie, peur du futur et de la "vie" post mortem...) que collectives (aliénation, désinformation des masses...).

"L'avenir est ce qu'il y a de pire dans le présent" nous dit Flaubert, et c'est là une maxime que l'on retrouve présente dans RahXephon, aussi bien parmi les personnages tourmentés par leur futur (certains vivant au contraire dans le passé) que par la crainte manifeste des créateurs de la série des technologies destructrices du futur, tout en gardant un oeil sur le passé avec références à Hiroshima et à l'antisémitisme (ou à toute discrimination dans son ensemble).

Bref il y a un tel foisonnement de réflexions qui j'y perds mon latin et peut-être même ma clarté, veuillez m'en excuser.

D'un point de vue plus formel (et encore), on peut citer pêle-mêle dans les points forts de la série une bande son exceptionnelle (la métaphore musicale tout au long de la série étant d'ailleurs très réussie), un graphisme irréprochable, avec une animation sans fausses notes et un chara design réussi, ainsi qu'un mecha design lorgnant sur diverses mythologies d'excellente facture.

Le scénario quant à lui se déroule (trop?) tranquillement, laissant le temps à l'intrigue, la psychologie des personnages et la réflexion de se développer, et même s'il ne brille pas par une originalité sans bornes (Evangelion si tu nous vois...) il reste agréable à suivre.

Dans tout ça on en oublierait presque que l'on a affaire à un anime de mecha, et c'est tant mieux (beurk les gros robots qui font boum boum), laissant la place à un anime profond, adulte et captivant.

9/10

#Par asphodèle le 03/03/2006 à 17:45

Je trouve sincèrement cet anime très réussi.  
L'émotion de certaines scènes me fait oublier de nombreux points faibles. En fait, il y a plusieurs Rahxephon dans ce Rahxephon, plusieurs manières de le suivre.  
 
L'intrigue est assez flottante - en fait à l'image d'Ayato, le personnage principal -, voire ténue, mais finalement assez subtile. Rien n'est véritablement dit. On avance par touches successives, fugitives jusqu'à découvrir avec un peu de chance des filiations passionantes dans ce qui apparaît comme la quête d'une mémoire perdue. La trame principale met elle-même du temps à se former, à se dessiner (ce n'est peut être pas un hasard si Ayato peint), mais dès qu'elle apparaît quel bonheur !  
Certains épisodes sont réellement très beaux et je pourrais presque me repasser certaines scènes en boucle. Les couleurs sont le plus souvent claires, lumineuses, la bande-son généralement agréable. Ca n'empêche pas le fait qu'il y ait certains accidents de parcours. Je pense notamment à un épisode particulièrement laid, insipide où le dessin, l'animation se relâchent.  
Nous avons toujours un combat par épisode, mais ils sont moins envahissants que dans Sousei no Aquarion par exemple.  
 
Sinon, la petite polémique relative à la comparaison avec Evangelion me semble peu intéressante et ça ne m'intéresse pas vraiment de connaître la genèse de l'anime. C'est vrai que l'anime à certains moments semble hésiter et avoir du mal à trouver son identité sans doute à cause du grand public pour lequel il se destine. Il aurait pu aller plus loin dans sa propre voie et travailler davantage la scène primitive d'où sort toute l'intrigue et que l'on découvre à l'ultime fin.  
Enfin je recommande la courte OAV qui, elle, pour le coup est dans la plus pure tradition Evangelion, mais je déconseille vivement le film qui est une caricature vulgaire de l'anime, surtout si vous l'avez aimé.

9/10

#Par ishigami le 28/12/2004 à 15:55

Comme dit précédemment, Rahxephon a longtemps été présenté comme une copie d'Evangelion, c'est pour ça que j'ai mis du temps à regarder cette série : en effet quel intérêt de voir une copie d'un animé qui pour moi est culte ?    
Pourtant j'ai d'abord été agréablement surpris par les graphismes, Rahxephon c'est beau, très soigné, les mecha sont beau très stylisés, même un peu trop pour ce genre de bêtes :p.    
Une histoire sympa, des persos attachants, bref un animé soulant à première vue mais qui est en fait très très très bon :).    
 
Avec des grand moment d'émotions : j'ai pleuré (enfin presque) une fois !

8/10

#Par grabouh le 17/12/2004 à 22:11

Je pense que RahXephon est un bijou de l'anime depuis Evangelion. Certaines langues disent que RahXephon a repris plusieurs éléments d'Evangelion... Certes, mais le staff s'est apparemment débrouillé pour ne pas prendre ces éléments tels quel. Le scénario est très complexe, très bien construit (avec une fin qui tue !), l'histoire est géniale, on ne tombe pas ou peu dans des traversées philosophiques qui peuvent dérouter les spectateurs (suivez mon regard...).

Les musiques collent très bien à la série (les violons et les flûtes dans les moments calmes et paisibles... Un chef-d'oeuvre !), l'intro chantée par Maaya Sakamoto débutant chaque épisode est de très bonne qualité (l'une des meilleures intro d'anime pour moi avec Escaflowne chantée par... Maaya Sakamoto !).

L'animation ne montre aucune faiblesse, les chara-design et mecha-design sont très plaisants à regarder, tout comme les décors (un point assez délaissé pour pas mal de personnes et pourtant assez important pour moi...). Donc du tout bon pour cette série que je classerai dans les plus grands chef-d'oeuvres de l'anime... Ah ! Une dernière chose TRES importante : regardez l'anime AVANT le film, sinon vous tuez l'anime quand vous aurez fini le film...

10/10