RahXephon

  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2002
  • Titre original: RahXephon
  • Licencié: oui
  • Titre français: RahXephon
  • Editeurs: Dybex
  • Nombre d'épisodes: 26
  • Studio: Bones
  • Diffuseur: Fuji Television
  • Auteur: Yutaka Izubuchi
  • Directeur: Yutaka Izubuchi
  • Character-designers: Akihiro Yamada, Michiaki Sato (mecha), Yoshinori Sayama (mecha)
  • Musique: Ichiko Hashimoto
  • Doubleurs: Aya Hisakawa (Shitow Haruka), Hiro Shimono (Kamina Ayato), Houko Kuwashima (Kisaragi Quon)

Synopsis

Kamina Ayato est un jeune lycéen sans histoire, vivant à Tokyo. Alors qu'il est dans le tramway en compagnie de deux amis, une violente secousse se fait ressentir : Tokyo est attaqué. Mais pour contrer les avions de chasse, la défense de Tokyo, en état d'alerte, fait appel à d'étranges créatures volantes : les Dolems. A la recherche d'aide pour secourir ses deux amis blessés, Ayato fait la rencontre de Mishima Reika, une personne qu'il semble déjà connaître. Avec cette dernière, il décide de se réfugier dans le métro. Mais là, Mishima disparaît mystérieusement et deux agents en costume noir apparaissent, voulant emmener Ayato vers un endroit précis. Mais vient alors une jeune femme attaquant les deux agents. Pendant ce combat, Ayato s'aperçoit que ces agents ont un sang bleu. Bien que la jeune femme lui demande ensuite de rester en sa compagnie afin de tout lui expliquer, il décide de monter dans le métro sans cette femme, Mishima étant réapparu dans le métro. Descendus dans un endroit mystérieux, ils découvrent un oeuf géant. Mais Mishima se met alors à chanter, provoquant l'éclosion de l'oeuf : c'est la naissance de Xephon...

Synopsis soumis par grabouh

Par Starrynight le 06/01/2008 à 19:04

RahXephon est vraiment un anime dans lequel je suis entré à reculons, peu attiré par ce que je savais de l’histoire (un jeune tête à claque qui pilote un gigantesque robot surpuissant avec lequel il va mettre la pâtée à un gros ennemi contre lequel le reste de l’humanité est impuissant, super …). Cependant, j’ai été le premier surpris de constater que j’accrochais globalement bien à l’univers décrit par cet anime, que les thèmes développées étaient intéressants, au-delà des gros clichés habituels des blockbusters du genre.

Tout d’abord, première bonne nouvelle, contrairement aux apparences, les robots sont finalement peu présents et importent plus pour leur symbolique que pour leur capacité à ratatiner les méchants à grands coups de rayons laser. Heureusement, parce que le Xephon et consœurs ne remontent pas la côte des robots gigantesques dont ils reprennent les codes : ça rutile au soleil, ça a de beaux muscles en métal, ça vole, c’est aussi puissant que fragile et le pilote est un jeune garçon élu parmi des milliers de ses congénères boutonneux en pleine crise d’adolescence. Les dolems, eux, sortent du lot : ce sont des sortes de gigantesques statues d’argile (leur nom est d’ailleurs très proche de golem).

Rahxephon insiste par contre beaucoup sur les références et les thématiques sensitives et culturelles. J’identifie ainsi principalement deux thèmes majeurs dans l’anime : les sons et la culture antique.

Commençons par le premier thème : les sons et bruits sont évoqués à de nombreuses reprises et sous différentes manières : les robots éclosent lorsqu’une chanson bien spécifique est interprétée (chansons de Reika et de Kuon, cette dernière étant en fait un extrait d’une des danses du Prince Igor de Borodine). Le nom de « Xephon » s’écrit avec deux idéogrammes, le premier signifiant « monde » et le second désignant un son ou un bruit : étymologiquement, le Xephon pourrait donc être le bruit du monde ou un monde-bruit. Les armes des Dolems (et aussi certaines du Xephon) consistent en des ondes sonores ainsi que leurs signatures. Ceux qui manœuvrent les dolems et les Xephon sont appelés interprètes (« sôsha » : celui qui joue d’un instrument). Les dolems ont tous des noms de notation musicale en italien (« allegretto », « falsetto », …). Enfin, la musique est de qualité (les génériques sont réussis) et constitue en quelque sorte le barycentre de l'anime.

Le deuxième thème porte sur les cultures anciennes et en particulier les références aux civilisations précolombiennes. La lecture de quelques articles sur Wikipedia (notamment en version anglaise) m’a permis d’en découvrir davantage sur ce thème et j’en reprends quelques éléments ici. L’ennemi est désigné sous le nom de « Mu » qui est également l’appellation donnée à une supposée civilisation très ancienne qui aurait autrefois habité l’Amérique du Sud et une partie du Pacifique et aurait disparu à la suite d’un violent cataclysme naturel. Autre exemple, l’île où est basé Terra, Nirai Kanai, est le nom du paradis dans la culture traditionnelle des îles Ryûkyû (archipel d’Okinawa) au Japon. Le tombeau qui sert de passage ressemble également beaucoup aux tombes présentes sur ces îles. On notera aussi une référence à « Shangri-La », autre nom synonyme de paradis.
Mais c’est surtout le nombre de références aux cultures amérindiennes qui frappe. Les marques que portent les interprètes des dolems, aussi bien que les ornementations du trône de Maya rappellent beaucoup des style précolombiens (maya notamment). « Ollin », nom par lequel Kuon appelle systématiquement Ayato, signifie « mouvement » en nahuatl (langue des Aztèques, encore parlée aujourd’hui au Mexique). "Ixtli", nom donné à Reika Mishima est également un mot nahuatl. Il est fait référence à la fin de l’anime au calendrier maya et à la fin du monde (perçu comme un cycle) qu’il annonce.

On notera également quelques références cinématographiques dans RahXephon : la thématique des envahisseurs quasi indifférenciables des êtres humains et qui ont pu se mêler à eux, ainsi que peut-être un clin d’œil à 2001, L’Odyssée de l’Espace avec Jupiter (ici Tôkyô-Jupiter) comme but ultime de l’homme et lieu de sa rencontre avec une culture étrangère aux objectifs indéchiffrables (les stèles noires en orbite autour de Jupiter dans 2001).

Rahxephon possède aussi quelques trouvailles comme le personnage de Kuon, en décalage complet avec le reste tant visuellement (un tatouage étrange, une unité de survie futuriste et un parapluie victorien) que du point de vue de son comportement : ses phrases sont aussi énigmatiques et prophétiques que celles de la Pythie de Delphes. Je note également un certain sens de la mise en scène, notamment dans le générique d’ouverture avec le héros qui regarde au loin, le Xephon qui déploie ses ailes, Reika qui en fait (presque) autant, les images de Haruka et de Reika qui se croisent, etc.

L’anime n’évite cependant pas quelques écueils comme une once de fan service et un robot bâti à la Gundam qui démolit les ennemis à coups de poings là où les autres ont échoué avec un arsenal nucléaire.

De plus, les derniers épisodes ont un peu douché mon enthousiasme sur cette série : les pétages de câble qui jusque là avaient su être évités, s’y enchaînent, la fin vire au bain de sang de manière incompréhensible comme si les scénaristes avaient craint à la dernière minute qu’on puisse leur reprocher une fin trop happy end (et ça m’a rappelé Evangelion). Enfin, on subit un feu nourri de phrases pseudo philosophiques du genre « qui suis-je ? », « je suis moi », « tu es toi », « je ne suis pas toi » qui sont saoûlantes.

Cet anime a dont été plutôt une bonne surprise et je lui aurai volontiers mis 8, mais la fin m’a déçu et je lui retire un point.

7/10

Par beber le 26/01/2007 à 23:56

Rahxephon a de la personnalité, c'est une évidence. Cela en fait il pour autant un incontournable? Sans doute.

Mais cela irait sans dire que cette série de Bones est sans défaut. J'y reviendrais plus tard.
La première chose qui marque dans cet animé, c'est son style. En effet, et pourrait on dire, que c'est l'une des marques de fabrique, sinon LA marque de fabrique de Bones, mais le style graphique est propre à la série, et ne représente pas un vaste panel des cliché de l'animation Japonaise et de charadesign stéréotypé (yeux défiants la mesure physiologique de l'Homme, chevelure extravagantes...). Outre un charadesign doté d'une forte personnalité, Rahxephon dégage quelque chose; dégage une ambiance teintée de mysticisme et de réel, de gothique et de grandiloquent, de Lyrisme et nostalgie. Bref, il y a quelque chose.

Le scénario est l'une des forces de Rahxephon mais paradoxalement, il en devient également l'une de ses faiblesses. En effet la trame de l'envahisseur pas beau (encore que là) qui veut détruire un monde, ça a été moult fois évoqué dans de nombreuses série, et ce notamment chez nos amis de Gainax dans Evangelion. Pour moi la différence avec ces deux séries s’arrête à ce niveau là, vu que l'histoire de Rahxephon différent totalement de celle des Evas. Bon bref, passons cette petite remarque. Alors l'histoire donc... elle est assez volontairement floue, dans son introduction dans son déroulement, et enfin dans sa conclusion (et là pour le coup c'est un euphémisme, ce qui l'on vu me comprendront). Ce flou que l'on qualifiera volontiers d'artistique plaira à tous les contemplatifs, mais risque d'irriter les cartésiens, il faut donc le savoir: on ne comprend pas tout, et les pistes de réflexion sont nombreuses.

La réflexion donc... Plus poussée qu'elle n'y parait au départ. En effet celui-ci peut paraître assez classique au vu de ce que proposent l'ensemble des séries japonaises. Néanmoins, certains personnages extrêmement intrigants, vont apporter cette ambiance dont je parlais auparavant. Comment ne pas évoquer ici cette femme à la robe jaune ci dessus. Qui est elle, pourquoi cette peinture? Pourquoi cette apparition dans les derniers épisodes? ....et quid du personnage de Kyon? Que ce cache t-il derrière cette femme si étrange ?.... et bien d'autre concernant les personnage de la "famille" d'Ayato.
Ayato justement. Là encore la comparaison avec le personnage de Shinji (Evangelion) semble ne pas tenir la route. En effet ce protagoniste possède un caractère bien plus complexe qu'il n'y apparaît, et son histoire est pour le moins mystérieuse.
Vous l'aurez compris, Rahxephon fait partie de ces séries assez difficilement descriptible, tellement son style peut être interprété de différentes manières. Et c'est aussi le fameux point négatifs que j'évoquais auparavant.

Certes il faut de la personnalité à une série pour atteindre une place de rang dans le monde de la Jap animation. Bones a fait délibérément ici acte de nous fournir une série brouillard. Tout y est fait (couleur, graphisme, personnage, trame scénaristique, musique) pour rendre la série intrigante. Mais sans doute l'est elle un peu trop. Car aux questions que j'ai pu formuler ci-dessus, finalement, trop peu de réponses données, ce qui m'a donné l'impression désagréable d'être totalement largué. La destinée d'Ayato m'a paru trop complexe, et le personnage de Kyon inintéressant ou tout du moins devrais-je dire sous exploité, ce qui est fort gênant vu que d'après les avis, elle joue dans la série un rôle majeur.

Le final quant à lui résume à lui seul ma critique: Incompréhensible ! Même après une seconde vision de la bête, et bien non ça ne capte toujours pas dans mon cerveau. C'est fort dommageable car l'émotion elle passe bien, mais desservie par la dernière scène (attention c'est un avis purement personnel pour le coup)

J'ai cité pratiquement l'ensemble des aspects technique de la série. Pour compléter l'analyse de ce coté, je dirais que d'une part, l'aspect Mecha (car R. est un mecha, si si !) est assez soft, et original dans son traitement, le Rahxephon étant sublime graphiquement, bien plus que ne peuvent l'être les Gundams par exemple. La musique quant à elle ne m'a pas marqué, elle semble de mémoire bien coller avec l'ambiance.

Alors le verdict doit tomber. On n’est pas loin au final d'un chef d'œuvre de style. Mais le scénario trop embrouillé sans qu'il n'y ait toujours de raison valable est pour ma part un point faible d'une série, et Rahxephon ne fait pas exception à la règle. Voilà pourquoi je met un 7...

...Tout en conseillant le visionnage de cette série.

7/10

Par FullMetal Klavikul le 19/12/2006 à 12:45

Lorsque j'en ai entendu parler sur A-K, je me suis dit "Encore un n-ième anime de méchas, j'aime pas les méchas...". Et puis finalement, au vu des critiques élogieuses, je me suis lancé et j'ai regardé le premier épisode. Et là... coup de foudre!!!! J'ai tout de suite adoré le chara-design (en particulier de Mishima Reika, qui a un côté Linoa de FFVIII...) et l'univers mythologico-futuriste (les Dolems sont particulièrment réussis), ainsi que tout le lyrisme qui se dégageait des denières minutes de l'épisode (le chant de Reika, l'éclosion de l'oeuf...).

J'ai couru me procurer le coffret intégral dans un magasin spécialisé (la flemme de tout télécharger...), et je peux dire que je ne regrette pas mon achat!!! Petit à petit, l'intrigue si subtile se dégage, entraînant avec elle un flot de personnages "secondaires" prenant de plus en plus d'importance au fil des épisodes. Certains personnages ont d'ailleurs des rôles très ambigus (en particulier Isshiki Makoto, Helena et Sayoko...), qui ne seront vraiment dévoilés qu'à la toute fin...
Mais détrompez-vous, le principal ici n'est pas "le combats des gentils Méchas contre les méchants Méchas" : ici, ce sont les rapports humains qui sont en premier plan, avec un arrière-plan métaphysique et psychologique très développé... (décalage temporel, dimensionnel...) Evidemment, on est plus ici dans le registre tragique, tendance apocalyptique...

Au fil des révélations, on découvre un univers extrêmement fouillé, fourmillant de références mythologiques et de poésie... Ce que l'on peut remarquer de surprenant, ici, c'est que la musique joue un rôle prépondérant : en effet, les Dolems utilisent les ondes sonores pour attaquer, et le RahXephon s'apparenterait à un instrument de musique dont le pilote serait "l'instrumentiste" (sans oublier les énigmatiques répliques de Quon...).
Bien entendu, tout n'est pas clairement expliqué, il faut faire appel à notre imagination (notamment pour comprendre la fin...).

Le rendu graphique, quant à lui, est superbe : certaines séquences sont si belles (en particulier les plans où l'on voit Mishima de dos, au bord de la falaise, face au vent...), et l'on passe parfois de la réalité au rêve sans s'en rendre compte... (et ça, j'adore!!!!)

Bref, amateurs de séries atypiques à tendance métaphysique, de beaux graphismes, de personnages complexes (et humains, ce qui est rare!!!!), et pas forcément de Méchas, foncez sur ce chef-d'oeuvre des Studios Bones, et vous pourrez savourer 26 épisodes (trop court...) de bonheur, de frissons (les fins des épisodes créent un suspense insoutenable!!!), donc un maginfique anime, à voir absolument!!!!

10/10

Par Dryss le 17/12/2006 à 14:14

Rahxephon, un Evangelion II? Ralala , je vais m'ennuyer, je le sens car les copies, c'est jamais bien.. Et bien non Rahxephon c'est quelque chose d'autre, le personnage principal est attachant, intelligent(raaah c'est sur, c'est pas Shinji, l'anti-héros par excellence qui a son charme mais je préfère de loin Kamina!).
On retrouve bien entendu les mêmes questions existentielles(est ce que c'est comme ca pour tout les mechas? je sais pas, j'en ai vu que deux) car [mini SPOIL] c'est une sorte d'extraterrestre, un mulien.
Rahxephon ne se construit pas trop sur l'action mais c'est tant mieux car avec l'amour entre Ayato et...(je n'en dirais pas plus :P) et l"enigme Mishima et Kuon", on est bien servi. Les relations entre personnages sont très complexes et intéressantes
Série donc très sentimentale(et oui j'ai pleuré devant quelque fois :)
LES GRAPHISMES SONT UN PUR BONHEUR, c'est réellement superbe tant pour le visage que le paysage.
Et en plus les studios Bones nous gratifient d'un film qui résume l'histoire pour ceux qui trouvent que 26 épisodes de 20 minutes chacun(quand même 8h40 environ), c'est trop long. Par contre n'esperez pas regarder le film puis la série ca gâche tout.
On peut néanmoins reprocher un scénario qui si on y regarde de plus loin peut sembler un peu tranquille sans beaucoup de changements et pourtant je ne me suis jamais ennuyé et j'ai regardé cette série très rapidement, ne pouvant attendre la suite :)
Un anime à regarder!

9/10

Par kuchiki byakuya le 09/11/2006 à 18:05

Rahxephon est une vrai perle, un bijou. N'étant pourtant pas un fan de mecchas, cet animé m'a bluffé de bout en bout.

Certaines critiques lui reprochaient sa ressemblance avec Neon Genesis Evangelion en le cataloguant de remake. Je ne suis absolument pas d'accord. Rahxephon a certes quelques ressemblances (et encore, de loin) mais je le trouve beaucoup plus complet et plus intéressant que Evangelion. Mélange de mecchas, de philosophie, d'émotions, Rahxephon est unique et très différent. J'aime tout particuliérement sa réflexion sur le "Moi" profond de chacun d'entre nous. Ce Moi qui essaie de fuir la réalité dans un monde imagianire mais qui, une fois exaucé, nous terrife. Ayato est l'exemple parfait de ce paradoxe, propre à tous les êtres humains. Qui suis-je? Est-ce bien mon monde? sont des questions que nous pouvons nous poser.

Outre l'aspect philosophique très bien traité, l'esthétique est elle-aussi réussie. C'est travaillé, soigné et le Rahxephon est beaucoup plus joli que les robots d'Evangelion. Les couleurs sont parfaitement dosées, les décors sont fournis sans pour autant saturer l'image, bref c'est un énorme travail.
Evidemment, le personnage de Mishima est le plus réussi, ce qui se conçoit aisément (Kuon est aussi mimi mais moins quand même).

Viennent ensuite les relations entre les différents antagonistes. Là encore, rien à redire. On sort de l'habituel triangle amoureux, un peu lassant à force pour rentrer dans jeu de "séduction" plus adulte mais aussi plus complexe. En effet, on peut supposer des choses et se tromper. Les sentiments amoureux, qui sont à mettre en parallèle avec la confusion intérieure des persos, sont le thème central de Rahxpehon et sont portés par une musique géniale (quoique surprenante à certains moments). La chanson de Kuon est ma préférée.

Tout celà nous mène à une fin magnifique, pas si évidente à première vue. Quel sentiment va l'emporter? L'amour, le devoir, le désespoir, la fatalité? Jusqu'au dernier moment, le spectateur reste dans le flou. Je pourrai discuter des heures sur cet animé extrémement riche et intéressant.

9/10

Par Descartes le 26/08/2006 à 00:56

Qui suis-je? Où vais-je? Que fais-je? La différence est-elle intolérable? La tolérance est-elle indifférente à mon sort?....Rarement anime n'aura brassé un tel foisonnement de réflexions (pour la plupart métaphysiques) avec une telle subtilité que RahXephon. Car loin de l'adolescent lambda cherchant sa voie (ou sa voix s'il fait la star ac') le personnage de Ayato cristallise à lui seul des pistes de questionnements universels et quasi-millénaires aussi bien que des préoccupations plus contemporaines.

Les tourments du héros, peinant à trouver sa place, son but, destabilisé qu'il est par la découverte d'une nouvelle liberté (relative) qu'il ne connaissait pas dans son aliénant Big Brother tokyoïte, sont traités avec finesse, évoquant aussi bien des considérations individuelles (valeur de la vie, peur du futur et de la "vie" post mortem...) que collectives (aliénation, désinformation des masses...).

"L'avenir est ce qu'il y a de pire dans le présent" nous dit Flaubert, et c'est là une maxime que l'on retrouve présente dans RahXephon, aussi bien parmi les personnages tourmentés par leur futur (certains vivant au contraire dans le passé) que par la crainte manifeste des créateurs de la série des technologies destructrices du futur, tout en gardant un oeil sur le passé avec références à Hiroshima et à l'antisémitisme (ou à toute discrimination dans son ensemble).

Bref il y a un tel foisonnement de réflexions qui j'y perds mon latin et peut-être même ma clarté, veuillez m'en excuser.

D'un point de vue plus formel (et encore), on peut citer pêle-mêle dans les points forts de la série une bande son exceptionnelle (la métaphore musicale tout au long de la série étant d'ailleurs très réussie), un graphisme irréprochable, avec une animation sans fausses notes et un chara design réussi, ainsi qu'un mecha design lorgnant sur diverses mythologies d'excellente facture.

Le scénario quant à lui se déroule (trop?) tranquillement, laissant le temps à l'intrigue, la psychologie des personnages et la réflexion de se développer, et même s'il ne brille pas par une originalité sans bornes (Evangelion si tu nous vois...) il reste agréable à suivre.

Dans tout ça on en oublierait presque que l'on a affaire à un anime de mecha, et c'est tant mieux (beurk les gros robots qui font boum boum), laissant la place à un anime profond, adulte et captivant.

9/10

Par asphodèle le 03/03/2006 à 17:45

Je trouve sincèrement cet anime très réussi.  
L'émotion de certaines scènes me fait oublier de nombreux points faibles. En fait, il y a plusieurs Rahxephon dans ce Rahxephon, plusieurs manières de le suivre.  
 
L'intrigue est assez flottante - en fait à l'image d'Ayato, le personnage principal -, voire ténue, mais finalement assez subtile. Rien n'est véritablement dit. On avance par touches successives, fugitives jusqu'à découvrir avec un peu de chance des filiations passionantes dans ce qui apparaît comme la quête d'une mémoire perdue. La trame principale met elle-même du temps à se former, à se dessiner (ce n'est peut être pas un hasard si Ayato peint), mais dès qu'elle apparaît quel bonheur !  
Certains épisodes sont réellement très beaux et je pourrais presque me repasser certaines scènes en boucle. Les couleurs sont le plus souvent claires, lumineuses, la bande-son généralement agréable. Ca n'empêche pas le fait qu'il y ait certains accidents de parcours. Je pense notamment à un épisode particulièrement laid, insipide où le dessin, l'animation se relâchent.  
Nous avons toujours un combat par épisode, mais ils sont moins envahissants que dans Sousei no Aquarion par exemple.  
 
Sinon, la petite polémique relative à la comparaison avec Evangelion me semble peu intéressante et ça ne m'intéresse pas vraiment de connaître la genèse de l'anime. C'est vrai que l'anime à certains moments semble hésiter et avoir du mal à trouver son identité sans doute à cause du grand public pour lequel il se destine. Il aurait pu aller plus loin dans sa propre voie et travailler davantage la scène primitive d'où sort toute l'intrigue et que l'on découvre à l'ultime fin.  
Enfin je recommande la courte OAV qui, elle, pour le coup est dans la plus pure tradition Evangelion, mais je déconseille vivement le film qui est une caricature vulgaire de l'anime, surtout si vous l'avez aimé.

9/10

Par ishigami le 28/12/2004 à 15:55

Comme dit précédemment, Rahxephon a longtemps été présenté comme une copie d'Evangelion, c'est pour ça que j'ai mis du temps à regarder cette série : en effet quel intérêt de voir une copie d'un animé qui pour moi est culte ?    
Pourtant j'ai d'abord été agréablement surpris par les graphismes, Rahxephon c'est beau, très soigné, les mecha sont beau très stylisés, même un peu trop pour ce genre de bêtes :p.    
Une histoire sympa, des persos attachants, bref un animé soulant à première vue mais qui est en fait très très très bon :).    
 
Avec des grand moment d'émotions : j'ai pleuré (enfin presque) une fois !

8/10

Par grabouh le 17/12/2004 à 22:11

Je pense que RahXephon est un bijou de l'anime depuis Evangelion. Certaines langues disent que RahXephon a repris plusieurs éléments d'Evangelion... Certes, mais le staff s'est apparemment débrouillé pour ne pas prendre ces éléments tels quel. Le scénario est très complexe, très bien construit (avec une fin qui tue !), l'histoire est géniale, on ne tombe pas ou peu dans des traversées philosophiques qui peuvent dérouter les spectateurs (suivez mon regard...).

Les musiques collent très bien à la série (les violons et les flûtes dans les moments calmes et paisibles... Un chef-d'oeuvre !), l'intro chantée par Maaya Sakamoto débutant chaque épisode est de très bonne qualité (l'une des meilleures intro d'anime pour moi avec Escaflowne chantée par... Maaya Sakamoto !).

L'animation ne montre aucune faiblesse, les chara-design et mecha-design sont très plaisants à regarder, tout comme les décors (un point assez délaissé pour pas mal de personnes et pourtant assez important pour moi...). Donc du tout bon pour cette série que je classerai dans les plus grands chef-d'oeuvres de l'anime... Ah ! Une dernière chose TRES importante : regardez l'anime AVANT le film, sinon vous tuez l'anime quand vous aurez fini le film...

10/10

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