Shigurui

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2007
- Titre original: Shigurui
- Nombre d'épisodes: 12
- Site officiel: http://www.wowow.co.jp/anime/s...
- AKA:
- - シグルイ
- - Crazy for Death,
- - Shigurui: Death Frenzy
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Madhouse
- Réalisation: Hamasaki Hiroshi
- Auteur: Yamaguchi Takayuki (manga)
- Création originale: Nanjo Norio
- Musique: Yoshida Kiyoshi
- Diffuseur: WOWOW
- Composition de la série: Minakami Seishi
- Directeur artistique: Kaneko Hidetoshi
Doublage
Daisuke Namikawa (Gennosuke Fujiki), Emi Shinohara (Iku), Houko Kuwashima (Mie Iwamoto), Nozomu Sasaki (Seigen Irako), Seizo Katou (Kogan Iwamoto), Bin Shimada (Kurouemon Yamazaki), Cho (Narration)
Synopsis
Le plus jeune frère du shogun Iemitsu - le gouverneur de province Tadanaga Tokugawa - s'ennuie. Il décide d'organiser un tournoi d'arts martiaux où des samurai s'affronteront pour le plaisir de leur seigneur. Mais le jeune seigneur est las des combats factices à l'épée de bois. Dans sa cruauté et son goût pour la violence, il viole les lois impériales et choisit que les combats seront réels et à mort.
Le premier duel voit se confronter deux combattants inattendus : Fujiki Gennosuke, qui a perdu son bras gauche dans un précédent affrontement, et Irako Seigen, un aveugle blessé au pied. Les deux combattants se sont déjà affrontés par le passé et se vouent une haine réciproque.
Synopsis soumis par Afloplouf
#Par SoulJapanExpress le 28/01/2012 à 20:59
[Je préfère ne pas réitérer les propos que j'ai tenu dans ma critique du manga Shigurui, ils sont similaires à mon appréciation de la série, à quelques détails près que j'énumère ci-dessous]
Violent et érotique...
Si rares son les séries qui font honneur à leur support original, Shigurui est une exception de plus... Une formidable exception qui rend honneur au séries samouraï. Une formidable exception qui transforme un shonen en véritable seinen.
Le manga et l'animation se complètent parfaitement. Pourquoi? Eh bien parce qu'il manquait irrémédiablement quelque chose dans le manga. De la finition, du sonore, une ambiance plus froide, plus oppressante. Et je pense que le pari a été tenu avec succès.
Le bémol est que certaines scènes ont été coupées et que l'animation n'est pas du tout aboutie. Forcément, tenir un manga de 15 volumes en 12 épisodes est quelque chose d'assez risqué. Et là où on aurait pu penser que l'anime aurait été une énième version pâle et bâclée, j'ai eu la surprise de découvrir une musicalité traditionnelle et non moins exceptionnelle qui rythme toutes les séquences de l'animation avec une intensité stupéfiante. Cette musique transporte véritablement dans cette époque, d'honneur, de métal froid et de sang.
Je m'attendais quand même à avoir le combat de fin, et la manière dont il aura ou non fait l'objet d'un développement. Je ne suis pas vraiment déçue, c'est peut-être après tout un mal pour un bien... Quant au développement des personnages, je ne suis pas sûre que ce fut l'ambition de la série, encore plus relégués au deuxième plan que dans le manga, Irako et Fujiki sont estompés.
Une dernière chose, une chose très simple qui aura de plus attiré mon attention. L'animation ne traduit que légèrement le faux manichéisme dont j'ai douté en lisant le manga.
Shigurui est une histoire de vengeance, une histoire de vengeance particulière qui ne met pas en scène le bon contre le mauvais. Juste des personnes attirés par des buts contradictoires aux principes des autres. Si on prend par exemple Irako Seigen, sa vision du monde n'est pas tout à fait louable et ses moyens pour y parvenir encore moins mais il ne s'agit pas d'un "méchant" que l'on peut catégoriser ou simplement stéréotyper. De même pour Fujiki Gennosuke, qui semble adopter une attitude de droiture et d'honneur n'est pas pour autant un véritable innocent. Ce sont tous les deux des "monstres" nés dans la souffrance et la haine. C'est cette autre vision qui a été significative (tout l'intérêt)dans le manga et qui a été coupée dans l'animation. Pour moi Shigurui tourne autour de ce point principal, la forte ambigüité de cette rivalité.
Peut-être que le manga mettait en avant une rivalité plus féroce entre les deux protagonistes mais d'un autre point de vue, Shigurui c'est aussi le moyen de mettre en scène les complexités de la vengeance dans le sens le plus complet du terme.
#Par azorni le 03/12/2010 à 08:18
Shigurui est un animé de très grande qualité, mais aussi très dur et austère, et à déconseiller aux plus jeunes.
Ce qui frappe d'abord avec cette série c'est la qualité du dessin. Alors qu'il me semblait qu'en général on ne trouve un tel niveau de précision que dans les longs métrages, ici on nous offre un dessin impeccable tout au long de la série, sans aucun relâchement jusqu'à la fin.
Concernant l'histoire, en gros Shigurui nous raconte le parcours parallèle de deux élèves d'une école d'art martiaux du Japon précontemporain. Il se passe plein de choses bien sûr, donc c'est dur à résumer. Mais le point important à signaler amha c'est que nos deux protagonistes se voueront une haine féroce, sans qu'on puisse vraiment dire que l'un est le "gentil" et l'autre le "méchant", si j'ose simplifier ainsi. Ce sont deux personnalités très différentes, et personnellement j'ai pas réussi à prendre parti. Cet aspect anti-manichéen de la série constitue une de ses principales qualités, amha.
Ensuite, la violence. Parce que oui, dans Shigurui, y'a du sang, des tripes, des boyaux, et des morceaux de chair humaine qui volent dans tous les coins. Et c'est même pas dans la joie et la bonne humeur comme dans un shonen moyen. Non, là c'est cru, brutal et sans avertissement. Ça rigole pas, quoi. Je sais pas ce qu'il faut en penser personnellement. Moi ça ne m'a pas gêné, mais si vous êtes sensible, soyez prévenu.
Voilà je fais court pour cette critique parce que je reconnais me sentir un peu dépassé par l'ampleur et la force de cet animé. Je me contenterai donc de dire que si vous vous sentez d'attaque pour regarder cette série amère et sombre, n'hésitez pas car le spectacle vaut le coup d'oeil et l'histoire a de bonnes chances de vous captiver.
#Par Giggles le 05/11/2010 à 20:31
Et bien, il faut s'accrocher, à tous les points de vue, lorsqu'on regarde cette série.
Commençons par le commencement : le générique. Hors du commun, il rebutera certains, en ravira d'autres par son dépouillement et par une extrême tension qui s'en dégage. Le ton est donné : le rouge nous pique les yeux, les percussions nous tapent les tympans. La sobriété de l'opening annonce le déroulement d'une histoire sanglante d'un clan dans un japon du 17ème siècle.
En visionnant juste l'opening, je me suis mise en situation, j'ai bien senti que je regardais un animé pas comme les autres.
Les premières images me frappent : un type qui s'arrache à mains nues lui même ses entrailles. Oh là, ok, ça va etre sanglant, et bizarre ... J'ai failli arrêter là. Etant donné le court format de la série, j'ai tout de même continué car 12 épisodes ne me feraient pas perdre mon temps.
Y a tellement de choses à dire, je vais sans doute oublier certains aspects, peut être ceux qui m'ont le moins marquée, sachant qu'à peu près tout m'a marqué dans cet animé.
Tout d'abord le dessin, les images, l'animation:
Les couleurs sont étonnantes : plus ça va, moins y a de couleur à part le rouge sang, jusqu'à finir par une presque totale obscurité dans le dernier épisode. Et oui, c'est blanc, gris et noir. Sauf le sang. Comme il est très présent, finalement, y a quand même pas mal de couleurs ...
Les images sont étonnamment fixes pour un sujet traitant de combats de samouraïs. Ca bouge très peu, le mouvement est absent les trois quart du temps, c'est assez figé, comme un tableau.
Lors d'un combat, on ne voit pas les hommes bouger. Juste leurs visages qui se fixent, un vague mouvement de katana qu'on ne peut distinguer, une posture statique, et voilà un membre qui vole et le sang qui éclabousse. Incroyable, cette immobilité nous fait encore plus ressentir l'ampleur du mouvement et la rapidité du samouraï. Pour faire ressentir beaucoup, on montre le moins.
Visuellement, c'est spécial donc, mais extrêmement réaliste. Ca va même au delà du réalisme, ça fait penser au naturalisme quand on voit les corps dans toute leur horreur, avec des gros plans sur des membres, des visages ou des plaies. Non, tout le monde ne pourra pas regarder ça.
Ensuite, la bande son :
Complètement traditionnelle. Je peux pas dire qu'elle soit belle, et c'est pas fait pour non plus. Beaucoup de percussions, du luth traditionnel, une note par ci par là, c'est complètement dépouillé et ça va avec les images. A plusieurs moments, je me suis imaginé un couvercle de bocal de confiture tomber par terre. Ca ne plait pas aux oreilles et ça ajoute une forte tension et beaucoup de malaise. Cette absence de son renforce totalement la violence omniprésente : y a pas de musique mais les os qui craquent résonnent d'autant plus. A côté de ça, j'ai adoré le contraste que présente le doublage des personnages. Les voix sont douces en opposition aux paroles et aux actes, elles sont lentes et agréables.
Et puis l'histoire, les personnages :
C'est tout simple, on a une vision d'un clan auquel deux bretteurs talentueux appartiennent. Il s'agit de la constante rivalité de ceux ci sur une période de 7 ans. Au premier épisode, ces deux hommes s'apprêtent à combattre et puis on nous passe un flash back sur leur histoire pendant le reste de la série. Des personnages forts sous l'emprise d'un maître abominable, barbare et sénile. Du dégoût, voilà ce que j'ai ressenti envers tous les personnages, sans exception, qu'ils soient hommes ou femmes. Cet animé n'est vraiment pas fait pour que l'on s'attache à qui que ce soit, on nous propose juste un court moment de la vie de quelques hommes qui se battent sans pitié et sans état d'âme pour la gloire du beau geste et la renommée de leur dojo. Presque une anecdote, une photo d'un courant d'air.
Personne n'est mis en valeur, c'est d'une froideur à couper le souffle. L'image de la femme est abominable : c'est dérangeant, ça ne fait même pas pitié, c'est juste abjecte.
La fin est totalement insensée, j'ai cru que je m'étais trompée, je suis même allée voir si y avait pas des épisodes que 'j'avais oubliés. Mais c'est pas décevant, c'est juste en accord avec le tout finalement.
Nous avons là un projet vraiment spécial, d'une violence inouïe, pas seulement à cause des scènes barbares : le malaise psychologique découle de tout cet enchaînement d'images sans vie, de sons sans musique et d'hommes sans aucune humanité.
Est ce que j'ai aimé ? J'arrive même pas à le savoir. Ca m'a choquée, ça m'a interpellée, c'est sûr. Maintenant, on est en face de quelque chose qui selon moi touche à l'Art. Y a t-il de la violence gratuite et inutile ? Je dirais non, c'est un plat qui, s'il manquait ce seul ingrédient, n'aurait aucune saveur.
Il mérite largement la note que je vais lui donner en raison de la qualité du dessin, de la mise en scène et de la forme, de la façon dont tout est traité. C'est un animé qu'on ne peut oublier, il est assez incroyable. Je ne peux pas mettre plus que 8 parce que ce n'est vraiment pas quelque chose d'enchanteresque, c'est juste froid et sans état d'âme.
#Par enigma314 le 25/07/2010 à 15:57
Attention, en raison de son extrême violence, cet animé a été interdit au moins de 15 ans au Japon!
Shigurui est un animé à ne pas rater pour tout amateur/rice d'histoires de samouraï. Le premier épisode donne tout de suite le ton de la série et séduit par son esthétique et sa mise en scène avec ses jeux de lumière très soignés et une musique envoûtante. Le blanc maculé d'une teinte grise et d'un bleu quasi imperceptible accompagné des instruments traditionnels japonnais rehaussent sans aucun doute le chara design des personnages. Le son des percussions est un pur régal aux moments des scènes d'action et de combats. En cela, l'opening est une réussite avec ce côté tribal et sauvage. L'ending m'a moins marqué sans doute par son rythme lent et austère.
L'histoire en elle-même n'est pas original : un seigneur décide d'organiser un tournoi d'exhibition. Seulement par caprice, il souhaite que cela soit à arme réel au lieu de faux sabres. Le combat se révèlera donc à mort. Se présentent alors un manchot et un aveugle...Les autres 11 épisodes sont en réalité un long flash-back qui nous permettra de savoir un peu plus sur ces 2 guerriers qui se connaissent.
Et c'est parti pour une incursion dans le monde des samouraï au sein d'un dojo. Vous vous imaginez bien qu'un homme rigole pas beaucoup lorsqu'il se décide de suivre la voie du bushido. La preuve entre les entraînements, les codes de l'hospitalité et la dévotion « aveugle » (ou plutôt sans remise en question) au « Maître », etc. Nous avons un bel aperçu de ce monde renfermé aux règles très strictes.
Shigurui fascine malgré son atmosphère malsaine due, essentiellement, au « Maître » que je qualifierai de sale vieillard obsédé sexuel. Oui mais ce personnage possède une force et une technique incroyable qui le rend redoutable. Il vaut son pesant d'or malgré ses rides et bien que bestial, il bénéficie d'un certain charisme qui explique son statut de « Maître ».
Concernant le statut de la femme, je dirai qu'il n'est pas brillant dans cet animé. Hélas la femme est là pour servir l'homme et n'est qu'une reproductrice, du moins dans l'esprit sénile du vieux...Je ne ferai aucun commentaire sur les scènes « dévalorisantes » sous peine d'une furieuse envie de trancher les têtes d'un coup sec. Ceux qui sont allergiques aux romances seront comblés avec Shigurui.
Cette série nous prouve que 12 épisodes peuvent offrir des combats de toute beauté. Très réaliste dans les détails, vous n'aurez pas droit à du surréalisme a la CDZ ou DBZ. Lorsque votre adversaire vous brise les os, vous entendrez le bruit des os qui craquent et voilà. Les duels ne durent pas une éternité, à peine quelques secondes au moment de l'attaque finale. L'accent étant beaucoup plus mis sur la préparation et toute la psychologie qu'il y a derrière. Résultat : des combats « âpres et rugueux » beaucoup plus plaisant en tant que spectateur.
Autre point positif, la psychologie des personnages. On finira par découvrir le pourquoi de l'ambition d'Irako qui est pourtant loin d'être un saint. Fujiki paraît un peu plus droit, gentil comparé à la fourberie de son rival mais il faut s'en méfier. Les personnages secondaires sont également bien travaillés, leurs motivations servent l'histoire et ne sont pas de simple faire-valoirs.
Les quelques points négatifs que je trouve sont les suivants :
- un visage un peu trop efféminé concernant Irako au départ
- une tendance à aller dans l'horreur surtout vers les derniers épisodes avec des scènes particulièrement dégoûtantes
- le fait de montrer des hommes hyper musclés sous les habits de samouraï, tous avec des abdominaux de fer, une fois ça va mais à force de répéter, l'effet de surprise tombe à plat.
Pour conclure, je dirai que c'est un animé à ne pas rater. Ici pas de combats farfelus à la Basilisk et une absence de la spiritualité. Au contraire, elle est bien présente par une atmosphère zen qui côtoie sans problème une atmosphère malsaine. A ne pas mettre entre toutes les mains toutefois!
La note est plutôt 8,5
#Par jouamitsu le 15/11/2009 à 22:27
Shigurui. Si vous cherchez un anime genre baston , ou le héros tranche du méchant , saute partout et se marie avec la nana a la fin passez votre chemin.
Shigurui est avant tout un manga pour adulte car premièrement : c'est sanglant. Bras , jambes , machoires , tripes , yeux , tout y passe. Ensuite l'histoire assez complexe entre les personnages est développé d'une manière assez crue. Certaines scènes sont assez "dérangeante" (en mémoire l'accouchement de la mère d'Irako) et les nombreux flashbacks sont assez déroutant. Les relations entre les personnages sont toute somme très bien ficelés et très adultes aussi (comme par exemple la rivalité mère/fille entre Iku et Mie-dono). On est loin du classique en fait. Pour résumé le genre de scénario que nous propose Shigurui je dirais juste que c'est "sale" et un peu tordu. Pas vraiment de romance poétique en gros.
Passons maintenant au point fort du manga : le Duel. Alors attention hein. Ici pas de samurais aux pouvoirs surnaturels. Pas de combats qui dure des heures. Pas de katanas de 15 mètres de long. Tout est dosé pour que ça reste réaliste au possible sans pour autant devenir trop simplet. Ainsi donc les combats ne dure que 30 secondes. Genre "un coup t'est mort" quoi. Ces 30 secondes qui sépare la réaction des deux combattants sont bien évidement rallonger. Prenez un duel façon cowboy farwest et mélanger ça avec un peu de surnaturel , quelques références a la mythologie nippon et on obtient des combats mémorables. Regardez le premier épisode pour vous faire une idée de l'action.
Bien sur , lorsqu'on parle de samurai , on a droit a des techniques. La aussi il ne faut pas s'attendre a du Naruto ou du Bleach. Pas de signes des mains , pas de zanpakutos. Ici c'est Bushido. Les techniques sont traité avec beaucoup de réalisme. Ainsi on verra Fujiki démonter a main nue 5 bandits en contractant au maximum les tendons de ses poignets/bras et les relâcher au dernier moment pour décrocher quelques mâchoires.
Au niveau des graphismes ont a droit a des dessins encore une fois très réaliste. Aucun très qui dépasse. Pas de grands yeux violet clair. Une mention spéciale aussi au design des katanas qui sont magnifiquement dessiné. Une pure merveille pour les yeux.
La musique quand a elle colle parfaitement avec l'ambiance du manga. Pas de rythme endiablé. Que des instruments traditionnel. Une pure merveille pour les oreilles.
Pour résumé Shigurui est un anime qui se savoure tant par sa qualité graphique , son ambiance sonore et son scénario. Son coté très réaliste et spirituel convient parfaitement a ceux qui cherche un manga de qualité. Il n'y a que 12 épisodes mais pas besoin d'en avoir plus. Un très bon manga qui a su restituer toute les valeurs et idéologie des samurais.
A regarder , à faire regarder et à garder.
#Par thotian le 16/04/2009 à 17:04
Cet animé est une réussite sur les plans du dessin et de l'ambiance. Par contre, la fin est trop escamotée.
Les combats sont décrits dans les moindres détails. L'anatomie des personnages est très détaillée: Iwamoto Kogan par exemple est emblématique avec ses rides à profusion et sa stature quasi-démoniaque. Toutes les séquelles des combats sont clairement représentées: mâchoires disloquées, menton arraché, membres tranchés, oeil hors de l'orbite... Autant de choses qui pourrait placer l'oeuvre dans la catégorie horreur/gore.
Néanmoins, je retiens plus l'aspect contemplatif qui est notamment renforcé par l'utilisation de musiques japonaises classiques, avec emploi de percussions ainsi que de chants rauques. Le dessin (couleurs et jeux de lumière) et la structure des scènes, presque statiques pour la plupart, va aussi dans le même sens.
Le récit est, quant à lui, assez linéaire et ponctué de flashs qui précisent le passé des personnages. Le rythme de chaque scène est lent, mais ne nuit en rien à l'animé. Par contre, même si l'on sait, dès le premier épisode, que l'histoire se terminera par un combat à mort entre Fujiki Gennosuke et Irako Seigen, on reste sur notre fin à l'issue du douzième épisode. D'autant plus que lors de ce combat, Fujiki apparaît avec son bras gauche en moins et qu'on ignore ce qui a pu se produire. Reste donc à savoir si cet anime aura une suite afin d'apporter une conclusion plus tranchante!
Au bilan, je garde une bonne impression de cet animé dont l'ambiance m'a emballé!
