Special A

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2008
- Titre original: S.A
- Nombre d'épisodes: 24
- Site officiel: http://special-a.jp/
- AKA:
- - Special A Class
- - S.A - スペシャル・エー
- - スペシャル・エー
- - S.A 特優生
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: AIC, Gonzo
- Réalisation: Miyao Yoshikazu
- Chara-design: Nakahara Kiyotaka
- Auteur: Minami Maki
- Musique: Kaida Shôgo, Rie Mitsunaga
- Diffuseur: Chiba TV, TV Aichi, TV Kanagawa, TV Osaka, TV Saitama
- Composition de la série: Hanada Jukki
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Special A
- Editeur: Black Bones, Manga-news.TV
Doublage
Jun Fukuyama (Kei Takishima), Yuko Goto (Hikari Hanazono), Ayahi Takagaki (Megumi Yamamoto), Hiro Shimono (Tadashi Karino), Hitomi Nabatame (Akira Tōdō), Kazuma Horie (Ryū Tsuji), Tsubasa Yonaga (Jun Yamamoto)
Synopsis
On se retrouve dans une école tout à fait normale, mis à part le fait que les classes soient organisées de la plus forte à la plus faible. La plus forte étant la classe A et les plus faibles E et F. Mais il y a une autre classe appelée Spécial A qui regroupe tous les élèves les plus brillants de l'école, eux même classés. Hikari Hanazono et Kei Takishima se sont rencontrés quand ils étaient enfants alors qu'ils étaient tous les deux entrainés au combat. Quelques années plus tard, ils se retrouvent dans la même classe, la Spécial A. Takishima est premier et Hikari est seconde. Ils se lanceront constamment des défis pour finir premier, et Hikari n'y arrive jamais. Mais sous ses airs de grand vainqueur, Takishima montre une envie incompréhensible de protéger Hikari. Est-il vraiment si insensible qu'il en a l'air?
Synopsis soumis par juju4017
#Par SoulJapanExpress le 07/07/2011 à 02:08
Special A démarrait très mal. Lorsque le visionnage de tranches de vie se fait successives on commence à juger le concept de base, visité, revisité et re-revisité. Après quelques épisodes à partir desquels je pensais condamner irrévocablement cette supposée déception. J'ai été quand même surprise par certaines qualités évidentes de la série.
Ok l'histoire de la classe spéciale parmi laquelle les 7 meilleurs élèves de l'académie se vautrent dans le luxe et l'oisiveté, dans une serre quasiment coupée de toute autre vie scolaire à vite fait d'ennuyer. A partir de là je m'étais figé pensant que la recette qui épuise les récentes production de ce genre aurait déjà pourri l'appréciation finale. Les surprises viennent donc avant la comédie, des graphismes. Très réussis à mon sens et agrémentent le suivi de l'histoire en elle-même, du moins l'environnement. En ce qui concerne les designs, la qualité retombe un peu, c'est très acceptable, oui, pour un shojo de base. Mais un effort aurait pu et du être fait mais bon quand ça ne casse pas, c'est que ça passe.
Le deuxième opening aura été celui qui aura captivé mon attention en terme d'accompagnement musical. Les autres iront irrémédiablement au fond de l'océan avec un boulet. Quand aux similitudes présentes avec d'autres productions du genre elles ne seront pas du tout fortuites et on pourra citer les grands classiques par pelletées.
Donc, je pensais m'ennuyer mais chacun des épisodes qui compose la série offre une découverte de chaque personnage, avec des sentiments cachés (toujours) assez bien retranscrits d'ailleurs, l'émotion n'est pas toujours au rendez-vous mais c'est assez charmant quand même. Ce qui aura été rédhibitoire dans classe A, c'est que tout peut être anticipé et avec une bonne longueur d'avance, même si il y a eu un effort perceptible dans cette direction, cela nuit gravement à l'effet de surprise, à la santé aussi.
En tout bon shojo parmi ces personnages ô combien intéressant, on a quand même le couple très stéréotypé, le garçon renfermé avec un passé de solitaire qui l'a rendu si asocial que cela en crée des situations assez drôle. De l'autre côté une fille complètement obsédée par la compétition et qui ne voit pas plus loin que son nez surtout en matière de relation amoureuse. Après il y a les autres autours. A ne pas laisser de côté car ils bénéficient eux aussi de leurs moments de gloire. En même temps, le format de 25 épisodes le permet.
Romance, comédie et petites émotions. Special A décide de miser sur ces trois caractéristiques pour se mettre en avant, pour ma part j'ai ri, j'ai parfois été émue et je ne regrette pas d'avoir déterré cette série des décombres du tri sélectif.
Curieusement Spéciale
#Par Selty le 18/12/2010 à 01:31
Special a : tout le monde il est beau, tout le monde il est –riche et- gentil, ou encore "casses toi tu pues, t'es pas d'ma bande!"
Vous avez vus Ouran High school Host Club ? Vous avez vus Kaichou wa maid sama ? mixez les deux, enlevez leurs petits bonus originaux et rajoutez du cliché shojo et vous obtiendrez cette soupe tièdasse, nommée Special a.
Malgré une bonne réalisation des studios Gonzos, Special a ne convint pas. Pour comprendre il faut remonter à la source, au cœur, au corps même de l’histoire.
Special a raconte les aventures d’une lycéenne pas le moins du monde ordinaire, puisque, belle et puissante, elle est élève dans la classe élitiste, elle même faisant partie d’un lycée élitiste d’un quartier riche d’une ville japonaise, alors qu’elle est fille de charpentier (ameeeeen.).
Ainsi que son homonyme Jésus, elle sait rassembler les gens et particulièrement faire naître l’amour dans leur cœurs d’adolescents torturés ; la preuve, le génial Kei son ami d’enfance et aussi grand rival est tombé éperdument amoureux d’elle.
S’en suit une histoire d’une platitude et d’un manque notable d’originalité flagrant. Du premier au dernier épisode, on a par alternance envie de vomir face à la niaiserie des personnages, ou d’organiser une distribution de baffes, notamment a l’intention de l’héroïne du shojo en question.
Bien entendu, et comme dans tous – presque- shojo qui se respecte, c’est un monde d’argent et de pouvoir où les hommes savent gérer lycée et direction de multinationales dans une même journée, mais aussi exécuter un sprint au milieu d’un autoroute embouteillée ou encore remporter un prix d’arithmétique à 5 ans ; tandis que la femme, elle, peine à faire un simple onigiri, ce qui fait immanquablement mourir de rire l’assistance, puisque c’est son rôle après tout !
Ce qui aurait été intéressant à développer, c’aurait justement été de coller convenablement à l’idée de départ : notre héroïne a un fort caractère et est intelligente(-supide, atchoum !-), son objectif dans la vie est de battra takashima kei, et elle y va a fond. Au lieu de ça, on retrouve, au cours de ces nombreuses pathétiques situations, un takashima protégeant sa belle a tout prix, qui pourtant sait se défendre. Bien entendu, la bouché bée, l’oeil brillant, la belle met bien chaque fois 15 secondes avant de percuter une information qu’elle ne comprend qu’a moitié, et, comble de la caricature ultime de la mort qui tue, ne cesse de balancer des « gambateeeeee », « baaakaa baakaaa », « aaahhh sumimaseeeeen » servis à toutes les phrases.
Mais aussi des questions subsistent : que représente l'image du microcosme de la special a ? est-il sain de transmettre ce message de repli sur sois ? le mélange des castes n'est-il pas hypocrite ? En effet, Comment Kei et Hiraki seraient-ils devenus aussi intimes venants de mondes aussi éloignés ? Réponse : pour faire rêver les jeunes filles.
Au delà de ça, c’est une histoire une foi de plus exploitée, réexploitée, visitée, revisitée, vue, revue et tous les synonymes référents au fait que lorsqu’on a entendu une histoire, personne n’a envie de la réentendre en moins bien. Normal.
Hé bien moi j’estime avoir perdu mon temps a constater la mièvrerie d’une bande de surdoués-stupides, pas attachants le moins du monde, étant de surcroît, façonné dans un chara design si fade que l’on peine à les différencier, dans un monde ou l’argent-roi est utilisé de manière tout sauf crédible et ou les méchants enfants pauvres abusent des pauvres enfants(gâtés) riches. Enfin je refuse qu’on me beugle dans les oreilles un oppening d’une médiocrité sans pareille.
Mangaka shojo : cesses de créer des héroïnes aussi bêtes, vous allez créer une génération de cyniques meurtries par le monde non-url. (baka baaaaaaakaaaa !)
#Par Deluxe Fan le 13/12/2010 à 02:29
Special A : Je ne suis pas un numéro, je suis un homme liiiiiiiibre !
S.A est à l'origine un manga de Mme Maki Minami, en 17 volumes, prépublié dans le Hana no Yume, un important magazine de shôjô. L'adaptation est signée Gonzo, un studio que je connais mieux pour ses samurais afro-américains tranchant des robots extraterrestres que pour ses feuilletons à l'eau de rose. Deux genres différents mais que j'aime tout autant. Surtout quand c'est aussi bien fait que Special A.
Special A se conforme en tout point au manuel du bon petit anime shôjô. Les productions de ce type ont pour vocation de faire rêver les petites filles. Et qu'est-ce qui plaît le plus aux petites filles, et aux femmes en général ? L'ARGENT bien sûr !
L'histoire nous raconte donc comment Hikari Hanazono, jeune demoiselle ordinaire bien que peu futée, est parvenue à survoler la lutte des classes de Marx et à entrer dans la prestigieuse académie Hakusen, école de bourges très caricaturale, où les élèves sont autant jaugés sur leurs capacités scolaires que sur le compte en banque de leurs parents.
Comme dans un Baka to test, les classes sont classées (...) de A à F, et les étudiants avec. Mais notre héroïne n'entre pas dans ces considérations : elle fait en effet partie de la classe d'exception, la Special A, qui regroupe les sept meilleurs élèves de l'école, qui sont aussi, comme par hasard, les plus riches. Nos petits surdoués sont des enfants de célèbres musiciens, de patrons de zaibatsu, voire de la directrice de l'école.
Comme quoi la méritocratie, c'était bien que de la merde en fait.
Ça c'est pour le cadre, mais je vous rassure, les personnages vont encore un peu plus loin dans le cliché. Les élèves de la S.A sont eux-mêmes classés, et il s'avère que Hikari est la numéro 2. Qui est le numéro 1 ? Kei Takishima, alias Superman, élève le plus riche, le plus beau, le plus doué de l'école. Et cet éphèbe est tout à la fois le rival (^^), l'ami d'enfance (XD) et le soupirant secret d'Hikari (\o/). C'est bien sûr autour de cela que le scénario de la série va s'articuler.
En vous disant tout cela je ne vous ai même pas raconté plus de la première moitié de la première minute du premier épisode. Comme souvent dans les shôjô, le concept de départ suscite l'intérêt mais il est bien vite écarté pour donner toute sa place aux amourettes, gags et quiproquo qui vont bien. Pendant vingt-quatre épisodes.
Du coup je ne vais pas plus chercher à explorer le fond pour vous expliquer en quoi j'ai aimé cette série.
Le pitch de départ vous aura immanquablement fait penser à Ouran High School, et c'est normal. le cadre et le concept sont pour ainsi dire identiques, mais pour le reste Special A se démarque clairement de son concurrent de chez Bones. Ouran est un shôjô harem à tendance parodique. Ce que Special A n'est pas du tout. Bon point.
Dans un harem parodique les stéréotypes sont balancés tels quels et le spectateur n'a aucun mal à les repérer. Dans Special A, hormis les deux personnages principaux, il n'y a pas de stéréotypes, ou alors je ne les ai pas vus. Bon point.
Special A contient relativement peu de personnages, hormis les sept de la S.A il n'y en a que deux ou trois qui font plus que de la figuration. Chaque personnage voit son histoire développée, et chacun aura son moment de gloire. Je pense surtout aux deux jumeaux Jun et Megumi, qui s'extirperont de leur statut de figurants pour avoir de vrais rôles, si bien qu'eux aussi vont finir par trouver l'amour à la fin de la série (pas entre eux hein... on est pas dans les cochonneries que l'on voit aujourd'hui dans Sora-truc et Oreimo-machin chouette...un peu de tenue je vous prie). Bref, bon point.
Dans pas mal de productions de ce type l'histoire est si faiblarde que l'on peut passer des épisodes sans perdre le fil. Quand j'ai regardé Ouran, je suis passé de l'épisode 01 à l'épisode 25 et j'avais tout compris... (j'ai quand même regardé le reste par acquis de conscience). Special A est plus malin : chaque épisode ou presque contient une sorte de mini-cliffhanger qui vous invite à regarder la suite. Ce n'est pas Lost ou Prison Break mais ça reste efficace, du moins pour moi. Et puis, chose intéressante, la série va en s'améliorant. J'ai trouvé la deuxième moitié un peu plus palpitante que la première. Bon point.
Special A a une fin. C'est bête à dire comme ça, mais par exemple des animes comme Kare Kano, Ouran high school ou Yamato Nadeshiko ne se terminent pas. Tous ces animes sont des adaptations de mangas qui n'étaient pas finis au moment de leur diffusion. Pareil pour Special A, mais le dénouement se suffit à lui même, du moins si vous ne savez pas qu'il y a une suite. J'ai en effet jeté un œil rapide au manga d'origine, et comme prévu il va beaucoup, beaucoup plus loin que l'anime et dans une direction assez différente. Mais la série ne nous laisse pas sur notre faim, et comme dans chaque shôjô que je regarde, la fin m'a ému (et oui on dirait pas mais je suis un grand romantique). Bon point.
C'est drôle ! Comme dans toute les productions de comédie romantique attendez-vous à des gags absurdes, des dialogues piquants et une bonne dose de SD. De ce point de vue S.A est bien fait, et j'ai bien rigolé je l'avoue. Le gimmick de Megumi de toujours s'exprimer par écrit, et le désastre qu'elle provoque quand elle parle m'a bien fait rire. Mais le plus drôle et le plus fan-service des gags est celui ou Kei (doublé en VO par le désormais célèbre Jun Fukuyama) sort de sa réserve dès que quoi que ce soit touche à Hikari. Bon point.
Special A est techniquement bien fait, certains décors comme celui de la verrière où se déroule l'essentiel de l'histoire étant assez remarquables. A l'images des personnages le dessin et l'animation sont propres et colorés. Le style graphique est typique du genre shôjô, avec des silhouettes maigrichonnes, des coiffures savamment ébouriffées, des yeux énormes et, pour ces demoiselles, un poitrine aussi plate que la Picardie (snif).
Comme j'ai vu la série il y a un petit temps je n'ai plus toutes les musiques en tête, mais je me souviens avec précision du premier couple op/ed qui reste facilement dans l'esprit. Je me souviens également du second ending, mais parce qu'on y voit Hikari, Akira et Maegumi en maillot de bain puis en yukata... gommenasai ! Bon point.
Et ça nous fait combien de bons points en tout ? Moi j'en compte sept. Comme le nombre de membres de la Special A ! Ça tombe bien, non ?
Les plus
- Scénario peu original mais bien ficelé
- Personnages qui tapent juste
- Les romances sont correctement traitées
- Génériques sympathiques
Les moins
- Ça reste très caricatural
- j'aurais aimé voir le reste du manga adapté
#Par Nakei1024 le 23/08/2010 à 15:56
Special A, encore une comédie romantique classique avec de jeunes demoiselles follement amoureuses de beaux jeunes hommes largement efféminés, le tout dans un petit monde quand même assez « bisounours luxueux » ? Bah même si on n’est pas loin de cette image, on constate au final que l’anime présente quand même quelques subtilités bienvenues.
Une fois n’est pas coutume, commençons par aborder le concept général de la série : dans un lycée de province (donc même pas un établissement de luxe), les 7 meilleurs élèves (pourquoi ce nombre et pas un groupe plus large, aucune idée ?) sont regroupés dans une même classe dans laquelle ils bénéficient d’un luxe assez tapageur par rapport à leurs « camarades ». Une fois les cours de la journée terminés (on n’en voit pas souvent au passage), ils peuvent se détendre dans leurs locaux (une serre gigantesque dont la taille équivaut à celle du bâtiment pour élèves classiques). Les numéros 1 et 2 du classement sont de vieux amis d’enfance qui partagent une passion commune pour le catch et les sports de combat (assez atypique non ?), la seconde désespérant de pouvoir prendre la place de son jeune et beau camarade (une petite romance sortie de derrière les fagots, ça vous intéresse ?).
Si à la lecture de ses premières lignes vous n’avez pas déjà l’impression d’une accumulation de clichés pour jeunes filles, alors permettez-moi de continuer sur quelques autres bizarreries du scénario.
La première étant que bien entendu, hormis l’héroïne (« miss n°2 » pour les intimes), on a droit à un rassemblement de jeunes gens issus de familles plus ou moins fortunées de l’archipel nippon: pas de place pour les bouseux, on se demande d’ailleurs comment Hikari et Kei ont pu se croiser un beau jour (la raison invoquée dans l’introduction étant loin de me satisfaire). En parlant d’elle, malgré son statut d’élève modèle, je ne peux m’empêcher de la trouver un peu stupide sur les bords (et carrément naïve au centre), ce qui me laisse perplexe quant à son appartenance à la Special A.
Ajoutons à cela que tout ce petit monde est au même niveau scolaire, je suis curieux de savoir comment les classements sont réalisés pour avoir une telle uniformité dans le niveau des meilleurs notes (dans mon esprit, un lycée ça va de la seconde à la terminale, mais peut-être que les générations suivantes et précédentes d’élèves sont ici tellement nulles qu’il est inutile de les intégrer au classement général).
Enfin bref, le gros problème que j’ai avec cet anime, c’est l’impression que plus que pour récompenser les notes, la Spécial A n’est créée que pour marquer une limite claire et infranchissable entre les gosses de riches de l’établissement et le reste du petit peuple (Hikari n’étant arrivée là que par simple piston). Et ce ne sont pas les beaux discours moralisateurs sur les efforts et le travail acharné de chacun (j’y crois pas une seconde quand je les vois tranquillement assis devant une tasse de thé dans leur fauteuil pur cuir) qui vont me faire changer d’avis. Et comme en plus, très vite on oublie quasiment le monde extérieur pour se concentrer sur le groupe après une dizaine d’épisodes, ça renforce cette impression d’univers luxueux et isolé.
Contrairement au récent « Baka to Test to Shokanju » qui avait suivi son concept de base d’un bout à l’autre des épisodes (des classes placées et équipées selon le niveau des élèves là aussi), nous offrant au passage une des meilleures comédies de l’année 2010, on retombe dans le cas présent un peu trop facilement dans une ambiance shojo basique. Quitte à faire dans l’univers du luxe, autant ressortir un lycée façon « Ouran High School » (après tout, les différents caractères correspondent bien), parce que là, l’écart entre la Spécial A et les autres classes (à tous points de vue) est beaucoup trop surréaliste à mon goût pour que je puisse trouver le background de l’anime un minimum crédible, ou à défaut en rapport (c’est comme si on mettait côte à côte une vieille 2 chevaux rouillée et une Porsche en fibre de carbone…).
Maintenant que j’ai bien débattu sur le point qui m’a le plus dérangé tout au long des épisodes et que j’ai bien critiqué le fond de la série, je dois admettre que dans la forme, j’ai globalement apprécié l’anime (une fois la première poignée d’épisodes sans réelle surprise passée). Le petit groupe formé par ces 7 étudiants (et quelques protagonistes extérieurs) ne manque pas de caractère, et chacun d’entre eux finira par présenter son lot de surprises à un moment ou un autre. Si au début ils semblent tous un peu coincés dans des stéréotype plus ou moins excessifs, très vite ils vont montrer une facette plus humaine et accessible. L’exemple le plus marquant reste bien entendu le jeune Kei Takishima, véritable bloc de marbre impossible à prendre en défaut durant les premiers épisodes, il ne tardera pas à montrer un comportement plus extraverti au contact de ses camarades, et notamment Hikari pour qui on lui devine des sentiments. C’est d’ailleurs lors des multiples râteaux qu’il enchaînera (la demoiselle étant bien plus attirée par les défis en tous genres, même les plus débiles, que par les affaires de cœur) qu’il nous gratifiera d’une palette de mimiques particulièrement réussies trahissant sa déception ou son énervement.
Qui dit ambiance shojo dit histoires de cœur et pour une fois, celles-ci suivent un cheminement assez « réaliste », avec un début et (dans une certaine mesure) une fin convaincante. Autre bon point, on ne s’intéresse pas uniquement aux deux personnages principaux et les seconds rôles parviendront aussi à trouver le grand amour (parfois de manière surprenante).
Techniquement, l’anime ne réserve pas de surprises niveau graphisme : c’est du shojo pur et dur. Quant aux musiques, il s’agit davantage de bruitages plus ou moins élaborés que de véritables compositions originales, qui repassent en boucle selon les situations.
Pour conclure, voici un anime au concept intéressant mais mal employé qui finit par se perdre définitivement en cours de route, dommage… Mais heureusement, les personnages sont particulièrement réussis et ne manquent pas d’excentricité. Le couple Kei/Hikari restera sans doute pour moi un des plus réussis (pas autant que Harima/Tenma, Kyon/Haruhi ou Takashi/Haruhi et d’autres, mais quand même).
#Par Sirius le 08/02/2009 à 09:35
L'animation traversant une période de disette, pourquoi ne pas se tourner vers une comédie de l'année précédente? Special A est une série du printemps 2008 adaptée du manga de Minami Maki par le studio Gonzo qui divertit bien.
La série profite d'une palette de personnages très charismatiques. Néanmoins, ce n'est qu'à partir d'un certain temps que chacun développe une personnalité propre, de sorte que les garçons sont au début presque indistinguables les uns des autres. En partie à cause du design qui rend leur distinction difficile mais surtout parce que le récit présente d'entrée sept personnages, rendant l'approche difficile. Faisons les présentations. Kei le flegmatique, froid et hautain, Hikari la challenger dynamique et toujours aussi enjouée, Akira l'amatrice de Thé Oolong qui nourrit une affection suspecte envers Hikari, Megumi la muette qui chante de manière affreuse, et les trois autres hommes du groupe que je ne peux présenter sans spoiler.
Beaucoup ont été rebutés par la réalisation. Un design classique, simple et efficace mais les corps sont déformés à la CLAMP avec bras et jambes de longueur disproportionnée. Gonzo ne maîtrise pas aussi bien un procédé qui pourrait en dégouter plus d'un mais qui ne m'a pas trop dérangé personnellement. La réalisation ne casse pas des briques, elle est même ratée par moment et propose maintes aberrations graphiques mais sert à merveille la comédie. Le grand point fort de la série réside dans la fraicheur des lieux présentés. La serre est un endroit exotique, coloré où se passe l'essentiel de l'aventure. La série profite aussi de plans en SD très bien conçus et rendant admirablement les expressions des personnages.
La comédie elle-même est très rafraichissante, hilarante par moment sans jamais verser dans le fan service. Ce n'est pas si exceptionnel vu qu'il s'agit au fond d'un shojo. Une fois dans l'ambiance, les épisodes se laissent regarder facilement. L'humour fait mouche, cumulant situations loufoques et maladresses d'Hikari sans jamais nous lasser. Les amateurs "fleurs bleues" ne seront pas en reste car la série développe plusieurs romances autour de celle d'Hikari et Kei.
Special A est au fond un clone d'Ouran High School Host Club mais avec un soupçon de délire et d'originalité en moins. Les deux séries sont adaptées d'un manga en cours. Une école de riches avec une gamine de pauvres. Un club, une romance implicite (ou pas) et un peu le même genre d'humour avec toutes les exactions que ces fils de riches peuvent se permettre... La rivalité entre Hikari et Kei rappellera aussi celle de Kare Kano mais les deux séries diffèrent radicalement par leur propos.
Special A, c'est frais, c'est drôle, ça a du rythme et les génériques donnent la pêche. La série m'a convaincu de me jeter sur le manga et n'ayez crainte : elle propose elle-même un dénouement pleinement satisfaisant. Un divertissement très sympa!
