The Sacred Blacksmith

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2009
- Titre original: Seiken no Blacksmith
- Nombre d'épisodes: 12
- Site officiel: http://www.blasmi.com
- AKA:
- - 聖剣の刀鍛冶(ブラックスミス)
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Manglobe
- Réalisation: Hidaka Masamitsu
- Chara-design: Nakai Jun
- Auteur: Miura Isao
- Musique: Terashima Tamiya
- Diffuseur: AT-X, Chiba TV, Chukyo TV, Sun TV, Tokyo MX TV, TV Kanagawa, TV Saitama
- Assistance à la réalisation: Tsunematsu Kei
- Composition de la série: Suzuki Masashi
- Directeur de la photographie: Takahashi Kenji
Doublage
Ayumi Fujimura (Cecily Campbell), Nobuhiko Okamoto (Luke Ainsworth), Aki Toyosaki (Lisa), Hideki Tasaka (Reginald Drummond), Kazuhiko Inoue (Hugo Housman), Megumi Toyoguchi (Aria), Michiru Yuimoto (Patty Baldwin), Ryotaro Okiayu (Siegfried), Yousuke Akimoto (Hannibal Quasar)
Synopsis
Cecily Campbell est une apprentie chevalier qui a hérité de ce titre à la mort de son père il y a tout juste un mois. Lors de son premier combat, le jeune Luke Ainsworth lui vient en aide.
Peu de temps après, ces deux jeunes gens se retrouvent face a un démon. Ce phénomène n'était pas arrivé depuis la Guerre Démoniaque, qui pris fin il y a 44 ans. Cela signifie qu'une personne capable de faire signer aux humains des contrats démoniaques est apparue. Valbanill serait donc ressuscité ? Cette nouvelle annonce une course contre la montre pour retrouver l'épée sacrée.
Le destin a-t-il mis le jeune forgeron sur la route du chevalier novice par hasard ?
Synopsis soumis par Brandon209
#Par Yabuki le 14/08/2011 à 01:09
Voilà une série bien décevante. Je dirai même une arnaque.
Le premier épisode commence sur un bonne lancée avec la découverte d'un univers et des personnages plaisants. Alors, on saute le pas pour découvrir une suite pleine d'aventures. Hélas, c'était sans compter avec la fainéantise de nos héros qui seront bien décidés à ne jamais quitter leur patelin endormi. Un manque d'ambition qui caractérise le scénario.
Pour résumer, on suit des péripéties sans intérêt qui nous révèlent rien d'exceptionnel sur l'histoire principale. Il est difficile de ne pas s'endormir et chaque épisode défile à la course d'un escargot. Les épées démoniaques, sortes de reliques convoitées par le monde entier, se révèlent chiantes à en mourir, surtout quand on apprend qu'il en existe un nombre incalculable. Le combat final est peut-être ce qu'il y a de mieux à voir.
Cecily Campbell, l'héroïne au coeur brave, semblait attachante à ses débuts, bien dans son rôle et son amure. Hélas, elle se transforme rapidement et on découvre alors une pauvre fille dont l'obsession est dirigée avant tout sur sa poitrine. Étonnant.
Aria, l'épée démoniaque de Cecily, ne peut être crédible. On a du mal à croire qu'une arme nourrie par le sang se réincarne en gentille fille. Nul.
Luke Ainsworth est beaucoup moins irritant. D'ailleurs les évènements les plus intéressants naitront de sa personnalité et de son passé. Malheureusement, il est constamment étouffé par Cecily et Lisa qui l'empêchent de s'exprimer.
Si l'heroic fantasy vous passionne et que vous n'avez plus rien à vous mettre sur la dent, Sacred no Blacksmith vous aidera peut-être à patienter. Mais ne soyez pas étonné de tomber sur une lourde déception.
#Par Nakei1024 le 15/01/2010 à 19:00
Un univers médiéval fantastique, une guerre passée, des invocations de démons, une jeune combattante en formation et forgeron charismatique d’age équivalent, usant de magie pour créer des armes seules capables de venir à bout d’un ancien seigneur noir scellé au plus profond d’une montagne…Voici donc les ingrédients classiques d’un bon récit façon « Seigneur des Anneaux » mais pourtant, malgré un début en fanfare assez prometteur, force est de constater que la production s’est perdue en milieu de route.
Commençons par les personnages : à la manière d’un bon shonen, on suit le parcours de Cecily Cambell, jeune combattante encore inexpérimentée mais pleine de bonne volonté, prête à donner se vie pour défendre sa ville faces aux récentes incursions démoniaques de plus en plus violentes. Généreusement dotée par la nature, même si anatomiquement, le dessinateur a placé certains atouts un peu n’importe comment (surtout lorsqu’elle porte son armure), elle fait la rencontre de Luke. Forgeron brillant aux objectifs encore incertains (à part vendre ses armes et outils, il ne semble pas avoir de but réel dans la vie), à l’attitude froide et distante, il ne semble se décoincer un peu qu’en présence de la demoiselle et de sa jeune assistante aux origines mystérieuses (on sait simplement qu’elle n’est pas humaine grâce à ses deux oreilles et son œil magique). On sent très vite qu’un triangle amoureux particulier se crée entre ses trois là (enfin, surtout entre Cécily et Luke), mais alors que l’attirance de ces deux là crève les yeux aux spectateurs et aux autres personnages, ils restent distants dans la plus pure tradition des romances qu’on voit dans les animes plus ou moins récents et plutôt que de voir leur relation évoluer ne serait-ce qu’un minimum, on est obliger de supporter leurs discours hésitants et les blagues et allusions vaseuses de leur entourage. Pour compléter ce trio rajoutons également Aria, épée démoniaque capable de prendre forme humaine et elle aussi agréable à regarder (et pas frileuse en plus). Le scénario tourne essentiellement autour de ces quatre jeunes personnes (pour l’épée, on se base sur l’apparence). Même si l’anime présente d’autres protagonistes, ceux-ci ne jouent qu’un rôle secondaire, voire font de la figuration. Mais au moins, malgré la majorité d’intervenants féminins, le fan service reste limité.
C’est là l’un des problèmes de l’anime : certains arcs qu’on pourrait croire avoir un rapport précis avec l’évolution du scénario n’apportent au final rien à la problématique. L’exemple le plus frappant est sans doute celui de Charlotte et de ses 3 « gardes du corps ». Non seulement on doit se taper 3-4 épisodes où l’on frôle le ridicule régulièrement (une épée démoniaque à la forme caractéristiques), où rien n’avance et qui sert surtout à rajouter du fan service, mais en plus, alors qu’on pourrait croire qu’au final cela va être d’une quelconque utilité pour la conclusion, on s’aperçoit vite que niet, rien ne se passe. Au final, cette chère « princesse impériale » est simplement venue foutre un peu le bordel dans une ville qui n’en avait déjà pas besoin, avant de repartir comme elle était arrivée, c’est à dire en toute discrétion, limite à coups de pompe au derche… Gageons qu’elle aura un rôle plus important dans une deuxième saison.
Il y a bien de temps à autres quelques chevaliers traumatisés qui viennent chercher des noises, mais même si on peut reconnaître qu’ils apportent des éléments de réponses sur le pourquoi des épées démoniaques et des invocations de démons, ils ne durent généralement pas plus d’un simple épisode.
Finalement, là où j’ai été le plus surpris, c’était concernant Lisa que je considérais comme un simple appât à lolicons, en me demandant au final ce qui pouvait bien pousser Luke à la garder à ses côté (vu le personnage, je n’arrivais pas à me convaincre que c’était par pur philanthropisme…). Leur relation particulière et les origines dramatiques de la fillette me laissent encore les bras légèrement ballants ; certes je me doutais bien qu’il y avait quelque chose mais quand même, j’ai trouvé cela plutôt bien pensé…
Abordons maintenant les derniers épisodes et la conclusion de cette première saison, franchement moyenne selon moi. Forcément, le grand méchant de l’histoire révèle son visage au grand jour, mais ses motivations et objectifs restent plutôt inexpliqués. Selon ses dires, il souhaite nettoyer la pourriture qui fourmille dans le monde mais dans ce cas, tout détruire en balançant des démons ne semble guère préconisé. Je ne vais pas non plus m’attarder sur le combat final où l’on voit quand même Cecily (jeune chevalier encore inexpérimentée, rappelons le) triompher de son adversaire (un vétéran de plusieurs affrontements, en armure complète et disposant de sa propre épée démoniaque au pouvoir destructeur) grâce à, je cite : « un cœur qui ne faillit pas » (plus cliché tu meurs)…
En conclusion, voici une première saison moyenne (comme ma note), qui partait sur de bonnes bases, mais se perd très vite en chemin et se termine de manière plutôt médiocre et frustrante, avec plus de la moitié des protagonistes qui se contentent de jouer les figurants, sans rien apporter de concret au déroulement de l’histoire. Gageons que la suite (je ne vois pas comment l’anime pourrait rester au point où il en est actuellement) sera mieux travaillée, moins clichée et que les relations entre différents personnages bougeront davantage, révélant ainsi le potentiel attendu de la série. Pour l’instant, ça reste quand même une déception.
#Par kuchiki byakuya le 11/01/2010 à 00:39
Voilà une série dont le titre m'avait interpellé car il n'est pas courant.
Sans mériter le titre d'anime de l'année, j'ai bien apprécié cette petite série. Certes, le fond est loin d'être très recherché mais le rythme bien équilibré fait que l'on ne s'ennuie pas, insistant à la fois sur le léger scénario et sur la relation entre les protagonistes. J'avoue que la fin va un peu vite, sautant des passages qui auraient mérité d'avoir de plus longues explications mais cela s'explique par le fait qu'une seconde devrait voir le jour (c'est ce qu'indique la fin en tout cas).
Les personnages ne sont pas très poussés, mis à part Lisa, la petite forgeronne toute mimi, qui accompagne le héros, dont le principal trait de caractère est de bouder tout le long. Cecily est assez énervante par ses grandes phrases toutes faites, qu'elle est incapable d'appliquer d'ailleurs. Une sorte de chevalier de pacotille en quelque sorte. Etrangement, j'ai trouvé les persos secondaires plus intéressants, même si on ne les voit pas beaucoup finalement. Petit moins sur le méchant, qui bien que potentiellement intéressant, passe dans l'histoire comme un courant d'air.
Le design est vif et pas désagréable. Les monstres sont par contre horribles et en décalage par rapport aux personnages et aux décors, parfois très jolis. Ca casse pas des briques mais ca ne choque pas non plus.
La musique est insipide, sauf l'opening que je trouve assez sympa, pour le moment. Il fait parti de ces opening qu'on aime un temps et qu'on écoute plus après overdose ^^
Un divertissement convenable, même s'il y avait matière à faire mieux (et plus long). La deuxième saison apportera probablement des réponses et peut s'avérer plus creusée sur le fond mais bon, toujours se méfier. Ca valait un 6,5 plutôt.
#Par El Nounourso le 03/01/2010 à 17:07
J’avais placé beaucoup d’espoir dans ce sacré forgeron (ah ah), étiquette Manglobe oblige. Je n’avais pas réalisé que, pour la première fois, la série se basait sur une oeuvre préexistante. Le résultat est un joli ratage.
De la fantasy, je veux bien, mais encore faut-il qu’elle se base sur un background de qualité, ce qui n’est pas le cas. Comme dans Friends, l’histoire se déroule dans un nombre de lieux limité : chez Luke le forgeron, chez Cecily le chevalier, au château de la ville, dans la rue commerçante, sur un chemin de campagne... et c’est à peu près tout. Paye ton aventure.
Côté personnages, ce n’est pas beaucoup mieux. Il faut attendre les trois derniers épisodes pour découvrir un semblant de tension dramatique. Pour le reste, on se tape des dialogues de shônen genre "je donnerai ma vie pour te protéger" ou "je m’entraînerai pour devenir un chevalier digne de ce nom". Ou alors des vannes tournant autour de la poitrine de Cecily et/ou de sa relation avec Luke qui, attention spoiler, n’aboutit pas.
Graphiquement c’est pauvre, surtout d’un point de vue du design (décors et personnages). Les monstres sont assez ridicules mais les combats entre humains à l’aide d’épées-démons s’avèrent réussis car dynamiques et fort bien animés. Dommage qu’ils soient si peu nombreux et que la maigre trame principale ne les mette pas mieux en valeur. Le couple OP/ED, quant à lui, n’en mène pas large. On le zappe à chaque fois.
The Sacred Blacksmith ressemble à un jeu vidéo bas-de-gamme, l’interactivité en moins. Si ses sympathiques mais trop rares combats sauvent tout juste les meubles, l’ensemble reste médiocre.
#Par Rydiss le 31/12/2009 à 12:54
The Sacred Blacksmith... Voici une série qui désormais rimera avec frustration et déception pour bon nombre de gens, moi y compris. Réalisée par le studio Manglobe, auquel nous devons des œuvres qualifiées de "future classique" par certains ou de "cultes" par d'autres, j’attendais beaucoup de cet anime, quand bien même je n'ai vu aucune des précédentes œuvres du studio. Le nom Manglobe apporte bien sûr un certain prestige; mais c'est surtout l'univers d'heroic-fantasy qui m'avait tapé dans l'œil. Alors forcément, avec la réputation du studio et cet univers à mon goût, je me suis dit : "Et bah la voilà l'occasion d'entrer dans l'univers Manglobe! Ca va être une tuerie! " Eh bien que nenni mes amis, que nenni... Penchons nous plus en détails sur le dernier bébé du si prestigieux studio Manglobe...
Intéressons nous tout d'abord à son univers : de l'héroïc-fantasy tout ce qu'il y a de plus banal. Hormis que les elfes sont absents (tout comme les nains, mais vu qu’il y en a toujours très peu dans la japanimation on s'en fout). Donc en gros on retrouve tous les poncifs du genre : chevaliers, magie, armes magiques, démons et... forgeron. Ah? Tiens, c'est tout de même rare qu'on s'intéresse à la profession de forgeron... Mais bref, passons. On y reviendra plus tard. Le matériel de départ avait de quoi alléché : après une guerre meurtrière comme pas possible, la paix est en partie revenue entre les différents états du monde de The Sacred Blacksmith. Malheureusement, empires, royaumes et cités états se rassemblent souvent pour discuter d'un sérieux problème : le retour des démons, malgré la fin de la guerre, alors que celui qui leur donnait naissance à partir d'humains, Valbanill, est sensé être hors d'état de nuire pour le moment. C'est donc forcément que quelqu'un d'autre leur donne vie par l'intermédiaire du chant du Diable, écrit en chaque homme. On peut aussi ajouter le petit souci qu'est l'affaiblissement du sceau, une épée, qui permet de maintenir notre roi démon Valbanill tranquille (d'où l'importance du forgeron, mais on y reviendra plus tard...). Alors là, normalement, vous devez vous dire "Ouah, ça déchire comme point de départ!" Je pense de même. Eh bien sachez que tout ça, là, est complètement absent durant les trois quart de la série.
Eh ben vi, on ne s'y intéresse vraiment que lors des trois-quatre derniers épisodes de la série. Mais alors, qu'est ce que le scénariste a raconté durant les épisodes précédents? Alors, lors des trois-quatre premiers épisodes, c'est l'introduction. Et elle est plutôt bien réussie. Autrement dit, on nous présente les personnages et l'univers dans lequel ils évoluent (précisons bien que cet univers est à peine esquissé) par l’intermédiaire d’une petite aventure. Nous faisons donc en premier lieu la connaissance de notre héroïne, Cécily Cambell, chevalier de son état et surtout débutante (trèès important ça). Titre qu'elle a reçu de son père désormais décédé, elle fait ce qu'elle peut pour protéger la cité et les gens qui y vivent, c'est-à-dire pas grand-chose. C'est une jeune fille au sang chaud, énergique, enjouée, débordante de bonne volonté, et déterminée comme pas deux. En plus de ça, notre demoiselle à la crinière de feu possède un corps plutôt bien foutu, malgré une poitrine positionnée d'une drôle de manière... Qui sera l'occasion pour le réalisateur de glisser un humour franchement lourd, à base de remarques subtiles... Je ne vous ferais pas l'affront d'un exemple. Ne pas oublier de signaler qu'elle n'est vraiment pas un exemple d'intelligence (la scène où elle l'avoue est particulièrement mémorable...) et que la gentillesse et la naïveté sont présentes en excès chez elle... Heureusement pour nous, elle évoluera énormément, et dans le bon sens, jusqu'à nous donner des scènes de combat mémorables et à acquérir une capacité de réflexion plus proche de la normale (et l'humour de mauvais goût disparaît aussi, ouf).
Le déclencheur de ce changement a un nom : Luke Ainsworth. Et savourez bien sa description, mesdemoiselles, parce qu'il s'agit du seul mec de la série. Après, il n'y en a plus (à part papy chevalier et le méchant mais on s'en contrefout). Mais au moins il a le mérite d'être réussi. Je vous présente donc le forgeron qui donne son nom à la série. Il arrive pile au bon moment pour sauver notre Cécily d'un combat mal engagé (rappelez-vous : c'est une débutante). Sa manière de combattre le rend assez original dans cet univers d'heroic-fantasy occidental : il porte un hakama et possède un katana comme arme. Cela ne l'empêche pas de se battre comme un dieu, loin de là. Il possède un caractère d'ours mal léché, mais cela ne l'empêche d'avoir bon fond et surtout de la classe, faut l'avouer. Et en plus de ça il est plutôt beau gosse. Forgeron émérite, il ne prend commande que s'il est sûr d'être payé immédiatement après livraison (en gros il est proche de ses sous). Il est censé joué un rôle important dans l'histoire mais il apparaît trop peu souvent pour le tenir: forger une épée sacrée qui servira de nouveau sceau pour Valbanill. Donc, pour résumer, le fait qu’il soit un forgeron, on s’en tamponne comme pas possible jusqu’aux quatre derniers épisodes. Et lorsqu'on s'intéresse enfin à lui, on en ressort déçu. En effet, son passé est d'une banalité affligeante, déjà vu, vu et revu. Mais il reste néanmoins un des personnages les plus réussis de la série (et il m'a permis d'apprendre le sens du mot GAR, sois dit en passant).
Et notre cher Luke est accompagné sans relâche par Liza, nécessaire pour satisfaire le quota de loli dans cet anime. Elle sert accessoirement d'aide à la forge et de bonne à tout faire aussi. Gamine blonde pleine de vie (et même un peu trop), on se doute bien qu'elle cache quelque chose... La révélation à son sujet est d'ailleurs bien amenée, et elle s'avère être un personnage un peu plus torturé que ce qu'elle laisse paraître. Autre bon point, elle est rarement énervante, et se révèle parfois plus utile que Cécily. J'apprécie particulièrement ces scènes où elle fait apparaître un cercle pour forger par magie. Mais bon, ça reste une loli avec le quota de mignon qui va avec...
Enfin, dernier perso : Aria. Il s’agit avec Luke du protagoniste le plus réussi de la série. Epée-démon du vent pouvant prendre forme humaine, elle a vécut bon nombre d’horreur sur les champs de bataille. Heureusement, ces tristes évènements ne l’ont pas privée de sa joie de vivre, et l’on évite avec bonheur le stéréotype du « valeureux guerrier qui a vécu la guerre et qui est donc devenu neurasthénique ». Personnage mature, intelligent, réfléchi, et plutôt jolie, on peut difficilement ne pas l’aimer. Elle forme un beau duo avec Cécily, qui la considère beaucoup plus en tant que personne qu’en tant qu’arme, contrairement à ces précédents possesseurs. Il est aussi assez amusant de constater que c’est elle, une épée-démon, et non un humain qui se pose les questions existentielles typiques du genre « D’où viens-je, où vais-je, qui suis-je etc… » Bref, personnage fort réussi.
Pour ce qui est des relations entre eux, on va dire que c’est mitigé… Pour Aria et Cécily, pas de soucis, on sent bien qu’elles vont devenir amies « à la vie à la mort », et hop, c’est plié. La relation Liza/Luke est la plus complexe (pas trop non plus hein, faut pas rêver). Ils vivent ensemble, Liza veille sur Luke comme une mère, mais ce dernier installe une certaine distance qui ne sera expliquée, encore une fois, qu’à la fin de la série (j’en ai marre d’écrire à la fin ou derniers épisodes…). Et enfin, la relation entre Cécily et Luke… Alors, ça crève les yeux pour tout le monde (et je dis bien tout le monde) qu’il se créé un lien entre eux. Sauf que ces deux abrutis ne s’en rendent pas compte une seule seconde. Eh ben du coup, ça n’avance pas… Alors que la série aurait pu gagner vingt fois plus d’intérêt si une romance s’était instaurée, on décide de laisser les choses stagner. Et c’est bien là le gros défaut de la série.
Car c’est un fait qu’on ne peut réfuter : ça n’avance pas. Le scénario existe, mais il se passe tellement peu de choses intéressantes en rapport avec la trame principale, qu’on l’oublie. Les seules choses dignes d’intérêt sont les combats, mais on y reviendra. Avec un univers pareil, on n’attend qu’une chose : que l’on développe une histoire sur le long terme, qu’apparaisse une quête, ou bien des conflits entre états… Mais non, rien. On reste cantonné à une ville, où il va se dérouler des évènements qui seront pliés en deux temps trois mouvements. Je retiens surtout cet arc avec la dénommée Charlotte, gamine insupportable. Cette partie de l’histoire (et encore, si on peut appeler ça une histoire) ne sert qu’un seul prétexte : le fan-service. On se retrouve avec une loli avec des gardes du corps loli, un épisode où tout le monde se trouve habillé en maid (une aberration pour l’époque) sans oublier le passage aux bains, histoire de respecter le quota de blagues douteuses sur la poitrine des jeunes filles… Là pour moi, c’était l’overdose. J’ai bien failli arrêter de regarder la série, d’autant plus que les persos les plus intéressants étaient pratiquement absents. Bref, tout ça pour dire qu’on se fait chier. Où est le scénario, bon sang ? Pourquoi on ne s’intéresse à l’histoire principale qu’à la fin? Quel gâchis, franchement… Heureusement, la dernière partie de l’anime remonte tout ça. On entre enfin dans le vif du sujet et ça vaut le détour. On s’intéresse enfin à Luke, à sa relation avec Liza, au grand méchant qu’on a vu que trois fois (ils ont fait assez fort là-dessus, c’est la première fois que je déteste un antagoniste en l’ayant vu si peu de fois)… Bref, on entre dans la véritable histoire. Le problème, c’est que tout est condensé en quatre épisodes. Et quand je pense à ce qu’on aurait pu obtenir comme série si on s’était consacré uniquement à la trame principal que l'on aurait largement pu approfondir en 12 épisodes, j’ai un pincement au cœur… Voilà le gros point faible de The Sacred Blacksmith… Un scénario inexistant … Alors qu’on est dans un univers d’heroic-fantasy … Je vous le dis, ça va se payer cher…
Par contre, il y une chose qu’on ne peut pas reprocher à l’anime : sa réalisation. C’est d’ailleurs grâce à elle que j’ai pu poursuivre l’anime, car il faut le dire : on en prend plein les yeux. Le chara-design n’est pas transcendant, c’est sûr. Les visages sont bons, mais j’ai trouvé les corps un peu maigrichon… Les décors sont pas mal aussi, bien mis en couleurs, mais sans plus. Quand aux effets 3D, à l’animation, aux couleurs, rien à redire. Bon, par contre, la musique, je n’en ai aucun souvenir. Quant aux génériques, ils sont loin d’être inoubliables, mais ça se regarde. Ils mettent de bonne humeur, dirons-nous. Non, si vous devez voir cette série, c’est pour ses combats, absolument superbes. Courts, incroyablement dynamiques, ils bénéficient d’une animation ahurissante pour une série TV. La fluidité est assez impressionnante, et on arrive quand même à suivre ce qu’il se passe. Les plans sont bien choisis, les situations variées. Le combat final de Cécily vaut largement le coup d’œil. D’autant plus qu’avec les propriétés des épées-démons, on a droit à des effets bien trouvés, plus particulièrement avec Aria. Le coup de se projeter vers l’adversaire grâce à la force du vent est une chose auquel tout le monde pense, mais rarement mis en scène. Ici, on y a droit et c’est très bien foutu. Et quand Luke entre en scène, c’est encore mieux. On a droit à de vrai duel d’escrime. Non, de ce point de vue là, il n’y a rien à reprendre. C’est juste parfait. On regrette même qu’il n’y ait pas plus de combats, à vrai dire…
Donc, au final, qu’est que nous retenons de The Sacred Blacksmith ? Seulement trois choses. En premier, les personnages ; et même Cécily, car elle a bien évolué au cours des 12 épisodes. Par contre, on oublie les personnages loli, insupportables (on garde quand même Liza, touchante au final). On retient aussi le dernier arc de la série, qui se consacre enfin à la trame originelle et qui nous offre des révélations dignes de ce nom, à défaut d’être originales. Et enfin, on garde les combats, splendides. Le reste, on peut pratiquement l’oublier, n’ayant aucune influence sur l’histoire principale. Et c’est fort dommage. Avec un univers pareil, il y avait de quoi faire. Malheureusement, tout a été traité en surface. Jamais il n’y a d’approfondissements, comme si le staff en charge du projet avait décidé de jouer la sécurité en nous sortant quelque chose de bateau, alors que l’on aurait pu obtenir une excellente série, même en restant dans le classique, en creusant un peu. Bref, c’est vraiment dommage.
En conclusion, The Sacred Blacksmith est une déception de plus. Et même le nom Manglobe ne pourra y changer quelque chose. Si une deuxième saison sort un jour, je la regarderai tout de même, car si on nous pond quelque chose du même acabit que les derniers épisodes, on aura une merveille. Si vous hésitez à y jeter un œil, dites-vous bien qu’il vous faudra de la patience pour que ça devienne intéressant. Après, si vous ne jurez que par des affrontements, vous pouvez foncer, vous en prendrez plein les yeux. Mais vous vous ennuierez à mourir le reste du temps. Vous voilà prévenu.
Pour la note, j’ai longtemps hésité entre un 5 et un 6. Mais même si j’ai énormément apprécié les combats et la série sur la fin, je ne peux oublier ce goût amer dans la bouche en me souvenant des épisodes précédents. Et là, il n’y a qu’un seul mot qui me vient à l’esprit : quel gâchis. Alors, forcément...
