Tokyo Magnitude 8.0

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2009
- Titre original: Tokyo Magnitude 8.0
- Nombre d'épisodes: 11
- Site officiel: http://tokyo-m8.com/
- AKA:
- - 東京マグニチュード8.0
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Bones, Kinema Citrus
- Production: Asmik
- Réalisation: Tachibana Masaki
- Chara-design: Nozaki Atsuko
- Musique: Abingdon Boys School (OP), Ôtani Kô, Tsuji Shion (ED)
- Diffuseur: Fuji TV, Kansai TV, Niigata Sogo Television, NoitaminA, Television Nishinippon Corporation, Tôkai TV
- CGI: Inomoto Eiji
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Tokyo Magnitude 8.0
- Editeur: Wakanim (VOD)
Doublage
Satomi Hanamura (Mirai Onosawa), Yuko Kaida (Mari Kusakabe), Yumiko Kobayashi (Yuuki Onosawa)
Notes
Un épisode spécial est disponible dans les éditions DVD / Blu Ray japonaises.
Synopsis
Mirai, 12 ans, et Yuuki, 7 ans, sont frère et sœur. Délaissée par des parents absorbés par leurs travail, Mirai se voit contrainte d'accompagner son frère à une exposition robotique dans un grand magasin de Tokyo. A la fin de la journée, alors que Mirai attend son frère à l'extérieur, un tremblement de terre, d'une magnitude de 8 sur l'échelle de Richter, se produit !
Que va-t-il se passer pour ces deux enfants et les habitants de Tokyo, sachant que la ville est construite aux normes anti-sismiques de niveau 5 sur l'échelle de Richter ?
Synopsis soumis par spinster
#Par Myou-Miou le 14/05/2011 à 17:14
Tokyo Magnitude où l'anime dramatique par excellence
Quand j'ai commencé TK 8.0 je savais très bien que j'allais chialer ma maman à un moment ou un autre mais qui ne tente rien n'a rien n'est-ce pas ?
Bon vu "l'affiche" je m'attendais peut-être plus à une catastrophe de fou genre blockbuster américain mais ça ne m'a pas déplut que l'anime s'attarde sur les sentiments, la psychologie des personnages.
Apparemment le staff a fait beaucoup de recherches pour que se soit le plus réaliste possible. En premier lieu j'ai trouvé ça "léger" mais j’espérai surement trop par rapport à la réalité !
Parlons de ce qui fâche en premier, le chara-design.
C'est moche.
Oui, je le dis. L'anime n'a pas de style propre, c'est très "simple".
MAIS (il y a toujours un mais) les décors sont pas mal (comme souvent dans la japanimation).
Maintenant regardons côté scenario/persos.
La on ne peut pas dire que l'anime n'est pas original ! Ce n'est peut-être pas le seul traitant de tremblement de terre mais il n'y a que TK 8.0 à ma connaissance ! Ça casse pas des briques mais c'était nouveau pour moi.
Donc franchement j'ai été contente.
Les personnages, eh bien... ZE point fort de l'anime. Même si ils sont clichés, certains enfants sont vraiment comme Mirai ou Yuuki et j'ai trouvé beau de les voir évoluer au fur et à mesure de leur périple ! Mari est aussi un beau personnage, plus recherché que les enfants et vraiment humaine dans ses actions.
A lala rien qu'en y pensant j'ai un élan de nostalgie !
Bref, côté sonore... je n'ai plus aucun souvenir (ça fait quand même pas mal de temps que j'ai regardé TK8.0) sauf peut-être l'opening que je trouvais pas vraiment adapté à l'anime mais bien tout de même !
Et oui, TK8.0 est moralisateur mais quel anime ne l'est pas un peu hein ?
Voila Voila, c'est à peu prés tout ce que je peux dire sur Tokyo Magnitude. C'est dur d'exprimer ce que l'on ressent en le regardant car ça se vit !
Vous allez être faible devant cet anime, vous serez proche des persos. Vous passerez par pleins de sentiments différents, la joie, la peine, l’inquiétude, le soulagement en même temps que Mirai, Yuuki et Mari. Et surtout vous allez pleurer ! Il est humainement impossible de ne pas verser une larme.
Ceux du fond qui ne l'ont pas encore vu, dépêchez-vous de commencer cette émouvante aventure !
#Par kuchiki byakuya le 12/11/2010 à 19:53
Le thème me plaisait énormément car il s'agit d'un sujet sérieux au Japon, où les séismes sont fréquents.
Il ne faut pas remonter bien loin pour voir des séismes meurtriers au Japon. Kobe en 1995 (7,2 sur l'échelle de Richter) qui avait fait plus de 6000 morts et détruit une bonne partie de la ville; celui du Kanto en 1923 dont les victimes dépassent les 100000. Quand on sait qu'un séisme supérieur à 7 dévasterait gravement Tokyo. Cette peur n'est pas nouvelle puisqu'elle donne lieu à des légendes et est présente dans la mythologie, dont le Namazu, légende datant du XVIIème siècle, parlant d'un énorme poisson-chat vivant dans les profondeurs de la Terre et qui causerait les tremblements de terre en remuant. La peur des séismes est donc bien réelle au Japon et en faire un anime m'a tout de suite plu, un peu comme pour Dragon Head à son époque.
Se voulant réaliste au début, l'anime commence par planter le décor d'une famille japonaise, plus ou moins typique. Des parents absents, une jeune fille absorbée par son téléphone portable et un jeune garçon hyper actif. Ce qui pourrait s'apparenter à l'introduction est réussi et montre d'abord les liens qui unissent les deux enfants: frère et soeur mais pas si proche que ca au final. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire un parallèle encore une fois avec Dragon Head, puisque le héros est un peu rebelle vis à vis de ses parents, à l'image de Mirai. Même si à ce stade il est difficile de se faire une idée sur le scénario, on remarque toutefois une animation de faible qualité, qui est à peine supérieur à ce que l'on pouvait voir il y a 10 ans. Bon, il est vrai qu'il ne s'agit pas là du point vital de la série mais avec une animation digne de ce nom, l'anime aurait peut-être pu passer le cap suivant. Enfin, laissons ce point et revenons sur l'histoire plutôt.
Viens le moment du grand "boum". On espère alors voir un bon anime psychologique, très tourné vers les liens entre les survivants, la difficulté sur la vie après une telle expérience, où encore soulever les problèmes de construction d'une ville si souvent victime des caprices de la Terre. Mais non. Ou alors très peu. Si on passe outre le fait que le séisme tant attendu a eu l'effet d'un pétard mouillé (en partie à cause du temps qui lui est consacré et de la réalisation très moyenne), le "chaos" sensé régner est lui aussi très surfait. Je m'attendais à une véritable panique, à un choc psychologique bien plus important. Alors oui, mais de manière maladroite et un peu brut de décoffrage. Je veux dire que certes, les gens sont choqués (pas traumatisés toutefois) et inquiets, mais les bons sentiments qui peuvent découler d'une telle situation sont mal présentés. Le studio a malheureusement joué sur la mièvrerie et les banalités. Les deux enfants tombent sur une dame altruiste qui fait tout pour les aider, passant presque outre son propre bonheur. Quelle chance de tomber sur une Mère Thérésa, qui fait tout pour eux. On sent déjà le truc baisser de niveau, rien qu'au 2-3ème épisode.
A mon grand regret, l'anime suivra ce chemin descendant jusqu'à la fin. Le décalage entre la présentation et la réalité de la série est bien trop abrupte. D'un anime-documentaire, on tombe à un anime mollasson et trop gentil, qui ne présente qu'un résultat vraiment limité. Je regrette encore une fois que Tokyo Magnitude 8.0 ne prenne pas le même chemin que Dragon Head, en montrant une société devenue folle, une géologie totalement changé, et surtout en oubliant le manichéisme barbant et la niaiserie des personnages. Pour ma part, j'ai eu le sentiment que la série avait été réalisée par un enfant, tant la vision de la catastrophe peut paraitre simpliste. Bones n'a pas tapé juste avec ce choix.
La fin est d'ailleurs dans la continuité de cette gentillesse mielleuse. Elle tente, vainement il faut le dire, de taper sur la corde émotionnelle de notre âme mais n'y parvient pas du tout. Là encore, la réalisation est en cause. Plutôt que de jouer sur un espèce de délire d'enfant et sur les hallucinations métaphysiques, rester dans le registre de la réalité (qui est vite oublié certes) aurait eu peut-être plus d'effet, car un nouveau décalage est de trop, surtout que ca arrive un peu trop sur la fin. Les 2 derniers épisodes accentuent cet effet néfaste en rajoutant une couche de sensiblerie énervante et parfaitement manichéenne pour le coup, ce qui finit d'achever la série par un coup de massue. Finalement, le bon épisode d'introduction se révèle être un feu de paille, cachant les faiblesses de l'anime.
Les personnages maintenant. Comme je l'ai signalé un peu avant, Mirai s'inscrit dans un registre très actuel, celle de la préado, adepte du téléphone, tapant un sms plus vite que l'éclair et rejetant l'autorité parentale, voir la vie de famille (elle rejette plus ou moins son frère, même si lui tente sans cesse des approches maladroites). Elle évolue mais est-ce suffisant? Non car son évolution est bien trop rapide, ou plus exactement pas assez détaillée. La catastrophe pourrait expliquer ce brutal changement mais quelque chose me semble manquer. Yuuki reste fidèle à son caractère du début mais on le perçoit souvent comme le boulet du groupe, toujours victime de quelque chose. A la rigueur, il demeure le personnage le plus réaliste de la bande car n'oublions pas qu'il s'agit d'un enfant de 7 ans. J'avoue que c'est lui qui m'a le plus touché. Mari aurait pu être le meilleur protagoniste mais son coté "bon samaritain" est plus énervant qu'intéressant. Porter secours à des enfants, oui, mais oublier tout le reste pour eux, pas très sûrs. Je veux dire que dans la réalité, je ne pense pas que quelqu'un puisse agir de cette façon mais admettons. Ce n'est qu'un point parmi tant d'autres.
Comme vous avez pu le voir, Tokyo Magnitude 8.0 est une déception. J'ai donné l'impression de démonter totalement l'anime mais tout n'est pas à rejeter en bloc car le sujet reste quand même intéressant et d'actualité. Je regrette juste la réalisation simpliste et faussement prometteuse. Disons que j'ai mis en lumière les éléments qui m'ont le plus déçu. D'où mon 5. Déçu mais ca reste supérieur aux animes débiles que l'on peut voir. Le sérieux sauve un peu le tout.
#Par Deluxe Fan le 12/11/2010 à 18:26
Tokyo Magnitude 8.0 : Catastrophique...
Tout le monde a retenu de ces cours de géologie que le Japon et ses 127 millions d'habitants sont placés juste au dessus d'une faille sismique des plus actives. Outre la menace d'un réveil du Mont Fuji, le pays du soleil levant est quotidiennement confronté aux tremblements de terre. Les dessins animés japonais n'ayant pas pour objectif de rappeler aux habitants de l'archipel à quel point ils encourent un danger permanent, je ne connais que bien peu d'animes traitant du sujet. C'est là que l'an dernier, TM8 a été diffusé au Japon.
TM8 se présentait comme un animé "réaliste", dont le scénario s'appuie sur des recherches scientifiques pointues, à le limite du docu-fiction. Moi je l'ai regardé en espérant voir une version animée d'un film catastrophe, style blockbuster américain mais au Japon.
Et bien je n'ai pas fait une erreur mais deux. TM8 n'est ni un animé à grand spectacle, ni même un documentaire-fiction animé sur une éventuelle catastrophe sismique en plein Tokyo. Bones m'a trompé sur la marchandise. Je me suis retrouvé avec une sorte de fable moralisatrice à deux francs six sous dont la mièvrerie du scénario n'a d'égal que la faiblesse de la réalisation.
Le début de l'histoire met tout de suite les chose au clair concernant les personnages : ils seront clichés ou ne seront pas. Mirai est LA préado dont les hormones bouillonnants l'obligent à se rebeller contre l'autorité ; Yûuki est LE gamin braillard surexcité qui ne sait qu'embêter sa sœur ; et les parents sont forcément absents, comme tous bons parents dans les séries de japanime. Viendra s'ajouter le seul personnage quelque peu intéressant de la série, Mari, un vrai symbole d'altruisme dans ce monde de brutes.
Tout ce beau monde va se retrouver impliqué dans un catastrophe de grande ampleur qui nous est montrée dès le premier épisode. Nos trois protagonistes devront traverser la capitale nippone avec pour seul but de rentrer chez eux et de retrouver leur famille. Commence donc un long périple de onze épisode dans lesquels cette arrogante/adolescente de Mirai va apprendre les vertus de l'altruisme, de la responsabilité, de la solidarité, et tous ces bô concepts qui décidément se perdent chez les jeunes d'aujourd'hui, trop individualistes et égocentriques, non mais !
Je suis sarcastique, mais c'est pour bien rendre compte de la manière grossière avec laquelle la série tente de nous "inculquer les bonnes valeurs". Au lieu de proposer un animé dynamique avec force effondrement d'immeubles, incendies et scènes de panique, l'animé se concentre sur la psychologie des personnages et son évolution durant la catastrophe. L'idée en elle-même est intéressante, ça nous change de Michael Bay, mais pour que cela réussisse il eût fallu :
- que l'animé ne nous soit pas vendu comme un docu-fiction , ce qu'il n'est pas (je n'ai absolument pas trouvé cela réaliste, bien au contraire) ;
- que cette la personnalité des personnages soit moins binaire et plus nuancée que les caricatures auxquelles ont a droit ;
- que la réalisation ne soie pas aussi simpliste, ce qui dans mon cas aurait fait passer la pilule ;
- que le générique de début de l'animé soit plus dans le ton de la série, plutôt que de la J-Rock basique signée Abingdon Boys School (l'ending était sympa par contre)
Un mot ensuite sur la fin de la série, les quatre derniers épisodes. La série tente un coup de force en cherchant à titiller la fibre émotionnelle du spectateur. Dans mon cas personnel elle aurait pu réussir car j'ai trouvé les évènements particulièrement tristes (comment faire plus triste que la fin de TM8, je vous le demande !). Mais Bones s'est tiré une balle dans le pied en nous proposant une mise en scène complètement à côté de la plaque, avec flashbacks, flashforwards, hallucinations qui font que je n'ai strictement rien compris aux derniers épisodes. L'impact aurait été bien plus fort si le studio avait choisi une narration plus linéaire, plus claire, moins tarabiscotée pour le simple d'esprit que je suis.
Je retiendrais de TM8 une série au packaging attirant car assez peu commun, mais en réalité elle se retrouve entachée de pas mal des défauts de la japanime : des stéréotypes en veux-tu en voilà, des lourdeurs dans la narration et une fin qui se veut plus intellectuelle qu'elle ne l'est vraiment, une bonne grosse dose de pathos, et une certaine propagande morale aussi grossière que déplacée.
L'histoire l'a montré : TM8 est une série anecdotique que tout le monde a oublié. La série se prétend être un animé sur le séisme mais il s'agit plutôt d'un animé sur les liens familiaux et la solidarité entre personnes touchées par un destin tragique. Je n'ai rien contre, mais il m'a fallu terminer la série pour me rendre compte que je m'ennuyais, et qu'on m'avait menti. Une déception de plus.
Les plus
- Thème forcément intéressant
- Conclusion culottée
Les moins
- Techniquement pas au niveau
- Personnages agaçants
- Trop de sentimentalisme
- Où est l'anime catastrophe que l'on nous avait promis ?
#Par Scalix le 28/03/2010 à 16:37
Au vu des autres critiques de Tokyo Magnitude 8.0, j’en viens à me demander si je ne suis pas victime de cynisme ou si je ne suis pas tout simplement moins sensible que les autres. Bref, au moins mon opinion contribuera à l’objectivité générale, puisque je risque de différer du ressenti commun.
L’idée de départ de la série est assez intéressante. Que se passe-t-il dans une mégalopole démesurée, lorsque tout s’effondre, que les communications cessent et que chaque « arrondissement » est livré à lui-même ? C’est avec toutes ces interrogations que l’on se lance dans la série qui prétend, comme le précise Björn, avoir effectué des analyses afin de nous offrir une reconstitution digne de ce nom. En gros, on peut s’attendre à un film catastrophe version anime nippon, mais jouant sur les même mécanismes que les grands films US.
Erreur, puisque ce n’est pas le cas. D’une part, les séquences d’effondrement, si l’on peut les nommer ainsi, n’ont rien de dantesque, ni même forcément de réaliste. Les immeubles, les ponts et les maisons tombent, le sol tremblent, les arbres oscillent. C’est tout. On prend l’habitude de ne pas être scotché par ces effets là, puisque très rapidement la série nous oriente vers le périple des trois protagonistes à travers Tokyo. Plutôt que d’observer une ville chaotique, on contemple le ressenti et les expériences d’une préado, d’un petit garçon et d’une jeune femme, pris au beau milieu de la tourmente générale. Et c’est très certainement là l’aspect le plus réussi de la série. Jusqu’à la fin (ou presque) de leur trajet, les personnages resteront suffisamment sobres en émotions, ne rentrerons pas dans les caricatures émotionnelles que nous sert la japanime trois fois sur quatre. On peut s’identifier un minimum, même sans être une jeune fille de 13 ans. Cette sensation très agréable volera en éclat quatre épisodes avant la fin, pour retourner vers la tradition de la japanime : faire du bon gros pathos.
Le visuel n’est pas vraiment la préoccupation principale de la série. Je me souviens avoir été scié par l’animation dès le premier épisode. Sous prétexte que l’héroïne et ses copines couraient dans les couloirs de leur école (et donc se déplaçaient extrêmement vite, bien sûr !), les animateurs ont tout simplement zappé quelques mouvements, donnant une impression de saccade « strombinoscopique » vraiment désagréable. Très mauvais départ, assez représentatif de la qualité générale des 11 épisodes. Il m’a tout de même semblé qu’au fil du temps cela tend à s’améliorer, jusqu’à devenir acceptable. Mais ne vous faites pas d’illusions pour autant, cette série ne cherche pas à toucher votre fibre esthétique.
Par contre, elle va grossièrement chercher à toucher votre fibre émotive. Et dès les deux tiers des épisodes passés, vous allez être servis de toutes les façons possibles et imaginables. Jusque là, les séquences émotions n’étaient pas trop gênantes ; au contraire même, elles étaient plutôt bonnes. Le contexte, transformant et renforçant les liens frère/sœur des deux protagonistes, était bien exploité, un brin attendrissant sans jamais faire du gros lourd bien larmoyant. Idem pour leur accompagnatrice Mari, mystérieusement altruiste, mais plutôt crédible sur le plan comportemental comme dans son rôle de baby-sitter de l’extrême. Mais dès que l’on approche du « dénouement », si l’on peut appeler ça ainsi, la débauche caricaturale de larmoyant, couplée à une prévisibilité assez incroyable ont failli me répugner intégralement de l’anime, tant il m’a paru difficile de terminer les deux derniers épisodes par rapport au reste.
Tokyo Magnitude 8.0 est donc une série à voir, très certainement pour passer le temps ou pour voir une version anime de ce qui pourrait être un bon gros film catastrophe. De plus, l’anime permet de découvrir l’immensité de Tokyo une fois de plus. Cela dit, à l’inverse de tous les autres posteurs de critique, je n’ai pas été particulièrement atteint par cette tentative finale de nous faire verser notre petite larme. La caricature émotionnelle est une spécialité japonaise qui tend à foutre en l’air la crédibilité et l’intérêt de leurs animes. Dommage.
#Par ColorLife le 18/11/2009 à 01:26
Accrochez-vous et regardez Tokyo Magnitude 8.0 !
L'histoire est simple : un séisme d'amplitude 8 sur l'échelle de Richter se produit à Tokyo. Parmi les victimes du sinistre, Mirai, une jeune adolescente et son petit frère Yuuki, partis voir une exposition à des lieues de leur maison, leurs parents travaillant trop pour y aller avec eux. Ils se retrouvent seuls dans ce chaos, mais pas longtemps, une jeune mère, veuve, Mari, les prend sous son aile, le temps du chemin du retour.
Voilà que l'aventure de ces trois là commence, elle dure 11 épisodes, jusqu'à la fin, sublime.
Les 2-3 premiers épisodes mettent en place le décor (et peuvent sembler un peu "longs") puis tout s'enchaine, les 11 épisodes ne sont ni de trop ni pas assez, se terminant juste au moment où le cœur crie stop. Le scénario est superbe, le graphisme presque réaliste, un bel opening, des personnages plus vrais que nature, un très bon rythme, entrecoupant les moments "d'action" et ceux de "répit", juste le temps de souffler, de se remettre de ses émotions avant de repartir.
Car s'il devait y avoir un mot pour résumer cet animé, cela serait émotions. On passe par toutes les "palettes", de la joie, du rire, aux larmes, à la tristesse, la colère, l'apaisement. Même quand on ne veut pas, même quand on veut résister, on finit par se laisser emporter.
Et puis, probablement ce qui en fait un animé particulier, en tous cas pour ceux qui sont "adultes" à défaut de parents, c'est que certes on peut "s'identifier" aux enfants, au cœur de l'histoire, mais aussi à Mari, à leurs parents, tout comme au grand-père secouriste volontaire. Pour beaucoup "d'adultes", la mort n'est pas nouvelle, même si Tokyo Magnitude en offre un traitement d'une douceur poétique cruelle. Mais pour les parents, qui courent après le temps, travaillent toujours et encore plus pour subvenir aux besoins de la maison, qui se disent parfois que le temps est passé trop vite, que leur(s) enfant(s) est(sont) déjà grand(s), c'est aussi là que Tokyo Magnitude appuie... Ca peut faire mal...
Bref, à peine fini de regarder le 11e épisode, je poste cette critique et vous enjoins vivement à le regarder (sauf si vous avez un coup de blues ou le moral dans les chaussettes, gardez-le pour quand ça ira tip top !).
#Par Gasy le 08/10/2009 à 19:49
Magnifique, un début choquant, une "aventure" réaliste et une fin magistrale...
Un anime à ne manquer sous aucun prétexte, malgré le fait qu'il s'adresse, je pense, à un public assez mature.
Un scenario très bien construit, intéressant à suivre, les personnages ne sont pas lassant dans le sens où les 3 personnages principaux possèdent chacun une personnalité différente et bien travaillée. Et c'est ce en quoi ils nous touchent et ce pourquoi on s'attache à eux.
Les personnages secondaires bien qu'ils ne font que de brèves apparitions sont tout aussi touchant (certains).
D'ailleurs, pour ma part, j'ai pleuré comme un bébé. Je ne vous dirais pas quand, ça serait gâché le plaisir, mais cœur sensible, vous serez servi. Pour information, seulement Clannad et Air m'avaient fait pleurer...
Pour l'aspect technique, c'est sobre, des effets à juste dose, uniquement quand c'est utile; les animations sont bien faites, les décors travaillés. La seule chose à laquelle j'ai eu du mal à m'habituer, c'est le dessin des personnages un peu particulier mais ne vous en faites pas, on s'habitue très vite.
Rien à redire mis à part le dessin des perso. Cela fait longtemps que je n'avais pas vu un aussi bon Anime.
Merci les Studio Bones
#Par miero le 06/10/2009 à 17:00
Sniff, sniff... je viens juste de terminer cet animé, et une chose est sûre, on ne peut pas rester de marbre face à l'émotion que diffuse celui-ci. En effet, je ne verse que très rarement des larmes devant un film ou une série (la dernière fois c'était pour le tombeau des lucioles comme quoi ça remonte!!), mais là impossible de me retenir c'est vraiment trop triste. Bon recentrons nous sur cette critique car contrairement à ce que mon introduction peut laisser penser tout n'est pas triste dans cet animé.
Tout d'abord, les personnages principaux (3) sont très réussis, leurs psychologies sont parfaitement retransmises, on sent leurs hésitations, leurs doutes, leurs peurs mais aussi leurs forces, leurs optimismes, leurs soulagements bref chaque personnages passent d'un état à l'autre ce qui fait qu'ils sont très attachants car profondément humain. Ici pas de super-héros ou de personnages inébranlables, tous sans exception montre des forces ou des faiblesses. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, les quelques personnes croisés durant l'animé (le couple de vieux entre autre) sont très touchants.
Ensuite, le scénario catastrophe est très bien traité, on suit les personnages à travers la ville en ruine sans misérabilisme (tout le monde va mourir, tout monde pleure...) mais sans triomphalisme non plus (personne n'est mort, les secours sont parfaits...) l'équilibre entre les deux est parfait, certains épisodes étant réellement tristes et d'autre très optimistes. Les auteurs destinent sûrement cette œuvre à un public adulte car la dureté du propos n'est vraiment pas adapté au plus jeune.
Pour finir, le côté technique est dans la même veine, sobre, l'animation n'est un must mais suffit largement, les effets spéciaux sont jolis mais c'est surtout la qualité des couleurs ou des placements de caméra qui rend cet animé si beau. Le tout est appuyé par un fond musical, au piano principalement, qui sied à merveille à l'ambiance.
En résumé un animé vraiment émouvant (très triste sur la fin) qui part une réalisation soignée et une galerie de personnages attachants arrive à remuer le spectateur sans pour autant le rendre dépressif. BRAVO au studio Bones de nous sortir ce genre d'animé sans prétention et pourtant largement meilleur que la moyenne.
#Par Brandon209 le 28/09/2009 à 03:43
Un anime a ne pas manquer !
Puisqu'une critique doit traiter d'à peu prêt tous les aspects d'un anime, je vais commencer par l'aspect audiovisuel.
Graphiquement, c'est très bon ! Les tons des couleurs est bien choisis, il n'y a rien de trop terne et rien de trop vif, les traits sont précis, l'animation prenante et le design des personnages joli. Coté bande son aucun problème, tout est là au bon moment.
Au niveau de l'histoire, je ne me souvient pas avoir déjà vu d'anime traitant d'un sujet aussi réaliste d'une façon aussi précise (s'agissant d'une fiction)... On assiste au séisme, aux répliques et a tout ce qu'une catastrophe d'une telle ampleur peut avoir comme conséquences. On voit le caractère des personnages s'affirmer, nos trois protagonistes vont voir naître un lien qui les fait évoluer et les rend de plus en plus attachants tout au long de leurs périple.
Même s'il y a deux épisodes ou j'avoue m'être ennuyé, le scénario s'enrichis au cour de l'anime, et ce de plus en plus rapidement au point qu'il est à mon avis impossible de voir les trois derniers épisodes autrement qu'à la suite.
Tokyo Magnitude 8.0 est anime de très bonne qualité de seulement 11 épisodes immanquable auquel je met un 9 ; surtout pour sa fin, mais aussi pour m'avoir fait pleurer (à ne pas répéter).
#Par Björn le 28/09/2009 à 01:05
Après plusieurs mois de sevrage volontaire en matière d'animés, TM8 est le premier dans lequel je me lance et, coup de chance, je peux dire que j'ai fait "bonne pioche". A ce propos, je remercie le précédent critique sans lequel je serai sans doute passé à côté.
On passe par plusieurs sentiments au visionnage de cette série. Tout d'abord, en ce qui me concerne, il y a eu une certaine déception. En effet, la base de l'histoire étant une catastrophe je m'attendais à ce que l'on fasse beaucoup plus sur la représentation du tremblement de terre en tant que tel. Après tout, il y a tout un laïus sur les immenses recherches qui ont été faites sur le sujet pour construire cette histoire. Je pensais donc en prendre plein les yeux à ce niveaux-là, un peu comme les films américains savent le faire en la matière. Mais ce n'est pas l'effet recherché. L'ampleur du cataclysme n'apparaît qu'au fur et à mesure et, pour avoir vécu une catastrophe naturelle à un âge proche de celui des héros principaux, je peux dire que c'est bien pensé. Il y a d'abord une sorte de sidération, on n'a pas de vue d'ensemble, ce n'est qu'après que l'on réalise surtout quand on est un enfant.
Ce côté émotionnel, dont on peut être en manque de prime abord, n'apparaît qu'au fur et à mesure, il monte crescendo pour n'atteindre son paroxysme que dans les derniers épisodes. On en arrive presque à trouver que le côté lacrymal en devient gênant, que c'est un peu trop, parce que l'on voit arriver doucement les choses, qu'on les préssent. Mais, à la réflexion, c'est aussi cela la force de cet animé car on est littéralement saisi et, au final, on ne peut que difficilement reprocher d'avoir ce qui nous manquait au départ. On peut néanmoins regretter certaines ficelles scénaristiques quelque peu faciles parce que déjà usitées ailleurs.
Il n'en reste pas moins que les trois principaux personnages en arrivent à être attachant. On peut s'interroger sur cette surprenante générosité incarnée par le personnage de Mari et quelques fois être exaspéré par les deux gamins. Mais, finalement, le trio fonctionne bien et sert l'histoire.
La réalisation comme le design des personnages et l'OST ne cherchent pas la performance technique à tous crins. C'est un plus car cela aurait été superfétatoire. L'histoire en elle-même, la manière de l'amener, suffisent amplement.
Ce cocktail nous donne donc un excellent animé, suffisamment court pour ne pas devenir ennuyeux, abordant avec une certaine pudeur différents thèmes tout en laissant place à des émotions fortes que l'on ne ressent que rarement au visionnage d'un animé. Pour moi, ce fut une bonne pioche, reste à savoir ce qu'il en sera pour vous.
#Par spinster le 26/09/2009 à 00:58
Certains anime demande du recul pour en extraire les sens et une critique des plus construite et pertinente. Cependant, c'est encore avec les dernières images de cet anime que j'écris cette critique. Pourquoi ? me dirai vous. Tout simplement parce que ce genre d'anime rentre dans une catégorie de critique qui se doit d'être donné à chaud, sur le moment, alors que les dernières paroles de l'ending se font entendre dans vos enceintes.
Tokyo Magnitude 8 ( TM8 ) est un anime intéressant. Non pas l'originalité des décor, ou du scénario, mais bien du thème traité. En effet, tout le monde connais le Japon comme un pays prenant très a cœur la sécurité sismique, cependant, que ce passerai t'il dans la mentalité des japonais, si habitué aux séismes, si ce "cocon" de sécurité brulait, partait en fumée ? C'est ce qu'essaie de nous montrer TM8. Par conséquent, ne rechercher point l'action, nous sommes plutôt dans la veine d'un Genshiken, c'est a dire un tranche de vie réaliste où la psychologie des personnages est plus a observé que l'action environnante.
Malgré un scénario que je qualifie d'excellent, le design est quand à lui assez peu fourni. Les coiffures, le physique et les visages des personnages sont assez ressemblant, peut être une volonté de montrer les japonais semblable les uns les autres ? Personnellement, je n'ai pas aimé ce trait.
La musique quand a elle est réellement bien utilisé. Alors que dan certains animes, elle ne sert qu'a combler un trou ou un manque de vivacité, dans TM8, la musique souligne d'un trait rouge et fluorescent l'action qui se déroule. Ainsi, elle ajoute force et profondeur a une œuvre d'analyse et d'anticipation déjà assez complète.
Le final est, quant à moi, tout aussi magnifique que imprévisible. Certes on s'éloigne un peu du sujet d'étude même si les derniers épisodes nous présentent un aspect oublié de ce genre de catastrophe que je vous laisse découvrir. Peu épique mais pleine de sens.
En conclusion, TM8 est une très belle œuvre. Triste et aussi pleine d'espoir. Pleine de solidarité avec une once d'individualisme. En bref, à voir absolument si vous aimer ce registre particulier qu'est l'anticipation et l'analyse de société.
