Windy Tales - Fuujin Monogatari -

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Doublage

Irino Miyu (Jun), Takeda Masanori (Kouzaburo), Hanamura Satomi (Miki), Nazuka Kaori (Nao), Iwamura Ai (Ryoko), Sugiyama Hiroshi (Taiki), Mizuno Risa (Yukio)

Synopsis

Nao est une jeune étudiante et la présidente du clup de photographies numériques qui ne compte que deux membres. Alors qu'elle prend des photos des nuages et du ciel sur le toit de l'école, elle aperçoit un chat qui a la capacité de "voler". Surprise, elle tombe du toit. Heureusement, sa chute est ralentie par une force mystérieuse...

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#Par Deluxe Fan le 01/10/2010 à 23:07

Windy Tales : Qui sème le vent récolte l’ennui.


Windy Tales est typiquement le genre de production dont je ne comprends pas la raison d’existence.
Imaginez M. Oshii débarquer chez I.G. et leur vendre son projet :
M. Oshii : « bon bah voila l’histoire de trois gosses qui vont apprendre à contrôler le vent grâce au savoir ancestral d’un village mystérieux dont leur prof de maths est originaire. »
Production I.G. : « Mais ça m’a l’air pas mal ! Et ils vont en faire quoi de leur pouvoir ? Sauver leur ville d’un ouragan ? Aider la veuve et l’orphelin de manière clandestine ? »
M. Oshii : « Non, rien de tout ça. Ils vont photographier des chats et shooter dans des cannettes. »

Comme vous l’aurez compris, Windy Tales part sur un univers quelque peu fantastique, avec une réalisation artistique quelque peu originale (en effet, difficile de faire plus hideux). Mais passé les deux premiers épisodes où on installe les personnages et leurs pouvoirs, la série se transforme en une apologie du néant, de l’ennui, du vide.

Les personnages du club de photo sont comme le vent : on les sent mais on ne les voit pas. Nao, Miki et Jun sont des gosses normaux, vivent une vie normale, et pourtant ont un pouvoir parfaitement incroyable dont ils pourraient faire usage. Au lieu de cela, les épisodes (sans liens d’ailleurs entre eux) s’enchaînent sans que rien ne vienne briser l’harmonie de la vie de nos collégiens et de leur entourage. On fait des photos, on discute avec des personnes âgées (ce qui s’accorde bien avec l’ambiance léthargique de la série), on montre des photos, on regarde des chats voler, on participe à des concours de photos… Au bout d’un moment, qu’est-ce qu’on en a à f*** ?

Et le pire, c’est que certains vont me soutenir que c’est justement ce côté « calme » et « contemplatif » qui fait l’intérêt de l’anime ; et que de toute façon un otaku idiot et pervers comme moi ne peut pas saisir ce genre de poésie. Je leur répondrais que « contemplatif », c’est comme « comique » : c’est un style que l’on donne, ce n’est pas un genre en soi. Noir ou Lain sont des animés contemplatifs mais ils racontent une histoire. Windy Tales ne raconte rien. Regarder comme ne pas regarder cette série revient au même, puisqu’il n’y a rien à en tirer.

Enfin pas tout à fait : l’aspect graphique de la série provoque des hauts-le -cœur mais il est justement unique (ben oui, personne n’a voulu faire la même chose depuis). La façon qu’ont eue les réalisateurs de représenter le vent (d’ordinaire invisible) par des traînées multicolores est intéressante. Et puis le personnage de l’héroïne Nao est creux, mais pas dénué de charisme. La BGM est signée Kenji Kawai (j’ai du mal à croire que c’est aussi lui qui à fait Gundam 00), mais le couple opening-ending est en style mignon/kawaii qui risque de faire saigner vos oreilles.

Finalement, cette série sera la seule du genre « Tranche de Vie à tendance néant absolu » que j’aurais terminée. En général, ces séries qui ne servent à rien (Haibane Renmei, Aria, Gôyô…) ne font pas long feu dans ma wishlist. En tout cas, vous pouvez vous abstenir de regarder cette série, car ce serait comme regarder du vent (Ah ah aha LOL MDR XD).


Les plus
- Réalisation inventive
- J'aime bien Nao
- J'avoue, il y a une ambiance

Les moins
- Pas vraiment joli à regarder
- Pas vraiment palpitant à regarder
- Virez-moi ces musiques !

5/10

#Par AngelMJ le 27/03/2010 à 10:09

Très franchement, même si le synopsis n'est pas le plus pourri en terme de séries tranche de vie, j'avoue avoir tenter l'expérience Windy Tales plus pour l'originalité graphique que pour son histoire. Le seul problème, c'est qu'à aucun moment la série n'a réussi ni à me surprendre, ni à m'émouvoir, ce qui à mon avis devrait être son but premier.

Windy Tales, c'est donc 13 épisodes sur le quotidien que jeunes collégiens ayant le pouvoir de maîtriser le vent. On pourrait croire que la petite touche fantastique apporterait un plus, mais pas vraiment. Cette maîtrise de l'élément impalpable n'apporte pas grand chose à l'histoire, il est juste le thème plus ou moins central de chaque histoire. Ces dernières n'ont d'ailleurs pas de lien direct entre elle, chaque épisode pouvant être vu indépendament des autres.
Le hic donc, c'est que même avec la touche fantastique, le quotidien de Nao, Miki et Jun est d'un ennui mortel. Si on fait exception des 2 premiers épisodes qui dégage vraiment quelque chose, le reste de la série n'est clairement pas palpipant. Parler d'écureuil volant, de la moto de papa... c'est bien cool, mais qu'est ce que c'est chiant! Les auteurs tentent de camoufler légèrement ce triste constat en remaniant la chronologie de certains épisodes (genre l'épisode commence avec la scène finale...) mais un tel artifice n'a que peu d'intérêt, cela ne rendant pas l'épisode plus palpitant.

Le pire dans tout ça, c'est que l'aspect visuel original n'apporte finalement rien. Si au début c'est agréable à régarder, le charadesign montre vite ses faiblesses avec des personnages ressemblant plus à des patates montées sur bambou, avec des tronches toute déformées. L'animation est incroyablement faiblarde pour une production d'I.G., et la musique, si elle parait sympa au début, devient vite répétitive ou absente. Finalement, on se rappellera seulement de la manière dont est "affiché" le vent, et la bouille kawai des chats peuplant le ciel de la série.

Bref, même si j'admets qu'il peut par moment il peut se dégager une certaine poésie dans Windy Tales, le tout est dans ce cas très mal utilisé. On a l'impression que le studio n'a pris aucun risque à aucun niveau, alors que la série pouvait sans doute aboutir à quelque chose d'un peu plus profond. Ici, tout est superficiel, que ce soit dans le fond ou dans la forme, et c'est vraiment dommage. Donc Windy Tales, c'est pas génial, c'est pas nul, c'est juste chiant.

4/10

#Par watanuki le 20/03/2007 à 20:12

Windy Tales est avant tout célèbre pour la rumeur selon laquelle Oshii aurait pu réaliser cette série, ce qui n'est pas le cas, puisque Nishimura Junji s'en est occupé, lui qui a dirigé entre autres des séries comme Ranma ou Lamu... Etant ami de Oshii, il a réussi à lui piquer deux trois collaborateurs, avec en tête un Kenji Kawai léthargique.

Ayant su créer une attente forte, la série déçoit, parce qu'elle possède largement de quoi plaire et surprendre, mais qu'elle ne s'en donne pas les moyens, préférant en permanence rester en sous-régime : à l'image de la musique, plaisante mais exécutée sommairement, Windy Tales n'a pas bénéficié d'une réalisation transcendante. La mise en scène demeure très classique, les situations ne sont pas poussées outre mesure, et l'accent est avant tout mis sur la douce rêverie et la magie d'un quotidien idéalisé, là où il y avait matière à bousculer la mise en scène et proposer des séquences bien plus originales. C'est vrai, de loin, Windy Tales semblait coller à un aspect de la sensibilité de Mamoru Oshii, et l'on regrette un peu qu'il se soit contenté de superviser la chose de très loin.

Cependant cette série demeure agréable, on prend plaisir à vivre les gentils aléas de la vie tranquille de nos héros, qui découvrent l'existence de gens capables de manier le vent, et qui s'initient à cet art. Le vent demeure le point commun entre ces "contes" parfois un peu plats, mais toujours distrayants. Tous les éléments susceptibles de captiver les jeunes mais aussi les moins jeunes ont été réunis, chassant parfois de façon détournée sur les terres de Ghibli : multitudes de chats volants, omniprésence de la nature et de sa beauté, éloge des plaisirs simples et portraits de jeunes personnages aux sensibilité différentes, tout est là pour nous rappeler la lointaine influence mizazako-totorine.

Heureusement, la série se distingue dans l'emploi des ressouces techniques : bénéficiant d'un budget peu élevée, elle joue la carte du chara-design frappant et de l'animation stylisée, la colorisation étant à l'avenant : les nuages ressemblent ainsi à des blocs blancs, les textures semblent généralement rigides, et les couleurs un peu ternes ont pour vocation de faire ressortir en permanence le bleu du ciel, où nagent les chats.

Chaque épisode est un conte indépendant, et l'on regrette parfois qu'il n'y ait pas de trame principale, celle-ci n'étant assurée que par les relations qui unissent les divers personnages de la série. La plupart du temps, la série est sauvée de la platitude soit par de violents accès de poésie (généralement splendides), soit par l'usage immodéré de ces éléments kawai que sont les chats : ceux-ci, bien qu'ils soient très annexes dans les récits, pasent leur temps à envahir le cadre, à attirer l'attention du spectateur, qui est ainsi toujours détourné de l'action principale, comme si celle-ci n'était en fin de compte pas très importante. Windy Tales rejoint ici Totoro dans son souci de révéler ce qui est cacher dans notre quotidien, à ceci près que là où Totoro en fait une énigme passionnante, Windy Tales persiste à vouloir en faire un simple élément de poésie absurde et quelque peu accessoire.

Une série qui aurait pu être très novatrice, mais qui s'obstine perpétuellement à vouloir rester dans la norme, malgré son statut d'oeuvre à part : cette ambiguïté non résolue lui nuit beaucoup.

6/10