Les classiques en manga, c'est comme un rite initiatique d'entrée dans un nouveau monde. Kenshin ne fût pas mon premier manga et c'est sans doute ce qui a influencé fortement mon jugement au-delà même des OAVs tirés du manga.
L'histoire commence très lentement avec un schéma ultra-repri du tueur repenti et qui sera encore repri, décidément ce concept est éternel. Dans le cadre d'un shonen, exit une profondeur "psychologique", tout n'est que superficiel et fait office de prétexte à de nombreux combat, comme d'hab me direz-vous. Eh bien oui, mais la règle d'or du shonen n'est-ce pas de surprende sans surprendre ? C'est donc avec cette envie si propre, celle de vouloir à tout prix ce qui va se passer alors qu'on le sait, à ce genre qu'on enchaîne les tomes toujours avec de nombreux persos injecter dans le moteur pour éviter à la machine de produire de l'ennuie.
Cependant, Kenshin est victime de sa nature même. A vouloir être productif et ingénieux chaque semaine (les shonens sont généralement publié par chapitres de manière hebdomadaire), l'indiffrénce s'installe face à ces techniques de combats et ses rebondissements toujours tirés par les cheveux. De plus, les nombreuses inspirations de l'auteur (comics et animes) sont trop flagrantes ce qui gâchent l'aspect original de l'oeuvre.
Finalement un manga trop "classique" reprenant les bonnes vieilles ficelles sans rien innover, un énième shonen identique aux autres. Bref, rien à voir d'intéressant si ce n'est tuer le temps et Kenshin le fait plutôt bien.
Difficile pour moi de parler de Kenshin avec sang-froid. Il y a bientôt dix ans j'avais découvert à la Fnac le tome 2 de ce manga alors inconnu. Celui avec le chapeau noir et le duel de nuit où Kenshin redevient pour la première fois Battosaï l'assassin. Et j'ai tout de suite adoré : les graphismes, la noirceur du propos, la vivacité du combat alors qu'il ne s'agissait "que" de sabres, et le dilemme déjà posé de la dualité du héros assassin.
La grande qualité de ce shônen est de fonctionner "à l'envers". Tous les shonens nous présentent de jeunes garçons qui décident un jour de devenir des guerriers pour X ou Y raisons et qui vont dès lors développer leur habileté à coup d'entrainements et de combats de plus en durs pour enfin devenir le "guerrier suprême" ce qui annonce en général la fin de l'aventure. Kenshin le vagabond, au contraire, débute là où les autres s'arrêtent. Kenshin est le "guerrier suprême", un combattant invincible et que tous redoutent. Mais c'est surtout un guerrier horrifié par ses propres crimes et qui cherche désormais à les racheter.
Les qualités de l'ensemble sont indéniables. Le manga est beau et même de plus en plus beau au fil des tomes, à mesure que le trait de Watsuki se fait plus précis et plus pur. Les combats impliquant Kenshin sont d'une intensité, d'une inventivité, d'une violence rares, et surtout évitent les syndrômes les plus énervants des autres shonens, à savoir "la résurrection grâce à la volonté de vaincre" et "le sauvetage de dernière seconde par le chevalier Phoenix qui décidément débarque toujours au dernier moment". Ce qui leur confère une dimension dramatique supplémentaire.
L'aspect historique est très intéressant. Watsuki tache notamment de briser l'image d'Epinal de cette époque violente et de démontrer que l'âge des samourais n'avait rien d'un âge d'or. Bien loin des clichés hollywoodiens (n'est-ce pas M Cruise ?), on y découvre subtilement des orphelins n'ayant aucuns droits (Sojiro), des femmes vendues aux maisons closes (Yumi) et des villages rançonnés par les seigneurs de guerre.
Le scénario est sans doute ce que j'ai vu de mieux en terme de shonens. Les 17 premiers tomes voient réapparaître les anciens ennemis de Kenshin qui viennent lui rappeler ses forfaits passés et qui l'obligent à reprendre les armes. D'excellents tomes certes, mais assez classiques finalement. Pourtant, alors qu'un cycle semble s'achever, Kenshin est finalement confronté au Crime Impardonnable, celui qui le hante et qu'il fuit depuis des années. Un crime qui nous est raconté lors des "chapitres du souvenir" qui constituent sans doute la pierre angulaire du manga. Le sommet de l'oeuvre sans aucun doute. D'une noirceur et d'une beauté lugubre rarement atteinte (on dirait du Gunnm c'est dire).
Bien sûr, tout n'est pas parfait, à commencer par certains personnages (Yahiko) ou combats (les sbires d'Enishi) qui n'appportent pas grand chose au récit, mais tout cela ne pèse pas lourd face au reste d'une oeuvre que tout fan de manga devrait avoir lu.
Kenshin le Vagabond est certainement l'un des shônens les plus connus chez nous et le moins que l'on puisse dire est qu'il ne démérite pas son succès.
En effet, si l'on part sur les bases d'un manga pour garçon on ne peut plus classique, Watsuki étoffe tout de suite son intrigue en apportant l'élément qui sera le fil rouge de toute cette série: l'expiation. Ce thème, beaucoup plus lourd et délicat qu'un simple parcours initiatique, sera ainsi décliné en deux grandes périodes: la guerre contre Shishio ou comment Kenshin protègera de son sabre le fragile équilibre instauré au prix du sang et le combat contre Enishi, beaucoup plus personnel mais nécessaire à une totale absolution.
Evidemment cette quête ne saurait être sans la floppée d'alliés et d'ennemis que Kenshin réunira autour de lui au fur et à mesure de l'histoire. J'aime particulièrement le fait que chacun est un but différent en plus d'une personnalité et d'un background propre, la plupart ne se contentent pas seulement de suivre Kenshin machinalement mais apportent leur réflexion sur le bien fondé ou non de ce combat, tout en choisissant de s'y joindre ou pas.
Ainsi le manga oscillera t'il pas mal entre le seinen et le shonen mais restera au final à l'image de son personnage principal: frais et torturé.
L'autre point fort évident de Kenshin le vagabond est son environnement, ou comment Watsuki a donné vie et épaisseur à un univers en s'appuyant sur les événements historiques de la fin de l'ère Edo. En tant que profanes, on en apprend pas mal sur cette période trouble mais c'est d'autant plus jouissif que les protagonistes prennent alors une dimension toute autre, en particulier quand l'auteur met en scène un personnage historique.
Cependant, il est annoncé dès le départ que de grandes distances ont été prises avec l'Histoire, ce qui franchement ne gêne en aucun cas les lecteurs européens que nous sommes, à moins d'être vraiment des spécialistes du Shinsengumi et des Patriotes.
De plus, l'on peut dire que Watsuki sait tenir un crayon (certaines planches sont de toutes beauté) et illustre son art d'une mise en cadre on ne peut plus dynamique et parfois même audacieuse que Naruto et autre Bleach ne se sont pas priés de pomper. D'ailleurs et en parlant de ces mangas beaucoup plus récents, l'on ne fait que s'apercevoir de l'étonnante maturité de ce shonen qui reste toujours une référence en la matière et sur tous les points.
Culte, du début à la fin.
Kenshin le Vagabond, le mariage réussi du seinen de samourai et du shônen au parcours initiatique.
Mais commençons par le début.
Esthétiquement c'est plutôt réussi, Watsuki a un trait plutôt net qui évolue clairement du premier au dernier tome, c'est agréable à lire et les scènes d'action ne sont pas trop surchargées.
Scénaristiquement ça commence très bien.
J'ai vraiment beaucoup aimé le fait qu'on l'auteur ne commence pas l'histoire d'un boulet mais de quelqu'un ayant déjà beaucoup évolué, ayant acquis une grande maturité.
Ce genre de personnage est souvent relayé à l'arrière-plan pour laisser le devant de la scène au long et fastidieux parcours iniatique d'un jeune combattant plein d'avenir, de potentiel, etc.
Watsuki fait donc dans l'original, même s'il voulait faire un "shônen pur et dur".
Il tombe malheureusement dans l'excès en fin de série malgré un flash back excellent incorporé avec maestria dans le scénario.
Malgré le peu de vraissemblance des techniques, on reste chez les samourai et pas chez les super guerriers ;P.
Chaque personnage a son style de combat propre et on ressent bien que cela représente bien plus qu'une simple manière de trancher son adversaire, la mentalité des personnages déteint sur sa façon de manier son(ses) arme(s).
En bref : des combats intenses, un scénario loin d'être inintéressant et plus qu'original pour le genre, une esthétique plus qu'appréciable.
On regrettera le classique syndrome du surplus scénaristique de la fin de la série et de petites longeurs.
Un shônen qui change des shônens.
Kensin est une série que je conseille ;)?
Kenshin est l'un des premiers (voire le premier) manga que j'ai lui et c'est vraiment lui qui m'a fait apprécier ce genre de lecture ^O^.
Pour moi le manga se découpe en 3 grosses parties :
Tome 1 à 6 : La mise en place du décor (persos, caractères, etc...)
Tome 7 à 18 : Contre Shishio
Tome 19 à 28 : Contre Enishi
Les tomes 1 à 6 sont pour moi les moins réussis. D'abord les dessins sont encore moyens même si l'auteur se débrouille tout de même déjà bien. A ce stade, les méchants sont tous idiots et ne servent qu'à une chose : montrer que Kenshin est super balèze (à part Je'nin, et encore...).
Les tomes 7 à 18 sont pour moi les meilleurs sans conteste! L'histoire avance vraiment dans cette partie, les graphismes sont supers et les persos variés. De plus, c'est la partie où les combats sont les plus intéressants. Sans aucun doute la meilleur partie du manga.
Pour les 10 derniers tomes, c'est assez mitigé. Déjà l'auteur change complètement de style, ce dernier devient très épuré. Donc soit on aime, soit on aime pas. Perso, j'aime bien ce style aussi, mais je suis que je suis un des seuls ^^'. Pour ce qui est de l'histoire, à part les chapitres du souvenir, c'est pas super (comparé à la partie Shishio), les combats sont moyens (le combat contre Enishi est très moyen par rapport à celui contre Shishio) et la fin un peu trop "happy end". Mais bon, c'est pas super nul non plus.
Au final, à part les 6 premiers tomes, c'est que du bonheur. Bémol pour Glénat qui a un peu trop usé des onomatopées qui sont si grosses qu'on voit même plus les dessins ^^'''...
Donc allez-y foncez! Kenshin, c'est de la balle :D
Et bien...
Kenshin est sans aucun doute le meilleur manga dans le genre en ce qui me concerne.
Déjà on observe une part importante de réalisme à travers l'histoire japonaise qui est retranscrite en partie dans ce manga pour l'ère Meiji par exemple...
Les dessins sont affinés, soignés, rien à dire de ce côté-ci, Nobuhiro Watsuki a fait du grand art, tous les personnages sont agréables à regarder et certains sont tout bonnements exeptionnels à la vue et imposent leur charisme naturel, tel que Aoshi qui reste un des meilleurs personnages pour moi.
28 tomes de pur bonheur équilibrant bien les combats/l'humour/les sentiments.
Bref, Kenshin est une valeur sûre, ceux qui l'ont acheté ne l'ont pas regretté et c'est aussi mon cas.
Prenez une grande dose d'action, ajouter y un petite dose de sentiments, saupoudrer d'un petit peu d'humour, lier le tout avec un scénario bien ficellé, et servez le tout avec un dessin à la qualité incontestable, et vous obtiendrez un cocktail représentatif de ce qu'est Kenshin Le Vagabond.
Du coup, on se retrouve avec un manga qui ne peut que se détacher du lot et qui ne devrait pas laisser indifférent tout ceux et toutes celles qui ne l'ont pas encore découvert.
Kenshin le Vagabond est devenu un manga très populaire. Il y a plusieurs raisons à cet engouement.
Tout d'abord, la qualité esthétique des planches est incontestable. Nobuhiro Watsuki ne cesse de dire qu'il dessine mal. Derrière une telle remarque, on se demander si c'est fausse modestie ou l'expression d'un esprit perfectionniste. J'opterai bien pour la seconde éventualité. Les décors sont fouillés, le design des personnage est remarquable et les scènes d'action sont très dynamiques. D'un point de vue visuel, il n'y a rien à redire. C'est excellent.
L'histoire, quant à elle, est de haut vol. Les nombreuses considérations historiques qui parsèment chaque volume sont un atout non négligeable à l'intérêt du manga. Le tout est bien entendu très romancé et l'action est omniprésente. A ce titre, Kenshin le Vagabond est un shônen, ça ne fait aucun doute, mais les sentiments et l'amour ont une place relativement importante, ce qui rend l'histoire encore plus passionnante. En outre, les personnages sont terriblement attachants et leur étude psychologique est parfaitement dosée.
Action, humour et sentiments... Les 28 volumes du manga vous feront passer de très bons moments de lecture. Un des meilleurs mangas édités en France.