La Rose de Versailles

Informations générales
- Auteur: Ikeda Riyoko
- Origine: Japon
- Année de création: 1970
- Titre original: Versailles no Bara
- Nombre de volumes: 3
- AKA:
- - ベルサイユのばら
- - Lady Oscar
- Relations: 1 fiche en relation
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: La Rose de Versailles
- Editeur: Kana
Synopsis
Oscar de Jarjayes est Chevalier de la garde française, et protecteur de la reine Marie-Antoinette d'Autriche. Mais c'est surtout une femme, élevée par son père comme un homme. Ainsi, elle assiste aux coulisses des prémices révolutionnaires, puis est prise dans la tourmente de la Révolution. A chaque pas dans la Cour de France, elle est confrontée à des choix difficiles, mais André, son meilleur ami, est toujours là pour la soutenir, pour le meilleur et pour le pire.
Synopsis soumis par Lowa Angel
#Par enigma314 le 02/12/2009 à 23:40
Ayant adoré l'animé que je considère culte, il me fallait forcement lire le manga. Conclusion: j'ai dû oublier complètement l'adaptation TV pour pouvoir apprécier complètement l'œuvre de Riyoko Ikeda.
Premièrement, l'anime diffère sur un point essentiel de l'histoire. Dans le manga original, tout le monde sait qu'Oscar est une femme alors que dans l'anime très peu de gens sont au courant. De ce fait Oscar joue énormément sur son côté masculin auprès des dames de la cour. Le thème de l'ambiguïté sexuelle/homosexualité féminine est donc sous-entendue, accentué en plus par l'amour que lui porte la jeune Rosalie.
Deuxièmement, autant l'anime nous montre Oscar comme un personnage assez droit, autant le manga n'hésite pas à nous montrer une Oscar qui boit pas mal, adore se battre. Normal puisqu'elle a été élevée comme un homme (attention ce manga a plus de 30 ans et se situe au 18ème siècle, les mœurs ont donc changé depuis)
Autre point important, l'anime a totalement gommé le côté comique de la BD. C'est vrai qu'on rigole pas beaucoup en visionnant la série. Alors découvrir Marie-Antoinette, Oscar, Thérèse d'Autriche avec des dents de requin fait bizarre au début... Après réflexion, cette touche fait du bien vu la tournure de l'histoire.
Divisé en 2 tomes, je considère que le premier est assez mièvre avec les torrents de larmes de la plupart des personnages féminins. Je me suis, ensuite, rappelée que le public visé étaient des jeunes adolescentes, certainement émues par l'amour impossible de la jeune reine Marie-Antoinette pour le très séduisant Hans Axel de Fersen.... Heureusement que les intrigues de la cour avec la comtesse du Barry et Mme de Poulignac contrebalancent un peu ce côté naïf. Sans compter bien sûr l'apparition de la terrible Jeanne de la Motte.
Le 2ème tome se lit rapidement car les évènements s'accélèrent. La révolution avance à grand pas. La mangaka mêle habilement le côté historique et le côté romantique de tout bon shojo avec les 2 couples phare Oscar/André et Marie-Antoinette/Axel de Fersen. Pour conclure, nous avons droit à une belle description de la fameuse nuit de Varennes, totalement omise dans l'animé, dommage.
Beaucoup ont critiqué les dernières paroles d'Oscar du manga alors que je les trouve plus logique
Il va sans dire que l'animé muscle énormément l'histoire originale tant au niveau action que complexité psychologique des personnages. C'est sûr que les dessins ont vieilli mais ce manga a plus de 30 ans. Moi j'ai une préférence pour l'anime pour le côté plus adulte. C 'est à ce moment qu'on se rend compte de ce qu'est une formidable adaptation.
#Par Cetina le 07/06/2008 à 20:48
Un mythe, le cultissime Versailles no bara...
L'Histoire vu sous un autre angle, des relations plus complexes qu'elles n'en ont l'air...et des caractères si différents qu'on se noie sous les coups, et les sautes d'humeurs de chacun...
Que ce soit la solitude qui rempli le coeur de Marie Antoinette, l'amour interdit d'André, la soif de réussir et l'orgueil d'Oscar, la vie déchirante et l'amour qu'elle porte pour Oscar de Rosalie, le désir de monter plus haut de Jeanne, la tristesse de la Polignac, ou bien la sensibilité d'Alain... Tous nous font le coups des masques, afin, toujours de préserver l'apparence...
On voit tel un rideau qui se lève, la première page se tourner sur Axel de Fersen, puis, sur la naissance d'Oscar, et enfin, dans un décor fleuri et sur un chaise richement décoré, apparait, entouré d'Oscar adolescente, la dauphine Marie Antoinette. On suit leurs déboires, leurs amours dans des décors baroques Versaillais, ou bien dans les rues d'un Paris de Victor Hugo, où deux jeunes filles rêvent d'amour et de richesse...
Puis, les roulements de tambours vont à la vitesse de notre coeur, on voit la déchéance d'Oscar, l'abandon et l'infirmité d'André, et la douleur d'un père trahi...
Quand le dernier crescendo se termine, lorsque les canons ont fini de tirer, la Bastille est tombée, Oscar se meurt, allant rejoindre celui qu'elle aime..
Mais Oscar n'est qu'une femme parmi tant d'autres... Et nous continuons, dans une ambiance mélancolique,et plusieurs deuil sur la conscience, à voir se rapprocher la lame de la guillotine de la gorge de Marie Antoinette.
On pleurerait presque de voir les tentatives de Fersen, l'espoir qu'il met à la sauver, alors que nous connaissons la fin de l'histoire, la fin de l'Histoire...
Enfin, le rideau tombe, lourd, et rouge du sang des héros, nous sommes encore abasourdis, et, comme sur un tombeau, surplombant le corps ensanglanté de Fersen, apparait:
"Né le 4 septembre 1755 à Stockholm, en Suède Hans Axel de Fersen.
Née le 5 novembre1755 à Vienne en Autriche, Marie Antoinette de Habsbourg Lorraine,
et le 25 décembre 1755 à Versailles, en France, Oscar François de Jarjayes."
Ainsi s'achève le destin de ce trio qui fut rythmé, calculé, sur celui des autres...
#Par Lessien le 20/08/2007 à 11:39
Certains connaissent peut-être Lady Oscar pour l'avoir vu à la télévision dans leur jeunesse (quoique pas mal censuré, à condition que grand-frère ne zappe pas sur Goldorak !!!!).
Kana a décidé de publier en trois mangas (massifs) l'intégrale de cette oeuvre riche. Au delà de l'aspect totalement shojo (amourette bleuâtre aux yeux des plus critiques), l'auteur décrit avec précision l'ambiance historique de la révolution, n'hésitant pas à mélanger personnages historiques et fictifs pour rendre plus vraie son intrigue. Une très grande documentation sur la civilisation française fait complètement oublier que l'auteure est japonaise : les illustrations des décors de Versailles, de Paris, la Bastille : de vraies cartes postales / références à la littérature de l'époque : Rousseau, etc...
L'histoire de base est interessante (travestissement d'une femme en homme) : cette thématique va d'ailleurs influencer beaucoup d'oeuvres à suivre (Utena en ce qui concerne les mangas, ou même la fiction de TF1 Julie, Chevalier de Maupin, diffusée il y a deux/trois ans).
Lady Oscar dépasse néanmoins le simple type de shojo en apportant énormément de sujets et en présentant des personnages à la psychologie complexe. Même l'histoire d'amour, qui joue sur un principe de triangle amoureux, n'est pas tout rose : jalousie, envie, contraintes.... Non, ce n'est pas Fruits Basket ici !
Seul bémol des aventures de LAdy Oscar (mais dans le feu de l'action, on s'y fait vite) : le dessin a énormément vieilli, refaites vous des Tezuka avant de passer de Bleach ou Death Note à Lady Oscar !!!), et le troisième volume est pire ; les membres du studio n'étaient pas les mêmes que le deux premiers tomes, les dessins sont nettement moins beaux et Oscar encore moins féminine (déjà que c'est pas terrible).
En bref, Lady Oscar est un excellent Shojo, genèse et oeuvre de référence de beaucoup d'autres.
#Par Lowa Angel le 28/10/2005 à 16:42
Une réédition d'un des plus purs shôjo de nos mamans. L'histoire est sympathique et originale : un bon point pour le scénario, c'est qu'il rejoint les grandes lignes et les plus petites de l'Histoire de France. Sinon, ça reste quand même un shôjo de base, alors n'allez pas y chercher de grands combats épiques à la sauce "Trois Mousquetaires" mais plutôt qui complote contre qui et qui fait pleurer qui à la Cour de France. Le portrait dressé de Marie Antoinette est assez neutre : ni chaud ni froid, on la trouve soit totalement crétine, soit totalement tragique. A vous de choisir. Quant à Lady Oscar, bof, j'ai eu un peu de mal avec sa décision finale quant à André, mais bon, après tout, ça reste un shôjo.
Côté design, que dire ? Si on aime le shôjo, on se régale : les graphs sont d'une pure beauté, mettant en valeur le scénario, on pleure et on rit avec les héros. Bref, Lady Oscar est une oeuvre culte, à lire au moins une fois, ne serait-ce que pour connaître. Lui mettre une note est particulièrement hasardeux : normalement, il faut être objectif, mais bon, je ne mets pas 10 tout simplement parce que ça a peut-être un peu trop vieilli...
