Lady Oscar (TV)

Lady Oscar (TV)

Informations générales

Staff technique [liste]

Version française

Doublage

Reiko Tajima (Oscar François de Jarjeyes), Taro Shigaki (André), Hisashi Katsuta (Louis XV), Keaton Yamada (Alain), Keiji Mishima (Gérodère), Miyuki Ueda (Marie Antoinette), Nachi Nozawa (Hans Axel von Fersen), Rihoko Yoshida (Rosalie), Yoneko Matsukane as Jeanne Valois Contesse de la Motte), Yoshiko Kimiya (Contesse du Barry), Yoshito Yasuhara (Louis XVI)

Synopsis

Peu avant la révolution sanglante de 1789, Oscar François de Jarjayes, jeune fille élevée comme un homme par son père, est chargée du commandement de la garde royale et de la protection de Marie Antoinette. Elle devra alors, tout en cachant son véritable sexe, déjouer les complots fomenter contre la figure royale et tenter de survivre aux violents événements qui vont s'ensuivre.

Synopsis soumis par marwen

#Par Papimoule le 22/01/2012 à 02:02

La belle rose que nous avons là. Lady Oscar ou la Rose de Versailles est unique en son genre. Les jeunes devraient tant apprendre sur de vieux animes comme celui ci. Car le type qui l'a fait en avait dans la caboche. Quand on voit les moyens de notre époque et qu'on voit ce qu'a fait celle d'avant, je me dis: "merde pourquoi ils font plus ça maintenant..." Si cette série avait bénéficié du soin de notre technologie actuelle elle aurait été parfaite. Oui, elle aurait, car elle ne l'est pas à cause de petits points qui, au final, ne nuisent pas tant que cela à l'oeuvre en elle même.

Lady Oscar c'est avant tout une grande histoire d'amour, des personnages torturées, des jours de pluie et beaucoup de haine... On est pas là pour rigoler. Le point qui rend cette série si forte c'est la réussite de ses personnages. Pas un, je dis bien pas un, n'est raté. Ils auraient pu être mieux à mon sens mais ils ne sont certainement pas mauvais.

- Lady Oscar est une fille noble. Son père voulait un garçon pour reprendre sa suite et comme il n'arrivait pas à en avoir cette demoiselle eu un étrange destin. Celui d'être femme et de vivre en homme. Complètement impensable pour l'époque et donc totalement surréaliste. Pas mal de monde et tout le monde à force sait que Oscar est une fille mais personne ne trouve ça vraiment choquant. A l'époque, la femme était pourtant loin d'avoir le statu qu'elle a aujourd'hui (et loin de celui qu'elle aura demain). Cependant à aucun moment dans la série ceci fera surface, ce sujet aurait bien sur gêné le réalisateur. Je pense qu'il a eu raison de faire fi de cela. On peut reprocher le manque de réalisme mais en fait on s'en balance sévère. L'anime nous en apprend assez sans avoir besoin de tenir compte du statu de la femme. Bref, revenons à notre protagoniste qui sera le sujet central. Torturé par son double jeu, elle ne sait pas si elle aurait voulu vivre femme plutôt que colonel de la garde royal. Doit elle s'habiller en dame ou en homme? A t'elle tout simplement le droit d'aimer vu sa condition? Un personnage fort qui attirera la sympathie de tout le monde je l'espère car elle le mérite bien.

- Andrey, mon pauvre Andrey... Surement le plus à plaindre. Servant principal de Oscar. Il aime sa maîtresse mais ne veut pas lui compliquer la vie. Il se battra pour elle jusqu'à la fin et il y perdra beaucoup.

- La Reine est le personnage le plus mal fait à mon sens. On parle de Marie Antoinette et la série se veut historiquement correcte mais là... On la reconnait de par sa futilité et stupidité mais il manque des moments clefs de son histoire qui auraient du être montrés. Ils ont été trop gentils avec elle. Elle passe finalement pour une femme noble et triste alors que c'était surtout une sacré salope si je puis me permettre. Dommage aussi qu'elle perde autant d'importance à la fin de la série. Par contre le niais qu'étais Louis XVI est beaucoup mieux représenté.

Je ne vais pas faire une chronologie de tous les personnages. Ils sont plus secondaires et sont présents selon l'arc en question. Tous ne mettent pas plus de trois ou quatre épisodes à prendre une place importante dans notre cœur et dans la série.


Une autre grande force de cet anime c'est l'histoire. Au delà du shôjo classique il y a ici un cour d'histoire que j'ai vu au collège. C'est con comme la lune mais on retient toujours plus facilement en regardant une série quand lisant son livre d'histoire. Vous pouvez vérifier ce qui ce dit ici est vrai. Certes il y a des écarts pour rendre la série plus attrayante, nous sommes dans un manga tout de même, mais en aucun cas les dates ou les faits généraux sont faux.
L'histoire tourne sur Lady Oscar, sa vie à travers la garde royal au prés de la reine puis ses gestes pendant la révolution française. Mais aussi sur beaucoup d'autres évènements comme l'affaire du collier de la reine. La série fait un focus très importante sur Marie Antoinette dans sa première partie. Elle sera ensuite délaissée pour une plus grande attention à Oscar.
Je précise que la série couvre l'histoire qui précède la révolution. Elle s'arrête le jour de l’avènement et fait, en une quinzaine de minute, un résumé des éléments qui sont survenus du 14 juillet au décès de la reine.

Les graphismes ont vieillis, ça brille de partout pour un rien, l'animation manque un peu parfois... cependant le charme de la série ne s'envole pas pour autant, bien au contraire. L'expression des personnages est clair comme de l'eau de roche et extrêmement bien rendu. L'animation est fluide même si elle n'est pas tout le temps présente. Les images sont belles et la réalisation est juste géniale. Franchement là, on a un VRAI travaille de mise en scène pas comme les branleurs d'aujourd'hui qui sont contents parce qu'ils ont une animation parfaite. Ce qui est important c'est ce qu'on fait des images que l'on a. On peut reprocher à l'auteur de ne pas savoir comment monter à cheval mais sinon graphiquement c'est beau, ça fait vieux, c'est bien fait.

Puis nous arrivons au bémol, au talon d'Achille de la série: la bande son. Pourquoi avoir raté ce qui à mon sens est le plus aisé. Ça aurait été si simple de mettre de la musique classique derrière les pas de danse à Versailles... Pourquoi une telle absence niveau musical? C'est gâcher une telle œuvre. Si il n'y avait que cela tout était pardonné mais les bruitages aussi sont tout pourris. Même Monty Python fait des bruits de sabots plus convaincant. Enfin les doublages... la VF est mieux que la VO désolé. La voie de Lady Oscar est moyenne dans les deux formes. Tu parles d'une connerie de rater la voie du personnage principal. Par contre, Andrey a le droit à un soin rarement égalé pour la VF. Le son n'est pas catastrophique loin de là, mais par rapport aux autres points on peut facilement lui reprocher beaucoup de chose et c'est bien dommage.


Voila, La Rose De Versailles c'est beau et noble, puissant et tragique, triste et intelligent. Dommage de voir une série comme celle là aussi tard, je pense qu'elle ne gagne que plus de grandeur que si vous apprenez vos cours d'histoire au même moment. A voir évidemment, à aimer assurément, à ne pas oublier forcément.

9/10

#Par Yomigues le 02/12/2011 à 23:30

A l’école, le big boss de l’histoire de la révolution Française, c’était moi. Les dates, je les connaissais sur les bouts des doigts. Les principaux acteurs de cet événement historique, je les connaissais par cœur. Les 20/20, ils étaient pour moi. Mais ça n’était pas parce que j’étais bon à l’école et que j’apprenais mes leçons : c’était juste que je lisais Lady Oscar en manga à la même période. Mon récent visionnage de l’anime et le peu de shôjo présent sur le blog m’ont donc poussé aujourd’hui à vous parler de ce monument de la Japanimation.


Les origines




La version papier de Lady Oscar voit le jour en 1972. Il faudra attendre 7 longues années avant que l’œuvre ne soit transposée à l’écran et rencontre le succès qu’on lui connaît. Brefouille, à l’exception des histoires avec la nièce d’Oscar, le manga et l’animé se suivent de près. Ils ont tout deux pour cadre la fin du 18 ème siècle et par conséquent, la révolution française. Un cadre, il faut l’avouer, idéal pour un shôjo car propice au romantisme et à la tragédie.

Ce qui a probablement aidé à la popularisation de LRDV, au-delà du personnage d’Oscar, c’est aussi le dépaysement que propose la mangaka : les japonais découvrent une nouvelle culture, une nouvelle histoire : celle de la France, de Versailles et de ses bals costumés.

Plus qu’un simple divertissement, LRDV s’apparente presque à un documentaire qui propose une relecture assez proche de la réalité. « Assez proche », car il faut tout de même un minimum de fantaisie et conserver un côté attrayant au titre. Le voleur masqué et l’exagération du côté exalté de Saint-Just en sont de parfaits exemples. On s’étonnera aussi de l’étonnante facilité avec laquelle Jeanne parvient à manipuler son entourage… La chronologie étant respectée à la lettre, nous fermerons les yeux sur ces écarts scénaristiques... Mais juste pour cette fois hein !




LRDV concilie donc habilement l’histoire de la France tout en étant muni d’un ton épique qui convient très bien au déroulement des évènements. Le récit couvre un pan conséquent de cette période en commençant par l’arrivée de l’Autrichienne en France (1770) jusqu’à son passage à la guillotine en 1793. La mort du personnage principal a sûrement conférée à la série son statut de culte, à l’instar du mythique Ashita No Joe.


Oscar François de Jarjayes


Oui, l’animation a pris un sacré coup de vieux. Oui, les protagonistes sont stéréotypés. Oui, il y a de la lumière partout quand les personnages parlent, même dans leurs yeux. Oui, la bande-son est blindée d’OST qui retransmettent à merveille l’ambiance des bals de Versailles.

Oui, oui, trois fois oui, c’est ainsi qu’a été conçu l’animé de Lady Oscar et on y peut plus rien, même si je vous l’accorde, c’est ultra kitsch. Mais la série jouit encore aujourd'hui d'une indéniable popularité : il semble que tels les bons vins, elle devient un meilleur cru avec le temps qui passe. La faute au personnage central de l'histoire probablement, Oscar.

Bien qu'elle n'éclipse pas totalement les acteurs principaux de la révolution française, elle leur ravit cependant leur popularité alors qu'elle n'a, dans les faits, jamais existé. Oscar est une pure invention inspirée de François Augustin Regnier de Jarjayes, de même que son acolyte André et sa nourrice.


Une héroïne intrigante


Ce personnage s'avère être le plus intéressant, alors qu'ironiquement il est l'un des seuls qui soit fictif. Il va constater de ses propres yeux la déchéance et la misère dans laquelle la France plonge. Il sera confronté à la pauvreté du peuple et se prendra pendant un certain temps le revers de la médaille à la place de la bourgeoisie qui vit dans l'opulence de Versailles. Oscar évolue donc dans un contexte social difficile, sa classe de noble lui attirant l'animosité des prolétaires qu'elle souhaite pourtant aider, sans trop savoir comment.

Comme si cela ne suffisait pas à son malheur, elle va s'éprendre de l'amant de Marie-Antoinette. Le principal souci d'Oscar au sujet de cet amour, ça n'est pas tant que Fersen et Marie-Antoinette soient épris l'un de l'autre ; c'est plutôt qu'elle a été élevée comme un homme, afin de servir les intérêts de sa majesté et qu’à cet effet, elle se doit de garder pour elle cet amour qui lui brûle les ailes.

Depuis l'enfance, on lui a appris à refréner sa féminité pour devenir forte, pour devenir un soldat. L'éducation que lui fournira son père donnera au final naissance à un être androgyne torturé, dont le coeur vacille entre son devoir de soldat et ses sentiments de femme. De même, elle se posera des questions sur le devenir de la France et l'égalité des richesses alors que son dévouement et sa classe social voudraient qu'elle se limite seulement à servir la royauté.





Ce qu’il y aura de plus dramatique dans ce shôjo, c’est que le grand amour de l'héroïne était là, sous ses yeux, mais qu’elle ne s’en était jamais rendu compte : André. Ses sentiments pour la jeune femme se confirment dès le départ, mais la belle n’aura hélas d’yeux que pour ce clinquant de Suèdois qu’est Fersen. Il attendra donc dans l’ombre que son amie finisse par se rendre compte de son amour.

Même s’il espérait un garçon, il est peu probable que le père le plus exaspéré décide d’éduquer sa fille en homme, qu’importe ses devoirs envers la famille royale… Mais en même temps, sans ce grain de folie, nous n’aurions jamais eu droit à ce protagoniste aux multiples facettes, Merci Ryoko Ikeda d’avoir bu un coup de trop !


Yuri, vous avez dit Yuri ?


Oscar apparaît la plupart du temps en uniforme, tout le monde à Versailles pensant d’elle qu’elle est un homme. Cette ambigüité physique du personnage permet à Ryoko Ikeda d’instaurer dans son manga les prémisses du genre Yuri. Oscar en viendra à s’occuper d’une jeune pauvresse, Rosalie, qui éprouvera pour elle des sentiments amoureux.





Si oscar reste hétérosexuel, le récit a le mérite de mettre en avant un sujet à l’époque encore trop peu exploité. Bien que très platonique, cette « relation » influença de très nombreuses et nombreux mangakas dans les années qui suivirent, tout comme ce fut le cas quelques années auparavant avec « Pincesse Saphir » de Tezuka qui a probablement marqué l'auteur de LARDV.


Shingō Araki

Shingo Araki, dont le travail a été popularisé en 1986 avec Saint Seiya, n'est pas étranger aux personnages androgynes. Il a effectivement fait ses premiers pas avec Princesse Saphir, qui est (je cite wikipédia) « considéré comme le manga fondateur du genre shōjo, destiné aux filles, ainsi que le premier à introduire les thèmes de l'androgénie et du travestissement ».Ce chara-designer reste fidèle au trait de la mangaka bien qu'il préfère lui donner un peu plus de rondeur au départ, notamment pour l'adolescence des personnages dans « La rose de Versailles ». Les visages se font plus fins avec les années qui défilent dans l'animé.
Il conservera cet aspect de son dessin dans les futurs projets pour lesquels il participera : Hokuto No Ken, Cat's Eyes, Albator 84, ect...


Réalisation



Concernant la réalisation, bien qu'elle soit pour l'époque exemplaire, elle n'est pas exempte de petits défauts. Tout d'abord, on s'étonnera des réactions très japonaises de personnages censés être français de pures souches ; il fallait s'y attendre, mais rien de bien méchant au point de le signaler ici. Ensuite, la réutilisation de certains plans, notamment pendant la révolution : revoir les mêmes figurants passer dans la même ruelle, ça saute tout de suite aux yeux... En dehors de ces défauts, la mise en scène est remarquable: l'opening donne immédiatement le ton, avec une Oscar dénudé entourée de ronces, métaphore représentative de sa fragilité de femme et de son fort tempérament à la fois. Dezaki Osamu et Nagahama Tadao ont donc fourni un boulot admirable sur cette adaptation de l'un des plus grands shôjo de tous les temps.


Adieu, Oscar !



Malgré une animation plus toute fraîche et quelques défauts dans la réalisation, « La rose de Versailles reste encore un must see sympathique de nos jours. C’est une plongée tragique dansles affres les plus sombres de l’histoire de la France et c’est plus efficace qu’un cours d’histoire. Jetez-vous dessus !

9/10

#Par bouba le 12/02/2010 à 08:35

Lady Oscar... Si je n'avais pas lu les avis précédents sur la série, je ne l'aurais jamais regardée. Et j'aurais manqué ce que j'estime être à présent un chef d'oeuvre parmi les classiques. Enfant, je n'avais pas accroché à l'animé lorsqu'il passait dans le club Dorothée. Normal, je n'avais ni l'âge ni la maturité pour l'apprécier. Je n'avais donc gardé que le souvenir d'une série fade et sans intérêt. A présent que je suis adulte, j'ai enfin pu l'apprécier à sa juste valeur et je me félicite de lui avoir donné une seconde chance.
L'animé revisite donc la révolution française, depuis l'arrivée de Marie Antoinette en France jusqu'à la chute de la Bastille et la décapitation du roi et de la reine. Le point fort de la série, est que le scénario ne se concentre pas uniquement sur les aventures d'Oscar, cette femme déguisée en homme chargée de défendre la garde royale. Je dirais même plus que la série est scindée en deux parties : la première est consacrée à la vie et aux excès de Marie-Antoinette, avec tout ce qui compte de complots, de trahisons et de mensonges. La seconde aux aventures d'Oscar qui tombe amoureuse, assiste impuissante à la montée de colère du peuple et enfin à la révolution elle-même.
S'il fallait trouver des défauts à l'animé, je n'aurais qu'un reproche à lui faire : on reconnaît la bonté des femmes à la couleur de leur chevelure. Plus elle est foncée, plus elle est mauvaise. Les "suppôts de Satan" sont représentées par des brunes ou des châtains foncés. Les gentilles et nobles de coeur sont blondes. Evidemment ! Mais bon, au-delà de cette caricature (c'est l'époque qui veut ça, n'est-ce pas ?), Lady Oscar, je le répète, est un chef-d'oeuvre.

9/10

#Par Cloud93 le 22/12/2009 à 19:15

Je regardais cette série lorsque j'étais enfant et j'aimais beaucoup. Je la regardais avec l'œil d'un gosse. Cette fois je la regarde à nouveau mais avec un regard différent, et quelle série! C'est un chef d'œuvre, une série incontournable, un must du genre, à regarder de toute urgence.

Lady Oscar a les caractéristiques du shojo, avec les personnages aux gros yeux qui scintillent, des relations entre personnages torturées, beaucoup de sentiments. Mais l'œuvre est dure, sombre par moment, c'est ce que j'ai aimé. La série ne détourne pas la réalité et présente les évènements de manière dure et n'hésite pas à tuer les personnages les plus attachants mais aussi les plus jeunes. Que de déchirements dans cette série, c'est affreux, mais tellement puissant. On assiste à des scènes incroyablement intenses et tristes. Cette série m'a beaucoup touché.

Lady Oscar nous présente un univers non manichéen, dans le contexte de la monarchie, suivi par la révolution emmené par Robespierre. Tout est parfait dans le scénario. Aucun épisode ne vous ennuiera. Ils sont tous équilibrés, de l'intrigue, des sentiments, de l'émotion, des combats etc... Les personnages sont intéressants, beaucoup de personnages évoluent comme Marie-Antoinette. On nous présente toutes les facettes: le coté gentil des nobles et du peuple, et une autre facette plus sombre.

N'oublions pas la musique, tout bonnement extraordinaire, elle participe beaucoup à l'atmosphère de la série. Les émotions n'en sont que plus fortes! Les phases de batailles sont exaltantes, les scènes tristes font mal au cœur.

Le chara design avec le duo Himeno/Araki est énorme comme à son habitude.

Pour conclure, cette série est énorme et figure parmi mes préférés. Des personnages torturés, une psychologie développée, des moments de grande tristesse mais aussi de joie; un contexte historique fascinant, une bande son géniale, un coté poétique fort appréciable; bref une oeuvre culte qui mérite ces louages!

10/10

#Par Dendscie le 06/08/2009 à 19:08

Bon je ne vais rajouter une autre critique dithyrambique, tout est déja dit : cette série est un chef-d'oeuvre. Je me demande comment j'ai pu trouvé ça nul quand j'étais gosse... J'étais si stupide, si naif, j'aurais du écouter la midinette qui someillait en moi au lieu de manger mes crottes de nez en regardant DBZ.
Non plus sérieusement il faut avoir vu cette série, c'est du très très lourd : de l'amour de l'aventure, du drame, de la passion, des complots, des trahisons, du sexe (et si !), de l'injustice... Il y a vraiment de tout dans cet anime.

Bon certes techniquement il a un peu vieilli, mais l'on n'en souffre vraiment pas tellement le contenu est passionnant.

J'ajouterais, et c'est la cerise sur le gateau, que les protagonistes de Versailles no Bara ont réellement existé !!! Du moins c'est ce que j'ai lu. Alors s'instruire et se faire plaisir en même temps... que demande le peuple (autre que la révolution) ?

Ha ! Juste un détail marrant, si vous le voyez en VO, vous constaterez que les révolutionnaires lâchent des "Furansu Banzai" pour "Vive la France". Ca m'a beaucoup fait rire.

10/10

#Par enigma314 le 28/06/2009 à 16:51

Lady Oscar est l'un des meilleurs dessin animé que j'ai vu! Adolescente il m'avait marqué et le revoir 20 ans après ne m'a pas fait changer d'opinion. Si on le compare avec les animes d'aujourd'hui, certains le trouveront, peut-être, vieillot. Mais pour moi les dessins restent magnifiques surtout ceux de la 2ème époque. L'anime est dénué d'humour contrairement au manga, ce qui constitue un petit choc quand on passe de l'anime au manga. Je pense qu'ils ont bien fait car basé sur l'histoire de la Revolution française, l'anime montre bien l'étiquette et le protocole que devaient absolument respecter les rois et les reines. N'oublions pas aussi la différence des classes sociales où les nobles avaient droit de vie ou de mort sur le peuple. Attention certaines scènes sont dures mais bon en pleine révolution, elles sont justifiées. Bref vous l'aurez compris, on rigole pas trop avec Lady Oscar. Malgré cela, on suit avec intérêt les aventures et les amours de cette femme déguisé en soldat. A noter l'excellence du doublage français, notamment de Eric Legrand (voix de Seyar des chevaliers du zodiaque) dans le rôle d'André, l'ami d'enfance d'Oscar et amoureux transi. Ah ce personnage, j'en suis amoureuse tout simplement. J'ai beau regarder les bogosses des animes actuels, les bishonen n'arrivent pas à la cheville d'André avec ses magnifiques yeux bleus ou vert selon l'épisode...Assez discret dans la saison 1, dans la saison 2 il est magnifié vers les derniers épisodes. Cet anime obéit aux règles du shojo mais comme la fin est plus adulte, voici tout son intérêt. Je vous le conseille vivement et malgré ses 30 ans, il vaut vraiment le coup d'oeil.

10/10

#Par marwen le 22/11/2005 à 15:27

L'histoire de France revue et corrigée par Riyoko Ikeda: un pur bonheur!!! 
Ayant tout récemment redécouvert cette série qui autrefois rythmait mes matinées enfantines sur Récré A2, j'eus un peu peur que le tout n'ai que trop vieilli. Que nenni!!! Malgré quelques procédés dépassés inhérents aux shôjos de l'époque, l'intrigue et les personnages n'ont pas pris une ride. 
 
Sous fond de pré-révolution française, on retrouve avec bonheur nos héros Oscar, André et les autres aux prises avec cette époque tourmentée dont ils ne sortiront pas indemnes. Car sous les grondements du peuple, les amours s'entremêlent à la violence et aux drames à l'ombre de la Bastille. Ne cherchez pas d'humour ici, il n´y en a pas une once tant les protagonistes sont entraînés vers leur destin malgré eux de manière tragique. On en viendrait presque à souhaiter qu'elle n'arrive pas, cette foutue Révolution!!! 
Si la première partie de la série ne baigne pas forcément dans l'ambiance politique de l'époque, s'attelant à donner du corps aux personnages à travers leurs sentiments, la suite fait la part belle à notre Histoire, apportant à cette oeuvre une épaisseur toute particulière. 
Aucune fausse note donc au niveau du scénario, on suit l'histoire d´emblée et avec grand intérêt, la tension allant crescendo jusqu'au tomber de rideau final. Les personnages sont attachants et extrêments bien développés, accompagnés de cette atmosphère parfois malsaine que l'on retrouve aussi dans une autre série du mangaka, Très cher frère. 
 
Rien à dire niveau musique, les envolées lyriques et dynamiques collent parfaitement au tout et certains morceaux sont de véritables bijoux. Côtés chara-design on retrouve la patte du mangaka, excellemment bien mise en exergue par le célèbre duo Araki/Himeno, ici on aime ou pas le style rebutant parfois certains. L'arrivée de Dezaki aux rênes sur la seconde partie ne fera qu'améliorer la réalisation, déjà de très bonne facture. 
 
Du bon, du TRES bon shôjo à savourer encore et encore. 

9/10