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A la découverte de l’Ecchi !

Publié le 24/11/2023 par dans Dossiers - 2 commentaires

Que vous soyez fan ou non, vous avez toutes et tous aperçu ces fameux plans culottes, ces journées à la plage, ces décolletés de la taille du grand Canyon. Oui, vous le connaissez, ce fameux style Ecchi. Mais le connaissez-vous vraiment ? Décryptons ce genre ensemble !

Le Japon est renommé pour sa riche histoire culturelle et artistique, mais il est également connu pour un genre particulier qui a gagné en popularité au fil des années : l’Ecchi. Ce genre, à la fois controversé et apprécié, trouve ses racines dans la culture populaire japonaise et a évolué pour devenir un élément important de l’industrie de l’animation et du manga que l’on nomme amoureusement japanimation. Dans cet article, nous explorerons l’histoire fascinante de l’Ecchi au Japon, en examinant ses origines, ses caractéristiques et son impact sur la culture contemporaine. 

Oppaï #1 – Son histoire

L’Ecchi, un terme dérivé du mot japonais « H » (prononcé « ecchi » en japonais), est un genre de divertissement qui se caractérise par une représentation suggestive ou provocante de la sexualité, sans pour autant basculer dans la pornographie explicite. Les origines de l’Ecchi sont, en soit, controversées parce qu’elles vont dépendre de la définition que l’on donne à l’Ecchi. Se traduisant le plus généralement par «  pervers », si on considère que l’Ecchi désigne toute œuvre à caractère sexuelle, son origine remonte à des temps immémoriaux de n’importe quelle culture ayant dessiné/représenté la première scène sexuelle sur X support. Cependant, si je prends ma définition de l’Ecchi, on peut se dire que ses débuts se sont produits dans les années 1980, avec l’émergence de la culture otaku et la publication de mangas et la diffusion d’animes. Mais pour ça, faut-il encore savoir quelle est ma définition de l’Ecchi, et pour vous apporter un début de réponse, il faut commencer par ce que l’Ecchi n’est pas.

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Harem #2  – Ecchi et Érotisme, cousins très éloignés 

Il est essentiel de faire la distinction entre l’Ecchi, le Hentai et l’érotisme. L’Ecchi est caractérisé par des situations suggestives, des vêtements provocants et des interactions légères (retenez bien ce mot), mais ne franchit pas, ou très rarement dans un contexte bien précis, la ligne vers une explicité sexuelle explicite. L’érotisme, quant à lui, est plus subtil et artistique, cherchant à susciter l’excitation par le biais de l’esthétique et de la sensualité plutôt que par des actes explicites. Et pour ce qui est du Hentai, c’est explicitement pornographique et je n’insulterai pas votre intelligence avec un développement de ce qu’est la pornographie, je pense qu’on est tous au courant.

J’ai mis l’accent sur les interactions «  légères » et de ceci un deuxième facteur extrêmement important vient différencier L’ecchi de l’érotisme : L’humour.

L’Ecchi se doit d’être drôle, ou en tout cas doit tenter de l’être. C’est ici qu’est toute la différence. L’érotisme cherche à susciter ton excitation tandis que l’Ecchi cherche avant tout à te faire rire. Leur point commun est que pour y arriver, ils utilisent tous les deux le prisme de la sexualité. Et pour qu’on soit bien d’accord, rien de mieux qu’un exemple.

Dans Nozokiana, un jeune homme emménage dans un appartement ou il s’aperçoit de l’existence d’un trou dans le mur, il regarde dans ce trou et voit sa voisine en train de se masturber, il va se faire surprendre, ce qui n’est pas pour déplaire à sa voisine. L’histoire cherche à susciter l’excitation, l’interdit, le voyeurisme, le fantasme, la tension sexuelle qui se présente entre deux voisins. Rien n’est spécialement prévu pour nous faire rire dans cette situation, ce n’est pas de l’Ecchi, on est clairement dans l’érotisme, voir du Hentaï.

Autre exemple, dans le tome 9 de Dragon Ball, quand Yamcha affronte un homme invisible et que Krilin décide de baisser le top de Bulma pour qu’elle se retrouve les seins à l’air, pour que Tortue Génial soit excité et donc saigne du nez, pour que le sang gicle sur l’homme invisible et que Yamcha puisse ainsi voir son adversaire. C’est absurde, c’est rigolo, que l’on trouve ça drôle ou pas, l’intention est de créer une situation grotesque qui va chercher à nous faire rire. On est clairement dans de l’Ecchi.

Mais je te vois, toi, petit chipoteur, tu vas me demander ce qu’il en est du Fan service dans tout ça ? Et je te remercie pour cette question dont la réponse est aussi plate et sans saveur que le fan service lui même. Le fan service, c’est quand la nudité, la sexualité, ou le plan suggestif ne sert à rien. Si c’est pas fait, ni pour te faire rire, ni pour t’exciter, ni pour te faire fantasmer et que c’est juste … là… c’est du fan service. Et c’est parfaitement dispensable.
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Plan culotte #3 – Les premières œuvres et les classiques

Le genre Ecchi a connu de nombreuses œuvres emblématiques qui ont contribué à sa popularité. Parmi les premières œuvres phares, on peut citer “Urusei Yatsura » de Rumiko Takahashi, qui a introduit le concept d’un harem d’extraterrestres dans un contexte comique. « Tenchi Muyo! » est un autre exemple précoce, combinant des éléments de science-fiction avec des thèmes Ecchi. Au fil des ans, des séries comme « Love Hina, » « To Love-Ru, » et « High School DxD » sont devenues emblématiques du genre Ecchi, mélangeant comédie, romance et situations suggestives et je pourrai citer encore un nombre incommensurable de titre mais il faut bien vous laisser travailler un peu.

Bonus, si vous vous posiez la question, le plus vieil anime catalogué Ecchi sur Anime-kun est Sennin Buraku. Je vous laisse apprécier l’information à la valeur que vous lui trouverez approprié.

Voici quelques œuvres catégorisées Ecchi qui pourront vous permettre de vous familiariser avec le thème. 

  • Fairy Tail 
  • High School DxD
  • Sora no Otoshimono
  • Boku wa Tomodachi ga Sukunai Next
  • Air gear
  • date a live
  • food wars
  • golden boy
  • Is It Wrong to Try to Pick up Girls in a Dungeon?
  • Peter Grill and the Philosopher’s Time
  • prison school
  • rosario + vampire
  • shimoseka
  • shinmai mao no testament
  • shijou saykyo no dechi kenichi

Journée à la plage #4  – L’Ecchi existe-t-il en dehors du Japon ?

Bien que le Ecchi soit né au Japon, il a trouvé un public international fervent. Les mangas et les animes Ecchi sont traduits dans de nombreuses langues et diffusés dans le monde entier. Certains pays ont même créé leur propre contenu Ecchi. Cependant, il est important de noter que la perception et la réception du Ecchi varient considérablement d’une culture à l’autre, en raison des différences culturelles et des normes sociales. Un des exemple les plus pertinent va sans doute être tout ce qui touche au Loli, ou encore à la notion très personnelle que les Japonais ont du consentement. Des lycéennes de 15 ans avec des poitrines de bonnet F qui se retrouvent à moitié nues par accident toutes les 5 minutes, ça ne fait pas rigoler tout le monde…

En revanche, on peut citer des œuvres, notamment cinématographiques très populaires aux USA, comme dans les films American Pie ou tous les codes du Ecchi sont présents quand bien même l’œuvre n’est pas présentée comme telle.

Les nichons au balcon ! #5 – Conclusion

En conclusion, l’histoire du Ecchi au Japon est un voyage fascinant à travers l’évolution des normes culturelles et des préférences des consommateurs et bla bla bla, arrêtons la langue de bois ! 

l’Ecchi est un voyant fascinant à travers les culottes, les poitrines et les portes de salles de bains que l’on a oublié de verrouiller. Ce genre, bien qu’il puisse être controversé, a joué un rôle significatif dans l’industrie de l’animation et du manga. L’Ecchi a réussi à trouver son propre public pour le plus grand bonheur de celui- ci. Que vous soyez un fervent amateur du genre ou un curieux qui souhaite en savoir plus, il est indéniable que l’Ecchi est, et restera une partie intégrante de la culture pop japonaise. 

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2 commentaires

Toujours sympa d’avoir un petit article. Je me demandais quand même si c’est pas un type de série qui avait tendance à être moins présent. Début 2010, il y avait pas mal de série qui ne se reposer que là-dessus et n’avait pas grand chose d’autres à proposer. Ces dernières années, ce type de séries n’est plus si courant et se limite à des portions plus fan-service qu’autre chose. Ou peut-être qu’on en entend moins parler qu’avant. Il y en a eu 3-4 cette année je pense, alors qu’à une époque, on avait ça par saison quasiment.

Désolé de venir gâcher la fête mais je peux pas juste lire ça et ne pas intervenir, d’autant plus que cette discussion à déjà eu lieu sur le forum.

Bon déjà tout dans ce texte est approximatif au possible. Ecchi est un terme d’argot pour parler de sexe en premier lieu, c’est probablement son emploi premier et n’est spécifiquement un genre ou quoi que ce soit, c’est un élément de langage avant tout. D’après ce que je sais ecchi c’est le H hentai, donc y’a pas de distinction si claire que ça entre les deux (hentai est probable plus péjoratif et un sens un peu plus fort), et si tu dis à un japonais qu’un manga est du H ça veut dire globalement la même chose que si tu disais R-18. Ce genre de distinction existe beaucoup plus en occident. La différence au Japon se créé surtout dans le contexte de diffusion parce que ça donne tout de suite un cadre légal et c’est peut-être ça qui importe plus que d’essayer de savoir d’où vient le genre ecchi.

Tant qu’à faire si on devait essayer de tracer un genre du ecchi, c’est très étrange de le dater dans les années 80 et encore plus de refiler ça à Rumiko Takahashi. C’est évident que l’apparition d’une pop culture plus ouverte sur le sexe arrive avec les mouvements libération sexuelle dans la fin des années 60 et il se trouve que c’est justement dans cette période que Go Nagai va publier L’école Impudique. C’est vraiment une œuvre majeur si on veut évoquer ce sujet et là y’aurait des choses à en dire vu que c’était un manga controversé à son époque pour des raisons complétement différentes. Les harem, c’est probablement plus l’héritage des jeux de drague qui apparaissent dans les années 90 avec Tokimeki Memorial.

Je comprends pas vraiment non plus pourquoi attacher une connotation négative à fan service. C’est de loin le terme le plus neutre, il désigne même spécialement des scènes érotique ou quoi que ce soit, juste quelque chose qui a été mis là pour faire plaisir au spectateurs/lecteurs, c’est un terme qui vient directement du service dans son sens stricte, la réception de la clientèle. Donc c’est un terme qui englobe aussi des trucs comme des caméo ou des trucs assez spécifique genre l’épisode de Smile Precure où l’héroïne se transforme en robot et la séquence entière est animée par des animateurs très prolifiques du genre. C’est assez étrange de revenir sur quelque chose qui a déjà été rabattu pendant des années, a devoir discuter ce genre de baratin sans intérêt.

Et là, c’est que ce qu’il y a de moins gênant dans cet article. Tout le passage sur les différences culturelles entre le Japon et l’occident est pénible à lire. Vraiment, c’est le genre de truc sur lequel il faut réfléchir à deux fois avant de continuer à le répéter. Toutes ces thématique sont aussi discutées au Japon. Tu penses que les « loli » sont mieux vu au Japon, ce n’est absolument pas le cas et c’est probable que ce terme soit encore plus problématique là bas qu’ici vu la manière dont il est lié à Tsutomu Miyazaki, « le tueur otaku ». De la même manière, l’arrestation de Nobuhiro Watsuki il y a quelques années est liée à des changements de régulation sur la diffusion de contenu érotique avec des mineurs et ça c’est le résultat de mouvements militants locaux. Cette vision d’une différence entre les cultures, c’est celle que va défendre Ken Akamatsu quand il rentre en campagne pour l’extrême droite de son pays.

C’est exactement pour ce genre de situation que déjà quand il y avait des discussions sur la manière d’aborder du contenu érotique, je parlait surtout de le faire avec sérieux. Je sais très bien que tu veux essayer de faire quelque chose de neutre mais c’est pas du tout le résultat. Tu peux pas te contenter de dire qu’un sujet est controversé sans jamais expliciter en quoi, et je me doute que c’est pas spécialement un sujet avec lequel t’es à l’aise puisqu’il est assez rarement considéré dans les milieux de fan de manga. Venir dire « non mais juste pour rigoler et se rincer l’œil ah ah » ne désamorce pas vraiment la situation, surtout pas quand tu ne dis plus ça en ton nom sur un forum, mais sur le webzine en page principal du site. Moi je trouve que tout ce qui est décrit dans cette article, c’est plus la glorification d’une posture assez passive et voyeuriste qu’une véritable analyse.

Je pense même pas que ce soit une bonne défense d’un manga érotique, que ce soit soft ou pas. Ton discours là il est la fois très complaisant envers les groupes de troglodytes d’internet et de leur agenda anti-woke qui sont les premiers à argumenter les « différences culturelles » à tout bout de champs mais aussi envers l’industrie en générale qui va exploiter n’importe quoi à partir du moment où c’est profitable, Ken Akamatsu est beaucoup populaire chez les otaku depuis qu’il a soutenu les IA par exemple. Rien de tout ça n’est foncièrement bénéfique pour qui que ce soit, et je pense que beaucoup de japonais ne pensent pas beaucoup de bien de voir que leur culture se résume à du cyber tourisme sexuel avec des loli. Les créateurs eux-même, qui ont très longtemps été très méfiants envers les occidentaux qui refusaient de payer pour du contenu indé. L’internationale de l’ecchi prends tout de suite du plomb dans l’aile.

Si je devais être tout à fait honnête, un texte comme ça donne l’impression d’avoir été écrit par-dessus la jambe la bite à l’air. Ca en dit long sur le confort, je vais dire un gros mot attention, d’une certaine masculinité à rendre sa sexualité publique sans aucune gêne et sans se soucier des conséquences. Comme ce gars qui vient de temps en temps poster un critique sur une comédie romantique un peu trashy avec pour seul critère de savoir y’a du sexe ou non et taxe tout le monde puceau au passage, je comprends pas le principe. On s’en fiche finalement de savoir ce qui vous agite le zgeg, surtout si c’est pour venir essayer de justifier derrière en disant n’importe quoi. Je suis désolé mais à ce stade c’est un manque flagrant de gêne.

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