Black Rock Shooter

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2012
- Titre original: Black Rock Shooter
- Nombre d'épisodes: 8
- Site officiel: http://www.noitamina-brs.jp/
- AKA:
- - ブラック★ロックシューター
- - Black★Rock Shooter
- - BRS TV
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Ordet, Sanzigen
- Production: Aniplex, Fuji TV, Good Smile Company, Mages, Toho, Ultra Super Pictures
- Réalisation: Yoshioka Shinobu
- Chara-design: Yoshigaki Yusuke
- Chara-design original: Huke
- Auteur: Huke
- Musique: Ryo
Version française
Doublage
Hanazawa Kana (Kuroi Mato), Sawashiro Miyuki (Takanashi Yomi), Noto Mamiko (Irino Saya), Kitamura Eri (Izuriha Kagari), Asumi Kana (Koutari Yuu), Numakura Manami (Obata Arata)
Synopsis
Dans un monde désolé, solitaire et vide, de jeunes guerrières se livrent un combat sans merci par le fer et le feu. Dans une petit ville de campagne, Kuroi Matô, lycéenne, essaye de se lier d'amitié avec une camarade qu'elle vient de rencontrer et qui semble cacher un sombre secret familial.
Quelle est la relation entre ces deux univers ? Et pourquoi Matô fait-elle de plus en plus fréquemment le rêve d'une jeune fille vêtue de noir et répondant au nom de Black Rock Shooter qui semble lui ressembler étrangement ?
Synopsis soumis par Zankaze
#Par AngelMJ le 15/04/2012 à 15:25
Black Rock Shooter semble être une de ces "icônes" de la sphère Otaku qui semble déchaîner les foules, comme Suzumiya Haruhi et autre Hastune Miku. Pourtant, j'ai entendu beaucoup de mal de cette série TV : niaise, moche, sans scénario... j'en passe et des meilleures! Pourtant, j'ai voulu tenter l'expérience, surtout que la série ne fait que 8 épisodes! Voici mon verdict, bien plus modérer que ce que j'ai pu lire et entendre jusqu'à présent.
Montrons du doigt rapidement le principal problème : c'est effectivement niais. Enfin... non... Niais n'est pas le bon mot. Je dirais plutôt puéril. Le problème est que l'on suit des collégiennes. Et qui dit collégiennes dit sentiments exacerbés! Et c'est là le vrai problème de BRS : un spectateur de plus de 15 ans va forcément trouver ça too much!
Et c'est dommage car le principe du monde parallèle où s'affronte des alter ego afin d'anéantir les sentiments négatifs est plutôt bien trouvé. Seulement voilà, voir des avatars se mettre joliment sur la gueule parce qu'une nénette n'arrive pas à se faire d'amies... Heu... c'est ce que je dis : c'est puéril!
C'est d'autant plus dommageable que la série est techniquement réussie. Et là je vais sans doute aller à l'encontre de la majorité : je trouve l'utilisation de la 3D très réussie! Les combats sont superbes, très bien animés, et la 3D, à mon sens, s'intègre parfaitement à l'ensemble. J'ai d'ailleurs mis un moment à m'en rendre compte! Bref, les puristes auraient sans doute souhaiter de l'animation traditionnelle. Soit, je les comprends. Mais je trouve que le visuel poutre pas mal pour une "simple" série TV.
L'autre point fort de la série est le charadesign des avatars. Certes il faut aimer mais ça a le mérite d'avoir de la personnalité. Le soucis du détail, dans les costumes, les armes, etc. force le respect.
Pour résumer, BRS me laisse un sentiment mitigé. Dans un sens, j'ai plutôt aimé car j'ai trouvé l'univers visuel très réussi et le principe de l'histoire plutôt intéressant. Pourtant, le déroulement de scénario et les personnages sont beaucoup trop immatures et cela rend tout ce bazar peu crédible et forcément peu engageant. Je suis sûr qu'avec des personnages plus vieux et une meilleure gestion de la trame, on aurait entre les mains une série à fort potentiel. Ce ne sera pas pour cette fois... Encore...
#Par Soren le 28/03/2012 à 11:21
Black Rock Shooter TV: same player shoots again.
On prend les même et on recommence. Une fois arrivé à la fin le bilan est le même que pour l'OAV: c'est sympa graphiquement et les scènes d'action sont réussies. A part ça on se fait chier à cause d'un script qui se paie notre tronche. Mes amis, on a ici un sérieux concurrent à Guilty Crown pour l'award du "script de merde qui relègue à lui seul la série dans une fosse septique".
Comme en 2010, il n'y a pas grand chose à reprocher aux animateurs de Ordet/Sanzigen. Même la 3D est d'un niveau très honorable, du moins comparé à ce qu'on voit habituellement dans les séries TV, même si ce choix est regrettable au vu de la qualité des scènes de combat de l'OAV de 2010. J'aurais préféré voir Imaishi, qui aurait mieux fait de rester à Gainax au lieu de s'embarquer dans cette galère, sur de l'animation traditionnelle.
Le problème vient du script qui plombe tout l'anime. Je sais bien que Okada n'est pas une grande scénariste, mais là c'est affligeant de médiocrité. Sans compter les plotholes assez énormes pour seulement 8 épisodes, c'est la niaiserie et la stupidité qui s'en dégagent qui sont proprement hallucinantes. Les personnages sont complètement idiots, et incapables de se parler en dépit de leurs grands discours sur l'amitié, fait qui est au passage le seul moteur de l'intrigue, et surtout sont dépourvus de cohérence, changeant d'avis ou de personnalité à chaque épisode.
C'est impossible de ne pas facepalm en voyant Mato se mettre en quatre pour se rapprocher de Yomi, pour ensuite l'ignorer complètement parce que c'est le seul truc qu'Okada a trouvé pour lancer l'intrigue de la seconde moitié de l'anime. C'est très difficile de ne pas râler quand Yomi et Kagari font n'importe quoi parce qu'il faut générer du drama. C'est en revanche très probable que vous aurez envie de régurgiter le menu indigeste qui est proposé: répliques stupides et niaises par des persos cons d'un côté, traitement grandiloquent et pathos démesuré de l'autre.
Je pourrais finir sur les pirouettes invraisemblables du scénario, avec ses personnages qui ressuscitent et ceux qui se font zapper(ils sont tombés dans un des trous qui parsèment le gruyère qui sert de script?), ou encore la fin capillotractée, mais j'ai assez tiré sur l'ambulance. Ce qui est sûr c'est que le fait que la coquille vide Black Rock Shooter soit l'une des coqueluches des otakus ne va pas inciter les producteurs à faire appel à de bons scénaristes.
#Par Deluxe Fan le 25/03/2012 à 04:41
Black Rock Shooter TV : Confessions intimes
Suscitant aussi bien l’enthousiasme des uns que la perplexité des autres, Black Rock Shooter fait les beaux jours de l’otakusphère depuis deux bonnes années. Cette franchise inaugure en effet un modèle nouveau : ce ne sont plus les studios d’animation, les producteurs et éditeurs qui font le buzz avec leurs créations ; ce sont les otakus eux-mêmes qui se constituent en fanbase autour d’une icône, que les studios n’ont plus qu’à docilement exploiter. Cette icône, c’est Black Rock Shooter, au départ une simple illustration, puis une chanson, puis des mangas, puis un OAV, puis enfin une série télé. La licence a-t-elle pris le temps de mûrir pour proposer un divertissement viable, ou reste-t-on dans du produit mercantile pour fanboy ? Verdict.
Chara-design
Ce n’est pas sur ce point que l’on prendra BRS TV à défaut. Le dessinateur Huke n’a plus rien à prouver, son style est maintenant reconnaissable je ne relève aucune faute de goût. Toutefois, et on aura l’occasion d’y revenir, le cell-shading à outrance ne rend pas justice à son travail. 7/10
Décors
Tout comme dans l’OAV, le contraste entre le monde réel et le monde parallèle est bien rendu et le studio s’est lâché pour produire des environnements originaux et variés. Cela dit, j’avais beaucoup apprécié les décors de l’OAV qui utilisaient des tons sombres et qui maintenaient une certaine unité. Ici, c’est le bordel… Un détail me direz-vous. 7/10
Animation
On arrive au cœur du sujet. Il faut d’abord savoir que la campagne marketing de BRS TV a fait valoir que le metteur en scène des combats n’est autre que Hiroyuki Imaishi. Oui, vous avez bien lu, le réalisateur des excellents Gurren Lagann et Panty & Stocking. Et là encore le transfuge de Gainax a eu carte blanche et nous fournit des combats démentiels en terme de dynamisme. Malheureusement, le studio Ordet a fait le choix stupide de tout miser sur la 3D pour les combats et les décors. Je suis par principe réfractaire à l’usage de 3D en japanime, car je trouve que ça tue ce qui fait la spécificité et l’intérêt de l’animation japonaise. Il faut avouer que ce n’est pas aussi mal intégré que dans certains autres animes actuels (suivez mon regard), mais ça laisse un goût désagréable dans la bouche. M. Imaishi, vous me décevez. 7/10
Musique et doublage
Kana Hanazawa reprend le rôle de Mato / Black Rock Shooter et livre une performance très correcte, à l’image du reste du casting. Niveau musical, je serais plus dur, car j’ai systématiquement passé les génériques et la BGM ne m’a pas du tout touché. Question de goût. 5/10
Univers
L’OAV s’était fait pourrir par la critique à cause de son background superficiel. Pour ma part, je préfère un background mince pour une histoire efficace que l’inverse. Cela dit, dans le cadre d’une série de huit épisodes, on était en droit d’attendre quelque chose de plus fourni. C’est effectivement le cas, mais je me suis vite rendu compte que j’en avais pas grand-chose à foutre ; la franchise BRS repose uniquement sur ses personnages. 5/10
Histoire
Vous vous souvenez de Mari Okada ? Celle qui a fait semblant d’écrire le script de Fractale, Gosick et compagnie ? Vous serez sans doute heureux de la retrouver dans BRS TV. Nan, je rigole ! Le scénario de BRS TV est potable dans les trois premiers épisodes, mais dès qu’il s’agit de raconter autre chose que ce que l’OAV avait déjà esquissé, l’ensemble se casse la gueule. Pour commencer, les crêpages de chignons entre collégiennes, c’est pas spécialement mon centre d’intérêt en japanime ; mais dans BRS TV, c’est traité de manière si grandiloquente et avec tellement de pathos que l’on en a vite mal au ventre.
C’est à mon sens le principal problème de cette série : c’est trop serious buisness. Enfin, on parle de meufs en slip qui se battent avec des mitraillettes ! Pourquoi y rajouter de la psychologie de bazar et des dialogues digne du skyblog d’une adolescente dépressive ? 4/10
Mise en scène
L’autre point qui avait fait débat concernant l’OAV, c’était sa narration non-linéaire. La série corrige ce problème (en était-ce vraiment un d’ailleurs ?), et fait de meilleures transitions entre les scènes de tranche de vie et les combats. Cela dit, là où les premiers épisodes m’ont paru très correctement exécutés, les derniers s’en sortent beaucoup moins bien et parler de désordre est un doux euphémisme. Pour le reste, les scènes de combats font l’effort de rester lisibles malgré la surenchère d’effets spéciaux. On regrettera par contre le fait que les personnages racontent leur vie durant les affrontements, notamment vers la fin. 6/10
Personnages
Hormis la protagoniste Mato qui reste fidèle à son rôle (de tête à claques), les personnages sont trop changeants pour être pleinement crédibles. Je prends à témoin Yomi qui change de personnalité deux, trois, quatre fois au cours de la série. Au bout d’un moment on perd le fil et on ne sait plus vraiment pourquoi tel personne agit de telle façon. Les pétages de plombs à répétition n’en deviennent que plus outranciers. Hé ! Les filles ! Vous connaissez cet organe qui se trouve en bas du nez et en haut du menton ? Ça s’appelle une bouche ! Ça sert à communiquer avec les gens ! Sérieux, si les personnages se parlaient au lieu de se braquer, le scénario aurait duré deux épisodes. 4/10
Casting / production
J’en ai glissé un mot plus haut ; une bonne partie de l’attrait de BRS TV vient de la communication autour du nom de Hiroyuki Imaishi. Mais il est évident que le talent du bonhomme a été utilisé à contre-emploi : Gurren Lagann et P&S sont des animes plein de panache et d’autodérision, ce que n’est pas du tout BRS. Je passe sur la contradiction de voir un tel anime otaku-centré dans la case NoitaminA, a priori conçue pour promouvoir des animes plus grand public. 5/10
Originalité et intérêt
Black Rock Shooter n’apporte pas grand-chose à l’histoire de l’animation japonaise. Le phénomène est intéressant à commenter, mais le produit en lui-même est extrêmement superficiel. Black Rock Shooter se situe finalement entre deux eaux, avec des fanboys à contenter - c’est pas pour rien que l’opening est la chanson originale de Vocaloid - et un nouveau public à conquérir. Sauf que celui-là a déjà vu mieux dans ce registre il n’y a pas si longtemps (Madoka, par exemple), et se laissera difficilement convaincre. Surtout s’il a déjà tenté l’OAV sorti deux ans auparavant. 4/10
Un rapide calcul digne des équations les plus complexes nous donne un résultat de 5,4/10. C’est donc moins bon que l’OAV. La raison vient du fait que l’effet de surprise ne joue plus, mais surtout que le fait de transposer BRS à la télévision met en exergue les limites de cette franchise. Espérons donc que les studios ne persisteront pas avec ce produit et passent à autre chose. Rapidement.
Les plus
- les trois premiers épisodes
- chara-design et direction artistique recherchés
- le style Imaishi
Les moins
- Pourquoi de la 3D ?
- Dialogues invasifs et intolérablement niais
- Les réactions idiotes des personnages
- Quelqu'un a compris la fin ?
