Voici une série du studio Gonzo, celle-ci offre quelques rebondissements originaux, mais la narration reste trop classique et les réflexions trop faiblardes pour nous emballer.
On suit une bande de 15 adolescents qui vont devoir piloter un robot pour sauver la Terre. Ils vont combattre de mystérieux robots et l’échec ne leur est pas permis. Tout cela n’est qu’un prétexte pour créer une situation difficile pour nos ados. En effet, Les combats s’apparentent plus à un affrontement entre girafes avec des gants de boxe.
La narration va se focaliser tour à tour sur un des personnages de la bande, on va ainsi observer les raisons qui les poussent à continuer à combattre. Les auteurs jouent donc là sur l’aspect psychologique amené par la situation.
Les premiers épisodes jettent les éléments du scénario à coup de lance-pierres pour mettre en place la scène. Heureusement, c’est à ce moment qu’ils choisissent d’ajouter un élément inattendu qui relance l’intérêt. On se retrouve donc à suivre un ensemble de petites histoires sur un ou deux épisodes. Malheureusement, ça ne vole pas bien haut et on reste sur les classiques à savoir protéger ce qui leur est cher. Tout cela est agrémenté d’autres rebondissements qui apporteront peu de choses à part du scepticisme.
C’est donc une petite série facile à regarder, mais qui reste vide comme une coquille d’huitre.
Bokurano, c’est l’histoire d’un jeu auquel 15 enfants vont participer. A bord d’un mecha baptisé « zearth », chacun d’entre eux va devoir détruire un ennemi… Un scénario peu fouillé d’un premier abord mais qui se révèle poignant et bien construit au fil des épisodes.
Bokurano, c’est une réalisation soignée avec en premier lieu de très beaux décors. Le chara-design n’est pas affreux mais fait dans le sobre et efficace et laisse à désirer. Je n’ai pas accroché aux dessins des personnages. En revanche, j’ai bien aimé le design des mechas, assez sombre et original. Les combats sont lents mais on alterne intelligemment les faits sur le terrain avec les états d’âme du pilote. Ils restent néanmoins secondaires même si leur déroulement traduit bien le caractère du pilote. Côté bande sonore, rien de spécial, les musiques passent bien mais ne sont pas inoubliables.
Bokurano, c’est surtout un scénario bien ficelé. La lecture du résumé ne laisse rien envisager de bon mais les surprises vont bon train et viennent régulièrement relancer l’intérêt de la série. Ainsi on prend connaissance petit à petit des règles du jeu et on observe les réactions de chacun. Je précise que si Bokurano est un mecha, la série prend tout son intérêt dans l’aspect slice of lice qui nous est présenté. Bokurano se divise en arcs, qui se résume souvent à un épisode et qui développent la vie privée d’un personnage. Pour ceux qui connaissent, cela ressemble un peu au concept de Boogiepop Phantom ou Jigoku Shoujo. Les quinze adolescents présentent tous des histoires et une psychologie poignantes bien que quelque peu bâclées par moment. On ne dispose pas de suffisamment de temps pour s'attacher aux enfants, ce qui nuit au côté émotionnel de la série.On n’échappe pas à certains thèmes tabous tels que la violence domestique et les abus sexuels qui rappellent que le ton de la série reste profondément adulte.
C'est une série qui possède son lot d'émotions, de réflexions et de rebondissements. Beaucoup de questions restent néanmoins sans réponse. A voir une fois pour se forger un avis. C’est pour moi une meilleure alternative que l’anime Narutaru du même auteur.