Entre Elle et Lui (Kare Kano)

Label Anime-Kun
  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 1998
  • Titre original: Kareshi Kanojo No Jijô
  • Licencié: oui
  • Titre français: Entre Elle et Lui
  • Editeurs: Dybex
  • Nombre d'épisodes: 26
  • Site officiel: http://www.gainax.co.jp/anime/...
  • Studio: Gainax, J.C. Staff
  • Diffuseur: TV Tokyo
  • Directeur: Hideaki Anno
  • Character-designers: Teishi Hiramatsu
  • Musique: Fumiya Fujii
  • Doubleurs: Yuuko Enomoto (Yukino Miyazawa), Chihiro Suzuki (Souichirou Arima), Junko Noda (Maho Isawa), Jun Shishi (Hideaki Asaba)

Synopsis

Yukino Miyazawa apparaît comme une lycéenne modèle. Elle est belle, intelligente et admirée de tous. Son objectif: être la numéro un dans tous les domaines. Mais depuis quelque temps, Arima Soujiro lui vole la vedette. Elle fait alors une véritable fixation sur le jeune homme et n'a en tête que l'espoir de le surpasser. Yukino s'apercevra rapidement que cette fixation cache en réalité autre chose.

Par PanzerFaust le 08/05/2008 à 05:09

Autant le dire tout de suite, Kare Kano est probablement la série la moins régulière en terme de qualité que j'ai jamais vu.

Le graphisme tout d'abord fait assez vieillot, ce qui est assez étonnant pour un anime qui n'a pas 10 ans. Les couleurs pastelles omniprésentes ont tendance à lisser l'image, à l'inverse d'un School Rumble par exemple plus flashy... Chose rare, les décors extérieurs sont volontairement laids : poteaux électriques, caniveaux, on est loin de la beauté des villes japonaises des autres animes. Cela apporte un côté réaliste à l'ensemble, tout en marquant la différence avec les personnages, dont le design est relativement beau.

Si l'opening est assez réussi, correspondant bien avec l'ambiance générale de la série, on ne peut pas en dire autant du reste de la musique. L'ending est franchement passable, quant à la BGM...elle entrera probablement dans les annales pour son affligeante répétition : 3 ou 4 thèmes seront joués tout au long des épisodes, le studio ne se sera pas foulé de ce côté là.

Par contre, le travail des doubleurs est vraiment bon. Miyazawa possède une voix qui permet de faire passer toute une palette d'émotion en variant l'intonation. Toutefois le débit trop rapide fait quelquefois mal au crane lors de longs monologues.
A l'opposé de la qualité générale des doublages, 2 personnages secondaires ont des voix absolument affreuses, notamment une qui miaule plus qu'elle ne parle. Fort heureusement, on ne l'entend pas souvent.

L'histoire est quant à elle tout à la fois le point fort et le point faible de Kare Kano.

Comme tous les animes de ce genre, la romance entre les 2 personnages principaux me parait d'une lenteur extrême. J'ignore si les Japonais sont réellement coincés, si les scénaristes ne savent pas de quoi ils parlent, ou si l'évolution des relations amoureuses traîne volontairement en longueur afin de remplir les 26 épisodes.

Non, la grande force de Kare Kano, c'est l'humour. Un humour surtout basé sur l'utilisation de SD, utilisation parfois même abusive (certains personnages secondaires sont représentés 90% du temps de cette façon).
Ce qui fonctionne également à plein régime, c'est l'arrivée des gags, toujours surprenante. D'un plan à l'autre, on passe d'une scène chargée d'émotion à une situation comique souvent loufoque. L'effet de surprise est une totale réussie, on rit de bon cœur.

Les personnages ont une psychologie remarquablement bien travaillée, les traumatismes que certains ont vécu apportent beaucoup de profondeur à l'histoire. En revanche, ils ne brillent pas par leur originalité. Dans le groupe d'amis, vous retrouverez sans peine : le beau gosse dragueur, la petite peste kawai, la jolie timide, l'intello, la sportive, la mature...
Comme tout ce petit monde évolue de façon plutôt homogène, on se laisse bercer par ce rythme, sans trop se poser de questions, l'esprit léger.

Mais Kare Kano un énorme défaut : toute la seconde moitié est en trop.
Petit à petit, l'humour s'efface, les scènes deviennent terriblement sérieuses arborant un ton solennel qui n’a aucune justification.
Soit les relations entre les personnages font du surplace, soit on observe des réflexions psychologiques incompréhensibles (Evangelion en pire).
Les choix graphiques (dessins crayonnés, dialogues écrits etc..) deviennent également de plus en plus insupportables, on ne voit pas où le réalisateur veut nous emmener. Y a t’il d’ailleurs réellement un but, ou est ce juste "pour faire genre" ?
Alors que le temps passait très vite lorsqu'on regardait les 15-16 premiers épisodes, les derniers deviennent de plus en plus ennuyeux, voir même carrément soporifiques. Et les 2 derniers épisodes atteignent l'apothéose de l'intérêt zéro, laissant l'histoire en plan ce qui achève de convaincre le spectateur qu'on se fiche de lui depuis déjà un bon moment...

Si Kare Kano s'était arrêté à l'épisode 15, j'aurais sûrement mis une note autour de 7/10, car la série, sans être exceptionnelle, était très plaisante à regarder. Mais la seconde moitié est si désespérante, si assommante que je considère cet anime comme étant finalement très moyen.

5/10

Par Sephi le 10/02/2007 à 17:26

Les Protagonistes:
La relation qui va se créer entre Arima et Miyazawa, deux personnages complexes et intrigants, sera intense et constituera l’intérêt principal de KareKano. Car si Miyazawa a une face caché Arima en a une aussi.
Ainsi va se créer une bulle quasi hermétique dans laquelle on ne peut que se complaire a les regarder évolué pour notre plus grand plaisir.
Les personnages secondaires sont assez intéressants/attachants et serve bien à mettre en valeur le couple Arima/Miyazawa. On se prend facilement d’affection pour eux au même titre que pour le couple.

Le Scénario :
KareKano est un mélange de comédie burlesque et de « drame » sentimentale.
En effet si la trame se constitue autour d’une histoire romantique, on retrouve des histoires assez poignantes autour des protagonistes, ce qui nous rend définitivement amoureux de ces derniers. De même pour diluer ces sentiments dramatiques l’auteur fait intervenir de nombreux gags à chaque épisode.
Enfin même si le début est d'une rare intensité, l'évolution du scénario devient très parsemée par la suite.
En bref même si on retrouve des intrigues plus ou moins intéressante il ne ce passe plus grand-chose entre nos deux amoureux, ou si, mais c'est tellement dilué qu'on a du mal a s'en sortir.
Cependant vers le milieu de l'anime l’auteur narre deux histoires des personnages secondaire qui sont vraiment bien mené, et ou on y retrouve l'intérêt que j'avais éprouvé lors des premiers épisodes.
On visionne aussi un épisode et demi de résumé qui m'on rappelé la frustration que j'avais éprouvé lors du visionnage de wolf's rain, ce qui est ma foi fort déplaisant.
Enfin une fin inachevé (digne de l'anime Berserk) pour compléter ma déception.
C’est donc un scénario inégal pour ma part avec des partie vraiment très bonne et d’autre assez inutiles le tout complété par des résumé de plus en plus long à chaque épisode.

Graphiquement et Acoustiquement :
Bien que la série date de 1998 le chara-design est assez impressionnant, je trouve personnellement Miyazawa sublime ! Le graphisme burlesque est pour ma part trop prononcé et intervient de trop nombreuse fois par épisodes.
Ensuite on trouve dans KareKano un mode d’expression graphique unique en son genre, celui-ci variant régulièrement ! J’ai vraiment apprécié l’apparition de dessins noir et blanc très lumineux qui donnent un style très épuré et rende compte directement d’une émotion. De même l’apparition de phrase sur fond blanc est assez originale.
Malheureusement il y a pour moi trop d’étapes que je dirais d’expérimentale. Certains épisodes sont des maquettes et marionnettes en papier filmé, d’autre sont carrément des mangas (avec seulement des dialogues écrits, pas de voix) pour ne citer que deux catégories… Ces parties ont eu le don de me couper dans mon élan, allant jusqu'à gâcher totalement l’épisode.

Pour ce qui est de la musique, à part un opening et un ending amusant, rien de vraiment notable

Mon Avis :
Cette critique a été assez complexe à faire pour ma part, je n’ai jamais été autant mitigé sur une impression ;) Il est clair que les personnages sont la clé de KareKano j’ai été tout de suite conquis par leur complexité ! De même on retrouve des originalités dans un scénario qui aurait pu vite tombé dans la niaiserie.
Pourtant malgré ces grandes qualités KareKano possède de trop nombreux défauts pour avoir le statut d’anime culte que beaucoup d’entre vous lui confère…
Ma frustration donnerait un bon 4/10 mais mon amour pour les personnages un bon 8/10.
J’aurais aimé pouvoir l’aimer mais « Entre elle et lui » sera une déception pour moi.

6/10

Par Herbert le 03/01/2007 à 00:21

Vous voulez rire ? Kare kano va vous faire rire. Cette série au rythme explosif est bourré de gags plus hilarants les uns que les autres. C'est drôle visuellement avec de nombreux passages SD, mais aussi des situations hubuesques dans lesquelles nos héros vont se retrouver plus d'une fois. Alors que cette série n'est pas uniquement comique, on y rit aussi souvent, voir plus souvent que certaines séries qui sont elles exclusiment humoristiques comme School Rumble.

Vous voulez sourire ? Kare Kano va vous faire sourire. Car les passages qui comportent de l'émotion sont légions. On se prend d'une affection incroyable pour les 2 principaux protagonistes, Yukino et Arima. Affection renforcée par le charisme incroyable que les réalisateurs et l'auteur ont su insufflés dans leurs personnages. A cela s'ajoute bon nombre de personnages secondaires attachants et drôles (j'aime bien le père ^^)

Vous voulez pleurer ? Kare Kano va vous faire pleure (enfin si vous êtes sensibles quand même, ce qui finalement n'a pas été mon cas, mais je pense qu'il y a matière). Hé oui on est tellement attachés à nos héros, que quand ceux-ci sont tristes, on est triste avec eux. C'est la force de cet anime.

Vous l'aurez compris cet anime est de mon avis une pure réussite. On peut rajouter à cela des musiques d'ambiance tout en adéquation avec les situations et même 2/3 thèmes très réussis. Des délires visuels avec des maquettes, des plans fixes, des dessins au crayon, des passages filmés en vrai. Quoique ça peut éventuellement rebuter, mais ça n'a pas été mon cas. Bon il est vrai qu'au début on est un peu choqué par les dessins qui paraissent viellots et fadasses, mais on s'habitue vite et on aime après (certains animes actuels se ressemblent entre eux)

Logiquement on s'acheminerait vers la note maximale. Mais en ce triste monde rien n'est parfait. Et je vais dans le sens que certains ont déjà fait remarquer précedemment, 2 défauts gachent un peu le plaisir. Premièrement des récapitulatifs nombreux et pénibles. Et ensuite une fin qui est un peu décevante, mais une fois de plus cet anime a été fait avant la fin du manga, et on sait qu'à chaque fois ça gâte le truc. Mais attention c'est ridiculement insignifiant à côté du bonheur que procure cette série.

A voir, a voir, à voir !!!

9/10

Par Scalix le 30/06/2006 à 19:58

Kare Kano est une petite révolution dans le vaste monde des shôjos. Bien loin de se borner à un scénario banal, avec des personnages classiques et ennuyeux, la série innove, et ce dans tous les domaines. Elle se joue de nos sentiments, fait d'une scène classique une nouveauté fascinante et d'une histoire normale une épopée moderne.

L'anime semble ennuyeux à première vue. Encore une simple histoire d'amour entre deux lycéens ; encore un thème trop vu, un thème qui aujourd'hui nous lasse. Les scènes sont habituellement prévisibles, l'évolution des rapports trop simple, l'histoire trop fleur bleue.
C'est avec ce postulat que j'ai commencé Kare Kano.

Deux minutes après le début du premier épisode, je ne savais plus quoi penser. Comment ? L'héroïne n'est pas une jolie fille parfaite ? Elle manipule tout le monde simplement parce qu'elle aime se sentir supérieure et être admirée ? Mais alors... peut-être que cette série vaut le coup. Eh bien oui, Kare Kano est une véritable tornade qui chamboule l'univers trop stable des shôjos. Miyazawa Yukino, fausse élève modèle qui ne recherche que l'admiration des autres, et Souichiro Arima, faux élève modèle, qui veut être aimé par tous, vont être les personnages principaux d'une histoire d'amour comme vous n'en avez jamais vu.

Tous les personnages de la série sont bien travaillés, ont des personnalités bien distinctes et ont tous un rôle précis à jouer dans l'histoire. Aucun n'est laissé de côté, aucun ne joue la mascotte inutile et, pour notre plus grand plaisir, tous évoluent au fur et à mesure des péripéties. En effet, si l'aventure de Yukino et Arima est au centre de la série, d'autres évènements secondaires, extrêmement bien traîtés s'observent, et permettent une évolution notable dans les comportements des differents protagonistes. Inutile de dire que rien que pour les deux personnages principaux, la série vaut vraiment le détour.

Autre point fort de Kare Kano, l'alternance "drame/comédie". Elle est tout simplement hallucinante. On passe régulièrement d'une scène très sérieuse, avec des larmes et des cris, à une scène avec des personnages en SD qui nous font hurler de rire. Jamais je n'avais eu la sensation d'être mené par le boût du nez à ce point là. C'est au début déroutant, mais ça devient très vite jouissif.

L'histoire en elle même est très touchante et très bien traîtée. La vision d'une relation entre adolescents est ici beaucoup plus mûre que dans nombre de séries ; l'ensemble semble plutôt réaliste. Ceci dit, la trame ne reste pas stable du début à la fin de la série. Les premiers épisodes sont à mon avis les plus interessants et les plus hilarants de la série. Ils vont à 100 à l'heure, les scènes s'enchaînent magnifiquement bien, et les fous-rire sont quasiment omniprésents. Passé la dizaine d'épisode, l'histoire ralentit, pour reprendre un peu plus de vitesse vers la fin. Les derniers épisodes sont l'oeuvre de Hideaki Anno, l'auteur de la fin d'Evangelion, et diffèrent du reste de la série mais n'en sont pas moins interessants.

Visuellement, la série est correcte, mais on sent qu'elle date de 1998. Alors qu'aujourd'hui on a droit à des explosions de couleurs, toutes plus flashy et plus agressives les unes que les autres, Kare Kano est une série où les décors sont pâles et sobres. Cette sensation de vide autour des personnages, créées par la pauvreté des décors m'a au départ vraiment gêné, mais on finit par s'y habituer pour enfin ne plus rien remarquer. Je ne considère donc pas ça comme un problème majeur et met ça sur le dos de l'âge de la série.
Le character-design parait aujourd'hui un peu vieillot, mais il reste d'excellente qualité. De plus, on a souvent droit à des images tirées du manga, ce qui renforce l'aspect original de la série.
L'animation est sans faille. Aucun épisode n'est moins travaillé qu'un autre, et là dessus, la série est supérieure à bien des séries post-2000.

La musique est uniquement classique. Légère, rafraichissante, elle est dans l'esprit de la série et lui convient parfaitement. En dehors de l'anime, elle perd une grande partie de son charme mais reste de très bonne qualité pour une bande originale. Elle est parfaite en musique d'ambiance. On notera tout de même que les thèmes mélancoliques sont les mieux traîtés ; les autres étant ininteressants, voir désagréables à écouter.
Les doubleurs sont merveilleux. Que ce soit Arima, Yukino, Asapin ou Tsubasa, on sent qu'ils ont vraiment travaillés. Leurs voix correspondent parfaitement aux personnages, et s'adaptent très bien aux scènes "sérieuses" comme aux scènes comiques. C'est un plaisir de les écouter, mais la voix de Yukino surpasse toutes les autres : elle passe sans le moindre problème du mignon à l'hilarant.

Inutile d'en dire plus, je pense que tout le monde a compris à quel point j'ai adoré cette série. J'ai en général du mal à mettre plus de 8/10 à une série, sauf quand elle a su me faire réagir émotionnellement. C'est le cas pour Kare Kano, et je pense que c'est le seul shôjo qui ait réussi à me faire éclater de rire deux secondes après une scène très émouvante. Tout est excellent dans cette série, mis à part le visuel assez pauvre et, pour certains, l'aspect étrange et confus des derniers épisodes. Si vous êtes blasé par les shôjos du moment, que vous les trouvez tous identiques et tous inintéressants, jetez-vous sur Kare Kano, qui, pendant 26 épisodes, vous fera sourire, vous fera pleurer, et vous offrira une histoire magistralement bien traitée.

9/10

Par sango le 17/12/2004 à 22:59

A voir et à aimer. Cette série est charmante, pleine d'amour et d'humour. 
J'adore, c'est frais et dynamique. On s'identifie facilement aux personages et aux relations affectives, aussi bien amicales qu'amoureuses.  
Ce serait un anime remarquable si malheureusement il n'y avait pas les résumés qui nous lassent terriblement. Puis le dernier épisode ressemble à une transition pour une suite alors que... rien. C'est vraiment dommage car malgré l'enthousiasme qui se dégage de cette histoire, à la fin on en garde une image un peu ternie (due aux résumés). 

7/10

Par Diyo le 18/11/2004 à 21:36

Encore un pur produit Gainax. Le choix de cette adaptation du manga éponyme de Masami Tsuda en a surpris plus d'un. Une chose est sûre: on tenait là un pur chef d'oeuvre! Malheureusement, quelques défauts d'importance viennent entâcher la série.

Commençons par les TRES grandes qualités de Kare Kano.

Tout d'abord, dès les premières minutes, on plonge dans une ambiance propre aux studio Gainax. Et ça, je peux vous dire que c'est un plaisir incomparable. Aucun studio n'est capable de créer ce genre d'univers mieux que Gainax. Kare Kano, c'est un savant mélange de réalisme, de maturité, de psychologie, de mélancolie, de philosophie et de délire absolu. On pourrait d'ailleurs largement comparer Kare Kano à FLCL produit quelques années plus tard. On remarque de nombreuses ressemblances.

L'histoire est le second point fort de l'anime. Elle est merveilleuse et enthousiasmante. Une histoire d'amour par excellence. Elle n'a rien à voir avec les histoires d'amour que l'on a l'habitude de voir dans la plupart des animes comme Love Hina, Ah! My Goddess ou Onegai Twins... Ici, c'est du sérieux. L'évolution des rapports entre Yukino et Arima suivent une logique naturelle et réaliste. Tous les thèmes concernant une relation amoureuse "normale" sont abordés progressivement et de manière très adulte.

Ensuite, il y a les personnages, tous plus charismatiques les uns que les autres. Un coup de châpeau pour Yukino Miyazawa qui est absolument exceptionnelle. Avec ce personnage, Masami Tsuda a fait preuve de génie. Elle est à la fois belle, attendrissante et franchement hilarante.

Enfin, c'est à mourrir de rire. L'alternance entre les scènes sérieuses et les scènes comiques est permanente. Un peu comme dans Fruits Basket mais puissance 1000. C'est dire! Kare Kano est très certainement l'anime qui m'a fait le plus rire.

Malheureusement, il y a deux gros défauts.

Tout d'abord, les "scènes-résumé" sont beaucoup trop nombreuses. Jusqu'au 3ème épisode, ça va. Mais lorsqu'après une dizaine d'épisodes, il faut se taper un résumé de tous les précédents... là, ça devient fatigant.

Mais le plus embêtant reste quand même le 26ème et dernier épisode. Je ne vais rien dévoiler mais il faut quand même que vous sachiez qu'il n'y a pas de fin. Le manga étant encore en cours, l'anime s'est arrêté un peu comme un cheveu sur la soupe. Hideaki Anno (la fin d'Evangelion, c'est lui) a quand même essayé de réaliser un dénouement dans son style et certains y ont vu un nouvel éclair de génie... Pour Evangelion d'accord mais pour Kare Kano, non, il ne faut pas charrier quand même...

Malgré tout, je pense que Kare Kano est une pièce maîtresse de l'animation japonaise. Elle est réellement indispensable! Un véritable dénouement en plus et je lui aurai donné la note de 10/10. Sans hésitation. Avec Saikano, Kare Kano m'a fait passer mes meilleurs moments devant un anime.

8/10

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