Gosick

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Doublage

Aoi Yūki (Victorique de Blois), Takuya Eguchi (Kazuya Kujō), Hidenobu Kiuchi (Grévil), Michiko Neya (Sophie), Miyuki Sawashiro (Cordelia Gallo), Toru Ohkawa (Bryan Roscoe), Yui Kano (Cécile Sensei)

Synopsis

L'histoire se déroule en 1924, dans un pays fictif situé entre les Alpes françaises et italiennes.

Kazuya Kujô, japonais d'origine, part y étudier à l'académie Sainte Marguerite. Mais arrivé sur place, il découvre qu'une des nombreuses légendes populaires qui courent dans l'école veut qu'un "voyageur venu de l'Est arrivera au printemps, amenant la mort avec lui". Les étudiants sont donc apeurés par le nouvel élève qui a du mal à se faire des amis dans son nouveau milieu scolaire.

Jusqu'au jour où il découvre, tout en haut de la bibliothèque de l'école, un jardin botanique où il rencontre Victorique, une jeune et jolie jeune fille qui sèche les cours pour lire seule. Kujô se rend compte que Victorique a un don pour résoudre les mystères de toutes sortes, et que même la police a recours à son aide.

Kujô va alors se retrouver embarqué avec Victorique dans ses enquêtes, tout en tissant des liens avec son entourage.

Synopsis soumis par Deluxe Fan

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#Par Rouchka le 04/10/2011 à 21:44

Gosick, je décris cet anime comme "une valeur sûre" et certains s'en étonnent. Pourtant je répète et je maintiens!
Tout d'abord le studio, BONES, ça vous dit quelque chose? J'espère bien: Full metal alchemist brotherhood, Wolf's rain, Darker than black, Eureka seven... Aux vues de ces quelques œuvres, j'attends chaque sortie du studio avec excitation, et là, Gosick est tombé.

Déjà le cadre, c'est surement le plus gros point fort de l'anime. Imaginez début du 20eme, à l'aube de la première guerre mondial, le Royaume de Saubure, pays situé entre la France et l'Italie. L'idée étant que ce pays entouré de démocratie, a survécu dans sa monarchie. C'est une société encore basée sur les traditions, quelque chose que nos sociétés ont quand même perdu depuis longtemps. Le pays tout entier, pas seulement le peuple hein, mais aussi la vie politique, continue de croire en l'existence de la magie. L'histoire se déroule enfaite au tout début du conflit entre la magie et la science, quand la première se fait lentement remplacer par la seconde. La population est alors coupée en deux catégories, ceux qui continuent d'expliquer beaucoup de phénomènes scientifiques par la magie, et les autres qui ont compris depuis longtemps que la vérité était dans la science. Là où c'est intéressant, c'est que beaucoup d'énigmes se basent sur cette fracture, dans le sens où certains individus mal avisés utilisent la science, en la faisant passer pour de la magie, pour manipuler les gens. C'est la base de Gosick, le tout dans un cadre début 20eme qui fait rêver, on aurait envie d'y être!

Notre attachant duo, Kujô et Victorique, sont confrontés à beaucoup de mystères. Ces mystères ne sont pas implantés bêtement, non c'est plus fin que ça, disons qui Victorique a le bras long avec une frère dans la police, et que celle-ci est plutôt à même de résoudre beaucoup d'affaires inquiétantes. Les affaires ne traitent pas de la disparition d'un chat, mais plutôt du meurtre de la reine, il y a 30ans, d'ailleurs beaucoup d'énigmes interfèrent entre elles et ça c'est vraiment plaisant. Encore une fois tout se joue dans le conflit entre la magie et la science. Les énigmes sont de bonne facture, car étant très inspirés par d'autres œuvres. Certaines sont mieux que d'autres, mais on s'intéresse facilement. Alors ça peut être un peu loufoque de temps en temps, c'est à dire que moi aussi, si je vois un hologramme de 200mètres dans le ciel une nuit début 20eme, je sortirai de mes gonds ! Mais ça tient plutôt bien la route, et Victorique est toujours là pour donner des explications fines, avec l'aide de Kujo qui donne souvent des indices malgré lui. En résumé cette parti du scénario est faite avec un certain talent, sachant que l'on n'est pas dans le schéma classique du "1 énigme, 1 épisode", les énigmes prennent vraiment part à l'histoire.

Parce que il y a une histoire plus large, qui est complexe et qui pour moi nécessite amplement les 24 épisodes. Elle est attachante et cohérente. Même sans les rechercher dans, on glane au fur et à mesure des informations sur le passé trouble de l'exubérante Victorique. L'histoire ne nous donne pas du déjà vue et on découvre encore des bouts de l'intrigue jusqu'à la fin.
Alors comme d'habitude dans ce genre d'anime, ce qui pousse à regarder les épisodes c'est surtout la relation entre les deux protagonistes, qui s'attachent avec le temps l'un à l'autre. Certaines scènes sont vraiment émouvantes j'ai trouvé, et pourtant je ne suis pas très émotif! C'est quand les personnages sont séparés qu'ils comprennent l'attachement qui s'est formé au fil de l'aventure, et c'est vraiment bien rendu, on y croit ! Je trouve que l'on s'éloigne des stéréotypes. Les deux personnages principaux sont plutôt l'inverse de ce que l'on voit d'habitude, Victorique n'est pas la fille « inerte mais "Kawaii" » que l'on trouve souvent dans ces animes, elle s'impose mais fait en même temps beaucoup d'erreur ce qui la rend attachante. Ce n'est pas la plus grande qualité de l'anime tout de même, parce que ca ne sort pas des chantiers battus mais bon si c'est fait comme il faut... Kujô, il ne faut pas forcément se centrer sur lui, parce que prit sans Victorique il perd beaucoup de charisme.
C'est en vérité les secondaires qui sont originaux. Les différents terrains où nous guide l'aventure nous permettent de rencontrer certains personnages intéressants, comme le frère de Victorique, Policier, qui cache je trouve bien son jeu. Les petites scènes qui parlent de l'aristocratie sont aussi intéressante, on en apprend beaucoup sur les relations entre le roi, les comtes et autres du Royaume de Saubure. L'important c'est les petits détails, les scènes anecdotiques qui viennent donner de la valeur aux autres. Le scénario connait aussi quelques lenteurs, on se serait bien passé de certaines scènes voir de certains personnages, même si moi j'ai su apprécier l'ensemble. L'univers est vaste et, si il est travaillé, il ne peut être parfait. L'important c'est les petits détails, les scènes anecdotiques qui viennent donner de la valeur aux autres.

Graphiquement c'est inégal, mais quand même bien rendu. Les décors sont magnifiques avec une ambiance un peu sombre qui colle vraiment à l'époque présenté. Les personnages sont un poil moins beaux mais c'est rattrapé par leur bonne animation, ca donne de l'énergie à l'action, de la fluidité. J'ai aimé notamment des scènes de "sauvetage" de l'un ou l'autre des héros, que ca soit en mer, en forêt ou dans un château, ca finit souvent au bord d'un précipice avec de très belles vues, c'est franchement léché! Bon on notera par exemple les mélanges sourcil/cheveux, il faut aimer. Ça se voit quand même que ca vient d'un light novel avec certains plans statiques, mais ca peut aider la « contemplation » si elle est nécessaire.
L'Ost ne transcende pas, mais de très bons Opening/ending qui marquent. D'ailleurs une phrase de l'opening décrit bien la relation entre Kujô et Victorique: "Un mélange de coïncidence et de fatalité..."

Un anime émouvant, reposant, parfois drôle et avec tout le charme du 19-20eme, qui lui vaut largement un 8/10, parce que j'étaie quand même à deux doigts de verser une petite larme sur certains passages, et ça, faut le faire!

8/10

#Par Deluxe Fan le 04/07/2011 à 04:28

Gosick : Gothic


Sur le papier Gosick partait gagnant.
Bones allait adapter un roman en vingt-quatre épisodes d’un anime qui reprendrait peu ou prou le pitch de Détective Conan : une gamine résout des enquêtes pour le compte des adultes, le tout dans une histoire rappelant Rapunzel, le conte de Grimm.
Gosick avait deux atouts à jouer : le cadre spatio-temporel, qui est l’Europe des années 1920. Avouez que ce n’est pas courant. Ensuite, l’anime pouvait miser sur une héroïne loli-tsundere aux jolis habits gothic-lolita. Bref, je ne voyais pas tout de suite ce qui pouvait faire échouer Gosick.

Et puis j’ai commencé à regarder. Et là, c’est le drame. Comme beaucoup, j’ai assisté impuissant à la lente agonie de cet anime, dont on peut conclure qu’il n'a pas brillé autant que souhaité.
Trois raisons expliquent cette déception : Gosick est mal écrit, mal interprété, mal situé.


Dès le premier épisode, on comprend que Gosick ne sera qu'incohérence, ennui et faiblesse. Dans une série, le premier épisode est celui dans lequel on expose les personnages, avant de commencer l'histoire proprement dite. Gosick choisit de bouleverser les choses et s'y prend très mal. Le premier arc commence tout de suite par une enquête sur un bateau. C'est là que l'on saisit à quel point les enquêtes de Gosick sont illogiques, et très mal racontées. On suit Kujo qui va de découvertes macabres en découvertes macabres, puis Victorique apparaît, elle sort la solution de l'énigme en claquant des doigts et tout le monde est content. La suite continue sur cette lancée avec un milieu de série d'un ennui mortel. Rares sont les séries dont je regardais les épisodes d'un seul œil, ou dont je passais les dialogues. Gosick en a fait partie. Les derniers épisodes rattrapent le désastre, mais je ne peux pas dire qu'ils méritent à eux seuls de regarder la série.

Mais le couperet tombe avec les personnages. « Agaçants » est un mot trop faible pour les qualifier. Le couple Victorique / Kujo ne fonctionne pas un seul instant, surtout à cause de ce dernier. Sérieusement, des personnages comme Kujo, je ne veux plus jamais en voir en japanime, jamais. Ce gamin vient d'un pays éloigné, il rencontre une blondasse dans un tour, et dès lors il ne fait que le suivre comme un toutou à sa maîtresse, hurlant « VICTORICAAAA !!!! » au moindre pépin. Ce genre de personnage, qui est à la fois le protagoniste et le faire-valoir de Victorique, est le cancer de la série. On ne peut pas s'identifier à un personnage aussi nul, et on regarde son duo avec Victorique d'un œil désabusé, tant les dialogues sont à sens unique. On voit tout de suite qu'en bon faire-valoir, Kujo est soumis au caractère fort de la tsundere, et ce manque d'équilibre entre les deux rend le tout indigeste (exactement comme dans Shinrei Tantei Yakumo, mais à l'envers). De ce fait, les scènes où Kujo se retrouve seul relèvent presque de la torture. Les derniers épisodes tentent de rétablir un semblant de nuance, mais tombent dans un autre travers qui est le pathos facile.
Les autres personnages sont quasi-invisibles, puisque tout dans cette série n'existe que pour mettre en valeur Victorique. Heureusement, cette dernière n'est pas le plus désagréable des personnages, et elle parvient à sauver la série de la nullité totale. Son passé est bien sûr au centre de l'histoire de la série et il est progressivement révélé. Son chara-design est réussi et son doublage également, et ces messieurs apprécieront le fait de savoir que Victorique aime la pipe.

Le cadre de la série est sans doute la première chose à avoir attiré le spectateur. Bien que la principauté de Saubure soit fictive, on sent que le décor est inspiré de la France et voir notre bô pays ainsi utilisé dans une série d'animation japonaise a de quoi éveiller une évidente curiosité. Seulement, il faut avouer que si l'esthétique architecturale et le stylisme européen sont bien retranscrits (bien que très fantasmés, Japon oblige), l'histoire et la mentalité de l'époque sont à peine mentionnés. La Grande Guerre est évoquée, mais la fin de la série est une uchronie totale. Mais le problème numéro un, c'est la langue. Comment voulez-vous que s'opère une quelconque immersion dans cet univers si les personnages parlent japonais, se comportent japonais ? Ça a l'air con comme ça, mais c'est ce genre de détails qui amoncellent et qui font que l'on regarde Gosick avec une énorme distance, sans que l'on ne soit touché par quoi que ce soit. Je n'ai d'ailleurs même pas été touché par les génériques, que j'ai systématiquement passé par égard pour mes oreilles. On ne parlera pas de la réalisation technique, je ne suis pas méchant à ce point-là.


Le format de Gosick, de vingt-quatre épisodes, est tout à la fois sa plus grande qualité et son plus grand défaut. Qualité car cette longueur fait que l'anime prend son temps, évitant la précipitation qui caractérise certains animes récents. Mais il se trouve que Gosick n'a finalement pas grand-chose à dire ; les personnages restent cantonnés à leurs stéréotypes et évoluent peu, les enquêtes ne deviennent pas plus intéressantes, et l'histoire de Victorique n'a rien de génial. Reste l'ambiance, que la série parvient à fournir tant bien que mal ; le thème musical, qui revient sans cesse et qui marque ; et les derniers épisodes qui contiennent plus d'émotion que la série entière.

Je me refuse à qualifier Gosick d'échec, car l'ensemble parvient à surnager au-dessus de la masse actuelle, tout bien considéré. Si seulement le personnage de Kujo ne gangrenait pas l'ensemble, la série aurait eu un potentiel infini. C’est bien ce potentiel que je juge et de ce point de vue Gosick fournit le minimum vital. Je conseille Gosick à ceux qui ont du temps devant eux et qui n'ont rien d'autre à regarder. 6,5/10


les plus
- Jolie direction artistique
- Le charisme de Victorique
- Conclusion surprenante

Les moins
- Rythme trop lent
- Enquêtes passables
- Kazuya Kujo... Le seul fait de le voir m'énerve

6/10

#Par Ferokia le 03/07/2011 à 00:39

Gosick, ou l'art de faire une serie de 24 episodes sans aucun moment de lassitude!
Vous l'aurez donc compris ce sera une critique tres positive que je fais la, d'autant plus qu'elle est faite apres le visionnage du dernier épisode.

Dès le départ on est bien installé dans l'histoire, chaque personnage a son lot de mystères, un passé plutot complexe et tout cela nous est appris petit a petit tout au long de l'histoire. Cela est tellement bien fait que l'on a l'impression de se sentir de plus en plus proche des protagonistes, nous aspirant ainsi tristesse, pitié et diverses émotions enfin bon je vous en passe, j ai pas envie de vous gaver non plus. héhé.
La relation Kujo/Victorique, bien que l'on comprenne dès le départ qu'elle va être intense, est très bien développée tout en restant crédible. Ce n'est pas le cas dans beaucoup d'anime, enfin ce n'est que mon avis personnel mais bon...
L'évolution de l'histoire prend aussi un schéma assez interessant, en effet au départ nos deux héros sont impliqués dans des affaires qui ne les concernent pas forcément personnellement au point de se demander si Gosick ne va pas être une série fleuve, mais en continuant nous nous apercevons que les enquêtes révèlent des informations et provoquent des conséquences de plus en plus importantes.
Pour moi, les épisodes finaux sont tout simplement les meilleurs de la série et j ai même été stupéfait par la réalisation de l'épisode 23 ou on assiste ( ce qui est rare dans la série^^) a une scène de combat tout simplement époustouflante.
Il n'y a aucun épisode qui sort du cadre de l'histoire, donc s'il y a des hors-série, c'est impossible de les reconnaitre sans avoir lu les romans.
A partir du moment ou un personnage a un poil d'importance, il a sa propre histoire bien pensée, ce qui évite donc l'effet du "personnage vide".
Au début de l'histoire, il y a de fortes chances pour que vous soyez épaté par la facon dont les enquetes sont résolues, plusieures fois je me suis dis:"ha bah ca jamais j'y aurais pensé!" et c'est pour moi une marque signifiant que c'est plutôt réussit!

Vous l'aurez compris, Gosick pour moi est un des meilleurs animes de début 2011 et c'est pourquoi j'ai envie de lui mettre 8.5/10, mais comme je suis le premier a noter je vais arrondir a 8/10 ( ne me demandez pas ma logique^^)

8/10