La Traversée du Temps

Informations générales
- Format: Film
- Année: 2006
- Titre original: Toki wo Kakeru Shôjo
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://www.kadokawa.co.jp/toki...
- AKA:
- - 時をかける少女
- - Tokikake
- - The Girl Who Leapt Through Time
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Madhouse
- Réalisation: Hosoda Mamoru
- Chara-design: Sadamoto Yoshiyuki
- Auteur: Tsutsui Yasutaka
- Musique: Yoshida Kiyoshi
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: La Traversée du Temps
- Editeur: Kazé
Doublage
Mitsutaka Itakura (Kousuke Tsuda), Riisa Naka (Makoto Konno), Sachie Hara (Kazuko Yoshiyama), Takuya Ishida (Chiaki Mamiya), Ayami Kakiuchi (Yuri Hayakawa), Mitsuki Tanimura (Kaho Fujitani), Yuki Sekido (Miyuki Konno)
Notes
Ce long-métrage a remporté le prix spécial du Jury lors du Festival d'Annecy en 2007.
Synopsis
Makoto une jeune lycéenne dynamique et garçon manqué sur les bords va voir sa vie changer à tout jamais suite à une journée très spéciale. Levée en retard comme d'habitude, la jeune fille va vivre une dure journée rythmée par un enchainement poisseux de désagréments divers, événements qui la mèneront à obtenir un "pouvoir" bien pratique, celui de voyager dans le temps à sa guise.
Synopsis soumis par Boud
#Par Kanapeach le 22/11/2011 à 00:47
La traversée dans le temps, c’est un peu le film d’animation qui va me faire accrocher de suite par excellence. N’étant pas un grand sentimental, c’était tout de même assez méfiant que j’avais sauté le pas vers cette production dont j’avais vaguement entendu parler. Ce fut finalement une de mes plus grosses surprises, un long-métrage qui m’a pris à la gorge tout le long sans que je ne puisse m’expliquer la première fois. Ce second visionnage m’a permis de mieux cerner ce qui m’a plu.
La première des remarques que l’on pourrait faire, c’est envers l’esthétique très travaillée qui nous est proposée. Les plans fixes sont plaisants, le jeu des lumières particulièrement bien rendu, tout y est très agréable à l’œil et c’est sans problème que je le rapproche du haut du panier (les productions made in Makoto restent quand même intouchable dans ce domaine). A cela s’ajoutent le chara-design bien particulier des films de Mamoru, qui n’invente rien mais a l’art de toujours contenter le spectateur, et une animation fluide et sans défaut notable et l’on obtient un ensemble cohérent que l’on pourrait sans trop de problème qualifier de « beau ».
Le scénario en lui-même n’apparaît pas comme un des plus recherchés de l’histoire de l’animation japonaise, pourtant il se suffit à lui-même, il suffit à ce que nous voulions voir la suite sans désintérêt. Le thème abordé, le voyage dans le temps, est traité de manière assez enfantine par la figure centrale de l’œuvre, Makoto, tout du moins au début, puis va progressivement virer à l’utilisation obligatoire face à certaines situations (un peu de la même façon que L’effet papillon pour les connaisseurs). Sans partir dans le spoil, je tenais quand même à préciser que j’ai trouvé la fin bien amenée et a le mérite de nous éclaircir sur cette capacité étrange (ça change de tous ces films à « non-fin »)
Mais ce qui porte l’intérêt majeur dans ce film, ce sont les relations entretenues par les différents protagonistes, relations qui finissent toujours plus ou moins par nous rappeler un vécu tant elles sont proches de la réalité. Les réactions sont humaines, compréhensibles, on se dit que l’on aurait probablement suivi la même direction. Le trio est touchant sans jamais tomber dans la niaiserie, et chacun avec son caractère propre trouve un moyen de devenir attachant. Résolument tourné sur une forme de mélancolie, j’ai rarement été aussi facilement embarqué par des petites histoires d’adolescents, tantôt émouvantes, tantôt amusantes, bien souvent les deux à la fois.
Dernier petit point, celui de la musique et de la bande-son plus généralement. En plus de bruitages constants portant bien chaque scène du long-métrage (trois amis allongés dans l’herbe, le bruit des cigales, une légère brise) et apportant un véritable plus à l’immersion, les pistes de l’OST s’avèrent elles aussi sympathiques, parfois même excellentes (le thème principal, existant aussi en version chanté, résume assez bien toute la nostalgie à laquelle nous convie l’anime).
Je ne saurai comment expliquer ce qu’évoque pour moi La traversée dans le temps, si ce n’est un énorme coup de cœur (et pourtant je ne suis pas forcément un grand sentimental). Tout y est pour faire un bon film et ce furent 100 minutes de pur plaisir de mon côté.
#Par dregastar le 04/07/2011 à 11:58
La traversée du temps..
..de l'adolescence.
Ce film animé fait partie de ceux que je considère un peu comme un vrai film, avec des acteurs réels et a la fois tel un recueil de poésie.
Comme un vrai film car les personnages, les dialogues, les lieux où se situe l'histoire, l'image, les couleurs dans leur ensemble sont d'un tel réalisme que je l'ai perçu comme tel
Tout y'est simplifié, épuré et tantôt vieillot, tantôt pastel, d'un classicisme me faisant penser à un film.
Le genre de vieux film qui dégage une ame, un quelque chose, une impression qui nous rend indulgent, qui laisse comme une effluve, un souvenir particulier, même longtemps après visionnage. Une reflexion bien au delà de sa mise en scène, de sa réalisation, du jeu des acteurs et qu'on soit exigeant ou pas sur ces points là.
Un anime dont le titre, le sujet se veut légitimement être une oeuvre de science fiction comme on est en droit de l'attendre mais qui ne l'est pas dans le sens dans lequel on l'entend habituellement.
Surtout quant il s'agit de voyage dans le temps...
A la fois comédie sociale, comédie romantique de science fiction, il ne penche ni d'un coté ni de l'autre de ces genres, il les reunira simplement tous avec succès.
En le regardant j'ai eu l'impression de voir des films tel que Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (avec Omar Charif) qui est un film émotionnel, plutôt que de voir Retour vers le futur (avec Michael J.Fox) qui est pourtant d'avantage dans l'imaginaire et l'action.
Pourtant dans ce dernier il est question de remonter le temps aussi, mais aussi surprenant soit il, ce n'est pas à lui que j'ai penser en terminant La traversée du temps...
J'ajouterais que excepté le sujet de remonter le temps, ils sont aux antipodes l'un de l'autre.
J'ai pensé à ce film avec Omar Charif qui comme la traversée du temps, retranscrit avec poésie une émotion particuliere sur la notion du temps, l'apprentissage et la découverte de la vie.
Un poème comme une ôde à la jeunesse heureuse et insouciante loin bien loin de toute idée de grandir ou de responsabilités. Une ôde au temps a sa notion abstraite et rationnel de sablier d'où les grains précieux d'une vie et de toutes choses s’écoulent inexorablement.
Le temps que l'on voudrait figer pour le retenir,
Et le temps où l'on voudrait revenir,
Celui auquel on pense avoir quant il s'agit d'avenir.
Cet anime est un trompe oeuil, son coté simplet, leger peut faire penser qu'il manque de profondeur ou de peps. On peut dire que visuellement il manque de richesse, que la simplicité des personnage est peu avenante et déconvenue pour notre regard habitué a tant de prouesses de la Japanime dans ce domaine.
Pourtant paradoxalement on peut lui trouver une beauté, une richesse dans les détails,et remarquer que son animation peu conventionnel est en réalité une réussite de réalisme et de style. Cet anime a une particularité tant sur la forme et le fond de ses visuel que sur son animation et son scénario. Celle ci est qu'il réalise un tour de force en étant une de ces oeuvres rares qui ne laisse personne indifférent et qui a defaut d'être plébicité arrive a suciter indulgence et sympathie autour d'elle. Il peut juste passer pour un anime bien agréable qui ne chamboule rien ni personne autant qu'il peut être considéré comme une oeuvre profonde grâce à une réflexion originale, sur des thématiques vu et archi-vu.
Remonter le temps dans cet anime comme le fait notre héroïne, a la manière d'un jumper par des courses et des sauts demandant certaines intentions et beaucoup de maîtrise change de ces machine a remonter le temps , de ses gates dimensionnel, ces miroirs temporel etc..
Là c'est l'idée que je me faisait du pouvoir de remonter dans le temps, une idée qui s'inscrit dans le réel et l'imaginable. Il ne s'agit pas de remonter le temps pour revivre l'époque de d'Artagnan ou des pharaons tout comme il ne s'agit pas de revenir dans le temps pour enfin cocher la fameuse grille du loto qui nous rendra millionnaire.
Loin de tout ca et des ces clichés qui m'ont tant fait rever mais qui m'ont tellement lassé a force d'être chauffés et rechauffés a des sauces variées et même avariées.
Non, ici il s'agit juste dune adolescente se prénommant Makoto qui est une jeune fille tout ce qu’il y a de plus normale, légèrement garçon manqué amie de Chiaki et Kôsuke, deux garçons de son école. Elle vit une vie tranquille et plutôt agréable.
Un jour un peu par hasard, elle se retrouve avec la capacité surprenante de revenir dans le temps, bien que désorienté elle en profitera.
Notre héroine, donnera a ce pouvoir une dimension jamais vu a ce jour, c'est a dire qu'elle ne l'utilisera pas pour des envies de voyages dans des temps séculaires, ni pour des raisons matériels.
Makato usera de son pouvoir pour régler et fuir ses problèmes d'ordre sentimentaux et autres avec plus ou moins de succes et surtout chaque fois que ça pourra l'arranger..
On aura l'impression que derrière ces retours dans le temps et les raisons que je vous ais citées, il sera aussi prétexte de susprendre le temps, de vivre de revivre des moments intenses. Un peu comme si Makato faisait perdurer ses instants de bonheur de legereté qu'elle découvre, tout en faisant l'apprentissage de son pouvoir, des relations humaines et de la vie elle même.
Une façon brève et instantanée de faire durer un instant qui symboliquement quelque part, ressemble et va être vécu comme un "instant d’éternité" suis je tenté de dire.
Faire des bonds dans le temps autant pour changer les choses, les revivres ou les suspendre, ca n'est pas de tout repos et ca sera le quotidien de Makato désormais.
Un quotidien un peu plus remplis d'expérience d'émotion qui a cet age, nous préparent a évoluer et a devenir un jour des adultes.
Rien ne se fera dans la facilité, notre héroïne devra faire des choix, surmonter les problème de son existence et ceux que lui incombe son pouvoir, pour peut être enfin savoir prendre ses responsabilité.
C'est ces thématiques d'apprentissage de la vie, ce concept du temps, de remonter le temps qui ma plut dans cet anime et qui ma fait rédiger cette critique pour vous faire partager l'envie de découvrir ou de redécouvrir cet anime.
Un anime qui paie pas de mine, réalisé, mis en scène et imaginer sans aucunes prétentions ni d'effet glamour. Il se visionne de différentes façon a differents degrés. plaisant pour certains,plus que ca pour d'autre. La traversée du temps a cette richesse de favoriser un re-visionnage pour être a nouveau interprété et ressenti différemment. Seul ou accompagné, pour les petits comme pour les plus grands.
Conclusion :
Une fille, ses amis, ses joies ,ses doutes et un inattendu pouvoir de remonter le temps...
Un anime qui démarre fort, ne souffrira pas de gros temps mort, ni de pathos lourdingues même si une baisse d'intensité se ressentira a mi parcours.
Avant d'offrir un final original et meme surprenant.
La traversée du temps nous offrira une belle palette de personnages et d'émotions.
Une atmosphèere rafraîchissante, romantique et nostalgique, tout en délicatesse.
Nul besoin de grande blabla ou de grandes demonstrations pour percevoir le discours et les messages distillés par le film de façon sobre et subtile.
Certains seront touché comme moi, d'autres différemment ou pas vraiment, mais vous passerez certainement un bon moment avec cet anime un peu plus que sympathique.
Merci, c'est tout pour moi.
#Par El Nounourso le 15/06/2010 à 13:50
La Traversée du Temps marque sans aucun doute un virage dans la carrière de son réalisateur Mamoru Hosoda, cantonné jusque-là à réaliser des films Digimon ou One Piece... et finalement écarté de la direction du Château Ambulant.
Une fois n'est pas coutume, l'histoire se déroule dans un lycéen japonais où l'on suit le quotidien d'un trio d'amis. Makoto, la fille de groupe, tombe sur une mystérieuse coquille et découvre qu'elle peut alors remonter le temps. Ici, pas question d'imaginer une héroïne devenue milliardaire après avoir deviné les numéros de la loterie... Avec naïveté et insouciance, Makoto préfère rallonger ses séances de karaoké ou provoquer une rencontre amoureuse. Mais si chaque modification bénéfique provoquait une conséquence négative ?
Partant d'un script assez classique dans un cadre vu et revu, La Traversée du Temps développe une aventure passionnante centrée sur les préoccupations d'une lycéenne attachante et volontaire. Si l'histoire prend de l'ampleur vers la fin, l'auteur évite habilement de tomber dans la SF débridée en se concentrant sur personnages principaux. Une dominance de l'humain parfaitement mise en valeur par des dialogues de qualité, même en VF où les doubleurs s'avèrent très convaincants.
Madhouse a eu le nez creux en choisissant Mamoru Hosoda pour adapter le livre de Yasutaka "Paprika" Tsutsui. Drôle, fun et touchante, cette Traversée du Temps est une réussite sur tous les plans !
#Par le-crepusculaire le 03/12/2009 à 19:37
Introduction :
Encore une critique d'un film que j'ai eu l'occasion de voir cet été en VF... En générale je dirais que c'est une très bonne surprise ! C'est sur que comparé à ''sword of stranger'' c'est autre chose. Donc mes dames et messieurs passons aux détails.
Graphisme :
Il sont bien. C'est rare de voir un film d'animation mal fait de toute façon donc comme d'habitude de ce coté là vous ne pourrait qu'apprécier les décors, les personnages et les quelques petites animations très bien foutu tous le long du film ! De ce coté là pas d'innovations n'y de grand spectacle, mais quand même un bon moment pour nos yeux.
Musiques :
Les musiques sont plutôt pas mal, ce n'est pas ça qui attirera votre attention mais il fait quand même avoué que quelques-unes mériterais bien des applaudissement. Vous l'aurez compris l'image et le son vous bercerons donc dans l'ambiance de ce film.
Histoire :
On ne peut pas dire que l'histoire est mauvaise mais juste moyenne. L'intrigue est le seul gros point faible sur ce point là puis le thème de ce film, et vous l'aurez deviné, ''remonter le temps''... C'est un thème déjà vus et exploité sur tous ces angle d'après moi et ce film n'apporte rien à cet univers. Un bon jour un jeune fille c'est vus accordé le droit de remonter le temps... Bon après les personnages sont assez différents psychologiquement les uns des autres et ils sont plutôt plaisant. En suite on peut dire que la suite de l'histoire ce rattrape plutôt bien avec certain petit passages qui pourrait être inattendus et tous ça dans une ambiance de romance qui ne sera pas dès-agréable du tous ! Moi qui ne suis pas très Shojo, voir même pas du tous, j'ai trouvé les personnages touchants et attachants. Donc pour moi je dirais que l'histoire et quand même au dessus de la moyenne.
Conclusion :
Que vous soyez seul, ou en famille vous passerez un bon moment à tout les coups. Vraiment moi qui suis du genre exagérément défaitiste je ne voie pas à qui se film pourrait dès-plaire. Donc j'offre à ce film une bonne note de bon cœur car il le mérite.
#Par Krokko le 28/06/2009 à 23:41
Mageunifique! Très chers amis bipèdes, je vien de passer un très bon moment! (notez les répétition de l'adverbe). Le thème du temps m'a toujours beaucoup attiré, même s'il est très complexe à aborder. La peur du temps qui passe, les séparations et choix qui en découlent, tout cela est assez dur à retranscrire. Alors souvent, les animés se perdent dans des explications métaphysiques compliquées... C'est pour cette raison que j'ai grandement apprécié la simplicité scénaristique du scénario.
Je n'ai lu le synopsis qu'après m'être dit que j'allais voir ce film. En effet, ce qui m'a attiré au début c'est tout simplement le charadesign. Lisse, épuré et très soigné (sans tomber dans le baroque) ce charadesign m'a charmé, il est agréable et est un régal pour les yeux. Cela ajouté a des décors, pas réellement extraordinaires, mais que l'on apprécie tout de même, surtout l'animation des personnages de fond, et le soin qui leur est apporté.
Musique? J'ai pas fait attention, je préferai me plonger dans le graphisme, mais il y en a une qui m'a fait tilter, et je l'ai beaucoup apprécié (c'est vers la fin, vous savez quand Makoto ...).
Revenons rapidement sur l'histoire. Makoto obtient le pouvoir de remonter le temps. Elle s'en sert donc de manière plutôt futile. Pourtant, sa manière de s'en servir et les buts qu'elle cherche à atteindre évoluent avec le personnage. Ce n'est donc pas directement une prise de tête. Bon point ca.
J'ai dis que le scénario était simple. En effet, il ne va pas trop loin, mais reste dans les limites de l'intérêt. Certains pourraient trouver cela ennuyeux ...
Pour cela que je vais développer un point, que dis-je, LE point qui a fait que j'ai apprécié ce film : les personnages. Pris séparément, ils ont un intérêt léger, sans plus, comme un brise. Mais ensemble, tous les trois, ils forment une bande comme tout le monde a pu connaitre dans sa jeunesse. On se sent proche d'eux, ils sont attachants et tout le dilemme posé par le temps qui passe n'aurait de sens sans ce fameux groupe. J'ai même beaucoup apprécié les personnages secondaires (surtout la paire de copines qui tentent de vaincre la timidité de leur amie :p).
Voila on a qu'a dire que ca suffira! Ce n'est pas un film avec beaucoup de prétentions, mais la qualité de ses graphismes et de ses personnages en font un film à voir. De plus la simplicité du scénario fait en sorte que l'on n'ait pas besoin de se concentrer mais l'émotion est au rendez-vous, certaines scènes font sourire, ou rire, d'autre battre le coeur à toute vitesse, et d'autres encore, pleurer à chaudes larmes ...
#Par Scalix le 22/04/2008 à 13:40
Deux ans après sa sortie officielle, sans trop m’être renseigné dessus, j’ai découvert la Traversée du Temps. Faisant confiance aux critiques positives que l’on trouve un peu partout autour de ce film, j’ai découvert une histoire sympathique, sur de nombreux aspects, mais qui n’aura pas su me scotcher en touchant une corde sensible.
Eh oui, dommage. Car là où le film pose problème, très subjectivement, c’est dans son thème. Les déplacements temporels, c’est un sujet trop récurrent, et trop exploité, sur de nombreux supports, pour que je suive la Traversée du Temps avec le même enthousiasme que j’avais lors de mes premiers visionnages de Retour vers le Futur. Non, désormais, on connaît les combines du genre, les effets de stress, les épilogues façon « le serpent mort sa queue, la boucle est bouclée », etc, etc. Résultat, scénaristiquement le film est bon, mais le thème est lassant.
Néanmoins, les dialogues sont agréables. L’héroïne est une pile électrique, qui ne s’arrête jamais. Tonique, espiègle, déterminée et parfois franchement marrante, elle parvient à elle seule à donner un excellent rythme au film, tout en le gratifiant d’un ton léger particulièrement agréable.
Ses deux compares playboys sont eux aussi bien trouvés. Chacun possède une personnalité relativement bien travaillée, et s’avère être, grâce à la trame, mieux exploité que l’on ne le penserait. Cela dit, ne vous étonnez pas si dans un trio amical, dans lequel se trouvent une fille et deux garçons, vous constatez quelques scènes relativement prévisibles (bah ouais quand même…).
Enfin, le film se termine bien, et sa durée est absolument parfaite. En une heure et demi, on ne s’ennuie pas et l’histoire se développe sans temps mort ni cassure.
Visuellement, l’ensemble m’a semblé proche de certains projets de Makoto Shinkai, mais dans un genre différent, moins photo réaliste. En gros cette phrase doit vouloir dire que c’est peut-être un peu moins beau, mais que les décors sont quand même bourrés de détails et que c’est loin d’être désagréable à voir. Ouais, c’est ça.
Le character-design est assez sobre, tout en étant très expressif et assez fluide. L’essentiel des personnages sont assez stylés et rendent franchement bien.
L’animation est excellente, tout simplement. C’est tonique, dynamique, réaliste, et bien entendu très agréable à constater tout au long du film. Etant donné le format, on pouvait naturellement s’attendre à un travail de qualité, mais pour le coup, il est important de souligner qu’ici c’est vraiment un excellent travail qui a été fourni au niveau de la motricité des personnages. Et dieu sait que l’héroïne passe son temps à bouger.
Certains passages en 3D s’intègrent plus que bien à l’ensemble, et font preuve d’une réelle recherche. J’ai vu plusieurs séquences assez uniques dans ce film, très inventives et contribuant considérablement à l’impression de bonne réalisation.
Enfin, les doubleurs font comme pratiquement toujours un travail décent, et la bande originale du film s’accorde plutôt bien au ton général. Mention spéciale tout de même pour le thème principal, très agréable à écouter (cf. générique de fin).
Au final, La Traversée du Temps est un bon film. Ni mauvais, ni moyen, ni très bon : juste sympathique à suivre. Il fait partie, pour moi, de ces films auxquels je ne reproche absolument rien, mais qui ne sont tout de même pas parvenus à me toucher plus que ça. Ici, l’explication me semble claire : le thème, bien qu’agréable, est trop commun et trop connu pour qu’il parvienne à m’emballer réellement. Cela dit, sur la fin, le film s’avère faire preuve d’originalité, et parvient à surprendre le spectateur en jouant sur un dénouement imprévisible, mais très largement bienvenu.
#Par Starrynight le 13/07/2007 à 22:42
Auréolé de nombreuses récompenses récoltées de par le monde (lire cet article), Toki wo kakeru Shôjo (littéralement : la fille qui franchit le temps), abrégé en « tokikake » s’annonçait des plus prometteurs. Après son visionnage dans une salle obscure, le bilan est globalement très satisfaisant en ce qui me concerne.
La trame du récit, si elle est un grand classique de l’univers de la science-fiction, est assez inhabituelle dans celui des dessins animés japonais, et la manière dont elle est traitée mérite que l’on s’y arrête.
Un beau jour, Makoto peut voyager dans le temps, l’événement déclencheur est un peu flou mais peu importe, ce qui est intéressant c’est la manière dont elle va tirer profit de ce pouvoir aussi inattendu qu’éphémère et quelles en seront les conséquences pour son entourage et pour elle-même. Loin du héros qui utilisera cette capacité de voyage temporel pour sauver le monde ou de celui qui visitera telle ou telle période historique, Makoto l’utilise bien souvent pour des broutilles (voir sa visite régulière auprès du frigo pour inspecter son flan avant que sa petite sœur ne l’avale tout cru) et s’amuse beaucoup en faisant un peu n’importe quoi avec.
En la voyant, j’ai repensé au film « Un jour sans fin » où le héros, interprété par Bill Muray, est condamné à revivre sans cesse la même journée et finit par la mettre à profit pour aider ceux qu’ils rencontrent, se lier d’amitié avec eux et séduire la femme dont il est tombé amoureux. Dans Tokikake, Makoto persévère également pour comprendre les sentiments amoureux des deux garçons qu’elle côtoie tous les jours.
Le film joue bien évidemment avec les paradoxes qui résultent des voyages temporels de Makoto : la jeune fille connaît certaines informations avant que l’intéressé ne les annonce, elle peut influer sur le passé en continuant sur l’avenir, etc. Mais le film souligne aussi qu’il est très délicat de changer le cours du temps, même pour éviter un événement désagréable, car le remède se révèle souvent pire que le mal et Makoto se rend compte qu’elle implique des camarades qui vont souffrir à cause d’elle. La jeune fille se rendra compte de l’effet boule de neige et que changer trois fois rien peut avoir des conséquences insoupçonnées. Cependant, le film sait garder un ton léger et préserver son ambiance insouciante d’un bout à l’autre. De plus, le film a su trouver un ton humoristique qui fait mouche, notamment par la mise en scène de Makoto qui traverse le temps en faisant de grands sauts n’importe où et en ratant systématiquement son atterrissage.
Le film joue aussi sur un espace-temps récurrent, le passage à niveau, lors du passage d’un train, tandis que des petits bonshommes font tinter des cloches pour indiquer l’heure. Cette scène revient en de multiples déclinaisons et tout finit par graviter autour ce passage à niveau, symbole de l’éternel recommencement que permet le voyage dans le temps.
Mais c’est côté technique que le film déçoit un peu : graphiquement, c’est moyen, les arrière-plans deviennent vite simplement esquissés et l’ensemble fait vieux (le chara-design notamment). Le studio Madhouse nous avait montré beaucoup mieux, avec Gunslinger Girl, Black Lagoon ou Death Note par exemple.
Musicalement, la musique classique domine mais se fait discrète. L’ending, lui, est un archétype de la chanson mièvre et sucrée (plus sucrée que de la barbe à papa, diraient certains).
Tokikake n'en reste pas moins un bon divertissement et m'a fait passer un très bon moment.
#Par Boud le 05/05/2007 à 17:50
Toki wo Kakeru Shoujo (The Girl Who Leapt Through Time en anglais ) est le nouveau film d'animation de Mamoru Hosoda, jeune animateur talentueux et promis à un bel avenir.
Film "événement" dans la petite bulle des amateurs d'animations, il a raflé un bon nombre de prix un peu partout dans le monde, éclipsant les paprika et autres Tekkon Kinkreet, pour ma part il n'a "malheureusement" pas eu le même effet euphorique et rafraichissant sur mon humble personne.
Le fait que je sois vraiment hermétique aux histoires de lycéennes en quête d'identité y est surement pour beaucoup mais les histoires de voyages temporel ne sont pas ce qui se fait de foncièrement plus original même si le film se veut léger, comique et humain.
Techniquement le film est assez abouti avec une animation d'assez bonne facture, des décors vivants, une mise en scene parfois intelligente et quelques effets bien sympathiques (les chevaux en crayonnés qui courent lors de la scène de voyage dans le temps par exemple).
Au niveau scenario j'ai pour ma part trouvé ça un peu léger, limite pretexte et le pseudo "twist" de la fin un peu tiré par les cheveux. Les personnages sont quand à eux assez "humains" dans l'ensemble, malgré que le comique et les mimiques soient très présents mais surtout que certaines scènes "fleurs bleus" font un peu forcées et n'ont pas vraiment réussi à m'émeutre ou à me faire tirer la larme.
Pour conclure je dirais que Toki wo Kakeru Shoujo est un film sympathique, on y passe un agréable moment mais la "hype" autour n'est pas vraiment justifiée à mon avis, préférez lui Amer Beton au ciné.
