La Traversée du Temps

  • Format: Film
  • Année de diffusion: 2006
  • Titre original: Toki wo Kakeru Shoujo - Tokikake
  • Licencié: oui
  • Titre français: La Traversée du Temps
  • Editeurs: KAZE
  • Nombre d'épisodes: 1
  • Site officiel: http://www.kadokawa.co.jp/toki...
  • Studio: Madhouse Studios
  • Auteur: Yasutaka Tsutsui
  • Directeur: Mamoru Hosoda
  • Character-designers: Yoshiyuki Sadamoto
  • Musique: Kiyoshi Yoshida
  • Doubleurs: Mitsutaka Itakura (Kousuke Tsuda), Riisa Naka (Makoto Konno), Sachie Hara (Kazuko Yoshiyama), Takuya Ishida (Chiaki Mamiya), Ayami Kakiuchi (Yuri Hayakawa), Mitsuki Tanimura (Kaho Fujitani), Yuki Sekido (Miyuki Konno)

Synopsis

Makoto une jeune lycéenne dynamique et garçon manqué sur les bords va voir sa vie changer à tout jamais suite à une journée très spéciale. Levée en retard comme d'habitude, la jeune fille va vivre une dure journée rythmée par un enchainement poisseux de désagréments divers, événements qui la mèneront à obtenir un "pouvoir" bien pratique, celui de voyager dans le temps à sa guise.

Synopsis soumis par Boud

Par Scalix le 22/04/2008 à 13:40

Deux ans après sa sortie officielle, sans trop m’être renseigné dessus, j’ai découvert la Traversée du Temps. Faisant confiance aux critiques positives que l’on trouve un peu partout autour de ce film, j’ai découvert une histoire sympathique, sur de nombreux aspects, mais qui n’aura pas su me scotcher en touchant une corde sensible.

Eh oui, dommage. Car là où le film pose problème, très subjectivement, c’est dans son thème. Les déplacements temporels, c’est un sujet trop récurrent, et trop exploité, sur de nombreux supports, pour que je suive la Traversée du Temps avec le même enthousiasme que j’avais lors de mes premiers visionnages de Retour vers le Futur. Non, désormais, on connaît les combines du genre, les effets de stress, les épilogues façon « le serpent mort sa queue, la boucle est bouclée », etc, etc. Résultat, scénaristiquement le film est bon, mais le thème est lassant.
Néanmoins, les dialogues sont agréables. L’héroïne est une pile électrique, qui ne s’arrête jamais. Tonique, espiègle, déterminée et parfois franchement marrante, elle parvient à elle seule à donner un excellent rythme au film, tout en le gratifiant d’un ton léger particulièrement agréable.
Ses deux compares playboys sont eux aussi bien trouvés. Chacun possède une personnalité relativement bien travaillée, et s’avère être, grâce à la trame, mieux exploité que l’on ne le penserait. Cela dit, ne vous étonnez pas si dans un trio amical, dans lequel se trouvent une fille et deux garçons, vous constatez quelques scènes relativement prévisibles (bah ouais quand même…).
Enfin, le film se termine bien, et sa durée est absolument parfaite. En une heure et demi, on ne s’ennuie pas et l’histoire se développe sans temps mort ni cassure.

Visuellement, l’ensemble m’a semblé proche de certains projets de Makoto Shinkai, mais dans un genre différent, moins photo réaliste. En gros cette phrase doit vouloir dire que c’est peut-être un peu moins beau, mais que les décors sont quand même bourrés de détails et que c’est loin d’être désagréable à voir. Ouais, c’est ça.
Le character-design est assez sobre, tout en étant très expressif et assez fluide. L’essentiel des personnages sont assez stylés et rendent franchement bien.
L’animation est excellente, tout simplement. C’est tonique, dynamique, réaliste, et bien entendu très agréable à constater tout au long du film. Etant donné le format, on pouvait naturellement s’attendre à un travail de qualité, mais pour le coup, il est important de souligner qu’ici c’est vraiment un excellent travail qui a été fourni au niveau de la motricité des personnages. Et dieu sait que l’héroïne passe son temps à bouger.
Certains passages en 3D s’intègrent plus que bien à l’ensemble, et font preuve d’une réelle recherche. J’ai vu plusieurs séquences assez uniques dans ce film, très inventives et contribuant considérablement à l’impression de bonne réalisation.

Enfin, les doubleurs font comme pratiquement toujours un travail décent, et la bande originale du film s’accorde plutôt bien au ton général. Mention spéciale tout de même pour le thème principal, très agréable à écouter (cf. générique de fin).

Au final, La Traversée du Temps est un bon film. Ni mauvais, ni moyen, ni très bon : juste sympathique à suivre. Il fait partie, pour moi, de ces films auxquels je ne reproche absolument rien, mais qui ne sont tout de même pas parvenus à me toucher plus que ça. Ici, l’explication me semble claire : le thème, bien qu’agréable, est trop commun et trop connu pour qu’il parvienne à m’emballer réellement. Cela dit, sur la fin, le film s’avère faire preuve d’originalité, et parvient à surprendre le spectateur en jouant sur un dénouement imprévisible, mais très largement bienvenu.

7/10

Par Starrynight le 13/07/2007 à 22:42

Auréolé de nombreuses récompenses récoltées de par le monde (lire cet article), Toki wo kakeru Shôjo (littéralement : la fille qui franchit le temps), abrégé en « tokikake » s’annonçait des plus prometteurs. Après son visionnage dans une salle obscure, le bilan est globalement très satisfaisant en ce qui me concerne.

La trame du récit, si elle est un grand classique de l’univers de la science-fiction, est assez inhabituelle dans celui des dessins animés japonais, et la manière dont elle est traitée mérite que l’on s’y arrête.
Un beau jour, Makoto peut voyager dans le temps, l’événement déclencheur est un peu flou mais peu importe, ce qui est intéressant c’est la manière dont elle va tirer profit de ce pouvoir aussi inattendu qu’éphémère et quelles en seront les conséquences pour son entourage et pour elle-même. Loin du héros qui utilisera cette capacité de voyage temporel pour sauver le monde ou de celui qui visitera telle ou telle période historique, Makoto l’utilise bien souvent pour des broutilles (voir sa visite régulière auprès du frigo pour inspecter son flan avant que sa petite sœur ne l’avale tout cru) et s’amuse beaucoup en faisant un peu n’importe quoi avec.
En la voyant, j’ai repensé au film « Un jour sans fin » où le héros, interprété par Bill Muray, est condamné à revivre sans cesse la même journée et finit par la mettre à profit pour aider ceux qu’ils rencontrent, se lier d’amitié avec eux et séduire la femme dont il est tombé amoureux. Dans Tokikake, Makoto persévère également pour comprendre les sentiments amoureux des deux garçons qu’elle côtoie tous les jours.

Le film joue bien évidemment avec les paradoxes qui résultent des voyages temporels de Makoto : la jeune fille connaît certaines informations avant que l’intéressé ne les annonce, elle peut influer sur le passé en continuant sur l’avenir, etc. Mais le film souligne aussi qu’il est très délicat de changer le cours du temps, même pour éviter un événement désagréable, car le remède se révèle souvent pire que le mal et Makoto se rend compte qu’elle implique des camarades qui vont souffrir à cause d’elle. La jeune fille se rendra compte de l’effet boule de neige et que changer trois fois rien peut avoir des conséquences insoupçonnées. Cependant, le film sait garder un ton léger et préserver son ambiance insouciante d’un bout à l’autre. De plus, le film a su trouver un ton humoristique qui fait mouche, notamment par la mise en scène de Makoto qui traverse le temps en faisant de grands sauts n’importe où et en ratant systématiquement son atterrissage.

Le film joue aussi sur un espace-temps récurrent, le passage à niveau, lors du passage d’un train, tandis que des petits bonshommes font tinter des cloches pour indiquer l’heure. Cette scène revient en de multiples déclinaisons et tout finit par graviter autour ce passage à niveau, symbole de l’éternel recommencement que permet le voyage dans le temps.

Mais c’est côté technique que le film déçoit un peu : graphiquement, c’est moyen, les arrière-plans deviennent vite simplement esquissés et l’ensemble fait vieux (le chara-design notamment). Le studio Madhouse nous avait montré beaucoup mieux, avec Gunslinger Girl, Black Lagoon ou Death Note par exemple.
Musicalement, la musique classique domine mais se fait discrète. L’ending, lui, est un archétype de la chanson mièvre et sucrée (plus sucrée que de la barbe à papa, diraient certains).

Tokikake n'en reste pas moins un bon divertissement et m'a fait passer un très bon moment.

8/10

Par Boud le 05/05/2007 à 17:50

Toki wo Kakeru Shoujo (The Girl Who Leapt Through Time en anglais ) est le nouveau film d'animation de Mamoru Hosoda, jeune animateur talentueux et promis à un bel avenir.

Film "événement" dans la petite bulle des amateurs d'animations, il a raflé un bon nombre de prix un peu partout dans le monde, éclipsant les paprika et autres Tekkon Kinkreet, pour ma part il n'a "malheureusement" pas eu le même effet euphorique et rafraichissant sur mon humble personne.

Le fait que je sois vraiment hermétique aux histoires de lycéennes en quête d'identité y est surement pour beaucoup mais les histoires de voyages temporel ne sont pas ce qui se fait de foncièrement plus original même si le film se veut léger, comique et humain.

Techniquement le film est assez abouti avec une animation d'assez bonne facture, des décors vivants, une mise en scene parfois intelligente et quelques effets bien sympathiques (les chevaux en crayonnés qui courent lors de la scène de voyage dans le temps par exemple).

Au niveau scenario j'ai pour ma part trouvé ça un peu léger, limite pretexte et le pseudo "twist" de la fin un peu tiré par les cheveux. Les personnages sont quand à eux assez "humains" dans l'ensemble, malgré que le comique et les mimiques soient très présents mais surtout que certaines scènes "fleurs bleus" font un peu forcées et n'ont pas vraiment réussi à m'émeutre ou à me faire tirer la larme.

Pour conclure je dirais que Toki wo Kakeru Shoujo est un film sympathique, on y passe un agréable moment mais la "hype" autour n'est pas vraiment justifiée à mon avis, préférez lui Amer Beton au ciné.

6/10

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