Je vais en surprendre plus d'un mais je n'ai pas du tout aimé ce film. Bien que Miyazaki soit un réalisateur de génie, ce film est à mon sens raté. C'est l'exception qui confirme la règle.
D'abord l'histoire est bof-bof. Intéressante dans l'idée, je la trouve très mal exploitée et trop confuse. Certes, Miyazaki l'a certainement voulu ainsi mais ce choix ne m'a pas conquis. Trop de questions, trop d'éléments restent en suspens et le monde imaginaire embrouille encore plus l'esprit, déjà mis à contribution. Bref, c'est fouilli, brouillon et je ne suis pas entré dans ce monde fantastique.
Visuellement, rien à dire. Le génie de Miyazaki a encore frappé et "Le Voyage de Chihiro" est aussi bon que ses prédécesseurs. Le style, les couleurs, tout est encore parfait.
La musique est, par contre, moins bonne alors qu'elle est habituellement magnifique. Dès le début, en entendant la musique, j'ai su que ce film serait moins bon que les autres. Elle reste néanmoins au dessus de la moyenne des autres musiques fadasses que l'on entend en ce moment mais pour un Miyazaki, elle est décevante. Aucun thème ne m'a ravi et je n'en ai même retenu aucun. Pour moi, c'est mauvais signe car je suis très réceptif à la musique.
Donc vous l'avez compris, ce film m'a franchement déçu. Je suis ressorti empli d'une déception sans limite et d'un sentiment d'inachevé. Au moins, ce film prouve que Miyazaki est bien un être humain :)
Le voyage de Chihiro est le premier film de Miyazaki que j'ai vu, ma première oeuvre d'animation japonaise également. Mais après avoir visionné et apprécié les autres films de Miyazaki, je continue de trouver que Chihiro est son chef d'oeuvre. Il a un petit quelque chose qui le place un cran au-dessus des autres.
Tout d'abord, Chihiro est un spectacle merveilleux à la fois visuellement et musicalement, car ces deux aspects se marient ici à la perfection.
Le dessin - en particulier celui des décors - est somptueux tant chaque plan est léché dans les moindres détails et rend l'ensemble incroyablement réaliste. Le design des personnages est un peu moins fouillé, mais par contre les dessinateurs ont su insuffler une âme à leurs personnages et nous les rendre attachants : le vieux Kawaji un peu bougon, Haku et Yubaba qui cachent une grande bonté sous une froideur de façade, mais surtout Chihiro. On croit partager les émotions de l'héroïne, si pataude au début, ses moments de joie et ses coups de blues.
L'animation est irréprochable, ainsi que l'utilisation de l'ordinateur (ah, cette traversée des massifs en fleur !)
La musique, signée Joe Hisaishi, nous comble par ses thèmes simples qui correspondent si bien aux scènes du film. La musique trouve son apogée dans la chanson finale, interprétée par Youmi Kimura.
Du film, on retient des scènes fantastiques comme ces trains qui traversent le plan d'eau en traçant des sillons (j'apprécie partiuclièrement le passage où Chihiro prend le train pour aller au fond de l'étang, avec ces tranches de vie de gens anonymes qui croisent le chemin de l'héroïne et les paysages qui défilent en arrière-plan), le dragon harcelé par les bonhommes de papier et qui semble danser dans le ciel, Chihiro mangeant le soir sur le balcon d'où l'on a une vue imprenable sur le lac (et sur les trains qui y passent, j'y tiens ^^), ...
Au fur et à mesure de son parcours initiatique, Chihiro rencontre des personnages mignons (comme les boules de suif qui charrient le charbon) des gens dédaigneux (le personnel du bain), des gens au grand coeur (comme Kawaji), des personnages mystérieux (comme le Sans Visage), mais au final notre héroïne saura se faire apprécier de tous.
Miyazaki nous brosse ici le portrait d'une jeune japonaise actuelle, entre tradition (les bains) et modernité, dans un monde peuplé de kamis (dieux, esprits dans la religion shintoïste) auxquels on ne croit pas vraiment au début mais dont on s'habitue peu à peu à la présence. Mais le Japon d'aujourd'hui n'est-il pas quelque part un monde comme celui-ci (métaphoriquement, bien sûr) ?
Miyazaki et son équipe nous présentent un environnement d'une richesse incroyable, pontué de magie, de technique, d'émerveillement, d'une foule de petits détails auxquels on s'attache.
On retrouve les thèmes auxquels le maître nous a habitués : le besoin de sauvegarder la nature souillée par l'homme et sa technologie omniprésente, l'absence totale de manichéisme, l'espoir qui subsiste malgré tout, ...
Un film à ne pas manquer, que l'on aime ou non l'animation japonaise.
Rappelez-vous, de l'autre côté du tunnel, il y avait une ville merveilleuse ...
Autant aller droit au but, Le voyage de Chihiro est, à mes yeux, le meilleur film de Miyazaki. Rien que ça. Cela est dû au fait que la globalité du film est d'une qualité inexplicable et que l'on dévore le film du début à la fin.
Niveau visuel, on se prend une méchante claque. Si Chihiro semble assez banale, le maître a réussi l'exploit de la rendre formidablement attachante en la rendant formidablement humaine par ses gestes et ses comportements. L'animation est sans aucun doute l'énorme point fort du film. C'est un sans faute et le tout en animation traditionnelle, cette dernière étant ponctuée par quelques éléments 3D du plus belle effet. Les décors, savant mélange de Japon ancestral et comptemporain, donne droit à de véritables tableaux qui éblouissent nos pupilles. C'est beau, c'est fluide, c'est crédible, c'est le pied.
Les personnages du film sont multiples et variés, avec des caractères facilement identitiables et des attitudes réalistes. Mis à part les humains, chaque personnage a un charadesign différent, ce qui renforce leur personnalité propre. Du coup, on a affaire à un petit monde individualiste visuellement mais dès qu'ils sont tous présents, c'est une véritable foule de bonheur. Mention spéciale pour le design de Yubaba, à la fois effrayant et attendrissant.
Le scénario reçoit la palme d'or de l'originalité. Ici, pas question de savoir pourquoi telle ou telle chose se passe comme cela ou pourquoi un tel est ainsi. C'est comme ça et c'est tout. Miyazaki, par ses personnages et ses situations, tente de réveiller notre âme d'enfant, celle qui ne cherche pas d'explications. Car il est impossible d'expliquer tout ce qui se passe dans le film. On prend comme cela vient et c'est un vrai bonheur.
La musique est, comme dans chaque film du studio, un vrai bonheur. Chaque morceau est utilisé intelligemment et est composé avec beaucoup de finesse. Voir Chihiro sans le son? Ce serait du gaspillage, tant la musique complète l'ambiance magique du conte. De plus, les thèmes sont multiples et adaptés à chaque situation. Un bonheur je vous dis.
Pour conclure, que dire si ce n'est que Chihiro est à voir, même à revoir à l'infini. Même le spectateur lambda peut aimer ce film. Il suffit de le voir en laissant sa raison au placard et de réveiller l'enfant qui sommeille en vous. Un must indescriptible, un chef-d'oeuvre de l'animation, la gloire de Miyazaki.
Le voyage de Chihiro est le second film de Miyazaki qu'il m'ait été donné de voir. J'avais déjà été charmé par Mononoke Hime, et j'avais quelques craintes vis-à-vis du scénario de Chihiro.
Premier constat, c'est beau. Même très beau ; le mélange 3D/animation est superbe, les couleurs sont belles, l'animation parfaite. On est surpris une fois de plus par la qualité, par le soin apporté aux décors ; toujours ce souci de le perfection, ce respect de la nature que l'on ressent tant le détail et la finesse du dessin lui rendent hommage.
Les décors sont un mélange d'un Japon traditionnel et d'un Japon contemporain, ce qui nous fait complètement perdre nos repères. On plonge dans un conte, dans une monde quasi féérique, avec des règles qui lui sont propres, et l'on se laisse bercer par l'imagination d'Hayao Miyazaki.
Miyazaki nous fait aussi un superbe character-design. En effet, si à première vue le dessin peut paraître simpliste, voire banal, il est au contraire extrêmement travaillé. On a droit à un style ni trop exagéré, ni trop réaliste. Je pense que le Voyage de Chihiro est encore aujourd'hui le film des studios Ghibli le plus abouti visuellement. Un sans faute.
Le scénario est lui aussi très bon. On plonge dans cet univers magique, à la fois proche et éloigné du nôtre, où tout est possible, tout est envisagable. Les personnalités des protagonistes sont extrêmement bien travaillées, et toutes différentes. Entre Chihiro, Yubaba et Haku, on a droit à trois types de personnalités, mais sont toutes d'une excellente qualité.
L'histoire générale est simple, mais efficace. Chihiro est forcée à travailler dans un monde hostile qu'elle n'apprécie pas et qu'elle ne connaît pas pour rendre une apparence humaine à ses parents, transformés en cochons. Le thème en soit n'est pas particulièrement intéressant, mais la façon dont il est traité le rend presque fascinant. On découvre avec bonheur ce nouvel univers, et on s'y plaît.
Côté musique, comme d'habitude, c'est excellentissime. Joe Hisaishi, le compositeur attitré de Miyazaki, nous pond encore une fois des thèmes superbes, que l'on oublie pas. Même si son style n'évolue pas particulièrement d'un film à un autre, il parvient à innover légèrement à chaque fois, et surtout, à maintenir une qualité très élevée.
Dans l'ensemble, le Voyage de Chihiro est un excellent film, qui plairait aux novices de la japanim' tout comme aux initiés. Une oeuvre comme on en voit rarement, pleine de fraîcheur, qui pendant un peu plus d'une heure et demi vous fera retomber en enfance, et rêver.
Le voyage de Chihiro? Au début j'étais franchement sceptique. Mais après 5minutes j' étais conquise.
C'est une jolie histoire à la fois simple et fantastique, un joli conte qui se laisse apprécier aisément. Chaque personnage a ce grain de fantaisie qui fait qu'on ne peut détacher le regard de l'écran, et qu'on rentre toujours un peu plus dans le récit.
La petite Chihiro est d'un courage et d'une détermination à toute épreuve, j'en venais presque à l'envier!
Tout est en harmonie: l'histoire, la musique, les décors... et nous entraîne dans ce merveilleux voyage avec Chihiro.
Conclusion, je l'ai revu 3 fois d'affilée!! (^_^)
Tres sincèrement, je le conseille à tout le monde...