Les 12 Royaumes

Les 12 Royaumes

Informations générales

Staff technique [liste]

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Les 12 Royaumes
  • Editeur: Kazé

Doublage

Koyasu Takehito (Keiki), Hisakawa Aya (Nakajima Youko), Okano Kousuke (Aozaru), Ueda Yuuji (Asano Ikuya), Ookura Masaaki (Atsuyu), Nishimura Tomomichi (Enho), Nakata Kazuhiro (Gahou), Fujiwara Keiji (Gyousou), Katsuki Masako (Haku Sanshi), Matsumoto Yasunori (Kantai)

Synopsis

Yoko est le parfait exemple de l´élève modèle cherchant par dessus tout à plaire aux autres, elle mène une vie de tranquille étudiante au Japon. Cependant, sa quiétude sera troublée par la venue d´un étrange personnage aussi beau qu'énigmatique qui lui révèle son destin: devenir la souveraine de l'un des 12 royaumes de son monde.

Synopsis soumis par marwen

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#Par escafleiko le 09/01/2012 à 23:27

L'animé Les 12 Royaumes est inspiré d'une série de romans portant le même titre débutée en 1991 au Japon et publiée en France aux éditions Milan. Cette saga est une référence de l'héroïc fantasy au Japon et propose un univers recherché inspiré de l'Asie médiévale.


Il est rare de découvrir dans une série d’animation une famille japonaise tout ce qui a de plus ordinaire. Habituellement, les protagonistes sont loin du standard japonais. Peut-être parce que ces univers veulent être des soupapes pour les lecteurs ou les spectateurs qui ne désirent pas découvrir un univers trop proche de leur quotidien. Ici, NAKAJIMA Yoko
est une jeune fille tout ce qu'il y a de plus normale. C'est une élève modèle aussi bien appréciée de ses professeurs, que de ses amis et de ses parents. Afin de pouvoir entrer plus facilement dans le moule, sa mère lui demande de se teindre les cheveux car Yoko est naturellement rousse ; ce qui pose problème auprès de son professeur principal qui croit que son élève se teint les cheveux. Yoko accepte sans broncher la décision de sa mère.
A l'école elle a le bégin pour ASANO Ikuya, un ami d'enfance qui, lui, sort avec SUGIMOTO Yuka -une fille qui ne vit qu'à travers des romans fantastiques et qui n'est pas très appréciée par ses camarades-. Si Yôko la considère comme une amie, SUGIMOTO , ne la considère pas comme telle. Étant donné que Yoko l'ignore lorsqu'elle est en groupe, son appréciation de Yoko est compréhensible.
Son petit train-train quotidien va brusquement changer lorsqu'un jeune homme avec de longs cheveux d'un blond très clair -presque blanc- va pénétrer dans sa classe en se présentant comme son serviteur , Keiki, et de l'accepter en tant que tel. Peu après avoir accepté -plus par surprise et gêne que par conviction-, les fenêtres de la classe volent en éclat. Tous les élèves et le professeur présents seront blessés sauf le jeune homme et Yoko. Ce dernier l'invite à monter sur le toit pour ne pas entrainer de personnes innocentes dans leur histoire. Arrivés sur le toit, ils rencontrent ASANO et SUGIMOTO. Le groupe se fait alors attaquer par un géant oiseau noir avec une corne sur le bec. Le jeune homme donne à Yoko une épée. Apeurée et ne sachant pas comment manier une telle arme, elle ne cherche pas à affronter le volatile. Le jeune homme fera alors appel à un monstre pour la protéger. Une fois incorporée à son corps, la lycéenne manie contre sa volonté l’épée et vain le monstre.
Juste après cet évènement, Keiki force Yoko à le suivre dans son monde. Elle refuse prétextant qu'elle ne le suivra pas sans ses deux amis. Ni une ni deux, Keiki s'exécute et les emporte aussi.

Une fois pénétrés dans le monde parallèle des 12 Royaumes. Yoko constate que son apparence physique a été altérée. Son visage a bronzé et ses cheveux sont devenus rouge foncé. Cette nouvelle apparence surprend ses amis ne la reconnaissant pas au premier abord.
Le monde parallèle est inspiré de l'Asie du Moyen-Âge, aussi bien dans l'architecture, dans les tenues vestimentaires que dans les coutumes. Sauf que la langue ne ressemble à aucune langue asiatique. Ce que ne remarque pas au début Yoko qui entend du japonais. C'est la seule à pouvoir communiquer avec les villageois mais ces villageois n'apprécient pas leur présence. Pour eux, les "Kaikyaku" (visiteurs venant de Horai –Japon- ou de Chine) sont source de désastres et doivent être éliminés. En plus de l'hostilité des villageois, le petit groupe subit les attaques de « Yomas » -démons vivant habituellement dans la mer jaune -.
Étant donné que désormais Yôko arbore une chevelure rouge, elle doit aussi se teindre les cheveux afin de passer incognito –ce qui est assez ironique-. Le yoma qui s'est infiltré dans son corps s'avère être très efficace pour abattre les yoma qui les attaquent. Petit à petit sa répulsion de combattre et d’ôter la vie disparaît. Elle y prend même du plaisir poussant des rires de joie. Tuer ou être tuer ! L’important est de survivre.
L’épée donnée par Keiki est spéciale. Elle est capable de créer des visions pouvant être vu aussi bien par sa propriétaire que par d’autres personnes. Ces visions la torturent car elle y voit son monde. Du fait de sa disparition, ses amies et ses parents se posent des questions sur elle, ce qui la blesse énormément. Elle qui ne souhaite que rentrer chez elle ! En plus une espèce de singe n'arrête pas de lui tourner autour. Il semble bien la connaitre et est capable de lire les secrets les plus enfouis dans son cœur.

Lorsque l'empereur Céleste créa le monde, il créa 13 Royaumes. Au centre, la mer jaune, où se trouve le Mont Ho. A la périphérie huit Royaumes ont été créés et aux extrémités, quatre Royaumes. Pour chacun des royaumes, un kirin a vu le jour au Mont Ho. Ce dernier a comme mission de désigner le nouveau roi et de le servir (il y a donc 12 Rois et 12 Kirin).
Le statut de roi est le statut le plus élevé de ce monde. Il est entouré de hauts fonctionnaires qui l'aident à diriger le pays selon la "volonté du ciel". Ses hauts fonctionnaires dirigent des fonctionnaires. Le statut de fonctionnaire est un statut respecté, signe de réussite sociale. La majorité de la population cultive des terres, tient des boutiques, participe à l'animation des villages...
Si le roi ne suit plus "la volonté du ciel", on dit qu'il s'égare et son kirin tombe malade. Si le kirin meurt, le roi meurt. On peut aussi lui trancher la tête (seul moyen de tuer un immortel).

Graphiquement le design est réaliste. Les décors plongent le téléspectateur dans un univers asiatique travaillé. Un soin particulier a été porté sur les vêtements. Les protagonistes changent régulièrement de tenue et de coiffure dans les romans (et de ce fait dans l'animé). Chose assez rare pour un animé où, habituellement, on a l'impression que les héros ont la même garde robe.
Il est difficile de retranscrire toute la profondeur des romans et le travail psychologique que ONO Fuyumi a effectué sur Yoko. AIKAWA Shô (Scénariste) s'en sort très bien.
La présence des deux personnages originaux (ASANO et SUGIMOTO) permet de bien percevoir la différence de Yoko par rapport à des Kaikyaku ordinaires notamment avec la langue. Cet aspect du scénario est souvent oublié dans de nombreuses œuvres (romans, bandes dessinés, films) où les protagonistes sont transférés dans un monde parallèle. La question du langage ne pose pas de problèmes. Ces derniers peuvent communiquer sans soucis avec les habitants (El Hazard, Les saga écrite par Pierrre BOTTERO).
Au lieu de former un groupe unit dans l’adversité, la destinée des trois lycéens les obligera à se séparer. De ce fait chacun vivra une aventure propre. Cette manière de procéder renvoie à la structure même du roman qui propose différentes histoires sans réel lien. Certes il y a des épisodes qui forment un tout mais vous pouvez en lire sans avoir lu le début comme l’épisode 3 (La Majesté des Mers) et 5 (Les ailes du Destin).

La série TV fait 39 épisodes plus une série de 6 OAV
La première partie (épisode 1 à 13) vient d’être traitée dans cette critique. Pour introduire la seconde partie, un récapitulatif de la première a été monté. Là où on aurait droit à une succession d'images, ici ce récapitulatif est scénarisé et permet à Yoko de s'épanouir et d'en apprendre plus sur l'univers en intégrant des données qui n'avaient pas pu être intégrées durant le récit.
Cette seconde partie (épisode 14 à 21) traite le mysticisme des Kirin. On y suit l'histoire de Taiki (Kirin de Tai) dont la particularité vient du fait qu'il s'agit d'un kirin noir (couleur très rare). Par ce personnage, le téléspectateur en apprendra plus sur la vie du Kirin au Mont Hô. Taiki y apprendra à dompter les yoma afin d’en faire des shirei (yoma au service du Kirin) jusqu’au jour où il choisira le nouveau roi de Tai. L’histoire de Taiki se poursuit tout au long des huit épisodes du roman. Ici vous n’aurez droit qu’à l’adaptation de l’épisode 2 avec quelques informations tirées du second livre de l’épisode 6..
Dans la troisième partie (épisode 22 à 39), Yoko est confiée à un tuteur, nommé Enho, qui prendra soin de lui enseigner tout ce qu’elle doit savoir pour vivre dans ce nouveau monde. Cela lui permet aussi d’observer la vie quotidienne des habitants ; là où à ses débuts, elle ne faisait que les fuir. Par la suite, elle croisera, Suzu et Shôkei, deux jeunes filles d’à peu près son âge qui découvrent elles-aussi le monde.
Enfin la dernière partie correspondant aux 6 OAV (épisode 40 à 45) nous raconte la vie du roi de En avant son intronisation puis ses débuts en tant que souverain. Comme pour tout début de règne, le roi de En devra rétablir l’ordre dans un royaume en ruine ayant subit les désastres et les attaques de yoma du fait d’une très longue absence d’un souverain.


Les 12 Royaumes fait partie de mes animes préférés. De même pour les romans (même si certains épisodes ne m’ont pas emballé). Cette adaptation est magnifique et bien réalisée. Rien a été laissé de côté. Les décors sont travaillés donnant l’impression d’avoir réellement pénétré ce monde. Les différents vêtements sont bien distinct entre ceux du peuple et ceux en soie. Rien que par l’aspect vestimentaire, nous pouvons découvrir le statut du personnage. Étant donné le fait que Les 12 Royaumes se déroulent dans un monde inspiré du Moyen-Âge asiatique, on y retrouve les codes de cette époque. À l’instar du roman, les histoires contées peuvent être regardées séparément même si pour certains il y a un lien conducteur. Ces histoires mènent habillement mythologie, politique, intrigue et aventure. Enfin la bande originale est magnifique. L’utilisation d’instruments classiques (probablement japonais), est une passerelle efficace pour nous plonger dans cet univers.
Pouvoir traiter cette série dans sa globalité m’a semblé tellement difficile du fait de la profondeur de l’univers. J’ai préféré mettre l’accent sur la première partie afin de vous donner un avant goût de ce qui vous attend. J’espère que je vous aurai donné envie de la découvrir et peut-être que par la suite vous lirez les romans –l’œuvre originale-.

10/10

#Par Nakei1024 le 28/11/2011 à 21:22

Si vous avez apprécié Escaflowne, Saiunkoku Monogatari, Seirei no Moribito ou même Kyo Karah Maoh, il y a de fortes chances que cette production vous plaise également. Je dis de fortes chances car malgré tout, certains points peuvent déplaire à un spectateur non averti. Mais nous verrons cela au cours de cette critique.

Les 12 royaumes, c’est donc avant tout un univers d’une incroyable richesse plus qu’une histoire d’héroïc-fantasy. Si je devais donner une image, regarder cet anime, c’est comme lire un livre façon Tolkien. Comprenez là que le contenu est extrêmement dense et que l’histoire avance à un rythme relativement lent pour permettre d’en savourer chaque description ou événement. Même le passage le plus insignifiant s’étale ainsi facilement sur une centaine de pages, ou sur une poignée d’épisodes dans le cas qui nous intéresse. N’allez cependant pas croire que ceux-ci soient vides ou dépourvus d’intérêt. En effet, si scénaristiquement l’ensemble évolue assez peu (après tout, on ne suit qu’une courte période allant de l’arrivée de Yoko jusqu’à son couronnement puis ses premières joutes politiques), chaque image, chaque plan ou dialogue a été mûrement pensé pour donner un maximum d’informations sur ce monde merveilleux dans lequel Hommes, Dieux et Démons cohabitent au gré d’un équilibre fragile. Symbole de cet équilibre, les rois et l’animal sacré de leur royaume amènent paix et prospérité aux terres dont ils ont la charge (du moment qu’ils respectent la volonté divine), mais le pays dépérira lentement si un successeur tarde à faire son apparition. Dans la théorie, un roi qui vit longtemps (l’immortalité étant accordée à lui et ses serviteurs, même les plus humbles) se retrouve à la tête d’un état politiquement stable avec un peuple aux conditions de vie globalement élevées.
Dans cet univers extrêmement régenté et obéissant à des règles strictes (même si le souverain peut être issue de n’importe quelle classe sociale), il convient de connaître les principaux titres et la hiérarchie en place. Si au début cela peut sembler difficile, très rapidement le spectateur se surprend à nommer instinctivement les protagonistes en fonction de leur statut et estimer le rôle qu’ils auront dans les complots agitant le début du règne de la nouvelle reine de Kei.
Ainsi donc, malgré 45 épisodes (vus en une semaine pour ma part) particulièrement denses de contenu permettant de mieux comprendre le fonctionnement des 12 royaumes, j’ai l’impression de n’avoir eu qu’un bref aperçu de l’immense potentiel scénaristique à disposition des producteurs. Au final, cette série déjà longue ne serait qu’un simple guide pratique utile au voyageur pour ne pas arriver en terrain inconnu, ce n’est qu’alors qu’on arrive à la fin que les choses sérieuses pourraient commencer et que l’on aurait l’occasion de réellement voir ce qu’il adviendra de Yoko devenue reine et de son entourage. Ce serait également l’occasion de découvrir les autres royaumes dont certains sont à peine survolés comme lors d’une visite touristique rapide (on n’a à peine le temps de s’arrêter pour regarder que déjà une nouvelle surprise apparaît devant nous…et disparaît aussi vite). Il y a de quoi se sentir frustré, mais c’est bien la preuve que l’anime a réussi à nous envoûter, à tel point que l’on refuse de lâcher cet univers magique.

Le scénario peut se diviser en 4 arcs d’une dizaine d’épisodes chacun, d’intérêt globalement équivalent. Yoko sert principalement de fil liant ces différents arcs, et comme c’est au travers de son regard que l’on étudie les cultures et mœurs des contrées visitées, la politique mais également tout ce qui touche au surnaturel, on se sent très proche d’elle, à tel point que l’on pourrait presque prendre sa place si l’occasion nous en était donnée.
Et c’est justement pour cela que le scénario évolue si lentement à chaque fois : de même que Rome ne s’est pas faite en un jour, Yoko ne peut espérer devenir une reine compétente sans avoir auparavant compris son rôle, trouvé des amis sages et fidèles capables de la conseiller en cas de doute et ramené l’ordre dans le palais laissé aux mains de politiciens peu scrupuleux.
Dans une situation normale cela prendrait des années. Ici la jeune femme à peine sortie de l’adolescence n’aura que quelques mois, soit 45 épisodes. Autant dire qu’il va falloir cravacher et ingurgiter une quantité phénoménale d’informations durant ce laps de temps.
Malgré tout, ceux qui s’attendent à une histoire épique avec des batailles et affrontements titanesques entre armées guidées par des personnages charismatiques et héroïques seront forcément déçu, puisque ici, il est davantage question de politique que de pratiques militaires.

Techniquement, l’anime n’a pas à rougir. Si les premiers épisodes sont assez moyens (voire médiocres), très vite on monte en qualité pour atteindre une réalisation exemplaire dans le style Chine médiévale.
Chacun des protagonistes rencontrés en cours de route est extrêmement travaillé et jouit d’une personnalité souvent plus complexe qu’il n’y paraît. Le 3ème arc m’a véritablement bluffé avec certains personnages suivant un mode de pensée plutôt retors poussés à l’extrême et capable du pire comme du meilleur selon leur état d’esprit.
Il est juste dommage que d’un arc à l’autre, seuls les personnages les plus importants aient droit de cité, les autres étant purement et simplement envoyés en coulisse en attendant une hypothétique réapparition sur le devant de la scène. C’est dans ce cas là qu’une suite aurait été la bienvenue pour avoir l’occasion de les revoir une fois de plus et de suivre leur évolution (aussi bien personnelle que publique).

Bref, je ne m’étendrai pas davantage sur le sujet, mais je finirai en disant que voilà un superbe anime qui m’a donné l’impression d’être en pleine lecture d’un roman riche de contenu. Dommage qu’il soit si court (45 épisodes, c’est vraiment trop peu pour une production de cet acabit) et s’arrête juste au moment où cela devenait palpitant et passionnant.

8/10

#Par Einzbern le 30/10/2011 à 14:08

Les 12 Royaumes, par où commencer?! N'étant pas un grand amateur de l'Asie féodal, j'ai cru que j'allais très vite abandonner Juuni Kokki à son triste sort. Il n'en est rien! Mariant à merveille aventure, fantasy et mythologie, je me suis laissé charmer par cette petite perle qui cache en réalité un univers immensément plus grand que n'importe quel anime en tout genre.

Tout d'abord, la réalisation est loin d'être au top. Les dessins font vieillots, l'animation n'est pas terrible. Quand les personnages marchent, on a l'impression qu'ils ont un balai dans le cul. Ceci-dit, les paysages sont nombreux et variés, et pour le coup, sont plutôt sympas à voir. La musique est le seul point fort pour cet aspect de l'anime. Des bgm qui nous renvoient directement dans la Chine antique et surtout un opening magnifique. Enfin bref, pas terrible pour une première impression. Si vous vous accrochez, vous remarquerez que l'aspect graphique s'améliore au fil des épisodes.

Les personnages sont pour la plupart géniaux et évoluent tous au fur et à mesure. Prenons l'exemple de Yoko, l'héroïne. Au début, on sera tenté de lâcher ce petit bijoux dés les premiers instants. Une pleurnicheuse se faisant rouler dans la farine par tout ceux qu'elle rencontre. Mais petit à petit elle se prendra en main. Cet évolution est notable chez plus ou moins tous les personnages sur lesquels on s'attarde. La trahison étant omniprésente dans les 12 royaumes, on se méfie toujours des rencontres aussi sympathiques soient-elles. Ceci-dit, tous les personnages ne sont pas des salauds de première! Mention spécial à Rakushun qui est bien un des individus les plus touchants que j'ai vu. Tout le monde a son rôle à jouer, rien n'est laissé au hasard, la moindre rencontre a ses répercutions dans l'histoire.

Le scénario est bien mené, tout est calculé et maitrisé pour notre plus grand plaisir et ça se ressent. L'intrigue principal nous mène par le bout du nez et sait se renouveler quand il le faut. Car oui, 45 épisodes c'est beaucoup, mais le scénario nous tient en haleine tout au long. Tout les épisodes servent à définir l'univers dans lequel on est à coup d'histoires annexes intéressantes et avec son lot de surprises et de révélations. Une histoire qui ne vous laissera surement pas de marbre...

Nous en arrivons donc au plus gros point fort de Juuni Kokki, son univers incroyablement fournis jusqu'au moindre détails. C'est assez hallucinant de voir ça, je ne vais pas tout vous citer, non seulement ça vous gâcherait la surprise mais surtout j'en suis incapable. Il y a beaucoup trop d’éléments pour qu'on se souvienne de tout. En général, les épisodes résumés, vous les zappez je suppose? Et bien là, je vous garantis que vous allez les suivre de toutes vos forces pour essayer de rassembler les pièces du puzzle. Pour vous dire, on en apprendra même jusqu'à l'unité de mesure au royaume de Kei. Maintenant que j'en parle, on en arrive a un autre point noir de l'anime, ses épisodes résumés un petit peu trop nombreux. Même s'ils sont forts utiles, ils sont en effet un peu trop intempestif quand on arrive vers la fin de la série. Pour les plus distraits, ça fera plaisir évidemment. Mais quand on arrive à la fin de la série, on sait déjà que ce n'est pas un anime à regarder un lendemain de soirée.

Les 12 Royaumes, une œuvre que je conseil à toutes et à tous. Un scénario aux multiples facettes, un panel de personnages impressionnants, et son univers gigantesque.

8/10

#Par shadow8 le 29/08/2011 à 02:22

Les douzes royaumes plus qu’un scenario, un univers

Par où commencé, cet anime magnifique. Voilà, il y a quelque année, j’ai visionné cette œuvre qui est tout simplement extraordinaire. Le scénario à la base, on peut croire qu’il est simplet, mais au fur à mesure que l’anime avance et plus on voit qu’il y a beaucoup de ressource sur l’univers, la panoplie de personnage, une ost vraiment des plus réussi.

Le gros point de que j’ai adoré est l’univers. C’est vraiment bien décris, bien pensé, très énorme que l’anime n’a pas le temps de tout nous montré. Au fur à mesure de l’anime, il y a les arcs qui nous fait découvrir l’univers de plusieurs personne social, de simple empereur, politicien, mi-bête, kirin, princesse et ect… L’anime se coupe en quatre arcs et celle que je préfère sont la deuxième et la quatrième qui n’ont pas beaucoup rapport au personnage principale Yoko. De voir aussi que celle qui a écrit les livres a pensé de crée un monde fantaisie en s’inspirant des dynasties chinoise et c’est déjà gagnant parce que j’adore tout ce qui histoire historique de la Chine et du Japon. D’ailleurs, c’est comme si on pouvait rentrer dans l’univers et qu’on pourrait crée son propre scénario et pensé qu’il y aurait pu avoir de grand héros disparait devenue empereur ou habitant sur ce monde magnifique.

Il y a beaucoup de personnage dans cette œuvre et ils sont quasiment tous important, d’ailleurs mon personnage préféré l’empereur de En, Shoryu, il est charismatique, il y a passé assé marquant, un des personnages le plus développés de l’anime et joue un rôle important surtout dans l’arc 4 où on peut voir ses valeurs encore plus et on ne peut qu’apprécier ses moments. Yoko, le personnage principale, elle évolue au fur à mesure de l’anime et c’est pour le mieux parce qu’elle m’nervait au début, mais c’est pour le mieux, elle devient de moins en moins angoissé, elle prend plus d’assurance, elle s’entoure mieux et elle a meilleur estime de soi pas comme au début. Il y a aussi taiki que j’ai apprécié de l’arc 2, on en apprend beaucoup sur l’univers, la fin de l’arc laisse beaucoup de mystère et ça me laisse sur mes nerf parce que c’est vraiment intéressant, donc chose à suivre en lisant les romans. Il y a aussi la musique qui est sublime, elle rajoute un gros plus, c’est du bon travail, de la vrais inspiration asiatique comme on les aime, il y a même une ost avec un arrangement avec des instruments asiatique, une ost avec piano et bien sur des morceau de musique épique. Niveau animation, c’est bien fait pour 2003, on voit l’amélioration plus qu’on avance et les détails sont superbe surtout quand il arrange Yoko.

En conclusion, c’est un vrai petit bijou à regarder, vous ne ennuierez pas en regardant cette anime et un conseil ne vous fiez pas aux premiers épisodes, je n’avais pas accrochés, mais les reste est superbe et c’est pour ça que je lui mets un 8/10

8/10

#Par kanaria le 29/06/2010 à 13:38

La première fois que j'ai vu les 12 royaumes, je me suis arrêté au premier épisode. L'héroïne avait un tel caractère, un manque de personnalité quasi parfait,tellement insipide que j'en ai attrapé un mal de tête. Impossible à poursuivre!

Il m'a fallu deux ans pour revenir dessus, grâce aux romans. On est loin de Hakunaru ou tous les autres du même genre. De la politique comme je l'aime avec un brin (plutôt épais) d'héroic-fantaisie. Pas d'histoire d'amour à l'horizon pour me gâcher mon plaisir, bref s'approcherait-on de la perfection? Oui, même quand on est un peu déçu par la chute brutal de l'histoire et le revirement de personnalité improbable de certains personnages.

Un monde se crée devant nos yeux pour notre plus grand plaisir, et on y adhère entièrement.
Les personnages sont travaillés de bout en bout et même si certains portent encore sur mes nerfs, j'ai fini par adopter la plupart d'entre eux.

En résumé, cet animé est une perle. L'adaptation de l'anime aux romans est quasi-parfaite, l'ambiance est réellement retransmit.

Bref après réflexion, cet anime vaut le détour et fait parti de mes coups de coeur durable.
A voir et revoir, donc!

8/10

#Par Krokko le 09/01/2010 à 21:11

Je suis tombé amoureux des 12 Royaumes, leurs paysages, leurs rois et reines, leurs démons et créatures magiques. Mais c'est un amour déçu que je ressens, tant cette série est incomplete. Ce n'est pas une série d'aventure à proprement parler, mais une histoire descriptive, racontant un pays imaginaire. Autant dire que ce n'était pas possible en 45 épisodes seulement. 45 épisodes divisés par 12+1 royaumes, avec en plus un parallèle avec le Japon, ça ne fait pas une grosse moyenne. L'animé ne traite qu'une partie des livres et une suite ne serait pas de trop, l'un des arcs, faisant cinq ou six épisodes tout de même, n'a pas de fin et se conclut brutalement. Mais ce n'est pas le seul défaut, il y en a beaucoup de petits.

Graphiquement c'est assez correct. Les paysages sont bien rendus et variés, le chara-design n'est pas désagréable et on arrive à différencier les différents personnages. Mais pour uen série de 2003, l'animation laisse un peu à désirer. Elle n'est pas mauvaise, loin de là mais reste à la moyenne. L'OST est tout à fait à son image, correcte mais pas transcendante. D'un point de vue technique donc, ce n'est pas extraordinaire mais la série se défend tout de même.

Le plus gros morceau reste au final, le scénario, principal intérêt. Pour être plus clair, je vais faire une grossière comparaison : ce scénario, c'est une grosse corde de chanvre (non je ne suis pas un sado-masochiste fan de bondage). Vous savez, le genre de corde super épaisse, large et solide, qui sert à amarrer les bateaux. Elles ne sont pas formées d'un seul corps, mais de plusieurs petites cordelettes entrelacées, grosse corde qui peut donc s'éfilocher. Pour les 12 royaumes c'est pareil. Sur une vingtaine d'épisodes, où on suit majoritairement Yoko, le scénario est fort, puissant, entier et captivant. Puis ça part dans tous les sens. L'arc dont je parlais précédemment se passe au Japon et se mêle à un récit au passé. Seulement, il n'y a pas de conclusion à cet arc, alors que l'on portait de plus en plus d'intérêt pour ses protagonistes, et on passe directement au suivant. Dans celui-ci, on voit beaucoup moins Yoko pour notre plus grand déplaisir. On suit trois personnages en même temps, dont la personne sus-nommée. C'était sûrement le meilleur moyen d'explorer un petit peu plus les différents royaumes, en un nombre d'épisodes réduits, mais les deux nouvelles venues manquent franchement de crédibilité et tape assez souvent sur le système. Parfois, les petites cordelettes scénaristiques se rejoignent, pour une rencontre entre les protagonistes et ce sont les meilleurs moments. Malheureusement, ils représentent une petite fraction des épisodes, et les passages qu'on attendait intenses, tombent plutôt mollement. Ce n'est pas que le scénario n'est pas intéressant, c'est juste qu'en même temps de ne pas être exploité à fond, il part un peu n'importe où, n'importe comment.

En me relisant, je me rend compte que ma critique est assez acide et dresse un bilan plutôt affligeant. Pourtant, j'ai réussi à regarder 45 épisodes en une seule semaine, tout en bossant à côté. Je ne me suis jamais ennuyé, même quand ça part "un peu en sucette". Seulement c'est l'un des plus grands défauts de l'animation que nous retrouvons dans les 12 royaumes : par manque de temps, d'argent, d'intérêt des spectateurs ou pour je ne sais quelle raison, cette série n'est pas aboutie.
Pourtant, ses qualités sont nombreuses, un réel effort au niveau des intrigues politiques, un monde prenant d'authenticité, un personnage principal vraiment attachant et beaucoup d'imagination de la part des créateurs. Rien que pour ces quelques raisons, je conseil chaudement l'aventure.

7/10

#Par nic la nique le 20/12/2009 à 16:44

JUUNI KOKKI ou les 12 royaumes est une série d'animation de 2003 qui commence de manière assez classique, une collégienne va en cours etc... Mais très vite un mystérieux personnage ténébreux fait son apparition, il recherche notre héroïne, il a quelque chose à lui dire...

Je ne rentrerai pas dans les détails pour ne pas vous gâcher le visionnage car je déteste ça et je ne me laisserai pas aller a quelques comparaison idiotes avec d'autres séries, mais c'est à ce moment là que l'aventure commence.

Et une aventure comme je les adore : de l'heroic fantasy. Car cette animation n'est pas sans rappeler les batailles fantastico-épiques des jeux de rôles tels que donjons et dragons ou même warhammer battle, et ça franchement quand c'est bien fait comme ça, on en redemande.

Et tout au long de ce petit chef d'œuvre vous rencontrerez une multitude de personnages plus attachants les uns que les autres, avec des pouvoirs et parfois même des roles importants à jouer dans ce scénario basé sur un monde étrange ou 12 ROYAUMES prédéfinis se tirent la bourre, pactisent, s'écroulent, le tout dans un système féodal imaginaire et fantastique que les créateurs de cette série nous ont pondu.

Ici le ton est toujours sérieux, sans bouffonnerie aucune et sans anachronismes gênants.
Stratégie politique, royaume en déclin, guerres sanguinaires et créatures fantastiques ; le scénario est une sorte de toile d'araignée avec ses histoires presque indépendantes, qui parfois se recoupent, ou nous sont contées dans le but d'éclaircir quelques points sombres du scénario, c'est toujours très bien fait et on s'immerge jusqu'au cou dans ce monde étrange.


A savoir : La série évolue au niveau du graphisme tout au long de ces 45 épisodes, le début étant assez grossier, arrivé à la moitié, le design est beaucoup plus abouti ainsi que les couleurs, pour notre plus grand bonheur.

J'ai passé un très très bon moment dans les 12 royaumes, tous les ingrédients d'une série réussie sont réunis et je sais que je la regarderai à nouveau d'ici quelques années.

A tous les fans d'heroic fantasy, de médiéval, d'obscurantisme ou de machinations féodales:
C'EST PAR LA QUE ÇA SE PASSE!

8/10

#Par Sirius le 07/04/2009 à 22:46

Les 12 Royaumes, c’est « l’ancêtre » de Saiunkoku Monogatari, un ancêtre désormais dépassé sur tous les points tellement l’histoire ne possède pas le même génie ni l’intensité.

L’histoire commence comme Escaflowne : les premières scènes se situent dans un Japon contemporain où Yoko traverse une phase délicate de son adolescence. L’héroïne se trouve ensuite projetée bien malgré elle dans un univers parallèle, un monde fantastique qu’elle devra apprendre à connaître pour mener à bien le rôle qui lui sera échu.

Les 12 Royaumes met en scène un univers cohérent et une héroïne à laquelle on s’attache durant son périple initiatique. Dans une société aux douces senteurs d’Orient médiéval, magie, bêtes légendaires, mythes et civilisation s’enchevêtrent. Les éléments du récit développent en détails un univers coloré, finement esquissé et accompagné de charmants morceaux de flûte. On prend du temps à nous initier aux chaînons les plus complexes de la tradition et de la politique des 12 Royaumes.

L’histoire tend ainsi souvent à se perdre car certains arcs nous présentent les subtilités des traditions des 12 Royaumes sans se rattacher vraiment à l’intrigue principale. Cela donne au final un scénario intelligent mais lent, sérieux à défaut d’être passionnant. Les 12 Royaumes, c'est une œuvre maitrisée, sans être transcendante.

6/10

#Par Abho le 22/05/2008 à 05:35

Je dois avant tout vous prévenir, par acquis de conscience, Juuni Kokki est un anime d'un genre que j'apprécie. La principale conséquence en est donc que, aussi objectif que je veuille être, retenez bien que j'ai une propension à aimer ce genre de série "politique" avec luttes d'influences, machinations et autres trahisons. Il me semble cependant avoir été capable de voir la qualité du scénario sans être ébloui par ce thème que j'affectionne. Et pour cause ! Après avoir vu Saiunkoku Monogatari, comment ne pas voir ces points faibles qui sont parfois allés jusqu'à m'écoeurer de certains épisodes...

Je ne m'étendrai pas sur les éléments sonores et graphiques, juste quelques mots pour vous dire que oui, le chara-design est agréable et que non, le chara-design n'est pas agréable. (o_O) Disons que son originalité vient d'une sorte de "maturité" des personnages (j'aurais pas pu mieux l'exprimer marwen ^^), mais qu'en même temps, certains angles ne sont pas appréciés des dessinateurs... Remarquons notamment la vue de face qui se caractérise par l'absence de nez, et les vues inhabituelles telles que ¾ face en plongée ou en contre-plongée qui donnent des bouches mal placées, avec les lèvres qui bougent bizarrement et des yeux disproportionnés. Bon ça énerve, surtout dans les périodes où l'animation craint et où les lèvres ne font aucun effort pour s'ajuster aux paroles de la doublure, mais au final, ça ne dérange que dans les périodes où le scénario devient mou. Je préciserai par la suite ce que j'entends par "mou"... Pour revenir un peu sur l'animation, c'est pas trop mal fait, mais certaines incohérences m'ont empêché d'en apprécier pleinement les nuances... Non messieurs japonais, lorsque l'on saute et qu'on arrive d'en haut pour trancher un ennemi en deux, on ne retombe pas derrière lui... :-/
Notons tout de même au crédit de cet anime qu'il n'y a pas en combats de phases de dialogues qui durent des heures, ni de sauts qui durent 5 secondes et pendant lesquels l'ennemi ne fait que fixer en l'air... Concernant la bande-son, disons, pour reprendre une formule méliorative que j'avais déjà utilisée, qu'elle est simple mais efficace et nous plonge dans l'ambiance sans que l'on s'en aperçoive et sans que la musique ne se fasse remarquer.

Venons-en à l'anime en lui-même. Etonnamment, les arcs sont traités de façons totalement différentes. Tandis que le premier suis un schéma narratif assez classique, centré sur l'héroïne avec, rien d'inhabituel à cela, quelques séquences réservées aux vilains-pas-beaux, le troisième a une trame assez hachée, constitué de trois "destins croisés" - ou plutôt qui se rejoignent, alors que le dernier est l'occasion d'une mise en abîme, quelqu'un racontant à l'héroïne une histoire de son lointain passé. Mais quel est l'intérêt de raconter ça me direz-vous ? Eh ben ça va vous aider à comprendre pourquoi il y a des phases "molles"...
Le premier arc est assez inégal, constitué de phases au dynamisme évident aussi bien que de phases où rien n'avance et où l'on a l'impression de tourner en rond. Dans ces phases là, généralement, un personnage en profite pour s'enfoncer dans un délire psychologique plus ou moins compréhensible, ce qui, doublé par la lenteur du scénario à ce moment là est assez énervant. Dans l'ensemble, on passe allègrement des épisodes indigestes aux épisodes qui rendent accro sans délicatesse aucune, avec autant d'avertissements qu'en donne un flamby qui se laisse enfin démouler et fait *splotch* dans une assiette à dessert !
Le troisième arc est catastrophique pendant ses deux premiers tiers. Les "destins croisés" ne se croient pas du tout au début, et lorsqu'ils commencent à se rapprocher, ce n'est que pour nous servir 3 fois la même explication sous des angles différents qui servent à donner un très léger complément d'information. Mais le dernier tiers de cet arc est bluffant ! Tout ce qui a été mis en place se relie, s'enchevêtre et donne naissance à un très bel arbre qui ne nous fait pas regretter d'avoir passé une bonne dizaine d'épisode sous terre avec les racines. ^^"
Pour le quatrième arc, tout comme pour le deuxième, le scénario est sans tâche. Le mouvement se crée très vite et à aucun moment on a l'impression que l'histoire traîne des pieds.

Les personnages, sont, à l'image du scénario, très inégaux au fil des épisodes. Les périodes de "délires psychologiques" sont dans l'ensemble assez énervantes et très peu crédibles. Mais l'idée de base est généralement juste. Pour vous citer le premier exemple, oui l'héroïne doit mal le vivre de débarquer du monde réel dans un monde méd-fan à l'orientale, mais non ça ne doit pas aller jusqu'à ces extrêmes... On dirait que si le personnage ne pète pas un câble, c'est qu'il ne se remet pas en cause ! A part ça, l'autre point noir que j'ai pu remarquer est un problème "d'étiquette". Les rapports entre les différentes classes sociales ne sont pas toujours très bien rendus et on s'énerve parfois contre la manière de parler de tel ou tel personnage à ceux qui lui sont supérieurs... Mais cette impression s'efface après le premier arc.

Voilà pour les points noirs, assez nombreux, je l'avoue. Mais dans l'ensemble, le scénario politique n'est pas trop mauvais, même s'il aurait pu être plus recherché (pourquoi tous les fourbes ont des têtes de méchants sauf un ?) et l'ajout de combats et de monstres fantastiques peut être aux yeux de celui qui s'arrête sur cette série ce qui l'empêchera de tomber dans l'ennui qu'il a éprouvé devant Saiunkoku Monogatari. Pour ma part, si c'est un élément qui permet de relever le niveau, la trame de Saiunkoku Monogatari est si propre que j'en regrette que ce ne soit pas le cas ici.

Je m'arrête là avant que ce ne soit trop long (hum...) et je laisse à cet anime une note honorable parce que ça faisait longtemps que je n'avais pas réussi à regarder une série aussi longue !

PS : je sais très bien que la comparaison à Saiunkoku Monogatari n'est pas très fair play vu qu'il y a 4 à 5 ans d'écart mais bon, pour le scénario, on n'était pas moins intelligent il y a 5 ans !

7/10

#Par marwen le 22/11/2005 à 16:57

Trois jeunes étudiants embarqués dans un monde fantastique aux allures plus qu'hostiles... Voilà un début d'histoire digne d'un Fushigi Yûgi ou autre El Hazard me dis-je, serait-ce encore une énième soupe froide sous fond d'univers parallèle?   
Certes non car toute comparaison s'arrête ici. Aux oubliettes l'humour léger et les amourettes, ici on fait dans l'adulte et la politique, que ceux qui détestent se remuer les méninges ne s'approchent pas!   
   
Le monde dans lequel Yoko et ses deux compagnons sont entraînés est donc, tout comme le présage le titre, composée de 12 royaumes (Ryuu, Kei, Kou, Sou, Sai, Han, Kyou, Ren, Hou, Tai, et Shun), régentés par autant de souverains que de Taiho (protecteurs des élus), la complexité de cette géographie ouvrant les portes aux merveilles et secrets que possède cet univers, ce qui est la première donnée réaliste de cette série.   
 
Autre point fort, Yoko n'y débarque pas avec aisance et a bien du mal à s'intégrer à ce nouvel environnement, comme toute personne normalement constituée arrachée à ses racines. De plus, si elle a la faculté de comprendre la langue usitée, ce n'est pas le cas de ses deux autres camarades de classe qui ont encore plus de difficultés à se faire comprendre. On vit à travers eux trois situations bien distinctes: Yoko veut rentrer chez elle et ne supporte pas le poids qui lui a été confié, elle cherche de prime abord à échapper à sa destinée; Sugimoto quant à elle souhaiterait à tout prix être à la place de Yoko et fait tout pour s'adapter à ce monde, quitte à blesser (ou pire) son entourage de par son ambition; Asano se contente de suivre le cours des événements, cherchant à survivre plus qu'à comprendre ce qui l'entoure. Mais ils ne seront pas les seuls protagonistes de ce récit, une foule de personnages aussi détaillés les uns que les autres viendront peupler cette histoire, et nous les suivront tous avec la même importance.   
 
Tout est extrêmement bien travaillé, les détails sur ce nouveau monde donnés au compte-gouttes sont comme autant de trésors que l'on conserve dans un coin de sa tête pour mieux les comprendre. Nous sommes entraînés dans le milieu de la politique et ses rivalités intestines qui démontrent la difficulté qu'a Yoko de remplir ses fonctions, preuve que nous ne pouvons pas devenir souverain du jour au lendemain et que les décisions prises ont des conséquences immédiates sur le peuple, en bien ou en mal. On nous explique également le fonctionnement des 12 Royaumes et les lois qui les régissent, bref autant de détails qui apportent à cet univers une épaisseur que l'on pourrait comparer sans rougir à la Terre du Milieu de Tolkien (et Dieu sait que je suis pointilleuse sur ce point).   
L'on en oublie tout de même pas de magnifiques scènes de combat très bien orchestrées qui ajoutent du dynamisme à l´'nsemble.   
   
Aucun souci au niveau de la réalisation et de la musique, les deux sont excellentes et il faudrait vraiment chipoter pour trouver ici un quelconque défaut.   
Niveau chara-design, les visages font très adultes et c'est un plaisir de les contempler, tant ils sont bien dessinés. Les paysages sont superbes et fouillés, apportant encore s'il le fallait une impression de réalisme et de sérieux.   
   
Vous l'aurez compris. Les 12 Royaumes fait partie de mes séries préférées, tant pour une fois on ne baigne ni dans la mièvrerie ni l'humour facile. La lenteur du scénario qui se dévoile peu à peu en rebutera peut-être certains, mais l'oeuvre est pour moi un incontournable tous genres confondus, ne serait-ce que pour son caractère jusque-boutiste. Je regrette de ce fait qu'elle ne soit pas plus connue. Je la conseille tout de même aux plus de 15 ans, les plus jeunes risqueraient de s'ennuyer. 

9/10

#Par josephine le 28/01/2005 à 20:47

D'un point de vue de l'animation et du graphisme cette série se situe dans une gentille moyenne. C'est classique mais ça se regarde avec plaisir. 
Pour ce qui est du contenu, on peut davantage parler d'histoire (et même d'histoires au pluriel) que de scénario. Pour camper un peu l'action : trois jeunes lycéens d'aujourd'hui (deux filles, un garçon) sont brutalement projetés dans un autre univers (médiéval fantastique) auquel ils ne comprennent pas grand-chose. Cet univers c'est celui du titre de la série : les douze royaumes. 
Le déroulement de l'histoire ne se fait pas de façon absolument linéaire. On suit tour à tour plusieurs personnages qui nous font découvrir chacune une facette différente de ces douze royaumes. 
L'univers est assez riche et les personnages suffisamment variés pour que l'on ne s'ennuie jamais. Au terme de ces quarante-cinq épisodes, il y a même encore tant de royaumes non explorés que l'on regrette que le voyage s'arrête là.  
Petite ombre au tableau : certains personnages sont proprement horripilants... mais bien heureusement ils évoluent pour la plupart de façon positive. Cette amélioration des individus contribue d'ailleurs sûrement au charme de cette série. 
Une saga épique ... à voir.

8/10